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l’eNSEIGNANT Tirage : 1 400 exemplaires - 0,76 € ISSN 1241-7823

ACADEMIE DE LILLE

Le magazine du Syndicat des Enseignants-Unsa

N°86 - octobre/novembre 2013

Prenons le POUVOIR sur notre MÉTIER

nce a s s i a n n o Rec tion a s i l a u t u M Respect Programm

es

Écoute

Innovation Équipe Projet Confiance Envie Initiative (Re)valorisation Perspectives Pédagogie

L’Enseignant, Académie de Lille - octobre/novembre 2013 - page 1


L

e SE-Unsa, dans l’académie de Lille Une équipe locale à votre service

Secrétaire Académique Personnels d’Education

Trésorière

Virginie Deleu Secrétaire CHSCT59 Lycées-Collèges & SEGPA

Martine Devinck

Nicolas Penin

Mohamed Attia

Eric Mampaey

Hélène Corre

Anne Duc Maugé

Lycées-Collèges & SEGPA

Laurent Charlemagne

Ariane Alfred

Pierre-Philippe Louart

Jeunes enseignants

SOMMAIRE

Karine Lamoureux ● Edito

Véronique Martin

3

● Actualités / MLDS

4/5

● Vos correspondants vous informent

6/7

● Les assises de l’Education

8

● Les jeunes enseignants

9

● Le rebond des sportifs

9

● Les certifiés / les agrégés

10

● Zoom sur les LP

11

● Le syndicat utile

12

Conditions de travail

Enseignement professionnel

Karine Lamoureux

EPS

Non-titulaires

Retraités

Claire Soufflet-Lemancel

Natalie Liotard

Martine Devinck

Comment nous joindre ? Par téléphone : 03 20 62 22 84 – 03 20 62 22 86 Par mail : «ac-lille@se-unsa.org» Sur internet : «http://sections.se-unsa.org/lille/» Avec des infos réservées sur l’espace adhérent : LOGIN : votre numéro d’adhérent Mot de passe : votre nom de famille en majuscules

L’Enseignant, Académie de Lille - octobre/novembre 2013 - page 2

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DITO

C’est maintenant, le temps des personnels Si la priorité du quinquennat de François Hollande est en matière éducative le 1er degré, cette année sera la première où les personnels du 2e degré seront concernés par les travaux de la Refondation de l’Ecole. Si notre métier change, si des métiers se créent, la politique de l’autruche ou de la chaise vide n’est pas celle choisie par notre syndicat. Nous devons, avec exigence et discernement, aborder tous les temps de dialogue qui seront offerts dans les prochains mois.

Nicolas Penin

Pendant une décennie, le changement était synonyme de régression, de remise en cause des statuts et d’attaques contre le service public d’éducation. Pour le SE-UNSA le temps prochain doit être celui des personnels, il doit être celui de la reconnaissance du travail, de la juste et réelle indemnisation de toutes ces tâches accumulées depuis des années. Nous exigerons des conditions de travail sereines et des tâches reconnues. Reconnaitre le travail, c’est reconnaitre l’intelligence et le dévouement dont font preuve les personnels depuis des années. Le jour où un Ministre, où un Recteur aura conscience que derrière des personnels heureux, reconnus, estimés, ce sont des élèves qui réussissent, alors c’est toute l’école qui gagnera et pas simplement les meilleurs des élèves qui eux s’en sortiront toujours. Oui ! Monsieur le Ministre. Oui ! Monsieur le Recteur ! Notre école inégalitaire, républicaine conçue par les meilleurs élèves et pour les meilleurs élèves réussira si nous avons confiance en elle. Alors, cela ne passe pas seulement par des mots et des injonctions mais aussi par des gestes. Nous pouvons ensemble construire une école bienveillante qui accepte la personnalisation des parcours en s’en donnant les moyens. En ce sens, et dès aujourd’hui, le SE-UNSA défendra par exemple le réseau des SEGPA au sein de notre académie, qui n’est pas une entorse à la réussite des élèves mais une chance pour une réalité éducative, sociale et culturelle. C’est au nom de cette ambition que nous défendrons cet enseignement que certains souhaitent affaiblir dans notre région. C’est ainsi que le bien être des personnels et la réussite des élèves sont liés. La balle est dans votre camp. De notre côté, nous resterons fidèles à cet engagement qui fait qu’ à la première heure de la journée les enfants de nos établissements trouvent devant eux des personnes qui incarnent l’exemplarité, la compétence et l’envie de les faire réussir. Mais la réussite des uns ne se fera pas sans le bien être des autres.

Revue trimestrielle Directeur de publication : Nicolas PENIN N° CPPAP : 0610 S 06652 IMP. SCIE 62800 LIEVIN Section académique de LILLE 254 boulevard de l’Usine - 59000 Lille Fives TEL. 03.20.62.22.84 - FAX. 03.20.62.22.88

e-mail : ac-lille@se-unsa.org - Web : http://www.se-unsa.org

L’Enseignant, Académie de Lille - octobre/novembre 2013 - page 3


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actualité par le SE-UNSA

Majoration de service Fin août, Jean-Jacques POLLET, recteur de l’académie de Lille, annonçait aux chefs d’établissement et aux IAIPR que les activités en groupe, en SVT et physique chimie, ne seraient plus comptabilisées dans le calcul de l’heure de majoration pour cette rentrée. Pourtant, nous avons été alertés début septembre par des collègues qui se voyaient appliquer la majoration en attendant le versement des heures de compensation. Cette pratique force les collègues à accepter des heures supplémentaires de manière insidieuse. Certains syndicats criaient déjà victoire début septembre et refermaient le dossier, pour mieux le rouvrir fin septembre en demandant que les majorations ne s’appliquent dans aucune discipline et en exhortant les collègues à mener des actions notamment administratives. Nous ne pouvons pas cautionner cette prise de position car en 2011 des décisions dans trois tribunaux

administratifs différents ont débouté les collègues de leur demande de Karine révision de VS pour cette heure de Lamoureux majoration de service ; il est donc inutile de demander aux collègues de s’engager dans une procédure si elle est perdue d’avance. La majoration de service prévue par les articles 4 des décrets du 25 mai 1950 pour les enseignants qui assurent plus de huit heures d’enseignement devant des classes dont l’effectif est inférieur à 20 élèves est toujours d’actualité, mais la circulaire du rectorat de Lille en date du 18 avril 2011, à l’origine de l’application abusive de cette heure de majoration, ne doit plus être appliquée (JO du 07 mai 2013). Vérifiez vos VS et contactez-nous en cas de majoration abusivement appliquée !

LE SE UNSA S’OCCUPE AUSSI DES LYCÉES !!

A vos agendas : CAPA avancement d’échelon : CPE le 12/12/13, certifiés le 16/12/13, PEPS et COP le 17/12/13, PLP le 18/12/13 Mouvement INTRA : groupe de travail note de service le 18/12/13 Mouvement INTRA : mai/juin 2014

Mise en disponibilité : pour tous le 11/03/14 Mouvement INTER : priorités médicales le 16/01/14, certifiés et PEPS le 20/01/14, COP & CPE &PLP le 21/01/14 PACD-PALD (congés longue durée) : pour tous le 14/03/14

Pour chacune de ces rencontres, vos élus du SE-UNSA s’assurent de la bonne régularité des travaux.

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ission de Lutte contre le Décrochage Scolaire

La rentrée scolaire des enseignants de la MLDS (Mission de Lutte contre le Décrochage Scolaire) a Natalie été marquée par un mouvement de grève administrative Cette action a consisté à ne pas remonter Liotard au rectorat les projets d’accueil et d’accompagnement des élèves restés sans solution scolaire dès septembre. C’est dire l’exaspération des collègues pour lesquels, les seuls signes du rectorat et du Chef du Service Académique de l’Information et de l’Orientation de l’époque étaient : la suppression de l’ISOE depuis plus de dix ans, un ORS à 39h sur 36 semaines, une mesure de carte scolaire « très arbitraire » en septembre 2012. Quant au ministère : suppression du concours réservé pour la discipline CPIF (Coordination Pédagogique et Ingénierie de la Formation) pour les CAPES et PLP CPIF ! Après avoir été entendu par la nouvelle Chef du Service Académique de l’Information et de l’Orientation, le 06/09/13, en présence du SG adjoint, la part fixe de l’ISOE est de nouveau allouée dès cette rentrée. Des groupes de travail sont programmés afin d’aborder les points en pourparlers cités ci-dessus. Rappelons que cette situation est loin d’être étrangère à la seule académie de Lille mais, c’est sur l’ensemble des académies que la gestion des MLDS est encore du libre arbitre des Recteurs. A nous de rendre ces personnels minoritaires visibles et acteurs à part entière au sein de la communauté éducative.

CE CHANTIER EST ENFIN OUVERT ET PORTÉ AU NIVEAU NATIONAL NOTAMMENT GRÂCE AU SE-UNSA DE LILLE ! L’Enseignant, Académie de Lille - octobre/novembre 2013 - page 4

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actualité par le SE-UNSA Chronique d’une fusion

Septembre 2013. Dernière rentrée pour les deux collèges de Bully les Mines. Depuis plusieurs années déjà, la pré-rentrée des enseignants est commune, accueil d’un côté, repas de l’autre, en alternance, pour ne froisser personne. Les nombreuses réunions d’harmonisation des pratiques en vue de la fusion à l’initiative des principaux communs successifs n’ont pour l’instant pas abouti à ce que les équipes se mélangent lors du repas de pré-rentrée. La fusion des deux collèges serait-elle mal engagée ? Il y a quelques années, on annonçait aux professeurs de Jules Verne la reconstruction de leur collège, nouvelle bienvenue au regard de la vétusté de cet établissement plus du tout adapté aux conditions modernes d’enseignement. Consultation, présentation des plans et de la maquette, titres des romans de Jules Verne en façade etc. Puis vint le moratoire du Conseil Général pour raisons financières...Quelques années d’attente supplémentaires, on n’est plus à ça près ! Quand le projet reprend, la donne a changé : on ne se contente plus de reconstruire un collège neuf, on le fusionne avec le collège d’à côté dont on s’est soudain rendu compte que, malgré quelques rénovations, il est plus ancien que son voisin et tout aussi vieillot. La géographie (500 mètres de distance entre les deux) et la démographie aidant (moins de 300 élèves par collège), la fusion répond à une certaine logique, mais elle n’empêche pas l’amertume des deux équipes : celle à qui on a promis un collège neuf et qui voit la donne singulièrement changer, d’autant qu’elle va perdre concomitamment (et plus tôt que prévu ? ) son statut « éducation prioritaire » ; et celle qui n’a pas été associée dès la genèse du projet et le vit comme une absorption, d’autant qu’après le départ de son principal, elle a mal vécu les premières années d’une direction commune à contrecœur. Autre victime : la Segpa du collège Jules Verne qui fait partie de la première vague de fermetures. Deux

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sons de cloches entendus par les enseignants : « On ferme la Segpa parce que le Conseil Général ne Hélène l’a pas prévue dans ses plans » Corre (côté éducation nationale) et « On a appris que la Segpa fermait, du coup on peut récupérer les espaces dédiés sur le plan d’origine pour intégrer les classes supplémentaires rendues nécessaires par la fusion » (côté collectivité territoriale). Qui croire ? Par ailleurs, la promesse que la fermeture serait progressive et que les élèves inscrits finiraient leur scolarité au collège a fait long feu : l’an prochain, les élèves de Segpa feront leur troisième ailleurs. Et alors même que la fermeture avait été annoncée, le collège était encore sollicité pour accueillir de nouveaux élèves en 6ème Segpa. Il y a donc encore des élèves aux besoins spécifiques. Difficile d’admettre qu’ils seront désormais, pour beaucoup d’entre eux, accueillis dans des classes deux fois plus chargées et par des enseignants qui ne seront pas formés pour les accompagner au mieux. Dans ces conditions les collègues s’inquiètent car la perspective d’un changement des conditions de travail, les suppressions de postes inéluctables et donc le départ de certains d’entre eux, particulièrement traumatisant pour des équipes plutôt stables, gâchent indubitablement le plaisir de travailler bientôt dans un établissement flambant neuf. Alors, le jour de la pré-rentrée, chacun comptait ses points et spéculait sur les mesures de carte scolaire à venir. Ambiance... Le SE-UNSA a naturellement interpellé le DASEN sur le maintien du classement en éduc prioritaire de cet établissement. A savoir, si vous êtes concernés par une fusion ou un changement majeur de vos conditions de travail, vous pouvez interpeller le CHSCT (voir page suivante) qui de droit, viendra vous écouter et vous accompagner.

etrouvez toutes les informations utiles, sur le site du SE-Unsa, en vous connectant sur : http://www.sections.se-unsa.org/lille/

EGPA :

Le SE-UNSA seul au combat !

Lors des comités techniques, et instances paritaires, le SE-UNSA est le seul à s’opposer constamment et avec force aux fermetures des SEGPA. Au nom d’un collège pour tous, au nom d’un réseau d’inclusion scolaire sous dimensionné, au nom de places prétendues vacantes, le réseau des SEGPA de l’Académie sera une nouvelle fois mis à mal.

NON A LA FERMETURE DES SEGPA ! OUI AU COLLEGE POUR TOUS ! L’Enseignant, Académie de Lille - octobre/novembre 2013 - page 5


U

n CHSCT sachant siéger sans ...

Pour rappel, l’Éducation Nationale a connu une discrète révolution il y a 2 ans en reconnaissant enfin les Conditions de Travail dans le Comité d’Hygiène et de Sécurité… aux niveaux départementaux et académique et pour les services seulement, car les établissements restent avec leur CHS : soit 4 CHSCT pour 72.699 personnels. Deuxième limite : nos avis sont consultatifs. Troisième : la dose d’informations à traiter, analyser pour élaborer un plan de prévention régional … MAIS : - le Recteur et les DASEN (départementaux) doivent justifier leurs refus et engagent leur responsabilité juridique envers les personnels. - Les représentants des personnels étant les seuls à voter, nous choisissons les risques à étudier, les établissements à visiter ... - Majoritaires dans l’académie, les secrétaires des CHSCT sont tous à l’UNSA et peuvent donc mener une politique réformiste. Le CHSCT est donc bien une instance d’alerte et une force de propositions et d’actions, ce qui correspond très bien à notre devise « S’opposer et Proposer ». Notre rôle est de détecter les risques professionnels et de proposer des mesures de prévention transférables à tous. Nous sommes systématiquement interpellés pour enquête en cas d’accident ayant ou ayant pu entrainer des conséquences graves, et consultés en cas de changement majeur dans les conditions de travail ou de droit de retrait … si nous sommes interpellés.

C’est pour cela que nous avons besoin de vous pour être au plus près de chacun, selon votre poste, vos missions ... 1. Vérifiez que, dans votre établissement, le Document Unique d’Évaluation des Risques (DUER) est à jour et que les Registres-SantéSécurité et Danger-Grave-etImminent sont accessibles et connus des collègues. Sinon, contactez-nous pour une Heure d’Information Syndicale sur ce sujet (1 par mois de droit sur temps de travail). 2. En cas de difficultés, vous pouvez nous interpeller pour recevoir une visite du CHSCT, qui étudiera les causes du ou des risques professionnels. Si cela ne relève pas du CHSCT, nous vous suivrons à titre syndical 3. Utilisez votre droit d’alerte dans les registres et en cas de Danger Grave et Imminent et saisissez le CHSCT et le Recteur pour déclencher une enquête. 4. Signalez-nous tout changement majeur qui influe sur vos conditions de travail : gros travaux, organisation du service, nouvelles technologies… (voir illustration ci-contre).

L’année 2012 -2013, a été une année de mise en place. Les comités ont effectué quatre visites d’établissements et une délégation d’enquête, constitué de nombreux groupes de travail, reçu 2 jours de formation, élaboré des protocoles et gagné en efficience. Nous sommes prêts à vous représenter : à votre service ! Le CHSCT a pour mission de contribuer à la protection de la santé physique et mentale et de la sécurité des agents dans leur travail, à l’amélioration des conditions de travail et de veiller à l’observation des prescriptions Virginie Deleu Bénédicte Kekic légales prises en ces matières. Mise en œuvre systématique des principes généraux de prévention (art L4121-2 code du travail).

L’Enseignant, Académie de Lille - octobre/novembre 2013 - page 6


..., paroles de correspondant !

Le SE-UNSA, une équipe locale au Service de l’Éducation, une équipe Utile et Novatrice, et tout Simplement Accessible Rejoignez-nous !

S

TAGES & FORMATIONS SYNDICALES 2013-2014 Stages académiques

-Stage pour les correspondants du littoral : le vendredi 22 Novembre au collège R. Salengro à Saint martin les Boulogne -Stage pour les correspondants Bruay et environs : le mardi 12 novembre au collège J. Moulin à Barlin. -Stage pour les correspondants Douai et environs : le jeudi 16 janvier. -Stage CPE le mardi 18 février, à la Bourse du travail de Lille. -Stage Lycée, le jeudi 23 janvier au Lycée Faidherbe de Lille. -Stage pour les correspondants PLP niveau 1 le jeudi 30 janvier à la Bourse du travail de Lille. -Stage pour les correspondants PLP niveau 2 le jeudi 28 novembre à Arras. -Stage EPS, le lundi 20 janvier à la Bourse du travail de Lille. -Stage communication non violente, le mardi 19 novembre à la Bourse du travail de Lille - Stage Jeunes Enseignants, le vendredi 29 novembre 2013 à la Bourse du travail de Lille

Stages nationaux :

1. communication écrite «Ecrire pour être lu» : le 18, 19 et 20 mars 2014 à Carry le Rouet (13). 2. communication orale «Expression orale» : le 25, 26 et 27 mars 2014 à Sète (34). 3. «Mieux connaitre le SE-Unsa, du passé vers l’avenir» : le 26 et 27 novembre 2013 à Reims (51). 4. «Mieux connaitre le SE-Unsa, du passé vers l’avenir» : le 14 et 15 janvier 2014 à La baule (44). La formation syndicale est un droit. Chaque fonctionnaire peut demander un congé pour suivre des actions de formation syndicale dans la limite de 12 jours par an. La demande de congé doit être faite 30 jours avant le début du stage. Pour tout renseignement, contactez votre section académique.

L’Enseignant, Académie de Lille - octobre/novembre 2013 - page 7


A

ssises de l’Éducation qui se voulait Prioritaire ?

Après des années d’oublis ou de traitement pardessus la jambe, le ministère se penche sur la question de l’Éducation Prioritaire. Pour le SE-UNSA, il est souhaitable qu’une remise à plat soit faite mais il faut espérer que le regard ne soit pas celui des économies à réaliser (ces établissements ayant tout autant subi de suppressions de postes) ou celui des expérimentations hasardeuses (le « fameux » recrutement par les chefs d’établissement ou les « internats d’excellence »…). Pour l’instant, des rapports et synthèses sont mis à disposition (ce qui nous change des rapports planqués par les précédents ministres) : http://eduscol.education.fr/cid73627/assises-de-l-education-prioritaire.html et http://www.educationprioritaire.education.fr/ et des journées de concertation ont été organisées dans les établissements. Le SE-UNSA partage certains éléments de ces rapports : – grande diversité des situations et problème de classification (rappelons que, dans le seul département du Nord, plus de la moitié des établissements accueille, en majorité, des élèves issus de classes sociales défavorisées mais seul un tiers des collèges est classé); – peu d’efficacité (c’est peu de le dire) – des primes et bonifications pour attirer et constituer des équipes éducatives stables ; – des moyens significatifs mais toujours insuffisants. Par contre, certains éléments sont abordés avec la pudeur du chef étoilé qui vient de servir une mouche dans son rouget barbet en écailles de pommes de terre croustillantes. Le manque de pilotage est flagrant à tous les niveaux : national, académique, local.

Les coordonnateurs auraient montré leur importance… s’ils n’étaient pas Laurent dispersés sur de multiples tâches ou Charlemagne sur des zones trop importantes ? La formation produirait des effets remarquables… si elle existait ! et si elle était organisée spécifiquement ! Par ailleurs, le rapport passe trois éléments majeurs : – La carrière des enseignants : quand on sait que les professeurs en éducation prioritaire sont plus mal notés que les professeurs en collège qui sont plus notés que les professeurs en lycée, il aurait été utile de s’interroger. – L’importance des effets de fuite vers d’autres établissements et, en particulier, ceux de l’enseignement privé (privé d’élèves en difficulté mais non de moyens) – L’importance des enseignants spécialisés dans les réseaux et les conséquences de leur disparition, en particulier dans notre académie, avec la réduction du nombre des SEGPA. Il est à craindre que le nombre d’élèves relevant de SEGPA mais arrivant en collège, ne cesse d’augmenter. Gageons que cela aura des effets bénéfiques ???? Il appartient aux différents intervenants, dont une majeure partie sont des enseignants, de faire remonter leurs questions, d’informer des solutions locales qui auraient fonctionné et de proposer des idées nouvelles. C’est le sens du questionnaire proposé par le SE-UNSA (http://questionnaires.se-unsa.org/index.php/278646), n’hésitez pas à le faire passer à vos collègues : les résultats seront utilisés par nos représentants au Ministère pour la suite des concertations.

NON ! LA NOTE DE VIE SCOLAIRE N’EST PAS ABROGÉE ! Le 19 septembre 2013, le Conseil Supérieur de l’Éducation a effectivement adopté la déclaAnne ration présentée par la FCPE et soutenue par le SE-UNSA demandant la suppression de la Duc Maugé note de vie scolaire. Le ministre de l’Éducation Nationale a également supprimé cette note de la partie législative du code de l’éducation par le biais de la loi d’orientation et de programmation pour la Refondation de l’École de la République. Mais il s’agit aujourd’hui, pour l’exécutif, de l’abroger définitivement par décret et arrêté le ministère saisit par conséquent le Conseil Supérieur des Programmes. Il s’est engagé à rendre l’avis de ce Conseil avant la fin de l’année civile 2013 puisque le directeur de l’enseignement scolaire, Jean-Paul Delahaye a été nommé fin septembre.

LE SE-UNSA RESTE LE SYNDICAT DE LA VÉRITÉ ET DE L’EFFICACITÉ. L’Enseignant, Académie de Lille - octobre/novembre 2013 - page 8


J

eunes enseignants

ESPE, La formation est de retour !

En cette rentrée 2013, les choses changent pour les étudiants qui veulent rejoindre les rangs de l’Education nationale : les ESPE ouvrent leurs portes. Partie intégrante de l’université, elles doivent former les étudiants à des masters « Métiers de l’Enseignement, de l’Education et de la Formation » (MEEF). Pour leur première année de fonctionnement, les Ecoles Supérieures du Professorat et de l’Education devront assurer la transition entre deux modes de recrutement : le concours étant placé au niveau du master 2 les nouveaux enseignants devaient effectuer immédiatement un service à temps plein. Désormais, le concours est placé à l’issue du M1. Les ESPE

accueillent donc cette année en master 2 les étudiants admissibles, qui sont également contractuels dans les établissements pour un tiers temps, Véronique et, en master 1, les futurs candidats Martin au concours qui, lauréats, articuleront en 2014-2015 leur deuxième année de master et un service d’enseignement. Nous ne pouvons que nous féliciter du retour d’une vraie formation initiale pour les futurs enseignants. Pour le SEUNSA, qui sera présent dans les ESPE pour rencontrer et aider les étudiants et stagiaires, enseigner est un métier qui s’apprend.

LA FORMATION, C’EST ESSENTIEL POUR PRENDRE LE POUVOIR SUR SON MÉTIER ! Le partage des postes offerts au CRPE entre les académies montre, sans surprise, une dotation plus élevée dans 2 académies déficitaires depuis plusieurs années localisées en île de France. Dans le second degré, les disciplines les mieux loties au CAPES sont conformes aux tendances des années précédentes. Le ministère cherche toujours à « faire le plein » en anglais, lettres modernes et mathématiques.

La répartition des postes au CAPLP fait apparaître une priorité de recrutement en Biotechnologies et en Économie-Gestion. Dans les disciplines générales, les besoins les plus criants se recoupent avec ceux détectés lors du CAPES. Concernant les postes offerts au Capet, les sciences industrielles de l’ingénieur figurent en tête de peloton.

COMPARAISON DU NOMBRE DE POSTES SUR 3 SESSIONS DE CONCOURS INTITULE DU CONCOURS

2013-1

2013-2 ou 2014-1

2014-2

CRPE (externe, externe spécial, 3ème concours)

8413

8500

8342

CAPES (externe, 3ème concours)

6218

7502

6190

CAPET externe

464

541

460

CAPEPS externe

760

839

710

CAPLP externe

1601

1568

1460

CPE externe

300

300

300

17756

19250

17462

TOTAL

E

.P.S.

Il y a quelques mois, le syndicat majoritaire des chefs d’établissement appelait ses adhérents à refuser la présidence de l’AS en cette rentrée. Certains collègues d’EPS ont peut-être été surpris de cette décision. Les chefs d’établissement, eux, souhaitent discuter au plus vite de cette présidence automatique et de Claire Souffletsa légalité. Lemancel En tout état de cause, il est impératif de nous faire remonter les blocages dans vos établissements ! D’autre part, la validation du décret des 3h d’AS en comité technique ministériel initialement prévue le 17 septembre 2013 a été repoussée. Ce report ainsi que les discussions que vont déclencher le refus des chefs de présider l’AS peut néanmoins peser sur l’ouverture d’un groupe de travail (à l’image des 13 chantiers ouverts par le ministre de l’Éducation dans quelques semaines) sur le sport scolaire, l’EPS et les missions des Enseignants d’EPS.

IL EST TEMPS DE DÉPOUSSIÉRER UN STATUT DE 1950 DEVENU DÉPASSÉ : LES PROFESSEURS D’EPS DOIVENT ÊTRE CERTIFIÉS !

Signez notre pétition en ligne L’Enseignant, Académie de Lille - octobre/novembre 2013 - page 9


C

ertifiés

Loi d’orientation, dite de refondation de l’Ecole, Une nouvelle composante : le conseil école-collège.

Ariane ALFRED Secrétaire collèges 62

Première étape de la phase II de la Refondation, le Conseil Supérieur de l’Education du 10-07-13 était consacré aux premiers décrets d’application de la Loi d’orientation. Les projets de textes concernant les cycles et le conseil école-collège ont été largement modifiés grâce à l’intervention du SE-Unsa, de manière à les rendre plus « réalistes » et opérationnels.

Ses commissions : Le conseil école-collège peut créer des commissions écoles-collèges chargées de la mise en œuvre d’une ou plusieurs des actions de son programme. La composition, les objectifs et les modalités de travail de ces commissions sont arrêtés par le conseil école-collège.

Pour ce qui concerne le conseil école-collège, celui-ci sera donc de la forme aboutie suivante :

Sa composition : il est présidé conjointement par le principal du collège (ou son adjoint ) et l’inspecteur de l’éducation nationale chargé de la circonscription (si plusieurs circonscriptions, l’IEN est désigné par le Directeur Académique)

Sa mise en place : elle s’effectue progressivement au cours de l’année scolaire 2013-2014. Ses missions : il contribue à améliorer la continuité pédagogique et éducative entre l’école et le collège, notamment au profit des élèves les plus fragiles.

En outre, il comprend : • des personnels désignés par le principal du collège sur proposition du conseil pédagogique du collège, • des membres du conseil des maîtres de chacune des écoles du secteur de recrutement du collège.

Il se réunit au moins deux fois par an et établit son programme d’actions pour l’année scolaire suivante ainsi qu’un bilan de ses réalisations.

Le nombre de membres est fixé par les présidents, en s’assurant d’une représentation égale des personnels des écoles et du collège.

Son programme : Ce programme d’actions est soumis à l’accord du conseil d’administration du collège et du conseil d’école de chaque école concernée. Le bilan des réalisations est présenté aux mêmes instances. Le programme d’actions et le bilan sont transmis au directeur académique des services de l’éducation nationale.

La mise en place du conseil école-collège est dans la logique du cycle cm1-cm2-6e. La désignation des membres du collège doit faire l’objet d’une réflexion du conseil pédagogique, c’est-àdire des personnels, et ne doit donc pas être imposée arbitrairement.

POUR LE SE-UNSA, C’EST L’OCCASION DE POUVOIR TRAVAILLER ENSEMBLE AUTOUR DE L’ÉLÈVE. ALORS, PRENONS-Y TOUTE NOTRE PLACE.

U

NSA :

pour une Communication Non Violente

Partie du constat que le métier d’enseignant-e est source de beaucoup de violences, pour les élèves comme pour nous, Béatrice Ray, diplômée en accompagnement individuel avec la Communication Béatrice RAY Non Violente, vous offre un groupe d’échanges de pratiques professionnelles autour de la gestion des conflits, l’empathie, l’écoute … Il se déroulera un mardi après-midi par mois au 254 bd de l’Usine à Lille Fives. Le prochain groupe de travail se déroulera le mardi 19 novembre 2013 de 13h30 à 15h30. Les premiers à se signaler seront les premiers inscrits car le groupe doit rester restreint. Nous organiserons des stages de sensibilisation à la Communication consciente et bienveillante selon le processus fondé par Marshall ROSENBERG (CNV) en lien avec les conditions de travail et les aides institutionnelles (CHSCT) diverses, pour ceux qui le demanderont. Contactez Béatrice Ray au 03 20 62 22 73 ou au 06 21 40 12 30 ou encore par courriel : beatrice.ray@unsa.org

L’Enseignant, Académie de Lille - octobre/novembre 2013 - page 10

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oom sur les P.L.P Rentrée dans les LP

Après des années de suppressions massives de postes (sous les effets conjugués du bac pro 3 ans et de la politique du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux), la rentrée scolaire Mohamed Attia s’est effectuée dans une ambiance plus apaisée dans les lycées professionnels. Cela ne doit pas cacher les nombreux problèmes auxquels sont confrontés les collègues. Plusieurs établissements ont connu quelques Mesures de Cartes Scolaires ; ce qui a rendu encore plus difficiles des conditions de travail déjà bien dégradées. La « norme académique » de 35 élèves par classe souhaitée par le Recteur précédent a été malheureusement atteinte dans beaucoup de LP. Dans les sections industrielles, certains ateliers sont surchargés. Au delà des conditions d’exercice du métier, c’est la sécurité même des élèves et des enseignants qui pourrait, à terme, être atteinte. Les filières tertiaires ne sont pas en reste. En effet, la mise en place de la réforme du bac pro « Gestion Administration » se révèle assez problématique. Les élèves se retrouvent constamment évalués sous forme de CCF afin de répondre aux exigences du BEP rénové et du bac pro. De leur côté, les enseignants sont confrontés à une immense surcharge de travail (création de ressources pédagogiques sans possibilité de recourir aux manuels, multiplication des situations d’évaluation des élèves au détriment des cours, obligation de travailler certaines compétences sans formation suffisante,…). Compte tenu des contraintes budgétaires, Les Professeurs de Lycée Professionnels sont contraints de faire toujours plus avec moins de moyens. D’autres questions restent posées. On peut citer pèle mêle : le sort des TZR, la mise en place complexe de l’accompagnement personnalisé, l’élargissement du contour des missions des professeurs, les fusions d’établissements, ou l’arrivée d’élèves de SEGPA en bac pro faute de place dans les CAP… Dans ce contexte, on peut comprendre que nos collègues soient dans l’attente des prochaines échéances et des futures réformes qui transformeront encore leur métier… Que leur réserve l’avenir et notamment la loi sur la refondation ?

LE SE-UNSA RESTERA VIGILANT SUR TOUTES CES PROBLÉMATIQUES.

U

ne étude exploratoire, réalisée à la demande de l’AFEV, a été opérée sur un échantillon de plus de 1000 élèves. Il ressort de cette étude, que le Lycée Professionnel jouit d’une image positive auprès de la plupart de ses usagers. Eric Presque 7 élèves sur 10 trouvent que le LP est plus intéressant, la moitié que l’ambiance Mampaey est meilleure, et plus d’un quart que la relation aux enseignants est meilleure. Le point noir de cette enquête reste l’orientation subie. En effet, 35% des jeunes n’ont pas choisi leur spécialité et parmi eux plus de la moitié voulait aller dans une autre filière… mais quand même en LP ! Enfin, le principal atout du LP, mis en avant par les jeunes, est la relation aux enseignants. 70% de ces lycéens ont l’impression que leurs professeurs s’intéressent plus à eux. De quoi remonter le moral de nos collègues qui subissent nombre de pressions professionnelles (CCF, Accompagnement personnalisé, manque de poste, classes surchargées…)

L’Enseignant, Académie de Lille - octobre/novembre 2013 - page 11


Quels sont nos obligations et nos droits ?

CER ? E REMPLA L n E D R E S PO tre De Robie UT-ON M’IM par le minis E . é P e , tu é T ti n s n N a in E ( S e chaqu EST AB u ent court v E m re U e + c G e ir la È tr p vo L ê L m sa it re en SI UN CO n et qui do rotocole de dministratio épend du p ’a d d a il Ç e . s n n o o N Oui et voté en c élaboré et en 2005 ), L’ADMINIS TRATION P QUELLES SONT LES RÉUNIONS EUT-ELLE IMPOSER DES DEVO OBLIGATOIRES ? IR S COMMUNS Par princip ? e, non, cela -Les conseils de classes ne peut êtr Les enseig e imposé. nants doive -Conseil d’enseignement nt évaluer le en rendre c s élèves, et ompte sur le -les réunions parents-prof s bulletins tr L’évaluation imestriels. -les réunions de concertation est du re ssort de té pédago la libergique de -les Conseils d’administration chaque e nseignant. -les commissions permanentes en savoir +

en savoir +

ME L’IMPOSER ? JE SUIS OBLIGÉ D’ÊTRE PROF PRINCIPAL, LE CHEF PEUT-IL le rôle de professeur pour nants enseig les e Non, pas vraiment. Le chef d’établissement désign en savoir + principal, mais avec l’accord des intéressés. ADMINISTRATIVE ESTER MA NOTE NT CO T EN M M CO MON DOSSIER ? OU CONSULTER , il faut deproposition de note la de s lor r, te es nt s’il persiste. Avant de co en parler avec le CE ur po s ou -v ez nd re en savoir + mander un

DOIS-JE RE Dois-je ra STER SI JE N’A I PAS D’É ttraper m es heure LÈVES ? Si les élè s? ves sont e n sortie, do le profess nc la clas eu se a couvert p r est tenu à assu rer son O bsente, our tout a RS, il es c cident de habituels. t En dehors trajet aux horaires de cela, il n’est pa s couvert .

LE PROFESSEU R PRINCIPAL D Les textes ne so OIT-IL FAIRE LE en savoir nt pas ambigus + S HEURES DE VI : l’heure de vie de générale, techno E D E C LASSE ? EST-IL classe existe po logique et profes PAYÉ ? ur tous les niveau sionnelle à raison l’organisation de x de la 6e à la te d’au moins 10 he ces heures, mais rm in ur ale dans les voie es il pa pe r an. Le professe ut faire intervenir des élèves. Ces he s d’autres personne ur principal a la re ures devraient êt s pour l’animer. El sponsabilité de re payées comm le doit être inscrit e s’y était engagé e à l’emploi du tem un précedent min ps istre de l’Educatio n Nationale au Sé nat. en savoir +

Rhttp://www.sections.se-unsa.org/lille/

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Quand ? Vous rencontrez des difficultés professionnelles et/ou personnelles. Vous désirez en parler, faire le point, être conseillé(e) par un psychologue clinicien.

Où ?

Le mercredi et/ou le vendredi sur rendez-vous individuel ou par téléphone

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L enseignant n°86 octobre novembre 2013