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152 mmènemois

Trimestriel du Service de la Culture de la Province de Namur

JANVIER FEVRIER MARS

R.D. P.701289

NAMUR 1

TRIMESTRIEL

2015


Chers lecteurs fidèles de l’Emmène-mois, Nous continuons bien sûr notre version papier de votre trimestriel culturel mais plusieurs d’entre vous nous demandent de ne plus le recevoir par la poste car ils préfèrent le télécharger sur notre site Internet. Si c’est votre cas, merci de nous en avertir par mail (mathilde.attout@province.namur.be) ou par téléphone au 081 77 67 73. Adresse pour le téléchargement : www.province.namur.be – onglet culture / facebook : Maison de la Culture de la Province de Namur.

Emmène-mois est une édition trimestrielle du Service de la Culture de la Province de Namur Ont participé à la réalisation de ce numéro : C. Bachy, A. Bedoret, B. Bonnier, J. Boreux, V. Carpiaux, J.F. De Coster, I. De Longrée, F. Dury, J.M. François, P. Horevoets, B. Laloux, S. Laurent, P. Luyten, M. Mathy, S. Masset, P. Mobers, D. Noël, C. Palange, C. Poncelet, A. Pasleau, C. Petit, D. Regnier, B. Solbreux, J. Spierkel, F. Tonon, V. Verstraelen, M.N. Vandermensbrugghe. Éditeur responsable Bernadette Bonnier, Directrice Mise en page & Impression Imprimerie provinciale de Namur Adresse de la rédaction Avenue Reine Astrid, 22 A 5000 NAMUR T. 081 77 67 74 F. 081 77 69 43 Courriel : emmenemois@province.namur.be Adresse Maison de la Culture Avenue Golenvaux, 14 5000 NAMUR T. 081 77 67 73 F. 081 77 69 59 Courriel : accueil.culture@province.namur.be www.province.namur.be/sections/culture www.facebook.com/mcnamur adresse twitter : @mcnamur Pour toute personne souhaitant recevoir l’Emmène-mois ou pour toute modification d’adresse : T. 081 77 67 73 Courriel : mathilde.attout@province.namur.be Contact : Mathilde Attout

Les textes figurant dans ce document n’engagent que la responsabilité de leur(s) auteur(s). En aucun cas, l’Imprimerie provinciale ne peut être tenue pour responsable des fautes ou erreurs pouvant y subsister.

Couverture : © anapalma

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152 La Maison provinciale de la Culture à Namur, cette grande dame qui vient d’avoir 50 ans, vous en avez bien souvent entendu parler, au travers de ces pages ou ailleurs… Si la Culture est un partage de plaisir, de détente et une source de loisirs, elle est aussi créatrice de valeurs, une ouverture sur le monde qui doit être accessible à tous, une opportunité de vivre ensemble, de partager et un antidote pour voir l’avenir avec optimisme. C’est la raison pour laquelle la Maison de la Culture accueille une multitude de manifestations chaque jour : cinéma, expos, concerts, conférences, spectacles... que vous découvrirez encore dans ce 152e numéro de l’Emmène-Mois.

SERVICE DE LA CULTURE DE LA PROVINCE DE NAMUR

Outre un bâtiment à l’architecture remarquable, la Maison de la Culture c’est aussi des équipes qui veillent à mettre en œuvre la politique culturelle provinciale aux quatre coins du territoire, parfois de manière plus discrète. Des exemples ? La lecture publique et son soutien aux bibliothèques locales, son Bibliobus, son BDbus qui, vous le lirez, s’est offert une nouvelle jeunesse ! Les expositions en décentralisation. Hier, le Street Art qui continue son joli parcours, aujourd’hui, [derma] L’encre dans la peau, consacrée au tatouage, une thématique très en phase avec le monde contemporain. Un joli succès, déjà. Les stages, les formations à destination des professionnels du secteur culturel, des enfants, jeunes adultes… passionnés ou néophytes. Le cinéma à la conquête du territoire provincial au travers des cinés d’été et de la Caravane du Court métrage. Tout cela, c’est la Province !

ACTUALITÉS

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CINÉMA

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Outre ce qu’elle organise elle-même, l’Institution provinciale apporte son soutien aux partenaires locaux que sont les communes, les centres culturels, les associations locales, les troupes de théâtre amateur… Aides à l’infrastructure, mise à disposition d’experts, développement de partenariats spécifiques permettant l’émergence de nouvelles activités, voire de nouveaux outils : plus que jamais, Province et communes travaillent main dans la main, au bénéfice de la population.

EXPOSITIONS

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FORMATIONS

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LECTURE

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Au-delà des mots, c’est du concret au quotidien que nous vous proposons. A Fosses-laVille, par exemple, où une Maison de quartier mobile a vu le jour grâce à ce partenariat. Focus également dans ce numéro.

MUSIQUE

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THÉÀTRE

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ÉCHOS & SUIVIS

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PROGRAMMATION

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Mais cela ne s’arrête pas là.

Dans ces pages et ailleurs, on pARTicipe ! G. Lazaron, Députée provinciale en charge de la Culture

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ACTUALITÉS

Florian Kiniques La Maison de Quartier mobile Appels à projets « Culture » Exercices de chute Antoine Chance Fête aux langues régionales de Wallonie 5


RENCONTRE AVEC LE PLASTICIEN FLORIAN KINIQUES,

ASSISTANT DE STEPHAN BALLEUX ET LAURÉAT DU FONDS THIRIONET 2014

Vous pratiquez plusieurs disciplines en arts plastiques. Quelles sont les grandes étapes de votre parcours ? J’ai débuté à dix ans, avec des cours du soir à l’Académie des Beaux-Arts de Namur qui, à l’époque, étaient déjà pluridisciplinaires. À dix-huit ans, je suis entré à l’École Supérieure des Arts à Bruxelles où j’ai suivi un baccalauréat en peinture puis un master en Arts de l’espace public, option qui m’intéressait justement par son aspect pluridisciplinaire. Aujourd’hui, mon travail est nourri de ce cheminement entre ces différentes pratiques. Vous avez obtenu une bourse du Fonds Thirionet pour un perfectionnement en typographie. J’ai entamé ma formation en typographie à Thuin, à la Maison de l’Imprimerie et des Lettres. J’avais envie de travailler avec des outils traditionnels du typographe. C’était aussi l’occasion de découvrir à la fois un savoir qui se perd et la collection de presses et d’outils typographiques, unique, selon moi, en Belgique. De plus, la formation s’effectue de façon très flexible, ce qui permet à d’autres projets de s’imbriquer. J’ai pris conscience du fait que sans presse, sans plomb etc., la pratique est impossible. C’est une contrainte mais j’aime bien travailler avec des contraintes, c’est un moyen d’essayer de trouver des éléments producteurs dans un cadre qui est défini. Vous venez d’exposer à Namur dans un nouveau lieu culturel intimiste. C’est un lieu qui s’appelle AltHouseProject1, une maison particulière dans laquelle des événements culturels se produisent. Cette initiative privée désire soutenir des jeunes artistes et leur donner une visibilité dans un espace privé. Mon exposition - ma première personnelle - était leur deuxième projet. C’était vraiment intéressant de développer mes pièces en fonction du lieu. Pendant le montage, le dialogue avec l’espace et les propriétaires a vraiment amené une construction très riche. Parlez-moi d’un de vos projets pour le premier trimestre 2015 ? J’organise une conférence sur l’art russe contemporain avec, notamment, d’anciennes étudiantes de l’IHECS qui ont tourné un web documentaire à Moscou sur l’artivisme, des pratiques mêlant l’activisme et l’art en Russie. Normalement, Bart De Baere qui est le directeur du MUHKA à Anvers et le collectionneur le plus important sur le marché de l’art russe contemporain, devrait être présent. D’autres invités comme Olivier Vargin, spécialiste de l’art de l’Europe de l’Est et auteur de livres publiés chez L’Harmmatan, sont également attendus. Cette conférence pointue devrait se dérouler à l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles, dans le courant du premier trimestre 2015.

Informations : Fonds Thirionet (cf. p. 72 )

1. Rue Gustave Defnet, 12 à 5000 Namur

66 Actualités


77 Actualités


UNE MAISON DE QUARTIER MOBILE, OUTIL DE DÉVELOPPEMENT SOCIOCULTUREL :

UN PROJET PILOTE DE FOSSES-LA-VILLE SOUTENU PAR LA PROVINCE DE NAMUR L’origine du projet Au départ, plusieurs constats s’imposent aux autorités communales qui consultent la population dans le cadre de l’établissement d’un Plan communal de développement rural (PCDR) et aux responsables du Centre culturel de l’entité fossoise. « Le territoire de Fosses-la-Ville est très étendu et les villages se sentent parfois très isolés des actions proposées, principalement organisées dans le centre… De plus, les moyens de communication entre les villages et le centre sont faibles ou peu efficaces. Une absence de lieu de rencontre est dénoncée et certains expriment un sentiment d’insécurité par rapport aux rassemblements de jeunes. » constate Leslie Hanus, assistante sociale, dans Le Nouveau Messager de septembre 2014. Cette réalité affecte particulièrement la jeunesse de Fosses qui au travers du Conseil consultatif de la Jeunesse et des actions du Centre Culturel, se plaint du manque d’infrastructure et d’activités accessibles. « Ils ont exprimé le regret qu’il n’y ait rien pour les jeunes : pas de maison de jeunes, plus de bistrot dans les villages, pas de lieu de rassemblement estampillé jeune, à part des places d’où souvent ils sont chassés parce qu’ils troublent, entre guillemets, l’ordre public. » explique Bernard Michel, directeur du Centre culturel. Pour réagir à ces constats, l’idée initiale fut la création d’une Maison de jeunes mobile qui, progressivement, a évolué vers celle d’une « Maison de quartier ». Un concept qui permet de diversifier l’utilisation de l’infrastructure, de la rendre accessible à l’ensemble des citoyens et de favoriser des rencontres et activités intergénérationnelles. La charte de partenariat Ce projet est retenu par les autorités communales qui vont bénéficier d’un soutien important de la Province de Namur. En effet, dès 2010, la Province décidait de développer des partenariats avec les communes de son territoire, le but étant de permettre la réalisation de projets culturels, économiques, environnementaux ou autres que les communes ne pourraient pas mener sans son soutien. À Fosses-la-Ville, la charte de partenariat a précisément porté sur le projet de Maison de quartier mobile. La Province apporte d’abord son expertise culturelle quant à la définition fine du projet, puis l’argent nécessaire à l’acquisition d’un véhicule et à son adaptation (52.000 €). La commune prend quant à elle en charge l’aménagement intérieur, l’équipement technique ainsi que les frais de fonctionnement, l’accompagnement du projet étant confié aux responsables du Plan de cohésion sociale (PCS). La concrétisation Le 13 septembre dernier, le public a pu découvrir toutes les potentialités de la toute neuve « Maison de quartier mobile ». De prime abord, c’est une camionnette comme on peut en voir sur les marchés, mais joliment décorée. Lorsque sa caisse s’ouvre, on découvre toute la polyvalence de l’outil. Une petite scène se déploie équipée d’un éclairage et d’une sonorisation. L’aménagement intérieur permet d’y tenir des réunions, d’organiser des projections, des ateliers créatifs et autres activités communautaires. Dans l’immédiat, les responsables du Plan communal de cohésion sociale (PCS) et le Centre culturel vont utiliser l’outil et le faire connaître au travers d’activités qu’ils organiseront eux-mêmes dans tous les villages de l’entité. À terme, les clés du véhicule pourront être remises à tous les citoyens de Fosses, à condition de l’utiliser pour rassembler, réunir, mais hors du cadre privé et en respectant un règlement publié par la Commune. Au fil de l’autre « Au fil de l’autre » est le nom de cette Maison de quartier mobile. Un nom choisi en raison de sa fonction première qui consiste à créer ou à recréer des liens sociaux, de renforcer les solidarités dans une commune où l’isolement est apparu comme source de malaises. Nous suivrons attentivement cette expérience pleine de promesses sociales et culturelles. D’autant plus que les constats réalisés à Fosses-laVille pourraient se réitérer dans de nombreuses autres communes de la province de Namur…

Informations : Centre culturel de l'entité fossoise (cf. p. 73 )

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9 Actualités


SEPT LAURÉATS DE L’APPEL À PROJETS « CULTURE » EN 2014 En mars 2014, la Province de Namur lançait plusieurs appels à projets destinés à encourager l’initiative culturelle sur l’ensemble de son territoire. Quatre thématiques avaient été retenues  : le soutien aux jeunes artistes qui faute d’une aide financière seraient peut-être un peu freinés dans la progression de leur art ; l’accès à la culture pour tous, ou comment aider une association œuvrant dans le champ social à construire un projet destiné à rompre avec l’isolement dans lequel vivent beaucoup de publics précarisés ; le soutien à une compagnie de théâtre amateur qui souhaiterait bénéficier d’un encadrement professionnel  ; enfin, l’aide «  aux jeunes pousses de la culture », ou comment aider des jeunes, âgés entre 16 et 25 ans à mener à bien leur propre projet, seuls ou en collectif. Les appels à projets ont été clôturés début juin. Plusieurs jurys professionnels se sont réunis durant l’été pour analyser les différentes candidatures reçues. Coup de projecteur sur les lauréats de cette première édition…

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Lauréate dans la catégorie « Coup de pouce aux jeunes talents » : Florine Lombaerd Ses premiers mots furent : « maman », « papa » et… « trompette ». C’est dire si cette jeune Florennoise a très vite choisi son instrument de prédilection. Brillante étudiante au Conservatoire de Bruxelles et plusieurs concerts à son actif, Florine entend aujourd’hui poursuivre sa formation en Flandre. Une bourse de 1.000 € lui est attribuée, qui devrait lui permettre d’acquérir un nouvel instrument – un cornet – ou financer de nouveaux stages de perfectionnement. Dans la catégorie « Accès à la culture pour tous » : cinq lauréats Le CPAS de Ciney se voit attribuer une bourse de 2.500 € pour la création d’une pièce de théâtre-action avec les bénéficiaires de l’aide sociale. Une première pièce, Sauve qui peut !, avait été créée autour du thème des économies d’énergie ; elle connut un grand succès. Le CPAS entend renouveler l’expérience qui permet aux participants de se rencontrer, créer du lien, valoriser leur créativité. 2.500 € également pour le Cercle Humaniste de Cerfontaine, Florennes, Philippeville, Walcourt. Le projet ? La création d’un spectacle théâtral  différencié et intergénérationnel avec un groupe de douze personnes présentant ou non un handicap. L’esprit des initaiteurs est ainsi résumé : « La différence est créative et doit être rencontrée. Le handicap est une différence. Nous sommes tous handicapés de telle ou telle fonction physique, mentale, affective ou sociale. » Le spectacle sera proposé au public à l’automne 2015. La Douceur des Coteaux Mosans reçoit un subside de 2.310 € qui lui permettra de concrétiser son projet autour du « kamishibai » (en français « pièce de théâtre sur papier »). L’objectif présente une dimension pérenne : former personnel de l’asbl à cette technique théâtrale à laquelle le public bénéficiaire se montre particulièrement réceptif. Le Centre Culturel des Roches à Rochefort reçoit 2.500 € dans le cadre de ses ateliers « d’art thérapie » pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Les ateliers permettent aux personnes malades de passer un moment agréable, d’être valorisées dans une expression artistique, pendant que leur proches, rassurés par l’encadrement proposé, peuvent souffler un peu. Les Machines du Voisin, c’est le projet défendu au sein du Garage, petit lieu culturel alternatif qui a vu le jour voici près d’un an à proximité des berges de Sambre, à Namur. L’objectif ici est de créer un espace de rencontre,  d’échanges, d’informations, d’expositions et de prestations d’artistes. L’interaction avec la population environnante est un souci constant pour ce projet résolument ouvert sur le quartier. Les Machines du Voisin reçoivent un encouragement de 2.500 €. Théâtre d’amateurs, lauréat de l’appel à projets « 320 volts » : la compagnie « Les Carottes » La compagnie « Les Carottes » propose une nouvelle création collective sur le thème de l’agriculture,  la transmission,  la place de la femme dans la vie rurale… Forte de sa première expérience Les Carottes sont presque cuites qui rencontra un réel intérêt de la part du public et fut un révélateur des réalités vécues dans le monde rural, la compagnie souhaite désormais poursuivre l’aventure, en approfondissant le propos. Le jury a été particulièrement sensible à ce projet qui utilise le théâtre pour véhiculer des messages  attachés au territoire et présente une réelle dimension pérenne. 4.000 € sont attribués, sous forme exclusivement d’aides techniques. Petite déception en revanche pour la catégorie « Coup de pouce aux jeunes pousses de la culture », qui ne suscita aucune candidature. Sans doute l’action a-t-elle manqué de visibilité, ou les conditions de réponse à l’appel étaient-elles trop complexes pour un public peu aguerri aux procédures administratives… ? Qu’à cela ne tienne, message reçu, nous ferons mieux la prochaine fois ! Bonne suite à tous ces projets retenus cette année par la Province et dont nous aurons sans nul doute l’occasion de reparler dans votre trimestriel…

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EXERCICES DE CHUTE, LECTURE SONORE ALEXIS ALVAREZ BARBOSA

I Le 27 février 2015, à 20h00 I Namur I Maison de la Poésie de Namur

Le livre Exercices de chute est paru en février 2014, aux éditions de l’Arbre à paroles, dans la collection If. Depuis, l’auteur en a fait de nombreuses lectures à Liège, Paris, Anvers, Amay etc. La « lecture sonore » qui est ici présentée consiste en une lecture du texte par l’auteur accompagnée d’une mise en son par un musicien, Laurent Boutefeu (Fastlane Candies, The Bellavista Suite, Not So Many Dj’s), qui lance une série de boucles depuis un séquenceur, et pose des guitares électriques par-dessus ou contrôle en live la superposition des séquences. Outre la lecture des Exercices de chute, l’auteur fait aussi référence à certaines de ses influences ou aux textes qu’il considère importants, qui sont lus à titre d’intermèdes ou enregistrés dans la bande. On entendra pêle-mêle et au gré des circonstances Cendrars, Tzara, Michaux, Breton, Saint-John Perse etc. Tarifs : 8€ - 5€ (seniors et étudiants) Accessible au tarif Article 27 - Réduction Carte Prof

Informations et réservations : Maison de la Poésie et de la Langue française, rue Fumal 28 - 5000 Namur T. 081 22 53 49 – info@maisondelapoesie.be – www.maisondelapoesie.be

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ANTOINE CHANCE

I Le 21 mars, à 20h00 I Namur I Maison de la Poésie Quelle agréable découverte pour la chanson belge que celle d’Antoine Chance et de son premier album solo « Fou » ! Et quelle bonne nouvelle pour les Namurois que son retour en ville, le 21 mars prochain à la Maison de la Poésie, à l’occasion de La Langue française en Fête et de la Journée mondiale de la Poésie ! Élevé dans la campagne belge, le jeune homme baigne dans la culture dès son plus jeune âge. À la maison, on écoute les Beatles, Simon & Garfunkel, Souchon, Renaud, Brassens mais encore Bach ou Mozart… Le panthéon pop d’Antoine est très anglo-saxon : il admire Coldplay, Vampire Weekend, Bon Iver et Radiohead. Chez les Français, il place Alain Souchon sur le podium, juste devant Berger, Camille ou JP Nataf. Le bac en poche, le jeune Antoine traverse la Manche pour développer sa passion. Il part étudier la musique dans le Sussex anglais et dès son retour, court au Jazz Studio d’Anvers parfaire sa formation musicale. C’est de ces nombreuses expériences qu’est né Fou, un premier album qui apporte une fraîcheur et une élégance que nous attendions depuis longtemps ! Taillé pour percer le cœur des radios, il dévoile une poésie sobre et désarmante dont les textes simples et résolument pop font sonner notre belle langue française aussi bien que celle de Shakespeare… C’est en version trio qu’Antoine Chance a écumé les festivals de l’été 2014. À l’automne, ce n’est pas moins d’une quinzaine de salles qui auront accueilli le spectacle, la plupart des lieux affichant « complet ». L’artiste est ravi de retrouver la capitale wallonne après un passage très apprécié à la Maison de la Culture, en avril 2014, tout au début de la tournée, mais aussi après un concert mémorable en septembre aux Fêtes de Wallonie ! Tarif unique : 12€

Informations et réservations : Maison de la Poésie et de la Langue française, rue Fumal 28 - 5000 Namur T. 081 22 53 49 – info@maisondelapoesie.be – www.maisondelapoesie.be

13 Actualités


UNE SEMAINE DE « FÊTE AUX LANGUES RÉGIONALES DE WALLONIE » AVOU VOS-ÔTES MÈS DJINS !

I Du 26 septembre au 3 octobre 2015 I Fédération Wallonie-Bruxelles

« Que perdons-nous quand nous perdons une langue ? Une réponse aux questions fondamentales de demain. Chaque langue offre en effet un témoignage spécifique - et par là - même irremplaçable - de l’expérience humaine. Elle façonne une manière de penser, traduit une vision du monde, recueille pour les générations futures l’histoire d’un peuple, une taxinomie du vivant, une mythologie, une cosmogonie, un folklore, une musique. La mort d’une langue provoque donc la disparition irrémédiable de savoir-faire et de connaissances uniques sur le plan culturel, historique, scientifique et environnemental. À ce titre, elle représente une perte non seulement pour la communauté de ses locuteurs mais plus largement pour l’humanité tout entière. » N. Vanwelkenhuyzen, responsable du Service des Langues régionales endogènes de la Fédération Wallonie-Bruxelles (SLRE). Promouvoir de façon dynamique et festive les langues de Wallonie, c’est ce que propose le SLRE. L’objectif est d’inciter les associations et les organismes officiels à mettre sur pied des activités qui sensibilisent de nouveaux publics et plus encore des jeunes, à leur patrimoine dialectal. Le déclin du wallon n'est peut-être pas aussi inéluctable que d'aucuns l'affirment, pour autant qu'une volonté de s'investir, avec efficacité, dans sa défense et sa promotion se mette en place. C’est dans ce cadre volontariste que s'inscrit la Province de Namur. L'institution provinciale invite les écoles, les bibliothèques, les centres culturels, les maisons de jeunes comme les foyers des aînés, les cercles littéraires dialectaux, les tables de conversation, les académies de musique, les chorales, fanfares et harmonies... à mettre diverses activités en œuvre pour réhabiliter et revitaliser cet héritage linguistique multiséculaire. Pour la promotion du wallon à destination de la jeunesse, le Secteur Formation a produit des outils pédagogiques et ludiques de qualité. Ils peuvent être acquis sur simple demande, d’autres encore peuvent faire l’objet d’une rencontre et faciliter, de la sorte, la mise sur pied d’animations ou d’ateliers dialectaux dans votre commune.

Renseignements pratiques : Joëlle Spierkel : T. 081 77 67 74 (du lundi au jeudi en matinée) - T. 081 77 55 80 (lundi et mardi) joelle.spierkel@province.namur.be

14 Actualités


CINÉMA

Classiques du Mardi Alternofilms 15


LES CLASSIQUES DU MARDI SHERLOCK JUNIOR

I Le 13 janvier, à 12h00 et 20h00 I Namur I Maison de la Culture

États-Unis, 1924 / de Buster Keaton / Muet / Noir & blanc / 44’ / avec Buster Keaton, Kathryn Mc Gaire Le film aurait dû être une collaboration entre Keaton et Roscoe Arbuckle, mais les deux hommes ne sont pas parvenus à un accord et Keaton s'est chargé du tournage entièrement seul. Le moment le plus connu du film est de voir Buster entrer en rêve dans un film. L'arrivée de Buster Keaton sur l'écran, c'est bien sur un motif magique, qui va ensuite donner lieu à une intrigue qui aurait pu être celle d'un court métrage (elle dure sensiblement le temps de deux bobines) et qui possède suffisamment de rigueur pour être suivie avec intérêt, mais aussi un grain de folie particulier avec des digressions et une tendance à l'illusionnisme qui est la preuve que le saltimbanque Keaton, comme au temps de The Playhouse, continue à regarder vers son passé avec une certaine nostalgie. Le film sera accompagné au piano par Stéphane Orlando, compositeur et improvisateur. Ce film sera précédé de deux courts métrages :

TOTO ET SA SŒUR EN BOMBE À BRUXELLES France, 1919 / anonyme / muet / 8’

SAÏDA A ENLEVÉ MANNEKEN-PIS Belgique, 1913 / d’Alfred Machin / muet / 8’

Tarif : 5 € adultes / 4 €  étudiants et seniors / 3 €  midi / Art. 27 Abonnement (18 films)  72 € adultes / 54 € étudiants et seniors Abonnement (10 films au choix)  40 € adultes / 30 € étudiants et seniors

LES CLASSIQUES DU MARDI DIE BLECHTROMMEL LE TAMBOUR

I Le 27 janvier, à 12h00 et 20h00 I Namur I Maison de la Culture

Allemagne, France, Pologne, 1979 / de Volker Schlöndorff / vo s-t fr. / C / 164’ / avec David Bennent, Mario Adorf, Angela Winkler Métaphore sur l’Allemagne nazie, Le Tambour est une œuvre à la beauté étrange et vénéneuse. Attention, chef-d’œuvre ! Palme d’or à Cannes en 1979. Dantzig, 1924. Le petit Oscar, enfant surdoué, voit le jour. Dès sa naissance, il trouve en face de lui deux pères possibles : l’un est allemand et époux légitime de sa mère, l’autre est polonais et amant de celle-ci. Ne voulant pas accéder au monde dégoûtant des adultes, Oscar décide de mettre fin à sa croissance... Ce film sera précédé d’un court métrage :

1 M 28 AU-DESSUS DE LA MER Belgique, 1989 / d’Ivan Le Moine / Fiction / 13’ Tarif : cf. supra

16 Cinéma


LES CLASSIQUES DU MARDI REBEL WITHOUT A CAUSE / LA FUREUR DE VIVRE

I Le 10 février, à 12h00 et 20h00 I Namur I Maison de la Culture

États-Unis, 1955 / de Nicholas Ray / vo s-t fr. / C / 109’ / avec James Dean, Natalie Wood, Sal Mineo… Trop souvent, ce classique est réduit au meilleur des trois rôles que joua James Dean dans sa vie tragiquement brève. Or, La Fureur de vivre reste de loin le meilleur film des années cinquante à traiter du phénomène alors nouveau de la délinquance juvénile. C’est aussi une œuvre clé de Nicholas Ray, metteur en scène de grand talent malheureusement encore aujourd’hui mésestimé. Ce film sera précédé d’un court métrage : IN VINO VERITAS Belgique, 1998 / de Manu Gomez / Fiction / 10’ Rencontre entre père et fils. Tarif : cf. p.16

17 17 Cinéma


ALTERNOFILMS SOIRÉE COURTS MÉTRAGES SAINT-VALENTIN LES COUPLES AU RESTAURANT…

I Le 17 février, à 20h00 I Namur I Maison de la Culture

Hors-Jeu Belgique, 2006 / de Maïa Martins / Fiction / 8’ Mathilde a un nouvel amant, un journaliste sportif. Tout pourrait bien se passer s’il ne se mettait pas systématiquement à commenter leurs ébats amoureux comme une épreuve olympique… Poulet-Poulet Belgique, 2005 / de Damien Chemin / Fiction / 9’ Choisir son plat est parfois plus compliqué qu’on ne le croit. Un casse-tête chinois, à la française. Heureux Événement  France, 2003 / de Fabien Montagner / Fiction / 5’ Une jeune femme attend nerveusement son mari. Un garçon de café devine son secret : elle est enceinte et elle va annoncer l’heureuse nouvelle à son mari. Mais ce dernier a lui aussi quelque chose à lui annoncer. La Perle France, 2008 / d’Anthony Natier / Fiction / 17’ Simon attend Charlotte à une table de restaurant. Il l’a invitée car ce soir, il fête ses trente-cinq ans. Cadeau de rupture  France, 2008 / de Vincent Trintignant / Fiction / 12’ Un soir, sur un coup de tête, Lucas veut quitter Mimi, folle amoureuse de lui. Il décide alors de rompre lors d’un déjeuner organisé le lendemain. Pour se dédouaner, il lui proposera un cadeau de rupture. Il est certain qu’elle a beaucoup trop de classe pour accepter. Le Ballon Rouge  France, 2012 / de Sylvain Bressollette / Fiction / 12’ Paris 1963. Un couple se dispute dans un restaurant. A côté d’eux, un jeune homme marginal postule comme serveur. Lorsque la mort de JFK détourne l’attention du mari et du patron, le jeune homme interpelle la jeune femme, et lui raconte ce que pourrait être sa vie si elle acceptait de fuir avec lui, ce soir. Une dernière cigarette  France, 2009 / de Géraldine Maillet / Fiction / 19’ Deux couples, qui ne se connaissent pas, dînent dans le même restaurant. Tour à tour, leurs rencontres vont avoir des répercussions surprenantes…

Tarif : 5 € adultes / 4 € : étudiants et seniors / Art. 27

18 Cinéma


LES CLASSIQUES DU MARDI OFFRET LE SACRIFICE

I Le 24 février, à 12h00 et 20h00 I Namur I Maison de la Culture

URSS, 1986 / d’Andreï Tarkovski / vo s-t fr. / C / 155’ / avec Erland Josephson, Susan Fleetwood, Valérie Mairesse, Allan Edwall… Un vieux professeur fête son anniversaire avec sa famille et ses amis lorsque la radio annonce le début d’un conflit que l’on pense être nucléaire. L’intellectuel cynique essaie alors de tout faire pour sauver les siens et lui-même, y compris de se remettre à prier pour qu’arrive un miracle... Ou est-ce simplement une éclipse de sa raison ? Le Sacrifice est une méditation sur l'importance de la parole, de la parole donnée, de la prière. Ce film sera précédé d’un court métrage :

ANTHROPEAU

Belgique, 2005 / de Joël Godfroid / Documentaire / 14’ Manifeste pour un statuaire. De l’image du sculpteur français Benoît Polvêche aux images de ses créations et de leur vie propre. Tarif : cf. p 16

LES CLASSIQUES DU MARDI MY DARLING CLEMENTINE LA POURSUITE INFERNALE

I Le 3 mars, à 12h00 et 20h00 I Namur I Maison de la Culture

États-Unis, 1946 / de John Ford / vo s-t fr./ Noir & blanc / 97’ / avec Henry Fonda, Linda Darnell, Victor Mature En 1882, les quatre frères Wyatt, Virgil, Morgan et James Earp amènent leur troupeau vers l'Ouest et passent la nuit près de Tombstone. Pendant que James Earp garde le campement, ses trois frères vont se distraire en ville. À leur retour, ces derniers découvrent que James a été assassiné et que le bétail a été volé. Wyatt Earp devient alors shérif pour venger la mort de son plus jeune frère. Sur son chemin, il croise Doc Holliday, le propriétaire du saloon de la ville, et s'éprend de sa fiancée, la jeune Clementine Carter. Ce film sera précédé d’un court métrage :

LN RUN

Belgique, 2011 / de Lionel Daneau / Documentaire / 11’ Hélène court sans cesse dans tous les sens en trainant les pieds. Il y a deux ans, elle se met à courir vraiment à en perdre haleine. C’est le début d’une nouvelle vie. Tarif : cf. p 16

19 Cinéma


LES CLASSIQUES DU MARDI I SOLITI IGNOTI LE PIGEON

I Le 17 mars à 12h00 et 20h00 I Namur I Maison de la Culture

Italie, 1958 / de Mario Monicelli / vo s-t fr. / Noir & blanc / 102’ / avec Claudia Cardinale, Vittorio Gassman, Renato Salvatori Cosimo se fait arrêter par la police alors qu'il tente de dérober une voiture. Pour sortir de prison plus rapidement, il demande à ses complices extérieurs de lui trouver un « pigeon », quelqu'un qui prendra sa place derrière les barreaux. C'est Pepe, boxeur à la manque, qui se présente au directeur de la prison pour clamer sa culpabilité ; mais celui-ci décide de les coffrer tous les deux. Abusé par une ruse, Cosimo révèle à Pepe les détails de son prochain coup, infaillible, qu'il se réserve pour sa sortie. Mais Pepe sort plus tôt que prévu et organise le casse avec les complices de Cosimo. Ce film sera précédé d’un court métrage :

LE BRIGAND DES TÉNÈBRES

Belgique, 1994 / de Willy Kempeneers / Animation / 5’ Vers 1750, un brigand masqué dévalisait les riches marchands qui traversaient la forêt de Folx-Les-Caves. Forfait accompli, le bandit disparaissait mystérieusement. Jusqu’au jour où… Tarif : cf. p. 16

ALTERNOFILMS PRINTEMPS DES SCIENCES

I Le 24 mars, à 20h00 I Namur I Maison de la Culture

Dans le cadre d’une collaboration avec l’Université de Namur et le « Printemps des sciences », le Secteur cinéma vous donne rendez-vous pour une projection cinématographique liée aux apports de la science et de l’art. Entrée libre

DOCTOR FABRE WILL CURE YOU

I Le 31 mars, à 11h00 et 20h00 I Namur I Maison de la Culture cf. p. 25.

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Cinéma


EXPOSITIONS

Peinture partagée Art Dimanche Jeunesse et Arts plastiques Rops/Fabre. Facing Time L’art s’écoute… Prix Jacques Detry Derma [l’encre dans la peau] Parcours ados au Musée Rops Décentralisation

Joseph Lacasse, Sans titre, 1957-1958, huile sur toile, 100 X 65 cm

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PEINTURE PARTAGÉE, UNE COLLECTION D’ART ABSTRAIT WALLON I Du 10 janvier au 8 février, tous les jours de 12h00 à 18h00 I Namur I Maison de la Culture Alors que s’achève une vaste exposition sur les collections privées flamandes (Passions secrètes jusqu’au 4 janvier au Tri postal de Lille), l’exposition Peinture partagée, met en lumière la passion d’un couple de collectionneurs namurois pour l’art abstrait wallon. Si la Belgique est connue pour être le pays accueillant le plus de collectionneurs par m², on situe généralement les collections privées dans le Nord du pays ou dans la capitale. Mais la vallée mosane abrite également quelques passionnés anonymes. L’envie de montrer cette collection (rendue publique pour la deuxième fois seulement) s’inscrit dans cette volonté de dessiner la vitalité culturelle au Sud du pays. C’est tout le propos de cette collection qui s’élabore depuis plusieurs dizaines d’années avec comme fil rouge celui de l’abstraction en Wallonie. Ce qui n’était au départ qu’une intuition est rapidement devenu un canevas essentiel  : «  Nous revendons peu à peu certaines œuvres, notamment figuratives, pour acheter des grands noms de l’art abstrait wallon. » expliquent les collectionneurs. Au-delà de la fierté nationale, c’est une manière de circonscrire la passion, lui fixer des limites – financières et esthétiques. C’est une manière aussi de construire une véritable identité à la collection. Le but avoué est aussi de revaloriser le patrimoine . «  Beaucoup d’artistes sont partis à Paris car c’est là que cela se passait. Ils se sont naturalisés français mais ils provenaient du Sud de la Belgique. Nous devons en être fiers » ajoute le collectionneur. La collection s’est ainsi formée en duo et de façon autodidacte. Elle découle d’abord de « coups de cœur » avant de devenir un exercice plus réfléchi. Elle commence avec l’œuvre bleutée (sans titre, 1957-58) de Joseph Lacasse, dont le couple est littéralement tombé amoureux. S’ajoutent bientôt d’autres grands noms de l’art abstrait : Pol Bury, Raoul Ubac, Jo Delahaut, Marcel Lempereur-Haut… Il s’agit essentiellement d’œuvres non-figuratives sans distinction de genre, de style ou d’école (Hard Edge, lyrique, géométrique, cinétique, etc.). On trouve des œuvres très diverses d’Henri Michaux, des dessins mescaliniens - réalisés sous influence - aux encres de Chine, des peintures de Mig Quinet, Françoise HolleyTrasenster ou Gaston Bertrand, etc. La collection se fait aussi plus contemporaine, avec Jacques-Louis Nyst, Jean-Pierre Ransonnet, Gabriel Belgeonne ou Victor Noël. Elle nous réserve aussi des découvertes, tel ce couple d’artistes, Hauror, qui avait participé au Salon des Réalités Nouvelles dans les années 50 mais dont le nom est peu connu aujourd’hui. L’une des deux œuvres de la collection a prêté son titre à l’exposition : Peinture partagée. Aujourd’hui, c’est cette passion de collectionneurs qui est partagée avec le public. Dans le contexte de cette exposition sur l’abstraction en Wallonie où figure une œuvre de Léon Wuidar, un autre collectionneur namurois nous offre le plaisir de pouvoir hisser sur le mât central de la Maison de la Culture une œuvre-drapeau du même artiste. Catalogue  : textes de Roger Pierre Turine, critique à La Libre Belgique et Denis Laoureux, historien de l’art. Vernissage : vendredi 09 janvier, à 18h30

Informations : Arts plastiques (cf. p. 72 ) Pol Bury, Sans titre, 1949, gouache, 18 x 25,8 cm.

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Hauror, Peinture partagĂŠe, circa 1950-55, technique mixte sur toile, 120 x 120 cm

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ART DIMANCHE

I Le 1er février 2015, de 10h30 à 12h30 Venez en famille découvrir l’art abstrait wallon à travers le point de vue d’un couple de collectionneurs. L’historienne de l’art Françoise Speliers sera notre guide pour cette visite - rencontre sur le thème de l’art abstrait. Les enfants sont quant à eux conviés à un atelier pédagogique basé sur l’exposition. Nouveau : l’atelier pédagogique est, dès à présent, ouvert aux plus jeunes enfants à partir de 4 ans et jusqu’à 12 ans. Après s'être inspirés des tableaux de l'exposition, les participants réaliseront une œuvre abstraite à emporter. Initiation aux techniques picturales (dripping, tachisme, jeux de matière...) avec divers outils (brosses, pinceaux mousse, couteaux...) Un tablier est recommandé. Ils pourront ainsi exprimer leur créativité pendant que les parents suivent la visite de l’exposition. Gratuit, inscriptions uniquement pour l’atelier enfants au T. 081 77 55 25 Durée : 2h00 / Entrée libre

Information : Arts plastiques (cf. p. 72 )

Leon Wuidar, Hilti, 1992, huile sur toile, 70 x 70 cm

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JEUNESSE ET ARTS PLASTIQUES (JAP) PEINDRE AUJOURD’HUI

Conférence par Anne Hustache, historienne d'art

I Le 3 février, à 14h30 I Namur I Maison de la Culture

Au cours du XXe siècle, beaucoup pensèrent que la peinture allait rendre l'âme, consumée par les cendres de l'abstraction géométrique ou lyrique, sacrifiée sur l'autel de l'art conceptuel et de l'installation. Eh bien, ces voix - de mauvais augure - se trompaient ! La peinture, qu'elle soit d'huile sur toile, ou de sang sur bois, est plus que jamais vivante et c'est vibrante qu'elle touche toujours l'œil et le cœur ! La preuve en compagnie des peintres d'aujourd’hui, des plus célèbres, tels Richter ou Polke, aux « nouvelles pousses » tels, Doig, Kats ou Ackerman....

DOCTOR FABRE WILL CURE YOU

I Le 31 mars, à 11h00 et 20h00 I Namur I Maison de la Culture

Belgique, France, 2013 / Pierrre Coulibeuf / vo s-t fr. / C / avec Jan Fabre, Ivana Jozic Séance hors cycle, dans le cadre de l'exposition Facing Time Rops/Fabre Nouvelle collaboration du cinéaste d'avant-garde Pierre Coulibeuf avec Jan Fabre, Doctor Fabre will cure you prend la ville natale de l'artiste flamand comme espace scénique. Basé sur le journal intime et les performances de Fabre, le film le projette dans son propre imaginaire à travers un personnage ou un déguisement… En présence du réalisateur.

QUAND LES ARTISTES PARLENT DE LA MAISON Conférence par Christophe Veys, historien d'art

I Le 31 mars, à 14h30 I Namur I Maison de la Culture

Si le Belge a une brique dans le ventre, il semble en être de même pour l'artiste d'aujourd’hui. En effet, la maison est au centre de nombreuses œuvres contemporaines. Cette conférence permettra de faire le tour du propriétaire de demeures étranges, de salles magiques, de souvenirs ou de volontés politiques puisque, hélas, la maison reste parfois un simple rêve pour certains. Nous découvrirons les œuvres de Tadashi Kawamata, Michael Landy, Absalon, Liza Lou, Benoît-Marie Moriceau, Abraham Poincheval, Laurent Tixador...

25 Expositions


ROPS / FABRE. FACING TIME

I Du 14 mars au 30 août, du mardi au dimanche, de 10h00 à 18h00 I Namur Dans un article publié en 2011, Jan Fabre déclara que s’il devait voler une œuvre dans un musée, ce serait la Pornocratès de Félicien Rops. Jan Fabre, artiste-innovateur, plasticien, homme de théâtre et auteur, occupe depuis plus de 35 ans une position éminente sur la scène artistique internationale.  À la fin des années 70, Fabre étudie à l’Académie des Beaux-Arts d’Anvers ainsi qu’à l’Institut municipal des Arts et Métiers d’Anvers. Jeune étudiant en art, il fréquente le premier « musée » dédié à Félicien Rops, situé rue de Fer à Namur. Il est fasciné par l’univers de l’artiste, au point qu’il écrira dans son Journal de nuit : « Je suis le porc dans l’œuvre Pornocratès de Félicien Rops »1.

Jan Fabre, Bernard-Henri Lévy et Joanna De Vos à Namur, 23 mai 2014 © Guy Focant

À l’été 2011, le Musée Rops a présenté deux œuvres de Fabre dans l’exposition Un autre monde consacrée au dessinateur français J.J. Grandville. À cette occasion, des liens se sont créés ; l’idée d’une exposition monographique a fait son chemin. Aujourd’hui, à titre posthume, Rops invite Fabre aux quatre coins de sa ville, Namur. Un parcours inédit dans les musées et en plein air, à la découverte des univers audacieux et interpellants de ces deux artistes belges. Au Musée Rops, les salles d’exposition temporaire et la collection permanente accueillent des œuvres en lien avec l’énergie de vie et la pulsion de mort des deux artistes. En plus de ces thématiques essentielles, la place et le rôle de l’artiste dans le monde qui les entoure, le rapport à l’écrit et au livre, la modernité de leur époque qu’ils interrogent sans relâche, sont au centre du projet. L’entièreté du Musée présente installations, sculptures, films, dessins de Jan Fabre, le tout en dialogue étroit avec les œuvres de Rops. À la Maison de la Culture prennent place deux séries de Fabre, Chapters et Chalcosoma. Ces sculptures en bronze évoquant des organes vitaux, des insectes et des autoportraits sont mises en résonnance avec l’univers de Rops. Le Palais provincial présente une sculpture inédite. À la Citadelle et en ville se trouvent des sculptures en plein air. Au Théâtre Royal, deux spectacles de Fabre sont programmés : Preparatio Mortis  (6 mai) et Le Pouvoir des folies théâtrales (8 et 9 mai). L’Église Saint-Loup accueille trois sculptures en bronze de Fabre, issues de la série Chalcosoma, synthétisant ainsi la « rencontre » entre trois artistes : Fabre, Rops et Baudelaire. De nombreuses activités annexes en lien avec les expositions sont proposées : conférences, projections, workshops, etc. Commissaires invités et auteurs : Joanna De Vos, historienne de l'art, et le regard philosophique de Bernard-Henri Lévy. Un catalogue, publié aux éditions Somogy, accompagne cette exposition. Textes de Véronique Carpiaux, Joanna De Vos, Bernard-Henri Lévy. 280 pages. 170 illustrations. Vernissage : samedi 14 mars à 14h00 Pour permettre la mise en place du nouvel accrochage des œuvres de Jan Fabre et de Félicien Rops dans les différentes salles du Musée Rops, ce dernier sera fermé du 20 janvier au 15 février 2015. Aucune visite du musée ne sera donc possible durant cette période. Rops-Fabre intègre la programmation officielle de Mons Capitale Culturelle Européenne 2015. Tarifs : Billet combiné Musée Rops – MCN adulte : 10€ Billet combiné Musée Rops – MCN réduction (3e Âge, Étudiants…) : 5€ Art.27, Enfants, - de 18 ans et scolaires : gratuit

Informations : www.ropsfabre.be 1 Jan Fabre, Journal de nuit (1978-1984), 2012, l’Arche. éd, p. 233.

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27 27 Jan Fabre, Scarabée sacré avec laurier, 2012, bronze, 38 x 42 x 76 cm © Agelos bvba

Expositions


ROPS/FABRE. FACING TIME ACTIVITÉS ANNEXES

En complément des expositions, de nombreuses activités annexes sont prévues : - Visites guidées (60€ pour deux lieux et 40€ pour un lieu). - Visites-ateliers pour public scolaire avec dossier pédagogique (60€) Et en ce mois de mars et début avril : Au Musée Rops et à la Maison de la Culture - 02 avril  : Nocturne  : expositions ouvertes jusque 20h00 et conférence de Jean-Pierre Theyskens, Les Tabous dans les créations, à 18h30 au Musée Rops. - 05 avril  : Entrée gratuite aux expositions et visites guidées gratuites à 14h30 au Musée Félicien Rops et 15h30 à la Maison de la Culture.

Jan Fabre, Croix avec serpent II, 2012, élytres de scarabées bijoux sur bois, animal naturalisé, 74 x 39,5 x 29,7 cm. Coll. Hervé Lancelin © Agelos bvba. Photo : Pat Verbruggen.

À la Maison de la Culture : - 29 mars à 10h30 : Art Dimanche - 31 mars à 11h00 et 20h00 : Cinéma : Doctor Fabre will cure you de Pierre Coulibeuf (cf.p. 25) - 01 avril à 18h00 : Conférence de Julie Bawin, professeur à l’Université de Namur et l’Université de Liège, Jan Fabre, artiste commissaire. Au Musée Rops : - Du 13 au 17 avril : Stage d’arts plastiques pour enfants de 8 à 12 ans. De 9h00 à 16h00, 60€ la semaine À l’Église Saint-Loup : - samedi 30 mai (heure à déterminer) : Rencontre-discussion entre Jan Fabre et Bernard-Henri Lévy à l’Église Saint-Loup, Le programme détaillé de toutes les activités organisées durant l’exposition ROPS-FABRE. FACING TIME se trouve sur : www.ropsfabre.be

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Joanna De Vos, Jan Fabre et Bernard-Henri Lévy © Guy Focant

ENTRETIEN AVEC JOANNA DE VOS,

COMMISSAIRE DE L’EXPOSITION, HISTORIENNE DE L’ART, ASSISTANTE DE JAN FABRE ET AUTEURE DU CATALOGUE Quel intérêt Jan Fabre porte-t-il aux œuvres de Félicien Rops ? Quand Jan Fabre a découvert les œuvres de Félicien Rops, il a été fasciné d’emblée par son imagination magistrale. Par les sujets qu’il aborde dans ses dessins, peintures, gravures, lettres et illustrations, et la façon dont il les représente. Jan Fabre voit en Rops un allié qui s’est créé un monde à lui et un langage propre, non conventionnel. Qui, dans un langage poétique et enflammé, s’est opposé au confort d’un environnement familier. Qui a fait preuve d’intransigeance, de subversion, de total abandon, mais aussi d’intégrité et d’ironie. Quels liens peut-on établir entre les œuvres de ces deux artistes belges ? Facing time : ils affrontent littéralement le temps, ils voyagent dans le temps qu’ils dévoilent, questionnent et défient. Rops a déclaré « Rops suis, aultre ne veulx estre », et Fabre « Je suis un mouvement à moi tout seul. » Il s’agit donc clairement de deux artistes d’avantgarde qui font cavaliers seuls, créent une réalité à eux à laquelle ils croient fermement et abordent dans leurs œuvres des problèmes et sujets universels. Facing time parle de leur maîtrise du temps. Comment leurs œuvres se côtoieront-elles dans cette exposition ? Le cœur de l’exposition est le Musée Félicien Rops qui s’inscrit sous le signe de la modernité de Rops. Dans la collection permanente, nous allons intégrer différents types de dessins de petit format, des photos, des manuscrits, de petites sculptures, des modèles de pensée etc. de Jan Fabre, dont une bonne partie sera une primeur. À la Maison de la Culture, les rôles sont inversés. Là, c’est Fabre qui invitera Félicien Rops à émettre une réflexion sur ses Chapitres I-XVIII, une série de bustes en bronze de l'homme-animal Fabre, et Chalcosoma, une série de petites reliques en bronze issues de l’univers de Fabre. De la Maison de la Culture, on a une vue sur la Citadelle et le parcours extérieur rythmé d’autoportraits en bronze de Fabre, qui reflètent son imagination et sa vision de la vie. Une vie qui sera consacrée en l’Église Saint-Loup par trois de ses Scarabées sacrés qui, comme nuls autres, franchissent le temps ; le premier avec un bâton de berger, le deuxième avec un laurier et le troisième avec une croix plantée dans le dos.

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L’ART S’ÉCOUTE.

DÉCOUVREZ NOS NOUVEAUX AUDIOGUIDES La Maison de la Culture s’équipe de nouveaux Ipods pour offrir des commentaires audios aux visiteurs de nos expositions. Deux formules - entièrement gratuites - s’offrent au public. Il est possible de recevoir un Ipod en prêt, à l’accueil de l’exposition ; le visiteur peut également venir avec son propre appareil en ayant préalablement téléchargé les fichiers audios sur notre site Internet (www. province.namur.be/arts_plastiques). L’exposition Signes de croix (27/09-28/12/2014) a inauguré la visite audioguidée. Il était possible d’entendre des commentaires généraux sur l’histoire et l’archéologie de la croix mais aussi d’approfondir le sens de celle-ci pour les 14 artistes exposants. Cette visite commentée permettait d’offrir des informations complémentaires au visiteur tout en gardant une scénographie minimaliste et peu bavarde. Ce premier essai concluant sera réitéré régulièrement, du moins pour les expositions de longue durée, et permettra également, à l’avenir, de développer l’outil pour offrir un contenu de plus en plus diversifié, voire interactif. Autres formules pédagogiques Vous venez à plusieurs ou préférez un guide ? Il est également possible de réserver une visite guidée au tarif de 40 €. Un dossier pédagogique à télécharger est également souvent prévu dans le cadre des expos. N’oubliez pas non plus notre Art Dimanche : visiterencontre conviviale en présence des artistes et d’une animatrice spécialisée. Prochain rendez-vous à ne pas manquer : le 1er février 2015 de 10h30 à 12h00, pour l’exposition Peinture partagée, une collection d’art abstrait wallon. En présence des collectionneurs et de Françoise Speliers, historienne de l’art (cf.p. 24) Enfants bienvenus Art Dimanche, c’est une activité à vivre également en famille. Un atelier créatif est proposé pour les enfants, dès 4 ans et jusqu’à 12 ans. Après s'être inspirés des tableaux de l'exposition, les participants réaliseront une œuvre abstraite à emporter. Initiation aux techniques picturales (dripping, tachisme, jeux de matière...) avec divers outils (brosses, pinceaux mousse, couteaux... Un tablier est recommandé. Gratuit, sur inscription au T. 081 77 55 25 Enfin, des visites-ateliers sont également proposées au public scolaire (infos et réservation : T. 081 77 55 25 - arts.plastiques@province. namur.be)

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PRIX JACQUES DETRY 2015 En 2014, à l’occasion des 90 ans de la naissance de Jacques Detry, présidentfondateur en 1988 de l’asbl « Les Amis du Musée Rops », son fils, PhilippeEdgar Detry, a souhaité lui rendre un hommage en créant un Prix portant son nom, délivré tous les deux ans. Le Prix a pour but de soutenir des jeunes chercheurs, scientifiques, étudiants et restaurateurs se consacrant avec talent à la recherche sur Félicien Rops. Cette recherche peut être terminée, en cours ou au stade de projet, en langue française. Le Prix attribue tous les deux ans une somme de 500 € ainsi qu’une médaille à l’effigie de Jacques Detry, réalisée par Paul Huybrechts et gravée au nom du lauréat. Jacques-Emmanuel-Georges Detry (1924-2006), Namurois de souche, a été directeur général au service de la Coordination fiscale du Ministère des Finances, chef de cabinet de cinq ministres dont quatre des Finances et pro­ fesseur à l’École supérieure des Sciences Fiscales (ICHEC). Parallèlement à ses obligations professionnelles, il fut conféren­cier, collaborateur à l’édition de l’Almanach du Contribuable et auteur d’articles sur la fiscalité et les contributions directes, membre du Conseil supérieur des Finances, président du Conseil d’administration de l’Institut national de Crédit agricole, membre du Comité de coordination de la Fondation Roi Baudouin etc. À ces charges, se greffe celle de Président du Conseil d’administration de la Loterie Nationale, institution fondée en 1934 par son oncle René-François Detry (1881-1945). L’implication de Jacques Detry dans le fonction­nement de la Loterie Nationale est marquée notamment par la redistribution des subsides. Mais il a aussi le souci de développer des partenariats avec des projets namurois, au rang desquels le Musée Félicien Rops.

Bibliothèque du Musée Rops

Plusieurs membres de sa famille ayant adhéré au Club nautique de Sambre et Meuse créé par Félicien Rops, Jacques Detry porte un intérêt particulier au peintre. Aussi fonde-t-il en 1988 l’asbl « Les Amis du Musée Rops », dont il assure la présidence. Son implication dans la vie culturelle et sociale namuroise lui vaut, en 2005, l’attribution du Prix Blondeau par la Ville de Namur. Le règlement complet est disponible sur le site www.museerops.be ou envoyé sur demande : T. 081 77 67 55 - info@museerops.be. Date limite de remise des dossiers: 31 mars 2015

Jacques Detry

Félicien Rops, Rops gravant, eau forte, gravée par Taëlemans retouchée par Rops, 17,9 x 13,2 cm. Coll. Fédération Wallonie-Bruxelles, en dépot au Musée Rops, Namur.

31 Expositions


[derma] l'encre dans la peau Annoncée dans le précédent numéro d’Emmène-mois, la nouvelle exposition consacrée à l’art du tatouage et créée pour la décentralisation a été présentée du 15 octobre au 16 novembre derniers. Dès le vernissage, au vu du public nombreux et varié, on pouvait imaginer que cette thématique rencontrerait un large intérêt. À l’heure d’écrire ces quelques lignes, à mi-parcours, nous pouvons déjà confirmer un important succès de fréquentation : près d’une cinquantaine de classes auront participé aux visites commentées et ateliers, une action particulière visant les publics fragilisés aura rassemblé douze visites spécifiques, des classes auront découvert l’exposition en visite libre, n’ayant plus trouvé de place disponible dans les visites organisées. À cela s’ajoute l’intérêt du grand public et une fréquentation nombreuse en termes de visites individuelles. On peut sans conteste parler d’un succès public pour cette exposition qui, à la suite de Codes, logos, pictos and co (2012) et Street Art (2013), vise à croiser les rapports entre art et société. Il s’agit donc bien de mettre en avant des thématiques où des pratiques artistiques marginales ou émergentes qui se manifestent à l’individu dans son cadre de vie avant, parfois, de rejoindre les collections des musées ou les salles d’expositions. Il s’agit également d’interpeler tout un chacun vis-à-vis de ce qui lui est donné à voir dans sa vie au quotidien, et de s’interroger avant de se faire une opinion en meilleure connaissance de cause. Cette exposition nous conforte dans l’idée qu’il importe d’aller chercher le public et de l’accompagner devant les œuvres, de débattre devant ce qui est donné à voir afin de développer un sens critique et de sortir du jugement à l’emporte-pièce. Dans ce cas précis d’une exposition consacrée au tatouage, il s’agissait de se questionner sur une pratique ancienne, longtemps chargée d’a priori négatifs et actuellement en pleine expansion. Entre réprobation et mimétisme, entre copie et création, entre éphémère et définitif, [derma] aura permis de soulever de nombreuses questions.

© Ph. Luyten - SCPN

Informations : Arts plastiques en décentralisation (cf. p. 72 )

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© Jean-François Flamey / CCRN

PARCOURS ADOS AU MUSÉE ROPS Depuis plusieurs années, le Musée Félicien Rops souhaitait initier une médiation spécifique envers les adolescents. Contact a été pris, il y a plus d’un an, avec l’Établissement des Sœurs de Notre-Dame à Namur, et plus particulièrement, avec une classe de 5e secondaire en option Arts d’expression et leurs enseignantes, Cécile Mertens et Charlotte Raymond. Comment s’adresser à ce public parfois réputé allergique aux musées ? La réponse s’est vite imposée : en les laissant s’adresser directement aux jeunes de leur âge avec leurs mots et leurs références. Le résultat final ? Un parcours au sein des collections, disponible sur nos audioguides Ipod via une série de petits films qui dévoilent autant d’œuvres. Toute l’année scolaire 2013-2014 a été nécessaire pour mener à bien ce projet : visite du Musée à l’aveugle, recherches sur Rops, écriture des synopsis, tournage, montage, réalisation du générique… sans oublier la soirée de performance le 16 mai dernier au Musée dans le cadre de l’opération Les voisins sont des Indiens, menée par le Théâtre et le Centre culturel régional de Namur. Que vous soyez adolescents ou désireux de redécouvrir les œuvres de Rops sur un ton décalé et humoristique, laissez-vous guider par ces médiateurs percutants ! Les capsules vidéos de ce parcours ados sont téléchargeables gratuitement sur l’App Store et Google Play ou via ce QR code : Un projet mené avec le soutien du Service de l’Audiovisuel et des Classes de Patrimoine de la Province de Namur.

33 Expositions


© Christophe Hennuy

EXPOSITIONS EN DÉCENTRALISATION En plus des expositions présentées tout au long de l’année à la Maison de la Culture, le Secteur Arts plastiques en décentralisation a pour mission de créer et proposer des expositions qui sillonneront la province durant deux ans après avoir été présentées en primeur, chaque automne, dans le foyer de la Maison de la Culture. Les partenaires habituels sont les centres culturels, les bibliothèques et autres associations reconnues qui en feraient la demande. Ces expositions sont accompagnées de visites commentées et d’ateliers destinés essentiellement aux publics scolaires. Sont disponibles actuellement Street Art et [derma] l’encre dans la peau ainsi que des photos d’Olivier Cornil issues de sa mission photographique lors des Promenades photographiques du Condroz, édition 2013. Pour ce premier trimestre, le calendrier des décentralisations s’établit comme suit : Derma, Centre culturel de Ciney, du 10 au 24 janvier, renseignements : T. 083 21 65 65 Street Art, Centre culturel de Gembloux, du 11 au 22 février, renseignements : T. 08161 38 38 Street Art, Centre culturel de Couvin, du 28 février au 14 mars, renseignements : T. 060 34 59 56

Informations : Arts plastiques en décentralisation (cf. p. 72 )

34 Expositions


FORMATIONS La participation de jeunes L’animation de groupes Communication en ligne La comptabilité pour le secteur associatif Intervision : analyse partagée Évaluation, auto-évaluation La Fabrique de petites formes 35


DES OUTILS POUR L’ACTION CULTURELLE LA PARTICIPATION DES JEUNES Les jeudis 15, 22 janvier et 12 février / Namur Comment favoriser la participation des jeunes au niveau des projets mais aussi dans la vie de l’association créée « pour par et avec » eux ? Comment impliquer les jeunes dans les structures de consultation et de décision ? La participation englobe des initiatives individuelles et collectives des jeunes, les dispositifs participatifs au sein de l’association, voire au-delà. Ce module de formation permettra aux participants de s'approprier des méthodologies favorisant la participation de leur public à la conception, la réalisation, la gestion et l'évaluation des actions.  La formation propose une réflexion autour du concept de la participation (ses différentes formes, ses limites, ses lieux, ses enjeux et ses différents niveaux), la découverte d'expériences pratiques de trajets de participation de jeunes au sein d'associations, un travail d’identification des éléments qui favorisent et freinent la participation active et l'engagement des jeunes et enfin, des méthodes permettant leur implication tout au long des projets sur le court, moyen et long terme. Formatrice : Nancy Brijs (FMJ), psychopédagogue (Sciences de l’Éducation), agrégée en Sciences humaines et psychopédagogiques, institutrice primaire, formatrice d’adultes à la Fédération des Maisons de Jeunes depuis 2000 L’ANIMATION DE GROUPES Les jeudis 5, 12, 19 et 26 mars et 23 et 30 avril / Namur Tout(e) animateur(trice) doit pouvoir analyser ce qui se passe dans et entre les groupes et gérer les dynamiques qui s’y développent, pour en concevoir adéquatement l’animation. Il (elle) doit prendre conscience de son propre style d’animation et l’adapter aux caractéristiques de chaque groupe. Ce module permettra aux participants d’appréhender le concept de groupe et de comprendre les principaux phénomènes qui peuvent y émerger, d’utiliser différentes pratiques d’animation selon le groupe, d’aider celui-ci à trouver les supports méthodologiques, pédagogiques et stratégiques en vue d’actions collectives. Questions abordées : qu’est-ce qu’un groupe, quelles sont les différentes phases de développement de la vie d’un groupe, quels sont les différents phénomènes de groupe, quelles sont les techniques d’animation de groupe, comment faciliter la communication et l’expression des membres du groupe ? Formatrice : Nancy Brijs (FMJ), psychopédagogue (Sciences de l’Éducation), agrégée en Sciences humaines et psychopédagogiques, institutrice primaire, formatrice d’adultes à la Fédération des Maisons de Jeunes depuis 2000

36 Formations


FORMATION À LA COMMUNICATION EN LIGNE Les lundis 23 et 30 mars et le mardi 24 mars / Namur Blogs, sites web, réseaux sociaux, photo, vidéo… autant d’outils à disposition des associations pour leur permettre de développer leurs activités et de toucher divers publics. Un accent particulier sera mis sur l’utilisation de smartphones et d’appareils photographiques dans la création de contenu multimédia. Comment avoir une action intégrée dans sa communication en ligne ? Comment les mettre en place et les maîtriser techniquement ? Comment optimiser le matériel déjà à votre disposition (caméra, smartphone, appareil photo) ? Formateur : Rino Noviello, réalisateur et photographe freelance, webmaster, animateur et formateur pour divers organismes en Wallonie et à Bruxelles, fondateur de l’Agence Picturimage LA COMPTABILITÉ POUR LE SECTEUR ASSOCIATIF Les mardis 17, 24 et 31 mars, 21 et 28 avril / Namur L’objectif de cette formation est de permettre aux responsables d’association et/ou aux responsables administratifs dans les équipes d’asbl de comprendre ce qui doit être mis en œuvre au niveau comptable et fiscal dans leur association, comprendre le vocabulaire comptable afin de pouvoir discuter avec leur comptable, connaître la législation comptable des asbl, pouvoir réaliser un budget et utiliser la comptabilité de l’association pour faire de la gestion prévisionnel. Formateurs : Florence Darville, responsable administrative et financière au CESEP et Eric Vermeersch, directeur adjoint au CESEP, spécialisé en législation et droit comptable des asbl. Tous les deux formateurs d’adultes

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INTERVISION :

CONSTRUIRE UNE ANALYSE PARTAGÉE SUR SON TERRITOIRE, ÉCHANGES DE PRATIQUES Les changements demandés aujourd'hui aux Centres culturels sont de tailles. Ils répondent aux mutations sociales, culturelles et aux besoins d'accompagner celles-ci. Au-delà des changements institutionnels, les pratiques professionnelles doivent également évoluer. Les prochains contrats-programmes élaborés par les centres culturels doivent désormais être construits sur base d'une analyse partagée. Celle-ci a pour objectif de faire émerger, au moyen d’un processus participatif mené auprès de la population et des publics, les enjeux prioritaires de société sur un territoire. Sur base de la détermination de ces enjeux, les centres définissent leurs actions et redessinent leurs dynamiques partenariales. Durant trois journées de février à juin (premier jour : 20 février, lieux et autres dates à définir avec le groupe) Dans sa conception, « l'Intervision » est un espace de réflexion et d'échanges de pratiques entre pairs et permet d'affiner, d'évaluer les intentions, les mises en pratique, les alternatives et stratégies. De répondre aux questions suivantes  : comment mobiliser des intervenants, comment valider, déterminer et formuler des interrogations territoriales, quels processus créatifs permettraient de faire émerger les vécus et aspirations des gens vivant sur le territoire? Durant ces trois journées, parmi les expériences partagées, une rencontre avec Catherine Jourdan, artiste documentaire et psychologue, sera programmée. Cette dernière dresse, avec des habitants et son équipe, la carte subjective d’un territoire. L’objectif de sa démarche : réfléchir sur la ville, travailler l’image que les habitants s’en font, l’image de la ville fictionnelle, ressentie, la ville du quotidien. Mais qu’est-ce une carte subjective ? Une carte faite de bons moments. Une carte pointant des odeurs d’usine, de barbe à papa et d’égout. Une carte voyageant au son des ragots, on-dit et autres chuchotements. Une carte aux reflets d’enfants jouant dans les jets d’eau. Une carte avec des zones d’amour, des zones qui se vident, des zones qui lient le passé et le futur… À l’origine du concept : Catherine Jourdan, philosophe, artiste et psychologue française, et deux designers, qui depuis 2007, créent avec des habitants, une carte subjective de leur territoire et de la vie collective en partant de leurs ressentis, représentations et rêves. Singulière et sensible, la carte repose sur des anecdotes, des croyances, des idées, des histoires, des événements… Mêlant agréablement vécu et imaginaire, audace et intimité, elle respire la tendresse, la nostalgie, la fierté, l’espoir, le désir, la manière… de vivre ensemble un territoire. « Nous sommes amenés à travailler avec des mairies, musées, centres culturels, associations d’éducation permanente, écoles, maisons de quartier… », explique Catherine Jourdan. « Concrètement, nous réunissons un groupe de quinze habitants au maximum. L’animateur de l’association porteuse du projet participe au même titre que les autres. Le groupe est ouvert à tous les habitants, même ceux arrivés récemment dans la ville. Durant les ateliers, nous essayons que les gens s’expriment, (se) racontent, expliquent, travaillent avec le point de vue des autres. Un designer aide le groupe au niveau graphique et informatique. La carte se réalise progressivement au gré des pensées, des traces, des dessins et des écrits mouvants des participants. Au terme de la création, la carte est affichée dans les rues et les lieux de communication de la ville. La carte subjective donne à la population une vision d’en-bas de leur territoire et non une vision d’en-haut, comme le font les autres cartographies, objets de maîtrise et de contrôle. Il y a un effet étrange de familiarité. Elle donne l’impression aux habitants qu’ils vivent les uns à côté des autres, qu’ils peuvent se rapprocher. Elle est en quelque sorte la promesse qu’ils vont pouvoir s’accorder. Notre but n’est pas d’agir sur les institutions, les politiques. Nous sommes des artistes. Il arrive cependant que des débats sur la mobilité ou l’environnement, par exemple, soient menés par la ville suite à une carte subjective. » Pré-requis : avoir suivi la formation « Piloter un centre culturel aujourd'hui » proposée par la Fédération Wallonie Bruxelles (Cesep asbl – Pac asbl) ou avoir bénéficié d'un transfert méthodologique de l'analyse partagée par un collègue/pair : posséder donc les repères de base. Participants : 15 à 20 personnes maximum. (Idéalement, il est préconisé que plusieurs, voire tous les membres des équipes des centres culturels soient présents). Impératif : présence continue !   Formatrices : Michèle Dhem, formatrice d’adultes en gestion de groupes, gestion de réunions, évaluation et gestion de projets et Majo Hansotte, formatrice, chercheuse et intervenante dans le champ de l’éducation permanente, auteure du dossier mauve et co-auteure du dossier vert avec Christian Boucq

38 Géographie subjective / Projet de Catherine Jourdan

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ÉVALUATION, AUTO-ÉVALUATION D’UN CONTRATPROGRAMME, DE PLANS DE DÉVELOPPEMENT… Les jeudis 2 et 23 avril, 7 et 21 mai, 18 juin / Namur Depuis plusieurs années, les décrets régissant l’action culturelle et socio-culturelle ont intégré l’exigence de la mise en œuvre d’une auto-évaluation continue des plans d’action sur le moyen et le long terme. Au-delà des évaluations d’actions réalisées au quotidien dans les organisations concernées (centres culturels, bibliothèques, éducation permanente, maisons de jeunes…) il s’agit donc de construire une stratégie d’évaluation sur la durée du contrat-programme qui permette, au final, de donner à voir les réels changements mis en œuvre dans les pratiques professionnelles, l’évolution de l’action culturelle sur le territoire, et son impact sur les usagers. Actuellement, ce concept d’évaluation stratégique reste encore assez flou pour les responsables. Les outils d’évaluation utilisés jusqu’ici sont par ailleurs essentiellement quantitatifs et peu d’organisations savent comment envisager de manière plus globale, une évaluation qualitative de leurs activités. Ce travail sera ancré dans les réalités institutionnelles des organisations concernées et nourri par des références théoriques et méthodolo­giques principalement issues de la recherche en sciences sociales et dans le souci d’une dynamique de confrontation avec la réalité professionnelle Formatrice : Cécile Paul, sociologue, formatrice de cadres culturels au CESEP et pour la Fédération Wallonie-Bruxelles. Public cible : directeurs, coordinateurs d’équipes et/ou responsables de projets chargés de la mise en œuvre de processus d’évaluation dans leur organisation.

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FORMATION EN THÉÂTRE LA FABRIQUE DE PETITES FORMES Conception, réalisation et direction de courts projets dramatiques Les samedi 21 et dimanche 22 février (congés de carnaval) de 9h30 à 17h00 Une petite forme est un projet dramatique court de cinq minutes. Un spectacle de petites formes se compose de plusieurs de ces petites formes sur un même thème et représente une alternative aux projets de « grands » spectacles. Ce stage donnera aux participants les repères pratiques nécessaires pour mettre en œuvre un projet de petites formes théâtrales dans le cadre de l’animation d’un atelier-théâtre. Il permettra également aux participants de s’investir en tant que joueurs dans de courtes formes théâtrales. Le programme du stage abordera : - la recherche des points de repère nécessaires pour faire fonctionner un groupe dans une dynamique collective ; - la recherche des points de repère pour autonomiser les joueurs et les faire progresser dans leur jeu (théâtre-image, point fixe, rituels, personnages, chœur etc.) ; - les mises en jeu de différents textes courts sur un même thème. Formateur : Bernard Grosjean (France), comédien, metteur en scène, auteur et chef de troupe. Il est directeur de la Cie Entrées de jeu à Paris, professionnel associé à l’Institut d’Études Théâtrales de Paris III, formateur théâtre-éducation au Pôle National de Ressources d’Angers. Il a écrit de nombreux articles et les ouvrages : Coups de théâtre en classe entière (avec C. Dulibine, Scérén-CRDP de Créteil, 2005) et Dramaturgies de l'atelier-théâtre (Lansman/ Promotion Théâtre, 2009). Inscription : 46 €

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LECTURE

Un Bdbus à tiroir ! Décentralisations de la bibliothèque Jeunesse Périodiques du Centre de documentation en arts

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UN BDBUS À TIROIR ! L’actuel véhicule n’avait pas été conçu pour un usage de BDbus et montrait des signes de fatigue que l’on pardonne à dix-huit ans d’âge. La Province de Namur a décidé de le remplacer, sur ses deniers, aucun subside ne lui étant consenti. Un budget de plus de trois cent mille euros a été débloqué et la société Body Concept de Ghlin a remporté le marché. Les trois objectifs du « projet BDbus » restent identiques à ceux développés en 2010 lors de son lancement. Toucher un public souvent absent des bibliothèques, en particulier les jeunes en dehors du « tout scolaire » qui gonfle artificiellement les statistiques et n’assure pas, selon les analyses, le maintien du contact avec la lecture au-delà de la scolarité. Emboîter le pas à un mouvement d’intérêt massif et offrir des produits émergents sans tomber dans le phénomène de mode hors discernement ; le BDbus offre donc aussi des mangas de qualité et des revues de critique sur les BD. Enfin, proposer aux lecteurs des bibliothèques partenaires un fonds diversifié et régulièrement mis à jour grâce à un meilleur roulement : un passage mensuel plutôt qu’un dépôt de BD à la Bibliothèque locale pour quatre à six mois. Les usagers du BDbus sont incités à « faire le saut » vers les bibliothèques locales et y découvrir d’autres ressources. C’est la raison pour laquelle, dans toutes les Communes disposant d’une bibliothèque sédentaire, le BDbus s’arrête devant sa porte pendant ses heures d’ouverture. Complémentarité et non concurrence, les bibliothécaires locaux l’ont bien compris ! Le nouveau BDbus est un camion comprenant un châssis-cabine et une caisse et – suprême astuce pour le gain de place tant souhaité par les lecteurs –, cette caisse se déplie latéralement en tiroir grâce à un système hydraulique. Un PC de consultation est destiné aux lecteurs qui font une recherche, par exemple sur le Catalogue collectif namurois. Des grilles amovibles peuvent transformer momentanément et partiellement le BDbus en mini-lieu d’exposition. Une petite banquette et des poufs permettent à quelques lecteurs de s’asseoir ou à des enfants d’écouter une histoire. Le décor extérieur du BDbus comporte une partie permanente tandis qu’entre les fenêtres du flanc gauche, un espace blanc permet d’apposer des décors autocollants liés aux animations en cours. Rien ne change dans l’organisation des tournées : comme le bibliobus, le BDbus dessert les Communes signataires d’une convention avec la Province de Namur. Aux lecteurs de plus de dix-huit ans, il en coûte huit euros par an en tout et pour tout ; la gratuité est appliquée aux jeunes. En plus des tournées mensuelles, l’équipe du BDbus organise, en partenariat avec les bibliothèques locales, des animations variées : concours de dessin ou de déguisement, chasses au trésor, dédicaces, soirées mode manga etc. Bonne route au nouveau BDbus blanc, vert et fuschia ! Nul doute qu’il sera repéré sur les routes de notre belle province !

Informations : Bibliothèque itinérante (cf. p. 72 )

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LES NOUVELLES DÉCENTRALISATIONS DE LA BIBLIOTHÈQUE PRINCIPALE – SECTION JEUNESSE À partir de janvier, sous réserve d'acceptation du Collège provincial, la Bibliothèque principale – Section jeunesse propose aux bibliothèques locales réparties sur tout le territoire de la Province de Namur d’accueillir en leur lieu, les activités qu’elles choisissent en fonction des publics jeunesse qu’elles souhaitent toucher. 14-18 en BD numérique aussi ! (Ados dès 13 ans) La BD numérique reste de mise mais sera associée aux commémorations 14-18. Il sera proposé aux participants de réaliser un « strip » de trois ou quatre cases illustrant une scène de la guerre 14-18. Ce sera également l’occasion pour ceux-ci de puiser leur sujet dans une sélection de livres sur le thème, qui sera mise à leur disposition lors de l’atelier. Cette association BD numérique – « 14-18 » est née d’un partenariat entre la Bibliothèque principale et le Centre culturel d’Hastière en 2014. Kamishibaï et Cie (de 4 à 12 ans) Ou comment faire découvrir une histoire, un conte, un documentaire non pas, face au livre mais dans un petit théâtre de bois où l’histoire se répand grâce à de grandes planches illustrées. Quelquefois, l’un ou l’autre « intrus » s’invitera pour dynamiser davantage la séance : album animé, livre d’artiste et compagnie ! Une couverture pour Célestine aussi ! (de 5 à 8 ans) Ernest et Célestine reviennent en 2015 avec Le Patchwork, un titre peut-être moins connu de Gabrielle Vincent. Une histoire pleine de tendresse et d’émotions racontée grâce à la technique du kamishibaï . Les conteuses se glissent ensuite sous un grand patchwork confectionné de mouchoirs de poche. Chacun de ceux-ci évoque tantôt une histoire, tantôt une chanson ou bien encore une comptine ou une devinette que les animatrices racontent à tour de rôle. Enfin, chaque enfant confectionnera son patchwork en collant une multitude de petits bouts de tissu sur une feuille de papier. Cette animation fait suite au partenariat né en 2014 entre la Bibliothèque principale et le Centre culturel régional de Dinant dans le cadre de l’exposition Monique Martin-Gabrielle Vincent – Eclats de vie, Magie de l’Instant. La valise à surprises (de 0 à 3 ans) Dans ma valise, il y a des doudous, des marionnettes, des marottes, une boîte à musique, des livres… Les histoires qui naissent de ces objets invitent les tout-petits à voyager en éveillant leurs sens et leur imagination. Tour à tour, ils touchent, écoutent, regardent et découvrent l’univers magique et varié du livre. La séance est constituée d’une série de trois à cinq contes en fonction de leur longueur et de l’âge des enfants. Ceux-ci s’articulent autour d’un thème à chaque fois différent. Des histoires tendres, si proches de l’univers des tout-petits ! Un moment bien à eux !

© Cécile De Munter

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À l’ombre des contes (dès 4 ans et jusqu’à 8 ans) Une voyageuse chargée de valises fait irruption sur la scène. Mais ses valises sont trop lourdes : il faut les vider pour continuer le voyage. Chacune d’elles renferme un trésor : un objet qui servira de porte d’entrée vers un conte. Une à une, les valises s’ouvrent, et les ombres surgissent  ! Elles sont partout. Elles se glissent, dansent, jouent, elles rient, elles pleurent… elles racontent. Contes à l’envers ou à l’endroit (de 3 à 14 ans) Contes à l’envers ou à l’endroit, randonnées et autres ritournelles tout le plaisir de retrouver la magie des histoires d’antan ou la surprise des textes d’aujourd’hui. Un mélange d’histoires issues de la tradition orale, d’albums pour la jeunesse, de kamishibaï sur des thèmes variés pour le plaisir des petites et grandes oreilles, un retour aux sources, à consommer sans modération en toute saison ! Mais oui, mais oui… Les contes sont de retour en bibliothèque ! Atelier d’écriture et de composition de chanson (pour les 9-12 ans) En 2014, les ados ont eu l’occasion de découvrir André Borbé lors d’une rencontre autour de ses 2 romans 6000 nuits et Le Secret des brumes, cette année, une belle occasion est donnée aux plus jeunes lecteurs de s’essayer à l’écriture et à la chanson afin de s’initier lors d’un atelier, en 5 demi-journées au métier de parolier, compositeur, chanteur et interprète ! Pezzettino ou … Je suis qui moi ? Leo Leonni est auteur et illustrateur. Ses albums sont universels, ils parlent à tous quel que soit l’âge. Ses histoires malicieuses sont toutes simples, faites de peu de choses… De papiers collés… De façon si subtile et raffinée ! Elles touchent le cœur car elles parlent de l’essentiel. Un auteur à (re)découvrir encore et encore pour le plaisir de tous… Un incontournable ! Une balade dans des quêtes d’identité à travers une sélection d’histoires de Leo Leonni, dont Pezzettino. Ensuite, à partir de collages de papiers déchiquetés, chaque enfant créera son personnage afin de prolonger la magie de l’univers de Leo Leonni. Raoul, petite forme du théâtre des Zygomars (dès 5 ans) « Cela fait bien longtemps qu'elles ont quitté les bancs de l'école, mais une étrange coïncidence amène deux jeunes comédiennes à hériter d'un vieux meuble étonnant, qui a fait les plus belles heures de leurs années passées dans la classe de Madame Martine. Fait de tiroirs innombrables, de poignées de tous formats, de petites ouvertures et de cavités mystérieuses, ce meuble à nul autre pareil est rempli d'histoires. Celles-ci sont petites et grandes, drôles et touchantes, et parfois même les deux ensemble ! Les comédiennes ont choisi leurs deux histoires préférées et nous les racontent, dévoilant les trésors de ce vieux meuble, pour le plaisir de chacun. » Deux histoires de l'auteur Vincent Zabus

Informations : Bibliothèque principale – Section jeunesse (cf. p. 72 )

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À VOTRE DISPOSITION AU CENTRE DE DOCUMENTATION EN ARTS DE LA MAISON DE LA CULTURE Pour bien commencer l’année, l’équipe du Centre de documentation en Arts vous propose un récapitulatif des périodiques qu’elle met à votre disposition en 2015 et ce, dans les différents domaines artistiques. Arts et culture en général Agenda du Service de la Culture de la Province de Namur : Emmène-mois Annales de la Société archéologique de Namur Archéologia Art press Le Courrier du musée et de ses amis Dossiers d’archéologie Études : Revue de culture contemporaine Les Inrockuptibles L’Invitation au musée Journal des musées M : Le magazine du Monde Mouvement La Revue générale Septentrion Télérama Transfuge La Vie des musées Vingt-et-un : XXI WAW : Wallonie magazine Arts plastiques et Architecture A + architecture  Archistorm : architecture + design + art L’Architecture d’aujourd’hui L’Art même L’Avis des bulles Beaux Arts magazine Collect Arts Antiques Auctions Connaissance des Arts Dada Décors Espace-vie : La Revue de la Maison de l’urbanisme Flux News Graffiti art : le magazine de l’art contemporain urbain Hey ! : Modern art & pop culture Images magazine L’Immanquable : La BD en avant-première Le Journal des Arts Novum L’Oeil

Cinéma : Animeland L’Avant-scène Cinéma Cahiers du cinéma Cinémag fantastique Positif Studio Ciné Live Littérature : Les Actes de Lecture Books Les Cahiers wallons Le Carnet et les Instants Francophonie vivante La Grande oreille Indications Le Journal des poètes Karoo Lectures Lire Le Magazine littéraire Le Matricule des anges La Nouvelle Revue Française La Nouvelle quinzaine littéraire Virgule Musique et danse : Classica Diapason FrancoFans Jazz magazine : Jazz Man Jazz News Nouvelles de danse Patrimoine : Cahiers de Sambre et Meuse : Le Guetteur wallon La Lettre du patrimoine Les Nouvelles du patrimoine Théâtre : Alternatives théâtrales L’Avant-scène Théâtre Jeu L’année en cours est disponible au centre de documentation. Si vous souhaitez consulter des fascicules plus anciens, il vous suffit de les demander au bibliothécaire, qui se fera un plaisir d’aller vous les chercher en réserve. Bonne lecture !

Informations : Centre de documentation en Arts (cf. p. 72 )

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MUSIQUE Panama goes to MCN Thomas Waelbroeck Djangofollies Namur Chamber Orchestra Pedro Cordoba Festival International IMAGINE Raf D.Backer Trio / Toine Thys Trio Camélia Jordana Quatuor Coryfeyre Michaël Jones Young Guts Festival 47


PANAMA GOES TO MCN : BRNS ET FÙGÙ MANGO

I Le 10 janvier, à 20h30 I Namur I Maison de la Culture

Panama Goes To MCN est la réunion de forces vives namuroises ayant pour but et passion de promotionner les artistes émergents. Pour cette édition, en ouverture de la soirée : FùGù MANGO. Récente révélation des Nuits Botanique, ce quatuor qui réunit les frères Lontie, membres fondateurs de Bikinians, nous propose une pop-soul intensément teintée de percussions qui fait également la part belle aux riffs de guitare. Parfois épicées façon afro, leurs compositions portées par la voix et les arrangements vocaux oscillent entre mélodies planantes et ambiances flirtant avec la transe. À découvrir sur scène ! La tête d’affiche de la soirée sera la sensation de cette fin 2014 : BRNS (prononcer « Brains »). Le groupe, qui n’a eu de cesse de jouer sur scène et de se forger une identité forte ces dernières années, explose littéralement en Belgique comme à l’étranger. Leur album Patine confirme leur volonté d’explorer et d’initier des ponts entre indie et pop. BRNS n’hésite pas à bouleverser les codes en vigueur, pour notre plus grand plaisir. Tarif unique : 10 €

Informations : Musique (cf. p. 72 )

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NAMusiq'

THOMAS WAELBROECK

I Le 15 janvier, à 12h30 I Namur I Maison de la Culture À l’occasion de ce NAMusiq’, nous avons le plaisir d’accueillir le pianiste Thomas Waelbroeck qualifié de « musicien de grande envergure » par le musicologue Jean-Marc Onkelinx et qui a obtenu la plus grande distinction au Conservatoire Royal de Liège dans la classe du pianiste et chef d’orchestre namurois, Étienne Rappe. Nous l’avons rencontré. Parlez-moi des grandes étapes de votre parcours J’ai débuté à l’Académie de Musique d’Auderghem où j’avais des cours avec un pianiste français, Pierre Thomas qui m’a donné le goût de la musique et m’a fait rencontrer Étienne Rappe. J’ai déjà suivi deux années préliminaires avec celui-ci avant d’entrer au Conservatoire Royal de Liège. Cela fait huit ans que nous travaillons ensemble et il m’a vraiment donné beaucoup d’opportunités. Actuellement, je suis en Erasmus à Cologne, avec Pierre-Laurent Aimard, un professeur que j’apprécie beaucoup, puis je reviendrai, le second semestre, terminer mes études à Liège. Vous vous êtes aussi perfectionné en Russie. Effectivement, je suis allé en Russie, encore une fois grâce à Étienne Rappe qui a contacté un professeur de la Gnessin Moscow Specialize School of Music, l’une des plus réputées à Moscou. Je suis resté là-bas pendant un mois au cours duquel j’ai eu très régulièrement des cours avec Natalia Zdobnova. J’y ai été confronté à des exigences très élevées mais j’ai beaucoup appris. Cela a-t-il influencé le programme de ce NAMusiq’ ? Oui, j’ai programmé des œuvres russes de Prokofiev et Rachmaninov Je jouerai d’abord six des dix préludes de l’opus 23 de Rachmaninov. Ce sont de très belles petites pièces qui ont chacune leur caractère. Puis, j’enchaînerai avec la 7ème sonate de Prokofiev, l’une des trois sonates de guerre qu’il a écrites simultanément pendant la Deuxième Guerre mondiale. La 7ème est effectivement empreinte d’une humeur assez sombre, avec aussi beaucoup de passages très touchants et elle présente une belle musicalité, une finale brillante. Parlez-nous de l’un de vos projets, parmi d’autres. Récemment, j’ai interprété une sonate très peu jouée de J.P. Hartmann qui était pourtant l’un des grands compositeurs danois de l’époque romantique. On a beaucoup dit de lui que seuls les Danois pouvaient le comprendre car il faisait partie d’une génération qui recherchait des accents typiques de mélodies originaires de leur pays. Moi, je trouve cette sonate très intéressante. On m’a demandé de la jouer à Copenhague, lors d’un concert donné à l’occasion de la parution du catalogue des œuvres de ce compositeur. Tarif : 5 € (gratuit jusqu’à l’âge de douze ans) - Abonnement huit concerts : 30 € Réservation : Office du Tourisme de Namur – Halle al’Chair, rue du Pont – T. 081 24 64 48

Informations : Musique (cf. p. 72 )

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Musique


DJANGOFOLLIES / GUITAR FAMILY CONNECTION

I Le 24 janvier, à 20h30 I Namur I Maison de la Culture

Depuis vingt et un ans, le jazz fait des folies à Bruxelles, en Wallonie et en Flandres. Cette année encore, le festival promet de beaux moments, offerts à la fois par des têtes d’affiche et des jeunes talents. Vingt-sept lieux proposent une programmation extrêmement ouverte, reflet de l’influence toujours bien réelle de Django Reinhardt et d’autres genres variant selon les formations musicales. Flamenco, musette, gypsy jazz, musique classique, soul, jazz contemporain, musique folklorique… pimentent çà et là les compositions des artistes venant de Belgique, France, Pays-Bas, Roumanie, Finlande et USA. À Namur, la formation Guitar Family Connection s’inscrit dans ce mouvement des musiques métissées. Le Français Romane Manetti, dominant ses cordes au rythme du jazz et du swing manouche, est entouré de ses deux fils, guitaristes également. Richard, 27 ans, apporte des nuances latino, swing et fusion, tandis que Pierre, 20 ans, touche au be bop et au jazz expérimental. Chacun y va de sa personnalité et de sa technique. En 2013, les trois Manetti ont sorti un album illustrant leur complicité et leur complémentarité. Les morceaux standards ou originaux montrent des arrangements de grande qualité. La prestation scénique des musiciens est au diapason de leur album, révélant une performance d’orchestre et non celle de trois instrumentistes. Guitar Family Connection fait vibrer le jazz en mode léger, fluide et dense. Une réussite. Tarifs : 15 € - moins de 26 ans et seniors : 10 €

Informations : Musique (cf. p. 72 )

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NAMusiq'

NAMUR CHAMBER ORCHESTRA

I Le 12 février, à 12h30 I Namur I Foyer du Théâtre Royal L’un des onze musiciens du Namur Chamber Orchestra, le violoncelliste Matthieu Widart, également lauréat du Fonds Thirionet, nous présente l’orchestre. Quand et comment est né le Namur Chamber Orchestra ? Il a été créé il y a deux ans et demi. Le Namur Chamber Orchestra se compose de musiciens qui habitent à Namur ou qui se connaissaient avant par le biais de la musique. Ainsi, plusieurs de ses membres sont albanais et jouaient déjà ensemble avant. C’est Stéphanie Salmin qui est à l’origine de l’orchestre et s’en occupe encore actuellement. A-t-il un répertoire de prédilection ? Nous sommes assez éclectiques, avec pas mal de répertoires. C’est essentiellement de la musique classique mais dans des styles baroque, classique, romantique et même contemporain. Ainsi, nous avons joué une pièce de Jean-Luc Balthazar pour saxophone et orchestre à cordes. Nous travaillons aussi avec un récitant, Emmanuel De Candido. Le conte musical écrit par Pierre Solot tourne assez bien. C’est un beau projet qui raconte la vie de musiciens qui quittent leur pays et doivent trouver du travail, des papiers. C’est un peu inspiré de l’histoire qu’ont vécue des Albanais du groupe. Le répertoire se compose d’un peu de musique de l’Est, de la musique tzigane, du Bartok, du Suk… Quels sont les autres projets de l’orchestre en 2015 ? Nous allons jouer en janvier le concert de Nouvel-An ici à Namur, à la Brasserie François et le même à Carqueiranne, dans le Sud de la France. Ce sont des pièces pas très connues, il y en a une très intéressante d'un certain Karlowicz. Pour ma part, je vais jouer une pièce en soliste, un divertimento de Hayndn. Vous êtes aussi un lauréat du Fonds Thirionet. En 2000, vous aviez présenté un projet de perfectionnement avec le Quatuor Kaos. Ce quatuor a existé quelques années mais il a disparu. Maintenant, j'ai d'autres projets, notamment avec l’Ensemble Fragments dont je suis un des membres fondateurs et qui n'est pas un quatuor à proprement parler puisque c'est un ensemble à géométrie variable. Je suis professeur à l'Académie de Forest et aussi professeur de méthodologie au Conservatoire Royal de Bruxelles. Le reste du temps, ce sont surtout des concerts avec l’Ensemble Fragments, le Namur Chamber Orchestra ou bien d’autres ensembles, comme celui de Bruxelles. C’est très varié. En plus de ma formation classique d’instrumentiste au Conservatoire Royal de Bruxelles, j’en ai aussi une en eutonie. Cette méthode de conscience corporelle qui cherche à travailler sur l’équilibre des tensions, m’apporte beaucoup dans le jeu.

Informations : Musique (cf. p. 72 )

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PEDRO CORDOBA I Le 14 février, à 20h30 I Namur I Maison de la Culture Danseur particulièrement expressif, Pedro Cordoba affiche un style, une force, une maîtrise technique. Rencontre avec cet artiste qui fait vivre intensément les élans terriens et aériens du flamenco. Vous vous êtes formé auprès de plusieurs artistes de renommée, avez enchaîné des prestations scéniques avec différents chanteurs et guitaristes, collaboré avec plusieurs compagnies. Quelle expérience retirez-vous de ce parcours ? J’ai eu la grande chance de travailler avec de grands artistes. De chacun, au-delà de l’expérience, me sont restés lors de ces apprentissages, la connaissance de méthodes de travail et surtout le plaisir d’avoir partagé des moments uniques qui, inconsciemment, se remarquent lorsque je dois à mon tour exprimer quelque chose de personnel. Pourquoi avez-vous fait le choix à un moment donné de créer votre propre compagnie ? L’opportunité de créer ma compagnie fut un moment très agréable par le fait qu’il s’agissait d’une création personnelle totale ; il ne s’agissait pas uniquement de danser. Dans ce type d’expérience, on peut exprimer tout ce que l’on est, ce que l’on sent et ce que l’on a acquis mais surtout, on a la possibilité de le réaliser à sa façon.   Le flamenco actuel montre des facettes différentes. Certains artistes choisissent la voie traditionnelle, d’autres optent pour un flamenco contemporain, aux touches de modernisme plus ou moins importantes. Vous avez créé un cuadro traditionnel. Qu’est-ce qui le caractérise, fait sa singularité ? Pourquoi avoir choisi un guitariste et deux chanteurs et non l’inverse, comme c’est courant ? Personnellement, j’aime le flamenco traditionnel mais l’actuel flamenco traditionnel. Je ne danse pas comme on le faisait il y a 30 ans. Je pense que dans les actions que l’on fait, on se doit d’être actuel, on se doit de ne pas « fusionner », on ne doit pas dénaturer ce que l’on fait. Je respecte profondément ceux qui font autrement avec qualité mais, en ce qui me concerne, j’aime danser le flamenco d’aujourd’hui. À propos de la structure artistique du spectacle, je suis accompagné d’un seul guitariste et de deux chanteurs, surtout pour avoir une bonne base rythmique avec le frappement des mains (las palmas). Comme j’aime jouer avec le rythme, celui dicté par ces percussions particulières est très important. D’autre part, comme le guitariste qui m’accompagne est un excellent musicien, je peux danser le flamenco parfaitement. Tarifs : 20 € - moins de 26 ans et seniors : 15 € Informations : Musique (cf. p. 72 )

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FESTIVAL INTERNATIONAL IMAGINE / PRÉSÉLECTION RÉGIONALE

I Le 15 février, à 14h00 I Namur I Maison de la Culture

La cinquième édition du Festival International Imagine résonne à la fois en Europe, en Afrique et en Amérique du Sud. Cette compétition, ouvrant la scène à plus de onze mille musiciens de 12 à 20 ans, trouvera son apothéose, en juin au Botanique à Bruxelles, à l’occasion de la finale internationale. Un des chemins pour y parvenir passe par la Maison de la Culture de Namur qui accueille les jeunes présélectionnés en vue d’accéder à la seconde étape, la finale francophone. Théo Eloy, 19 ans et du talent, connaît bien le concours. Originaire d’Anhée, il en pince pour la guitare depuis l’enfance. Ses attirances l’ont amené à s’exprimer à travers la musique manouche et la chanson française. Passionné, le jeune artiste ne se limite pas à son instrument. Il chante, compose et écrit également ses textes. Il a participé à Imagine en duo avec la chanteuse Margaux Ladrière sous le nom Whispers et, ensuite, en solo. Il parle de la compétition avec plaisir : « Imagine rassemble des jeunes ayant des styles et des univers musicaux très différents. Selon les étapes du concours, nous assistons aux prestations scéniques des participants, nous avons des contacts entre nous, avec les gagnants d’autres pays, dans les coulisses mais aussi lors d’ateliers et de jeux musicaux. Le concours nous permet de jouer devant un public dans des conditions professionnelles. Ça m’a plu de jouer dans de belles salles comme Flagey, le Botanique, la Maison de la Culture. Il faut cependant garder à l’esprit qu’on est dans un concours. On ne se produit pas en concert ! Selon moi, il faut être original, ne pas avoir peur de la technique et établir un bon rapport avec le public. Il me semble plus intéressant de proposer des compositions que des reprises qui demandent d’assurer vraiment. Chaque style a ses qualités, néanmoins, se produire en groupe me paraît plus porteur qu’en soliste. Dans le cadre d’Imagine, tous les participants gagnent quelque chose : une tournée de quelques jours à l’étranger, un enregistrement en studio, une captation vidéo, une session acoustique, un coaching musical, un chèque pour l’achat de matériel musical, une prestation scénique… » Le festival Imagine est un beau tremplin pour ces jeunes inspirés, ces explorateurs modernes et audacieux qui creusent les sillons de demain. Entrée gratuite

Informations : Musique (cf. p. 72 )

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RAF D. BACKER TRIO / TOINE THYS TRIO DOUBLE CONCERT COPRODUIT AVEC JAZZ9 ET AVEC LE SOUTIEN DES LUNDIS D'HORTENSE

I Le 28 février, dès 20h00 I Namur I Maison de la Culture

Musicien polyvalent, Raf D. Backer a commencé son apprentissage de la musique par le piano classique dès ses dix ans, avant de se tourner vers le jazz. Il fera ses premières armes de manière autodidacte avant de suivre les cours d'Éric Legnini au Conservatoire Royal de Musique de Bruxelles et d'obtenir un Master. En parallèle à ses nombreuses collaborations, Raf D. Backer forme un trio et signe un premier album Rising Joy. En compagnie de Cédric Raymond à la basse et de Lionel Beuvens à la batterie, il trouve le ton entre tradition et modernité, fraîcheur et maturité. Sa principale source d’inspiration se situe auprès d’artistes tels que Les McCann, Dr John, Ray Charles, The Meters et bien d’autres. C’est donc tout naturellement que son répertoire actuel soit empreint de Soul, de Gospel et de Rhythm and Blues Néo-Orléanais. Le Toine Thys Trio est de retour avec un tout nouveau répertoire. Cette aventure qui dure depuis cinq ans l’a mené un peu partout sur les routes d’Europe. Aujourd’hui, le saxophoniste est toujours accompagné à l’orgue Hammond de Arno Krijger, grand spécialiste de cet instrument et qui, poursuivant la tradition initiée par Larry Young ou Jimmy Smith, propulse encore plus loin ce trio magique qui accueille le jeune prodige de la batterie, Antoine Pierre. Antoine apporte un souffle nouveau à la formation et une énergie hors norme, très communicative. Une superbe soirée en perspective grâce à cette première et déjà unique collaboration avec Jazz9 et les Lundis D’Hortense. Tarifs : 12 € - moins de 26 ans et seniors : 12 € / abonnements : 7 € - moins de 26 ans et seniors : 7 € ? Informations : Musique(cf. p. 72 )

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CAMELIA JORDANA I Le 7 mars, à 20h30 I Namur I Maison de la Culture Après le succès de son premier album - plus de 150.000 albums et une tournée de deux ans -, Camélia Jordana qui n’a que vingt-deux printemps, a su prendre son temps et se renouveler. Le temps de faire du cinéma avec le nouveau film Bird People de Pascale Ferran sélectionné à Cannes ou encore La Stratégie de la poussette l’an passé, mais aussi du théâtre. Le temps de dessiner l’horizon, le temps de choisir, le temps de jouer et d’écrire. Celle que nous connaissions interprète hors pair est aujourd’hui devenue également auteure et compositrice de talent. Entourée de son ami de toujours BabX qui a réalisé entièrement son nouvel album Dans la peau, entourée de ses musiciens qui l’accompagnent aussi sur scène, Camélia Jordana a su trouver sa famille. Car elle a cela dans la peau, la famille, les amis, les rires, l’amour, la vie quoi. Ceux qui pensaient qu’elle était uniquement promise, et certes, ce n’est pas rien, à endosser l’onirique noir laissé par Barbara se trompaient dans les grandes largeurs. Elle, même dans ses allées mélancoliques, n’oublie pas qu’il existe d’autres chemins où se croisent les sentiments mêlés d’une jeunesse curieuse aussi pop qu’éthiopique aussi chanson que disco futuriste. Il semble indéniable que Camélia Jordana possède cette envie irrépressible de goûter à tout et de le partager, pour notre plus grand plaisir. En collaboration avec Night&Day Event Tarif unique : 27 €

Informations : Musique (cf. p. 72 )

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NAMusiq'

VOYAGE SUR LE DANUBE AVEC LE QUATUOR CORYFEYE

I Le 12 mars, à 12h30 I Namur I Maison de la Culture

Évoquant par son nom le coryphée, chef de chœur dans les pièces du théâtre antique, ce quatuor est né de la rencontre de quatre musiciens, deux Belges et deux Hongrois, respectivement lauréats des Conservatoires Royaux de Bruxelles, Budapest, Leipzig et Karlesruhe. Actuellement en résidence à la Chapelle Musicale Reine Élisabeth et se perfectionnant avec le Quatuor Danel, ceux-ci n’hésitent pas à mettre à l’honneur des compositeurs actuels tels que Philippe Boesmans et Peter Eötvös, à côté d’autres issus de répertoires très divers. Ainsi nous convient-ils à les accompagner dans un voyage fascinant sur le Danube mythique, depuis la Forêt noire jusqu’au delta situé aux confins de la Roumanie et de l’Ukraine. Deuxième fleuve d’Europe par sa longueur, connu dans l’Antiquité comme frontière septentrionale de l’Empire romain, le Danube ne traverse pas moins d’une dizaine de pays et apparaît, de la sorte, comme un véritable symbole d’union entre les peuples. Réputé pour le charme romantique de ses vieilles cités impériales et la beauté de ses paysages multiples, il a inspiré, de tout temps, les musiciens. Si le périple débute par un hommage à Joseph Haynd qui a très largement contribué à l’émergence du quatuor à cordes et à Mozart qui formait avec lui et Beethoven la « trinité classique viennoise », il nous offre aussi le plaisir de réécouter la cinquième danse hongroise, la plus connue des vingt-et-une composées par Brahms. Au gré des escales de cette traversée d’univers musicaux variés du XVIIIe au XXe siècle, nous aurons aussi l’occasion de (re)découvrir des compositeurs moins connus, comme le Serbe Mokranjac dont les pièces les plus célèbres, les Rukoveti s’inspirent de motifs folkloriques bosniaques, serbes, monténégrins, macédoniens et bulgares. Musiciens Alexandre Feye : violon Eva Pusker : violon Gergely Kota : alto Raphaël Feye : violoncelle

Programme Haydn : Quatuor no. 4 Op 76 Aurore, 1 mvt Mozart : Divertimento en fa M, KV 138 Schulhof : Quatuor no. 1, mvt 3 'Alla slovacca' Lajtha : Quatuor no. 6, extraits Brahms : Danse hongroise no. 5 Mokranjac : Rukoveti Goleminnov : Quatuor Vieux bulgare, (extrait) Dimitrescu : Quatuor n°4

Informations : Musique (cf. p. 72 )

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MICHAEL JONES I Le 14 mars, à 20h30 I Namur I Maison de la Culture Quatre décennies après ses débuts, Michael Jones revient avec un nouvel album intitulé 40 – 60. Ce dernier opus en date, alors que le chanteur a célébré ses soixante ans, est une sorte de lettre de remerciement au public qui l’a toujours soutenu depuis ses débuts en France, il y a quarante ans. On y retrouve une nouvelle version plus acoustique de Je te donne, réenregistrée pour l’occasion avec son ami de toujours, Jean-Jacques Goldman, qui, par ailleurs, a écrit de nombreux titres de l’album. Y figurent également un duo inédit avec Francis Cabrel, et une chanson écrite par la chanteuse et comédienne Claire Keim. Il est important de se rappeler combien Michael Jones a connu une carrière riche et jalonnée de succès. Après avoir participé aux heures de gloire du trio Fredericks, Goldman, Jones, qui a aligné tubes sur tubes, il n’a jamais cessé d’enregistrer et de tourner. Il a également un talent certain pour la transmission de sa passion, la musique, puisqu’il est régulièrement l’invité de stages et autres ateliers d’écriture. Fervent défenseur de la langue française, ce Gallois d’origine est également un guitariste accompli et c’est d’ailleurs grâce à ce double talent d’instrumentiste et vocaliste qu’il a rapidement conquis le cœur de son public. En collaboration avec Gucci Productions Tarif unique : 28 €

Informations : Musique (cf. p. 72 )

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YOUNG GUTS FESTIVAL

I Le 21 mars, à 18h30 I Namur I Maison de la Culture Deuxième édition d’un nouvel événement créé à l’initiative du Service de la Culture de la Province de Namur – Département musique et mis sur pied en collaboration avec la Rock’s Cool et N5, le Young Guts est exclusivement réservé aux jeunes groupes dont il est raisonnable de penser que certains d’entre eux suivront le sillon tracé par les icônes actuelles de la pop belge telles que Puggy, Ghinzu ou autre KS Choice. À l’instar des nombreux concours « Jeunes Talents » de la FWB, le Young Guts se distingue par l’audacieux pari de laisser toute la place à ces jeunes pousses qui assureront, à n’en pas douter, la relève de la scène belge des prochaines années. Pas de tête d’affiche donc, mais une programmation gage de talent, de qualité, d’originalité et de caractère. La part belle sera bien entendu faite aux groupes de la province de Namur, mais également à la sélection du Réseau Wallonie Musique « Nationale 5 » regroupant, avec leurs particularités dans le domaine des musiques actuelles, les cinq provinces wallonnes. RMS, Billions of Comrades, The S.K.I.P, Travel Minds et Lucy Natik ont été les premiers à fouler la scène de la Maison de la Culture de Namur, lors de la première édition du pimpant festival. L’esprit était donné et les aficionados du genre ont pu constater que le rendezvous réserve à son public un accueil de qualité et l’assurance de trouver, sous les feux de la rampe, un concentré unique de talents tous sélectionnés avec soin par des professionnels du secteur. Tarif unique : 10 €

Informations générales Young Guts Festival : www.rockscool.be michaël@rockscool.be T. 081 77 50 49 Informations concours Young Guts : philippe.mobers@province.namur.be T. 081 77 57 49

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THÉÂTRE

Du trac au tac Le Soleil juste après Rendez-vous en terre ferme

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DU TRAC AU TAC… SCÈNES À 2.3

UNE AVENTURE THÊATRALE DE JEUNES CRÉATEURS-SPECTATEURS

I Le 8 mars, à 18h00 I Namur I Maison de la Culture

Forte du succès remporté lors de l’édition précédente, l’opération Du trac au tac a invité, cette année encore, les jeunes de douze à dixhuit ans à vivre une aventure théâtrale où ils occupent à la fois le rôle d’acteur et de spectateur. Cette initiative répond à l’objectif prioritaire de sensibiliser les jeunes au théâtre en tant qu’art vivant à fréquenter et comme pratique expressive à investir. Du trac au tac contribue directement à cette mission en procurant à ses participants l’occasion de se produire sur des vraies planches de théâtre, d’assister à un spectacle professionnel, de rencontrer d’autres passionnés, de travailler avec des comédiens professionnels et d’aiguiser leur créativité… Lors des auditions du 11 janvier et du 8 février, les jeunes présenteront une courte scène théâtrale qui sera retravaillée pour et avec eux. Nous vous invitons à venir découvrir les candidats sélectionnés à l’issue des auditions, lors de la finale publique de la Province de Namur, à la Maison de la Culture, le dimanche 8 mars.

Informations : Théâtre d’Amateurs de la Province de Namur (Taps) (cf. p. 72 )

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LE SOLEIL JUSTE APRÈS I Le 11 mars, à 20h00 I NamurII Maison de la Culture Trois ans après l’énorme succès de la tournée en province de Namur de Magie Noire, nous vous invitons à découvrir le nouveau projet porté par Ophélia Theatre. Ils sont dix sur scène. Des musiciens sur le côté et des danseurs-circassiens au centre. Sur le plateau, une structure en métal sert d’architecture d’ensemble, de terrain de jeu aux danseurs mais aussi de murs contre lesquels ils se fracassent. Ces modules grillagés rappellent la ville dans ce qu’elle a de froid et de dur. Nous sommes entraînés dans l’univers des jeunes de la rue, avec son lot quotidien de violence, de débrouillardise mais aussi de joies et d’espoirs. Nous découvrons des tranches de vies inspirées par le parcours de ces interprètes. Le spectacle raconte les rêves et les peurs d’une jeunesse défavorisée. Il bascule sans cesse entre violence des gestes, cris, convulsions des corps, transe, expression de l’abandon et du désespoir et moments de douceurs, d’intimité, d’amours et de complicités. Le Soleil juste après est une ode à la vie dans tout ce qu’elle a d’injuste et de magnifique. Les performances de ces jeunes autant que leur générosité et leur énergie sont purement éblouissantes. Laurent Poncelet, metteur en scène de Grenoble (Ophélia Theatre) a travaillé avec six jeunes Brésiliens de O Grupo Pé No Chao qui œuvre dans les favelas de Récife, à travers des ateliers de pratique artistiques qui touchent une centaine d’enfants sortis ainsi de la spirale drogue, violence, gang. Mais aussi avec deux jeunes circassiens du Collectif « Éclat de Lune » de Marrakech, au Maroc. Ainsi qu’un jeune Togolais formé par le Compagnie Zigas (centre de formation pour enfants et jeunes de la rue) À découvrir également : Au Centre culture de Rochefort Le samedi 14 mars, à 20h00 – T. 084 22 13 4 Au Centre culturel régional de Dinant Le samedi 21 mars, à 20h00 – T. 082 21 39 39 Au Centre culturel de Gembloux Le mercredi 25 mars, à 20h00 – T. 081 61 38 38 (Représentations prévues également à La Louvière, Liège, Verdun, Esh-sur-Alzette...) En marge des représentations, de nombreuses rencontres et ateliers avec des associations, des Maisons de Jeunes, des écoles etc. sont également prévues. En collaboration avec le secteur musique

Informations : Théâtre-action (cf. p. 72 )

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RENDEZ-VOUS EN TERRE FERME I Le 29 mars, à 15h30 I Rochefort I Centre culturel Semer, faire germer, cultiver, entretenir, récolter… Et recommencer, toujours et toujours… La démarche Terre Ferme peut se définir par les mêmes mots que ceux de l’agriculteur : hasard ou sens commun et partagé ? La cinquantaine d’acteurs des régions de Dinant et Marche collaborent naturellement pour créer des moments de rencontres, de partages, d’informations, de débats, d’inventions autour de notre ruralité, de son devenir… dont nous voulons être acteurs. C’est l’art qui, le plus souvent, nous fait nous rencontrer, qui permet que la parole s’exprime, le regard s’enrichisse, les idées se confrontent… La spécificité de la démarche est que nous entrons dans cette réflexion par des portes culturelles : cinéma, documentaire ou de fictions, théâtre, chansons, photographies, écriture… On sait que toute production artistique est un regard sur le monde dans lequel elle apparait. La ruralité est dès lors beaucoup plus qu’un joli décor, elle devient un espace de débat, d’utopie à construire, espace ouvert à tous. Du Théâtre-action Pour la création du spectacle Les Carottes sont presque cuites…, le Centre culturel de Rochefort, la Compagnie Buissonnière et le Gal Romana ont lancé un appel aux agriculteurs et aux producteurs de la région. Au final, huit exploitants se sont lancés dans l’aventure. Il s’agit d’utiliser le théâtre pour sensibiliser le public aux enjeux de leurs métiers, de rencontrer d’autres personnes issues du même milieu, de partager son expérience et connaître celle des autres. En effet, la plupart des agriculteurs vivent de plus en plus l’isolement. Ils sont isolés dans leur ferme, dans les dettes, dans l’administratif, dans le contrôle, dans les soucis. L’atelier-théâtre est alors vécu comme un lieu de partage tant sur le plan artistique que sur les pratiques et enjeux liés à ce métier. Le nouveau spectacle À l’issue du premier projet, le groupe s’est rendu compte qu’il avait abordé le thème de l’agriculture de manière généraliste. Son projet, pour cette deuxième création, est d’être plus percutant aussi bien sur le fond que sur la forme. Sa force réside sur le fait que les participants se connaissent, sur le climat de confiance et de respect qui permet une plus grande de liberté de parole. La première aura lieu le dimanche 29 mars, à 15h00, au Centre culturel de Rochefort, dans le cadre d’un week-end Festival avec chanson française (Les p’tits pots de fleurs), exposition, marché et repas fermier (du 27 au 29 mars au Centre culturel de Rochefort T. 084 22 13 76).

Informations : Théâtre-action (cf. p. 72 )

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ÉCHOS DE NOS MANIFESTATIONS Place aux enfants Une fabrique d’images animées

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PLACE AUX ENFANTS AU FIL DES VILLES ET DES VILLAGES Le samedi 20 octobre, vingt-deux communes de la province de Namur ont rassemblé les huit-douze ans à l’occasion de la journée Place aux Enfants. Toujours aussi riche et joyeux, l’événement plaît aux uns et aux autres depuis maintenant vingt ans. Les enfants, organisateurs, hôtes d’un jour et accompagnateurs forment ce petit monde bouillonnant, heureux de se rencontrer, voire de se retrouver. Mettre en place une telle journée demande aux coordinateurs de jongler avec de multiples ingrédients : informer au mieux les enfants ; contacter, rencontrer, réunir les hôtes du jour, fidèles ou nouveaux, prêts à partager leur passion ou à faire découvrir leur métier ; recruter, via les mouvements de jeunesse, les écoles, des associations, l’entourage… des accompagnateurs attentionnés, attentifs à la sécurité des enfants et aux temps morts qui ne le sont pas, choisir des accompagnateurs capables de faire le lien entre les enfants et les hôtes, de susciter le questionnement et la réflexion des jeunes sur la citoyenneté ; organiser les circuits et les transports à pied, en voiture, en bus ; gérer les inscriptions ; réserver des locaux, prévoir une animation en clôture de la journée… Un fameux investissement ! Chaque commune participante a le choix de son organisation et de son programme d’activités. Chacune a son lot de découvertes ou de déconvenues mais toutes ont en commun la volonté de rendre cette journée passionnante. La singularité des communes, leur enthousiasme, la diversité et l’originalité des activités qu’elles proposent, démontrent leur intérêt pour les plus jeunes, la place qu’elles leur accordent et le coup de pouce citoyen qu’elles leur donnent. Leur imaginaire n’est pas en reste. Ainsi, à Ciney, les enfants ont pu prendre l’une ou l’autre voie : la route des livres, des menottes et des mariages, la route du feu, des fleurs et des saveurs, la route du goût, des trains et de la verdure, la route des animaux, des réceptions et du tir. À chacun d’imaginer ce que recouvrent ces jolies appellations… Place aux Enfants laisse des traces. Au fil des ans, des enfants ont grandi et ont pris la casquette de coordinateur de l’événement, hôte d’un jour ou accompagnateur, d’autres, devenus parents, ont fait participer leurs enfants à la journée, se sont investis en politique… Autant dire, des adultes convaincus que cette journée ludique est avant tout citoyenne, intemporelle et précieuse.

Informations : Animation (cf. p. 72 )

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PLACE AUX ENFANTS GOÛTER DES AMBASSADEURS En prélude au traditionnel et officiel troisième samedi d’octobre réservé à la journée Place aux Enfants, huit communes ont répondu positivement à l’invitation à un goûter des ambassadeurs lancée par la Province à l’ensemble des communes de son territoire. Le 4 octobre dernier, au Campus provincial, Madame Lazaron, Députée en charge de la Culture, a expliqué en termes et exemples choisis à une quarantaine d’enfants âgés de huit à douze ans ce qu’est une Province et son utilité. Cette introduction a été suivie par les enfants avec intérêt. Certains n’étaient pas sans méconnaitre le principe des institutions car parmi eux figuraient des représentants de trois conseils communaux d’enfants. Plusieurs Services de la Province de Namur ont ensuite proposé des animations aux enfants afin d’expliquer, de manière ludique et compréhensible, des activités en lien avec leur travail au sein d’un service public. Les enfants ont ainsi pu découvrir des techniques de trucage et effets spéciaux au cinéma (Service Audiovisuel), la fabrication de bijoux avec des capsules de récupération (École Secondaire Provinciale d'Andenne), le monde des chevaliers (Musée des Arts anciens du Namurois) et celui des ânes (Fédération du TourismeBaladânes de l’Hermeton), l’école d’autrefois (Fédération du Tourisme – Espace Arthur Masson), un questionnaire animé sur la santé campagne 0-5-30 (Service Santé Publique). De quoi satisfaire ou étonner plus d’un ! Le temps de prendre part à trois ateliers, de profiter d’un petit goûter et voilà la journée déjà finie alors que certains l’auraient bien prolongée ! Nous savons que les enfants et les adultes qui les accompagnaient ont découvert des réalités qui leur étaient inconnues et que cette formule de voyage a été appréciée. Enfin, comme nous vous l’annoncions dans le précédent numéro d’Emmène-mois, le site internet de l’opération Place aux Enfants a été complètement réaménagé grâce à la collaboration d’étudiants de l’IHECS, section Animation Socio-culturelle et Éducation Permanente. Le site propose une expression plus en rapport avec notre époque. De plus, en mettant en ligne un outil pédagogique destiné aux enseignants ou autres encadrants, les représentants des provinces wallonnes et de la Région Bruxelles-Capitale renouvellent leur volonté d’interpeller les adultes, tout au long de l’année, sur la place des enfants dans notre société. À consulter donc  sur http://www. placeauxenfants.be/fr

65 Échos de nos manifestations


UNE FABRIQUE D’IMAGES ANIMÉES Nous voilà enrichis de quatre œuvres en image fabriquées par de jeunes réalisateurs de onze-douze ans. De l’artisanat brut qui mérite que l’on s’y arrête. Surprenants courts métrages de fiction qui fonctionnent, chacun à leur manière, comme une explication du monde. Des projets en milieu scolaire réalisés en septembre et présentés au FIFF. Les scénarios ont été créés et mis en image par les participants à partir de duos particuliers de mots. Il est frappant de constater tout ce que l’imagination peut tisser comme trames, à partir d’un simple couple de mots. L’un était l’antipode de l’autre tel que « clair » et « obscur », ce qui induit rapidement de nombreuses passerelles, des liens féconds. Ces correspondances alimentent presque sans fin un imaginaire avide de rebondissements. Afin de favoriser une affinité collective, avant d’en venir au récit, puis au récit en image, nous sollicitons des moments privilégiés où la parole prend place entre jeunes réalisateurs d’un jour. Ainsi, lors de ces débats, on sera témoin d’échanges comme, autour du duo utile/inutile : - Mais qu’est-ce qui est utile ? - La vie ! - Et pourquoi (ou pour quoi) la vie serait-elle utile ? - Pour éprouver des émotions ! Ou encore comme, autour du couple proche/lointain : - L’univers est infini. - On n’est pas sûr que l’infini existe ! - Si, c’est l’infini ! - On n’en est pas sûr ! - C’est quoi alors après, hein ? De loin en loin, on s’achemine vers la fabrique à images où la chaîne de création (autogérée) ajuste, alèse, imbrique, polit une matière première prolifique et brute. Avec une cohérence et un sens du raccourci cinématographiques, le tout est découpé, recadré et conditionné dans une forme fictionnelle et distribué au format 16/9. Qu’a-t-on en bout de chaîne dans les cartons ? Sans dévoiler trop de la substance de ces micros métrages fictionnels, nous sommes en présence : pour l’un, d’un monde virtuel qui se répand dans le monde réel, pour un autre, du monde de la précarité matérielle qui toise un monde fait de superficialité, pour un autre encore, d’un voyage culturel et interstellaire qui ne se révèle pas si improbable. Le film d’animation n’a de limites que celles de la capacité créative des auteurs. En créant de l’image on convoque des spectateurs. Créateur et regardeur s’y rencontrent, l’un comme l’autre y exerce son sens critique. D’autant essentiel que notre paysage contemporain se nourrit à grande échelle de l’image… Les quatre courts métrages sont à partager par ce lien : https://vimeo.com/album/3081913

Informations : Classes de Patrimoine (cf. p. 72 )

66 Échos de nos manifestations


PROGRAMMATION 67


PROGRAMMATION DE LA GRANDE SALLE

I janvier, février, mars 2015 I Maison de la Culture 8 JANVIER - 13H45 Concert Connaissance et Vie d’Aujourd’hui : Rossa e Nota – Ensemble Vocal russe d’hommes Contact : Marie-Chantal Rihoux T. 081 30 25 12 Site : www.cva-namur.be ou contact@cva-namur.be

DU 30 JANVIER AU 2 FEVRIER Théâtre Théâtre du Défi Cet enfant et le Petit Chaperon Rouge de Joël Pommerat Tarifs : 10€ adultes/ 7€ seniors et étudiants Infos et réservations : ricol.ronsmans@gmail.com - T. 081 43 44 34 ou 0479 46 26 41

10 JANVIER - 20H30 Musique Panama goes to MCN (cf. p. 48)

3 FÉVRIER - 14H30 Conférence Jeunesse et Arts Plastiques (JAP) Peindre, aujourd’hui par Anne Hustache, historienne d’art (cf. p. 25)

13 JANVIER - 12H00 ET 20H00 Cinéma Les Classiques du Mardi - Sherlock Junior USA, 1924, Buster Keaton, 44’ (cf. p. 16)

5 FÉVRIER – 13H45 Conférence Connaissance et Vie d’Aujourd’hui : Chrétiens d’Orient : l’espoir est encore possible M.-A. Beaulieu Contact : Marie-Chantal Rihoux T. 081 30 25 12 Site : www.cva-namur.be ou contact@cva-namur.be

15 JANVIER - 12H30 Musique NAMusiq’ - Thomas Waelbroeck Piano Infos et réservations : Office du Tourisme de Namur, rue du Pont 21 T. 081 24 64 48 (cf. p. 49)

10 FÉVRIER - 12H00 ET 20H00 Cinéma Les Classiques du Mardi - La Fureur de Vivre USA, 1955, Nicholas Ray, 109’ (cf. p. 17)

22 JANVIER - 13H45 Conférence Connaissance et Vie d’Aujourd’hui : Quand la douleur se fait rebelle - Anne Berquin Contact : Marie-Chantal Rihoux T. 081 30 25 12 Site : www.cva-namur.be ou contact@cva-namur.be

12 FÉVRIER - 13H45 Conférence Connaissance et Vie d’Aujourd’hui : Les révolutions arables : quel bilan en tirer ? Gilles Kepel Contact : Marie-Chantal Rihoux T. 081 30 25 12 Site : www.cva-namur.be ou contact@cva-namur.be

22 JANVIER - 20H00 Spectacle Educ’Action asbl Contact : Robert Bourgeois T. 081 22 88 55 Site : www.educaction.info ou pourladignite@hotmail.com

14 FÉVRIER - 20H30 Musique Pedro Cordoba (cf. p. 52)

24 JANVIER - 20H30 Musique Djangofollies : Guitar Family Connection (cf. p. 50) 25 JANVIER - 19H30 Musique Concert Attitude Contact : Confrérie du Peket T. 0477 29 87 56 Infos et réservations : Pointculture av. Golenvaux 14, Namur et Night&Day 27 JANVIER - 12H00 ET 20H00 Cinéma Les Classiques du Mardi - Le Tambour All., Fr., Pol., 1979, Volker Schlöndorff, 164’ (cf. p. 16)

15 FÉVRIER - 14H00 Musique Festival International Imagine/ Jeunesses Musicales (cf. p. 53) 17 FÉVRIER - 20H00 Cinéma Alternofilms - Soirée Courts métrages Saint-Valentin : Les Couples au restaurant (cf. p. 16) 21 FÉVRIER - 20H00 Spectacle L’Art Scène Prod asbl Fabian Le Castel : Maboul à facettes - Tarif : 20€ Réservations : www.ticketnet.be - T. 070 66 06 01

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24 FÉVRIER - 12H00 ET 20H00 Cinéma Les Classiques du Mardi - Le Sacrifice Suède, France, 1986, Andreï Tarkovski, 155’ (cf. p. 19)

15 MARS - 15H00 ET 20H00 Théâtre wallon Compagnie Tine Briac Pièce de théâtre en dialecte wallon namurois - Tarif : 13€ Infos et réservations : Théâtre Royal de Namur T. 081 22 60 26

26 FÉVRIER - 13H45 Conférence Connaissance et Vie d’Aujourd’hui : Les Incroyables Comestibles, un nouvel art de vivre par le partage et l’échange – François Rouillay Contact : Marie-Chantal Rihoux T. 081 30 25 12 Site : www.cva-namur.be ou contact@cva-namur.be

17 MARS - 12H00 ET 20H00 Cinéma Les Classiques du Mardi - Le Pigeon Italie, 1958, Mario Monicelli, 102’ (cf. p. 20) 19 MARS - 13H45 Conférence Connaissance et Vie d’Aujourd’hui : Au-delà des déchirures, Henry Bauchau – M. Watthee-Delmotte Contact : Marie-Chantal Rihoux T. 081 30 25 12 Site : www.cva-namur.be ou contact@cva-namur.be

28 FÉVRIER - 20H00 Musique Raf D. Backer Trio et Toine Thys Trio (cf. p. 54) 3 MARS - 12H00 ET 20H00 Cinéma Les Classiques du Mardi - La Poursuite infernale USA, 1946, John Ford, 97’ (cf. p. 19)

21 MARS - 18H30 Musique Young Guts Festival (cf. p. 58)

5 MARS - 13H45 Conférence Connaissance et Vie d’Aujourd’hui : Du Cosmos au Boson de Brout-Englert-Higgs : les énigmes de la science contemporaine – Dominique Lambert Contact : Marie-Chantal Rihoux T. 081 30 25 12 Site : www.cva-namur.be ou contact@cva-namur.be 7 MARS - 20H30 Musique Camélia Jordana (cf. p. 55)

22 MARS 2015 Musique E.I.C.V.N. Andrea Belli chante Brassens en italien - Tarifs : 15€ / 12€ Infos et réservations : T. 0475 95 24 13 24 MARS - 20H00 Cinéma Alternofilms Printemps des Sciences (cf. p. 20) 26 MARS - 13H45 Conférence Connaissance et Vie d’Aujourd’hui : Quelle espérance derrière les barreaux – M.-C. ter Hark d’Ursel Contact : Marie-Chantal Rihoux T. 081 30 25 12 Site : www.cva-namur.be ou contact@cva-namur.be

8 MARS - 18H00 Théâtre Tap’s & asbl Promotion Théâtre Du Trac au Tac - Finale de la Province de Namur (cf. p. 60) 11 MARS - 20H00 Théâtre 14e Festival International de Théâtre-Action (cf. p. 62)

31 MARS - 11H00 ET 20H00 Cinéma Alternofilms et Jeunesse et Arts Plastiques (JAP) Film : Doctor Fabre will cure you France, 2013, Pierre Coulibeuf, 61’ (cf. p. 25)

12 MARS - 12H30 Musique NAMusiq’ - Quatuor Coryfeye – Voyage sur le Danube Infos et réservations : Office du Tourisme de Namur, rue du Pont 21. T. 081 24 64 48 (cf. p. 66)

31 MARS - 14H30 Conférence Jeunesse et Arts Plastiques (JAP) Quand les artistes parlent de la maison par Christophe Veys, historien d’art (cf. p. 25)

14 MARS - 20H30 Musique Michael Jones (cf. p. 57)

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Programmation


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ADRESSES 71


SERVICE DE LA CULTURE Avenue Golenvaux, 14 - 5000 NAMUR T.081 77 67 73 - F. 081 77 69 59 Directrice Bernadette Bonnier Courriel : bernadette.bonnier@province. namur.be Secrétariat : T. 081 77 53 30 Arts plastiques / Expositions Jean-Michel François Courriel : arts.plastiques@province. namur.be T. 081 77 55 25 Arts plastiques / Expositions en décentralisation Philippe Luyten Courriel : philippe.luyten@province. namur.be T. 081 77 52 65 Lecture publique Centre de documentation en Arts Dominique Noël Courriel : dominique.noel@province. namur.be T. 081 77 55 66 Lecture publique Bibliothèque principale Section Jeunesse Valérie Verstraelen Courriel : valerie.verstraelen@province. namur.be T. 081 77 50 67 – 77 67 17 – F. 081 77 69 60 Lecture publique Bibliothèque principale Section Adulte Sibylle Gravé Courriel : sibylle.grave@province.namur.be T. 081 77 52 19 Cinéma Jean Boreux Courriel : media10-10@province.namur.be T. 081 77 67 73 Location de salles Véronique Lievens Courriel : veronique.lievens@province. namur.be T. 081 77 58 33 Prêt de matériel Marc Deneffe Courriel : marc.deneffe@province.namur.be T. 081 77 51 30

Avenue Reine Astrid, 22 A - 5000 NAMUR T. 081 77 67 74 - F. 081 77 69 43 Chefs de Division Francis Tonon Courriel : francis.tonon@province.namur.be T. 081 77 51 36 Philippe Horevoets Courriel : philippe.horevoets@province.namur.be T. 081 77 52 69 Animation Jean-François de Coster ou Maryse Mathy Courriel : jean-francois.decoster@province.namur.be T. 081 77 51 21 - T. 081 77 52 87 Communication Carol Petit Courriel : carol.petit@province.namur.be T. 081 77 51 23 Formation Dominique Regnier Courriel : dominique.regnier@province. namur.be T. 081 77 51 47 Fonds Thirionet Bernadette Laloux Courriel : bernadette.laloux@province. namur.be T. 081 77 53 07 Musique Philippe Mobers Courriel : musique@province.namur.be T. 081 77 57 49 Métiers d’Art de la Province de Namur Yasmine Ernest Courriel : culture.metierart@province. namur.be T. 081 77 67 34 – F. 081 77 69 06 Théâtre d’Amateurs de la Province de Namur (Tap’s) Marie-Noëlle Vandermensbrugghe Courriel : taps@province.namur.be T. 081 77 68 09 Chaussée de Charleroi, 85 - 5000 NAMUR T. 081 77 67 16 - F. 081 77 69 62 Lecture publique Françoise Dury Courriel : francoise.dury@province. namur.be T. 081 77 54 22 Lecture publique Bibliothèque itinérante Joëlle Labye Courriel : joelle.labye@province.namur.be T. 081 77 52 99

72 Adresses

Route Merveilleuse 64 - 5000 NAMUR T. 081 22 55 60 - F. 081 22 55 60 Classes de Patrimoine Alain Pasleau Courriel : alain.pasleau@province.namur.be Rue Fumal, 12 T. 081 77 67 55 - F. 081 77 69 25 Musée provincial Félicien Rops Véronique Carpiaux Courriel : info@museerops.be Rue Grande, 17 - 5560 HOUYET T. 082 66 75 86 - F. 082 66 75 87 Théâtre-action Bruno Hesbois Courriel : theatreaction@province.namur.be ORGANISMES INSTALLÉS DANS NOS LOCAUX : Avenue Golenvaux, 14 - 5000 NAMUR PointCulture Responsable : Stéphane Martin T. 081 22 55 66 - F. 081 22 13 48 Courriel : namur@pointculture.be Internet : www.namur.pointculture.be Avenue Reine Astrid, 22 A - 5000 NAMUR CLAP Namur Bureau de tournage pour les provinces de Luxembourg, Hainaut et Namur T. 081 22 57 00 Courriel : maxime@clapwallonie.be Rock’s Cool Responsable : Michaël Mathieu T. 081 77 68 15 - GSM : 0474 27 09 93 F. 081 77 69 43 Courriel : secretariat@rockscool.be Internet : www.rockscool.be Jeunesses Musicales de Namur Gestionnaire : Yannicke Wauthier T.081 74 63 53 - F. 081 74 63 73 Courriel : jmn@jeunessesmusicales.be Internet : www.jeunessesmusicales.be Association des Programmateurs Professionnels en Communauté française Asspropro Responsable : Dominique Dethioux T. 081 73 59 46 - F. 081 74 21 59 Courriel : info@asspropro.be Internet : www.asspropro.be


DIFFERENTS PARTENAIRES : Centres culturels reconnus par la Fédération Wallonie-Bruxelles en province de Namur Centre culturel d’Andenne Rue Malevé, 5 5300 ANDENNE Animatrice-directrice : Stéphanie Croissant T. 085 84 36 40 - F. 085 84 34 39 Courriel : info@centreculturelandenne.be Internet : www.centreculturelandenne.be Centre culturel de Beauraing Rue de l’Aubépine, 3 5570 BEAURAING T. 082 71 30 22 - F. 082 21 92 01 Courriel : info@beauraing-culturel.be Internet : www.beauraing-culturel.be Centre culturel de Bièvre Rue de Bouillon, 39 b 5555 BIÈVRE Animatrice-directrice : Marie Hardy T. et F. 061 51 16 14 Courriel : centre.culturel@bievre.be Internet : www.centreculturel-bievre.com Centre culturel de Ciney, ASBL Place Roi Baudouin, 1 5590 CINEY Animatrice-directrice: Valérie Bodart T. 083 21 65 65 - F. 083 65 79 43 Courriel : culture@ciney.be Internet : http://centreculturel.ciney.be Centre culturel de Couvin Rue du Pilori, 6 5660 COUVIN Animateur-directeur : Georges Venturini T. et F. : 060 34 59 56 Courriel : info@ccccc.be Internet : www.ccccc.be Centre culturel de Doische Rue Martin Sandron, 124 5680 DOISCHE Animateur-directeur : Stéphane Coulonvaux T. 082 21 47 38 - F. 082 67 90 27 Courriel : centre.culturel.doische@ skynet.be Internet : www.doische.be Centre culturel d’Éghezée (asbl Écrin) Rue de la Gare, 5 5310 ÉGHEZEE Animateur-directeur : Benoit Raoult T. 081 51 06 36 - F. 081 81 29 69 Courriel : info@.ecrin.be Internet : www.ecrin.be

Centre culturel de Floreffe Chemin privé, 1 5150 FLOREFFE Animatrice-directrice : Géraldine Gogneaux T. et F.081 45 13 46 - GSM : 0486 65 65 76 Courriel : info@centreculturelfloreffe.be www.centreculturelfloreffe.be Centre culturel de Florennes Rue de Mettet, 15 5620 FLORENNES Animateur-directeur : Laurent Habran T. 071 68 87 59 - F. 071 68 78 90 Courriel : foyerflorennes@skynet.be www.foyerflorennes.be Centre culturel de l’entité fossoise asbl Rue Donat Masson, 22 5070 Fosses-la-Ville Animateur-directeur : Bernard Michel T. 071 26 04 40 - F. 071 26 04 49 Courriel : culture@fosses-la-ville.be Internet : www.fosses-la-ville.be Centre culturel de Gembloux Rue du Moulin, 55 bis 5030 GEMBLOUX Animateur-directeur : Eric Mat T. 081 61 03 64 – 081 61 38 38 F. 081 62 68 30 Courriel : centreculturel.gembloux@ skynet.be Internet : http://centreculturel.gembloux.com Centre culturel de Hastière Rue Marcel Lespagne, 10 5540 HASTIÈRE Animateur-directeur : François Prumont T. et F. : 082 64 53 72 Courriel : info@culturehastiere.be françoise@culturehastiere.be Centre culturel de Havelange Rue de Hiétine, 2 5370 HAVELANGE Animatrice-directrice : Monique Dodet T. et F. 083 63 39 35 Courriel : info@cchavelange.be Internet : www.cchavelange.be Centre culturel de Philippeville Rue de France, 1A 5600 PHILIPPEVILLE Animateur-directeur : Bernard Gautier T. 071 66 23 01 - F. 071 66 75 26 Courriel : foyerculturel.philippeville@ scarlet.be Internet : www.philippeville.be Centre culturel de Rochefort Rue de Behogne, 5 5580 ROCHEFORT Animatrice-directrice : Carine Dechaux T. et F. : 084 22 13 76 Courriel : ccr.rochefort@skynet.be Internet : www.ccr-rochefort.be

73 Adresses

Centre culturel de Sambreville Complexe Emile Lacroix, Grand’Place, 28 5060 SAMBREVILLE Animatrice-directrice : Patricia Santoro T. 071 26 03 64 - F. 071 26 03 66 Courriel : info@cracs.eu www.sambreville.be Centre culturel de Walcourt Rue de la Montagne, 3 5650 WALCOURT Animatrice-directrice : Sabine Lapôtre T. 071 61 46 86 - F. 071 68 66 68 Courriel : ccwal@inforlab.net Internet : www.walcourt.be Centres culturels régionaux Centre culturel Régional de Dinant Rue Grande, 37 5500 DINANT Directeur : Marc Baeken T. 082 21 39 39 - F. 082 22 72 43 Courriel : info@ccrd.be Internet : www.dinant.be/culture Centre culturel Régional de Namur Théâtre Royal de Namur Place du Théâtre, 2 5000 NAMUR Directeur : Patrick Colpé T. 081 25 61 61 - F. 081 25 61 60 Courriel : info@theatredenamur.be Internet : www.theatredenamur.be Centre culturel Régional Action Sud (Viroinval) Rue Vieille Eglise 10 5670 NISMES Directeur : Pierre Gilles T. 060 31 01 60 - F. 060 31 39 65 Courriel : pierre.gilles@action-sud.be équipe@action-sud.be Internet : www.action-sud.be


Bibliothèques locales reconnues par la Communauté française WallonieBruxelles en province de Namur Bibliothèque communale Rue Frère Orban, 60 5300 ANDENNE Responsable : Tatiana Charlier T. 085 84 64 44 Courriel : biblio@andenne.be Bibliothèque communale Maison des Jeunes Place communale 14 5537 ANHÉE Responsable : Francine Boulanger T. 082 21 92 13 Courriel : biblio.anhee@skynet.be Bibliothèque communale Rue de la Gendarmerie, 2 5330 ASSESSE Responsable : Dominique Boucher T. 083 65 63 49 Courriel : direction@biblio-assesse.be Bibliothèque communale Rue de Bouillon, 39 5555 BIÈVRE Responsable : Delphine Collignon T. 061 23 96 72 - F. 061 51 24 78 Courriel : bibliotheque@bievre.be Bibliothèque communale L’Air livre Place Roi Baudoin, 3 5590 CINEY Responsable : Michèle Alexandre T. 083 21 58 00 - F. 083 65 79 43 Courriel : bibliotheque@ciney.be Bibliothèque communale Jean Cernaut Rue de France, 31 5660 MARIEMBOURG Responsable : Emmanuelle Plumat T. et F. 060 39 96 26 ou 34 65 07 GSM : 0476 83 84 62 Courriel : bibliotheque.couvin@skynet.be Internet : www.bibliothequedecouvin.be Bibliothèque communale Adolphe Sax Rue Léopold, 3 bte 11 5500 DINANT Responsable : Marguerite-Marie Alvin T. 082 22 24 44 - F. 082 22 29 92 Courriel : bibliotheque.communale@dinant.be Bibliothèque Livre-Choix Rue Martin Sandron, 124 5680 DOISCHE Responsable : Dominique Morelle T. 082 21 47 38 - F. 082 67 90 27 Courriel : bibliotheque@ccdoische.be

Bibliothèque communale de Floreffe Chemin privé, 1 5150 FRANIÈRE Responsable : Janique Baquet T. 081 44 14 13 Courriel : bibliocomfloreffe@skynet.be Bibliothèque communale Buxin-Simon Rue Cent Louis, 3 5620 FLORENNES Responsable : Anne-France Stimart T. 071 68 98 96 - F. 071 68 94 09 Courriel : bibliotheque.florennes@bibli. skynet.be Bibliothèque communale de La Bruyère Rue du Village, 2 5081 MEUX Responsable : Elise Robert T. 081 56 60 63 Courriel : bibliotheque@labruyere.be Bibliothèque libre André Henin Avenue de la Faculté, 57 5030 GEMBLOUX Responsable : Mélanie Grard T. et F. 081 61 38 80 Courriel : bibliohenin@skynet.be Bibliothèque communale Andrée Sodenkamp Rue des Oies, 2 A 5030 GEMBLOUX Responsables : Anne Sorée - Fabienne Broes T. 081 62 55 56 - F. 081 60 12 07 Courriel : bibliotheque@gembloux.be Bibliothèque communale de Gesves Rue de la Pichelotte, 9c 5340 GESVES Responsable : Geneviève Boquet T. 083 67 03 46 Courriel : bibliotheque.gesves@gmail.com Bibliothèque communale Papyrus Ferme des Tilleuls Rue de Hiettine, 4 5370 HAVELANGE Responsables : Françoise Blanckaert et Sylvie Swinnen T. et F. 083 63 46 60 Courriel : papyrus.havelange@bibli.cfwb.be Bibliothèque communale Rue de la Poste, 4 5190 JEMEPPE-SUR-SAMBRE Responsable : Noëlla Hiernaux T. 071 78 84 17 Courriel : bibliojeunes@hotmail.com

74 Adresses

Bibliothèque communale Place Léon Colin, 11 A 5640 METTET Responsable : Marie-Agnès Wavreille T. et F. 071 72 50 72 Courriel : bibmettet@hotmail.com Réseau local namurois de lecture publique Venelle des Capucins, 6 5000 NAMUR Responsable : Annie Liétart T. 081 24 64 40 - F. 081 24 71 31 GSM : 0496 78 54 44 Courriel : annie.lietart@ville.namur.be Internet : www.ville.namur.be Bibliothèque communale Avenue de Forest, 21 5580 ROCHEFORT Responsable : Claudine Germain T. 084 21 40 55 Courriel : bibliotheque.rochefort@skynet.be Bibliothèque communale Grand-place 5060 SAMBREVILLE Responsable : Brigitte Chanson T. 071 26 03 30 - F. 071 26 03 07 GSM : 0494 85 09 62 Courriel : brchanson@commune.sambreville.be Bibliothèque communale La Vieille Ferme Rue du Prieuré, 1 5530 YVOIR Responsable : Nathalie Patris T. 082 64 71 13 Courriel : bibliotheque@yvoir.be


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Adresse de retour Avenue Golenvaux 14 B - 5000 Namur

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