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144 mmènemois Trimestriel du Service de la Culture de la Province de Namur

JANVIER FEVRIER MARS

R.D. P.701289

NAMUR 1

TRIMESTRIEL

2013


Chers lecteurs fidèles de l’Emmène-mois, Nous continuons bien sûr notre version papier de votre trimestriel culturel mais plusieurs d’entre vous nous demandent de ne plus le recevoir par la poste car ils préfèrent le télécharger sur notre site Internet. Si c’est votre cas, merci de nous en avertir par mail (carine.chalon@province.namur.be) ou par téléphone au 081 77 52 09 ou 081 77 67 73. Adresse pour le téléchargement : www.province.namur.be – onglet culture

Colophon

Emmène-mois est une édition trimestrielle du Service de la Culture de la Province de Namur Ont participé à la réalisation de ce numéro : C. Bachy, B. Bonnier, J. Boreux, V. Carpiaux, S. Gravé, B. Hesbois, I. de Longrée, A. Dereine, F. Dury, Y. Ernest, J.M. François, B. Laloux, S. Laurent, P. Luyten, M. Mathy, D. Noël, C. Palange, A. Pasleau, C. Petit, B. Solbreux, M.N. Vandermensbrugghe, V. Verstraelen, C. Wouters Éditeur responsable Bernadette Bonnier, Directrice Mise en page & Impression Imprimerie provinciale de Namur Adresse de la rédaction Avenue Reine Astrid, 22 A 5000 NAMUR T. 081 77 67 74 F. 081 77 69 43 Courriel : emmenemois@province.namur.be Pour toute personne souhaitant recevoir l’Emmène-mois ou pour toute modification d’adresse : T. 081 77 67 73 - 77 52 09 Courriel : carine.chalon@province.namur.be Contact : Carine Chalon Les textes figurant dans ce document n’engagent que la responsabilité de leur(s) auteur(s). En aucun cas, l’Imprimerie provinciale ne peut être tenue pour responsable des fautes ou erreurs pouvant y subsister.

Couverture : Compagnie demain il fera jour, Maintenant ! spectacle présenté dans le cadre du FITA 2013

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144 Il est de coutume que l’aube d’une nouvelle année rime avec période de vœux. Je profite donc de cette occasion pour souhaiter sincèrement tout le meilleur pour 2013 aux lecteurs de l’Emmène-mois qui auront encore le plaisir de découvrir, prochainement, de nombreux événements très diversifiés. J’espère qu’ils puiseront dans ces activités culturelles, la chaleur et la lumière si nécessaires en cette saison. Le Service de la Culture s’investit dans deux nouvelles collaborations. D’une part, avec le Quai 22, l’espace récemment créé par l’Université de Namur, qui offre aux étudiants un lieu d’expression et de diffusion mais lance aussi une dynamique d’approche des institutions culturelles. Nous sommes heureux de le soutenir, notamment en co-organisant certaines manifestations. D’autre part, pendant les travaux du Caméo2, nous accueillons à la Maison de la Culture, l’asbl Les 400 Coups qui continue ainsi son travail de diffusion d’un cinéma d’auteur en version originale. Le début de l’année coïncide avec l’appel aux candidatures du Fonds Thirionet qui octroie des bourses à de jeunes artistes désireux de se perfectionner mais confrontés à des difficultés financières. Après les peintures de Nancy Seulen, Robin Vokaer et Paul Antoine, c’est l’exposition Ostinato qui occupera les cimaises de la Maison de la Culture. Une quinzaine de plasticiens, pour la plupart belges ou français et de notoriété internationale, évoqueront, à travers leurs œuvres, une connivence avec la musique. De son côté, le Musée Félicien Rops poursuit l’exploration de la folie en art. Après l’exposition Pulsion[s]. Hystériques !, Loss of Control II propose, en effet, une plongée aux confins de l’inconscient et de la création artistique, depuis les surréalistes jusqu’à l’art brut. Quittant Couvin, l’exposition Échanges-Correspondances  continue son périple à Bièvre et à Gembloux tandis que Codes, logos, pictos and co fait une escale à Havelange, avant d’autres destinations. C’est une programmation musicale des plus éclectiques qui a été concoctée puisque s’y côtoient du jazz, du classique, du rock, de la musique du monde avec, notamment, Quentin Dujardin, sans oublier les traditionnelles Djangofolllies au cours desquelles Christian Escoudé rendra hommage à Georges Brassens. Les projections des Classiques du Mardi et des Alternofilms se poursuivent. C’est au tour du Cinéma royal de Gembloux de se voir doté d’un équipement numérique par la Province de Namur. Pour sa quatorzième édition, le Festival international de Théâtre-Action occupe trois implantations en Belgique avec notamment des représentations à Namur et Rochefort mais aussi en France et en Italie. Je forme le vœu que ces diverses propositions culturelles vous procurent beaucoup d’émotions, qu’elles soient source de découvertes captivantes et de rencontres conviviales.

Geneviève Lazaron Députée Provinciale

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SERVICE DE LA CULTURE DE LA PROVINCE DE Namur

ACTUALITéS

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CINéMA

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EXPOSITIONS

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FORMATIONS

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LECTURE

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MUSIQUE

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THéàTRE

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éCHOS & SUIVIS

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PROGRAMMaTION

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Š Laurence Fragnol

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ACTUALITÉS

Le Magick Fonds Thirionet 2013 Collège de Belgique Quai 22 Festival International de Théâtre-Action Les 400 Coups Rops et les droits humains

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PETIT LIEU CULTUREL : LE MAGICK Que le rock coule dans tes veines… Vendredi 7 octobre 2011 : le rock vient de prendre ses quartiers au Magick à Jambes. à la barre de ce petit lieu, Xavier et Isabelle Thépaut, qui entendent donner un nouveau souffle à la vie musicale namuroise. Après un parcours d’organisateurs de concerts en France, ce compositeur et cette passionnée de musique ont trouvé l’opportunité de se poser dans notre région pour imprimer leur vision du spectacle. Ils relèvent alors les manches et aménagent le lieu en salle de concert à taille humaine, au décor personnalisé, à l’acoustique de qualité. L’aventure est lancée, les concerts se succèdent. Xavier et Isabelle Thépaut ouvrent leur scène aux artistes confirmés et aux groupes en devenir, offrent à leurs invités et au public un véritable accueil. Ils font de leur salle un lieu de découverte, de rencontre et de fête. Le public suit, timide au départ, de plus en plus nombreux et conquis à l’arrivée. Avec une jauge de deux cent cinquante places, le Magick fait plus d’un heureux en matière de rock au sens large mais aussi de blues, pop, jazz, cover, spectacles burlesques, one man show, tatouage… une façon de diversifier le public et de répondre à ses attentes. « Nous avons fait une étude et nous nous sommes rendu compte qu’il y avait un manque en matière de salles en Wallonie. Mais c’est dur de faire découvrir des artistes. Les gens ne sont pas curieux. Nous fonctionnons sans subvention et donc uniquement sur fonds privés. Mais nous continuons ! Le public est très content, les artistes aussi. D’ailleurs, notre plus beau trésor est notre livre d’or. Le Magick a aussi une bonne image dans le milieu artistique et musical, même au niveau international.» Isabelle et Xavier Thépaut, soucieux d’aider les artistes, n’hésitent pas à prêter leur salle pour le tournage de clips, la promo d’un album, la réalisation de la bande-annonce d’un groupe… Ils travaillent avec les artisans du coin, mettent en avant des plasticiens qui accrochent leurs œuvres aux murs. Une continuité et une cohérence dans leur démarche de proximité. Le Magick ? Une passion, un état d’esprit, un univers.

Informations : Le Magick, 331, rue de Dave, 5100 Jambes http://www.facebook.com/pages/LE-MAGICK/217759854928473

6 Actualités


FONDS THIRIONET 2013 DES BOURSES POUR LES JEUNES ARTISTES APPEL AUX CANDIDATS En 2012, Aude Éloy, Jean-Christophe Guillaume, Véronique Jadin, Catherine Maufroy et Vinciane Vinckenbosch ont reçu une aide de la Province pour réaliser leurs projets de perfectionnement respectifs en matière de réparation et fabrication d’instruments à vent, de photographie, d’écriture de scénario de long métrage, de chant lyrique et de violon. Depuis 1994, des bourses provenant des intérêts du « Fonds Monsieur et Mademoiselle Thirionet  » sont, en effet, octroyées à des jeunes artistes qui se consacrent avec talent à la pratique des arts (musique, danse, arts de la scène, cinéma, arts plastiques, stylisme etc.) et dont le perfectionnement des recherches se trouve entravé par un manque de moyens financiers. Un appel est lancé pour la sélection 2013. Le travail des candidats devra témoigner d’un niveau de qualité ou d’un degré de développement qui justifie l’utilité d’une prolongation des études. Le Fonds privilégie surtout les stages chez des maîtres particuliers, dans des ateliers spécialisés, des écoles spécifiques… À noter que le Fonds n’intervient pas, a priori, pour l’achat de matériel, le financement de productions ou d’études dans les réseaux d’enseignement traditionnels et que les montants des bourses d’encouragement ne couvrent pas la totalité des frais. Les candidats à la sélection 2013 doivent être âgés de dix-huit ans au moins et de trente-cinq ans au plus au 31 décembre 2013, soit être nés dans la Province de Namur, soit y être domiciliés ou y résider, soit y avoir habité durant deux années. Le règlement complet d’octroi des bourses peut être demandé au Service de la Culture de la Province de Namur, Avenue Reine Astrid, 22 A, à Namur (T. : 081 77 67 74 - 77 53 07 - F. : 081 77 69 43 fondsthirionet@province.namur.be) où des renseignements complémentaires peuvent être obtenus. Les dossiers de candidature doivent être introduits au plus tard le 30 avril 2013. Informations : Fonds Thirionet (cf. p. 76 )

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7 Actualités


Collège Belgique

Le Collège Belgique, mis en place en janvier 2009 à l’initiative de l’Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique, organise des cycles de cours-conférences de haut niveau, adressés à un large public éclairé. Les chercheurs mais aussi tous les esprits curieux sont invités à venir suivre les leçons de qualité, à la croisée de nombreuses disciplines. Le Collège Belgique propose des cours-conférences aux thèmes actuels et variés. Ces leçons se tiennent en semaine, notamment au Palais provincial de Namur, de 17 à 19H00. Les doctorants bénéficient de la reconnaissance de crédits (ECTS) auprès des Écoles doctorales du Fonds de la Recherche scientifique-FNRS. Les leçons peuvent en outre faire partie, pour le personnel du Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles, des dispenses de service mensuelles consacrées aux activités sportives et culturelles. Informations pratiques Les leçons du Collège Belgique sont accessibles à toutes et tous gratuitement et sans inscription préalable.

Académie royale de Belgique en Wallonie asbl Collège Belgique Stéphanie Claisse et Vanessa Colombana Palais Provincial de Namur Place Saint-Aubain, 2 - 5000 Namur www.academieroyale.be aarbw@cfwb.be ; collegebelgiquenamur@cfwb.be T. 081 25 68 96

Programme Séance d’ouverture MER 16.01 17H30 Qu’est-ce qu’un dieu romain ? La théologie dans une religion sans révélation* John Scheid, Professeur au Collège de France *Inscription souhaitée Sciences et technologies Les télécommunications spatiales : une synthèse des concepts les plus avancés en information André Dumont Responsable académique : Benoit Macq MER 27.02 17H00 Économiser le temps et la puissance des émetteurs : les mémoires révolutionnent les réseaux MER 20.03 17H00 Extraire le message d’un fond perturbé. La machine peut enfin imiter le cerveau humain MAR 19.03 17H00 D’où vient la masse des particules ? Claude Semay et Évelyne Daubie Responsable académique : Émile Biémont Société, lettres et arts MAR 19.02 17H00 Internet : ses origines, ses impacts et ses enjeux Pascal Francq Responsable académique : Jean-Pierre Devroey MER 20.02 17H00 Le numérique et l’école : entre mirage technologique et virage pédagogique Marcel Lebrun Responsable académique : Benoit Macq MAR 12.03 17H00 Les étapes de la pensée prospective, de la longue durée à la construction de sa propre histoire Philippe Destatte Responsable académique : Luc Chefneux MER 13.03 17H00 Les problèmes de la vie quotidienne dans l’enseignement de l’arithmétique et de l’algèbre du XVe au XVIIe siècle Conférencier et responsable académique : André Allard MAR 26.03 17H00 Les encyclopédies de l’Occident médiéval : un carrefour des connaissances Baudouin Van den Abeele et Mattia Cavagna Responsable académique : André Allard MER 27.03 17H00 Musique et numérisation, de Pythagore aux réseaux Jacques Siroul Responsable académique : Benoit Macq

8 Actualités


UN NOUVEL ESPACE CULTUREL À L’UNIVERSITÉ DE NAMUR : LE QUAI 22 LA PROVINCE SOUTIENT L’INITIATIVE ! Ça y est ! L’Université de Namur s’est dotée d’un nouvel outil culturel pour ses étudiants et ceux des Hautes écoles… mais pas uniquement ! Ce lieu, à la philosophie tout à fait inédite en Communauté française, répond au nom bien senti de « Quai 22 ». Situé au 22 de la rue du Séminaire, à un jet de pas de la Place Saint-Aubain et du centre-ville, le Quai 22 est composé d’un auditoire d’une centaine de places, d’une grande salle polyvalente et d’un foyer. Cet espace répond à un double objectif  : d’une part, offrir aux étudiants namurois, un lieu de création, d’expression et de diffusion culturelle sur le campus où les expériences se veulent multidisciplinaires et participatives. D’autre part, développer un véritable lieu de rencontres et d’échanges, en complément au cursus académique suivi… Ainsi, afin de favoriser la réflexion et de décloisonner les structures en place, le Quai 22 s’est également lancé dans une dynamique de rapprochement avec les institutions culturelles namuroises dont la Maison de la Culture de la Province de Namur ! Vous pourrez y découvrir - en plus de nombreuses autres activités programmées tout au long de l’année telles que des ciné-débats, du théâtre (Antigone de Jean Anouilh du 18 au 22 mars), des expositions, des conférences… - des événements co-organisés avec la Province. Au programme ? Des concerts en décentralisation tout au long de l’année et ce, en collaboration avec le Kot-à-projet Orgaz’music, une soirée dédiée à Média 10-10, des expositions etc.

Informations : Marie-Aline Fauville T : 081 72 51 73 marie-aline.fauville@fundp.ac.be

9 Actualités


© Vincent Chiavetta

14ème FESTIVAL INTERNATIONAL DE THÉÂTRE-ACTION

I Du 1er au 23 mars I Namur, Rochefort, Bastogne, Charleroi et Bruxelles UN FESTIVAL, TROIS PAYS

Le Festival international de Théâtre-Action connaît aujourd’hui trois implantations : en Belgique, en France et en Italie. Dans chaque pays respectif, il a été décidé de garder le nom de FITA afin de mettre en avant les liens qui les unissent. Ces liens ? Un concept et des valeurs partagées, où qu’ils se trouvent… Le FITA cherche à replacer le théâtre au cœur de la cité, au plus près de la population. Un théâtre qui vit en milieu urbain comme en milieu rural, et qui cherche à créer une dynamique de rencontres, de débats, d’échanges et de liens autour des spectacles. Un théâtre qui s’inscrit pleinement dans le champ politique au plus près des enjeux, des questions et combats de nos sociétés contemporaines. Des spectacles qui font débat, qui bousculent et interrogent notre monde. Un théâtre qui croise des approches et des regards multiples, nourris par les différentes provenances géographiques des équipes artistiques invitées, venues d’Afrique, d’Asie, d’Amérique ou d’Europe. Un théâtre qui mobilise un public divers, des habitants de tous milieux, souvent très éloignés des spectacles aux abonnés des salles de théâtre. Mais le FITA est aussi animé par des principes fondateurs qui sont, d’une part, la création collective de spectacles à partir des réalités sociales des personnes généralement exclues du champ culturel. Et d’autre part, la désacralisation du théâtre auprès des personnes éloignées de la question culturelle et théâtrale. Teresa Di Prima , Laurent Poncelet, Patrick Duquesne, FITA Belgique FITA France FITA Italie Le FITA Belgique est une organisation du Centre du Théâtre Action (La Louvière), du Service de la Culture de la Province de Namur et des Compagnies Buissonnière, Maritime, Alvéole, Campus, Collectif Libertalia, Brocoli Théâtre, Collectif 1984 et Théâtre et Réconciliation.  Programme en province de Namur : cf. p.56-57

Information : http://www.fita2013.be

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LE CINÉMA ART ET ESSAI À NAMUR Œuvrant sur Namur depuis 1992, et pour pallier l’absence de cinéma d’art et essai durant les travaux de rénovation du Caméo, l’asbl 400 Coups souhaite poursuivre son travail de diffusion d’un cinéma d’auteur en version originale auprès des cinéphiles ainsi que son rôle d’éducation permanente auprès du jeune public via les séances scolaires. De nombreuses séances scolaires et séances publiques sont donc prévues à la Maison de la Culture de Namur. N’hésitez pas à consulter régulièrement le site Internet des 400 coups pour connaître la programmation complète, les autres dates dans l’année, ainsi que les soirées spéciales organisées (débats…) - Jeudi 10/01, 20H00 : collaboration avec Media Animation asbl / Festival À films ouverts 2013 - Jeudi 24/01, 20H00 : Rebelle de Kim Nguyen (Canada - 2012 - 90 min) - avec Rachel Mwanza, Alain Bastien, Serge Kanyinda, Ralph Prosper, Mizinga Mwinga et débat en collaboration avec Amnesty International - Mercredi 13/02, 14H00 : Décentralisation Festival ANIMA - Mercredi 13/02, 20H00 : Décentralisation Festival ANIMA – Best of Anima 2012 - Jeudi 21/02, 20H00 : collaboration avec Nam’in Jazz - Jeudi 07/03, 20H00 : Décentralisation Festival Gay et Lesbien de Belgique SÉANCES SCOLAIRES : La programmation et le formulaire de réservation sont disponibles sur www: 400coups.be - matinées scolaires Tarifs : 5,50 € / 5 € : senior, étudiants / 4,50 € : carte Culture, abonnés Médiathèque / Article 27 Tarif Matinée scolaire : 3,50 € par élève

Informations : asbl Les 400 Coups – 081 22 26 19 – info@400coups.be - www.400coups.be

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Chea Vichea, président au Cambodge du Syndicat libre des travailleurs, assassiné en 2004 à Phnom Penh © Chio Pisei

Félicien Rops, La Médaille de Waterloo, 1858, lithographie, coll. musée Félicien Rops, province de Namur

ROPS & LES DROITS HUMAINS Récemment, le Musée provincial Félicien Rops décidait de célébrer à sa manière le 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, en créant un parcours de visite au sein des salles consacrées à l’artiste namurois : Félicien Rops & les droits humains. En effet, bien des questions de société actuelles étaient déjà présentes au XIXe siècle : peine de mort, condition de la femme, liberté de la presse, libre circulation des personnes… L’équipe du musée et Amnesty International Belgique ont donc élaboré un parcours dans lequel dix œuvres de Rops, identifiées dans les salles par un cartel spécifique, ont été choisies pour leur résonance dans le monde actuel. L’actualité récente nous rappelle que le combat pour la défense des droits de l’homme est loin d’être gagné : révolutions arabes et leur lot de répressions sanglantes, conflit syrien, déplacements des populations, statut des réfugiés qui se pressent aux portes de l’Europe, crise économique dans la zone euro, chute du pouvoir d’achat… Rops & les droits humains permet de sensibiliser nos visiteurs, particulièrement les adolescents et les jeunes adultes, à des enjeux de société fondamentaux, tout en rappelant la terrible modernité de Félicien Rops. Une brochure remet ces œuvres dans leur contexte et les prolonge par des commentaires et des images d’Amnesty sur la situation dans le monde au XXIe siècle. Cette brochure étant épuisée, il nous tient à cœur de la rééditer, dans une mise en page actualisée. Elle vous permettra de découvrir librement ce parcours, à moins que vous ne préfériez utiliser un de nos audio-guides iPod Touch ou réserver une visite guidée sur cette thématique ? Brochure en français ou néerlandais, 28 pages. Déclaration des droits de l’homme en poster central, préface de Benoît Mariage. En vente à l’accueil du musée : 4,50 € Visite guidée : durée : 1H00, tarif : 40 € par groupe + entrée au musée. Réservation obligatoire : 081 77 67 55 Location d’un audioguide iPod Touch : 2 €

Informations : Musée Félicien Rops (cf. p. 76)

12 Actualités


CINéMA

Cinéma Royal de Gembloux Alternofilms Classiques du Mardi

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UN CINÉMA À GEMBLOUX ? …Et de quatre… Après le Ciné Gedinne dans l’Emmène-mois n° 141, le Cinéma Caméo de Tamines, dans le n°142, le Ciné-Chaplin à Nismes dans le n° 143, voici le visage des activités cinématographiques au sein du Centre culturel au Cinéma Royal de Gembloux. Créé en 1980, sur les lieux d’un cinéma familial et d’art et d’essai, le Centre culturel au Cinéma Royal est une asbl dont l’objectif consiste à assurer le développement socio-culturel sur le territoire de la commune de Gembloux. Si certains nouveaux arrivants gembloutois s’imaginent parfois que le Cinéma Royal est uniquement dévolu au cinéma, Xavier Joachim, l’animateur cinéma / projectionniste / débateur précise que ses activités ne sont pas QUE cinématographiques, elles sont également musicales, théâtrales, plasticiennes, associatives… Avec quatre-vingt séances par saison (de septembre à avril) en 2009, un petit fléchissement de soixante-sept séances en 2011, malgré la concurrence du Cinéscope à Louvain-la-Neuve, de l’Acinapolis à Jambes ou du Carolywood de Charleroi, le public suit avec intérêt le programme du Royal… tant au niveau des films inédits, des ciné-clubs, des films à thèmes, de l’exploration du monde ou des séances scolaires. Mais… les noirs nuages de la numérisation apparurent à l’horizon ! Avec les distributeurs envisageant d’abandonner le 35 mm… Le Centre culturel craignait de ne plus pouvoir présenter que d’éventuelles projections en format DVD et encore… L’aide financière de numérisation apportée par la Province de Namur fut donc bénéfique et depuis le mardi 18 septembre 2012, le 35 mm a laissé la place au projecteur numérique flambant neuf pour débuter la nouvelle saison culturelle. Le Centre culturel au Cinéma Royal de Gembloux réserve les mardis soirs au cinéma. Certains vendredis étant, quant à eux, réservés au cinéma d’auteur grand public. Le cinéma au Centre culturel le Royal, c’est aussi trois séances de plein air au mois d’août, en collaboration avec les comités de village, mais aussi les partenariats avec les associations (Amnesty International…), les milieux associatifs, ou les partenariats avec la Faculté universitaire des Sciences agronomiques de Gembloux. Si vous habitez Gembloux, vous ne pouvez ignorer son existence, la planification des films est promue par le biais de toutes-boîtes, de mailings, et figure sur le site du Centre culturel, mais aussi sur Cinébel et Cinénews. Et actuellement, si la programmation à Gembloux suit d’un mois les sorties dans les grands complexes, cela devrait encore s’améliorer au fil du temps, nous dit Xavier Joachim !

Informations : Centre culturel au Cinéma Royal de Gembloux, Rue du Moulin, 55b - 5030 Gembloux http://centreculturel.gembloux.com/cine.html

14 Cinéma


AlternofilmS Aloïse Dans le cadre de l’exposition Loss of control II avec le Musée Félicien Rops

I Le 19 février, à 20H00 I Namur I Maison de la Culture France, 1975 / de Liliane de Kermadec / avec Isabelle Huppert (Aloïse jeune), Delphine Seyrig (Aloïse adulte), Marc Eyraud, Michael Lonsdale, Julien Guiomar, Jacques Weber… / 115’ C’est l’histoire vraie d’Aloïse Corbaz, une jeune femme suisse d’origine modeste, pleine d’ambition artistique. Gouvernante en Allemagne, la première guerre mondiale l’oblige à regagner sa patrie. Mais fragile et perturbée, elle est jugée trop agitée par un médecin qui la fait interner dans un hôpital pschychiatrique. Elle y restera quarante ans, jusqu’à la fin de sa vie. Isolée du monde, elle s’adonne à l’écriture et la peinture et s’invente, grâce à son art, un monde irréel. Sa force créatrice prodigieuse s’exprima dans une peinture imaginative, célébrée par Jean Dubuffet. Un film biographique qu’on pourrait rapprocher du récent Séraphine*, même si, dans ce cas, c’est une fois enfermée qu’Aloïse s’est mise à peindre. Un beau portrait de femme, remarquablement interprété par Delphine Seyrig qui a la même foi dans le personnage que la réalisatrice, la même affection et la même compréhension. D’une élégance à la fois humble et souveraine, c’est la recherche fugace d’un impossible bonheur au milieu d’êtres aussi déshérités qu’elle. À noter pour interpréter Aloïse jeune, la présence d’Isabelle Huppert, toute débutante… * Séraphine de Martin Provost (2008) conte l’histoire de la peintre autodidacte Séraphine de Senlis (de son vrai nom Séraphine Louis, interprétée par Yolande Moreau), de 1912, année de sa rencontre avec le collectionneur Wilhelm Uhde, à son internement à l’asile psychiatrique, en 1932.

Tarifs : 5 € adultes / 4 € : étudiants et seniors / Art. 27

Exposition Loss of control II avec le Musée Félicien Rops (cf.p. 27-29 )

15 Cinéma


Les Classiques du Mardi THE JAZZ SINGER /LE CHANTEUR DE JAZZ

I Le 15 janvier, à 12H00 et 20H00 I Namur I Maison de la Culture États-Unis, 1927 / de Alan Crosland / avec Al Jolson, McAvoy, Warner Oland / vo / 88’/ Noir & blanc Dans l’histoire du cinéma, certains films ont un statut particulier, sinon pour leurs qualités artistiques, du moins pour le rôle qu’ils ont joué dans l’évolution du septième art. Le Chanteur de jazz est de ceux-là. Distribué en 1927 par la Warner Brothers, ce film d’Alan Crosland interprété par Al Jolson, un des chanteurs de variétés les plus connus de son temps est unanimement considéré comme le premier long métrage parlant. On n’y trouve pourtant que quelques séquences musicales, encadrées par de rares dialogues. Mais la présence du son entraîna des changements radicaux et révolutionna Hollywood comme peu de films auparavant. Étape décisive vers un nouveau type de cinéma et un nouveau type de divertissement, Le Chanteur de jazz n’est pas uniquement le premier parlant de l’histoire. Comme l’avance le célèbre analyste politique Michael Rogin, il peut être considéré comme un exemple typique de la transformation des Juifs dans la société américaine : assimilation ethnique dans l’Amérique blanche, conversion religieuse à un dogme spirituel moins strict et participation commerciale dans l’industrie du cinéma américain au moment de l’arrivée du son. Ce film sera précédé d’un court métrage :

TROMBONE EN COULISSE

Belgique, 1988 / de Hubert Toint / Fiction / 13’ Dans un pays imaginaire, l’Orchestre des Trombones de la Cour représente l’élite...

Les Classiques du Mardi KES

I Le 29 janvier, à 12H00 et 20H00 I Namur I Maison de la Culture

G-B, 1969 / de Ken Loach avec David Bradley, Freddie Fletcher, Collin Welland, Brian Glover / vo / 112’ / Couleur « Pour son second long métrage, Ken Loach transposa au cinéma la méthodologie réaliste de son travail pour la télévision, présentant une déclaration d’intention qui concernait tous ses films à venir. Collaborant avec Barry Hines sur une adaptation de son roman, Loach décrit la brève possibilité d’évasion s’offrant au jeune Billy Casper (David Bradley) quand il trouve et dresse un faucon crécerelle. Son intérêt croissant pour l’art de la fauconnerie, associé à son admiration pour les dons de chasseur et la fière indépendance de l’oiseau, lui permet d’entrevoir une alternative à un quotidien oppressant et morne ainsi qu’à l’avenir bouché de sa vie dans une ville minière d’Angleterre. Loach évite les clichés de bien d’autres films antérieurs situés dans les zones industrielles du Nord en se concentrant non pas sur les rues crasseuses et les cheminées d’usine mais sur les relations et les aspirations humaines rongées par la misère culturelle et économique. D’où la force émotionnelle des scènes où l’enfant, négligé par sa famille et son entourage (hormis par son instituteur), voit son enthousiasme trahi, puis définitivement sapé. Le talent du chef opérateur Chris Menges saisit la puissance du rapace en plein vol, équilibrant parfaitement l’agilité de l’oiseau et sa valeur de symbole de la liberté intuitive. » Geoff Andrew in 1001 Films à voir avant de mourir, éd. Omnibus Ce film sera précédé d’un court métrage :

CHAMBRE FROIDE

Belgique, 2000 / d’Olivier Masset-Depasse / Fiction / 26’ Dans la banlieue d’une ville industrielle, Rita, vingt-six ans et sa mère Nicole gèrent une petite entreprise familiale au bord de la faillite. Rita veut partir mais Nicole refuse le changement.

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Cinéma


Les Classiques du Mardi QUEEN CHRISTINA /LA REINE CHRISTINE

I Le 12 février, à 12H00 et 20H00 I Namur I Maison de la Culture

États-Unis, 1931 / de Rouben Mamoulian / avec Greta Garbo, John Gilbert, Ian Keith / vo / 99’/ Noir & blanc « Cette reconstitution de la cour de Suède au XVIIe siècle est un véhicule parfait pour une Greta Garbo au sommet de son art. La véritable Christine, fille de Gustave Adolphe, Roi de Suède était une esthète, une recluse qui abdiqua pour mener la vie qu’elle avait choisie et se convertir au catholicisme. Par contraste, Garbo en fait un personnage qui cumule allègrement des qualités viriles et féminines. Cultivée, résolue, Christine est une femme sexuellement avertie, voire provocante mais soucieuse de son indépendance. Toute l’intrigue, qui semble emprunter pas mal d’éléments à des films consacrés à Élisabeth Ière d’Angleterre, découle de ce que ses conseillers veulent qu’elle épouse Charles de France. Irritée, Christine décide de fuir la cour et les restrictions imposées à son sexe. Habillée en homme pour les besoins du voyage, elle rencontre par hasard l’Ambassadeur d’Espagne, Antonio (John Gilbert). Elle tombe passionnément amoureuse de lui. Le jeu de Garbo est inspiré et la caméra de Mamoulian fait tout pour la montrer sous son meilleur jour. Les décors, le montage et la partition de cette Reine Christine en font un splendide divertissement. » R. Barton Palmer in 1001 Films à voir avant de mourir, éd. Omnibus Ce film sera précédé d’un court métrage :

NOËL AU BALCON

Belgique, 1997 / de Martine Doyen / Fiction / 23’ Paulette, dix ans, fête le réveillon de Noël…

Les Classiques du Mardi FEARLESS VAMPIRE KILLERS / LE BAL DES VAMPIRES

I Le 26 février, à 12H00 et 20H00 I Namur I Maison de la Culture

USA, 1966 / de Roman Polanski / avec Jack Mc Gowran, Roman Polansli, Sharon Tate, Jessie Robins… / vo / 107’/ Couleur Après des années passées à rechercher des vampires, le professeur Abronsius et son jeune disciple Alfred échouent dans une auberge de Transylvanie présentant nombre d’indices de leur présence. Très vite, leurs soupçons se trouvent confirmés. C’est d’abord Sarah, la fille de Shagal, l’aubergiste, qui est brutalement enlevée par le Comte von Krolock. Puis, c’est l’aubergiste lui-même, parti à la recherche de sa fille, que l’on retrouve vidé de son sang. Pour éviter qu’il ne revienne à la vie, Abronsius s’apprête à lui enfoncer un pieu dans le cœur. Or, Shagal réussit à s’enfuir entraînant à sa suite Abronsius et Alfred qui arrivent bientôt au château voisin où ils retrouvent la belle Sarah. Retenus prisonniers par le Comte-vampire von Krolock et son fils, les deux protagonistes parviennent néanmoins à s’échapper après un bal qui aura bien failli sceller leur destin, emportant avec eux le mal aux dents... longues de Sarah ! Ce film sera précédé d’un court métrage :

TOUS À TABLE

Belgique, 2001 / d’ Ursula Meier / Fiction / 30’ Des amis se retrouvent à un dîner d’anniversaire et l’ambiance est très animée en fin de repas, on chante, on boit, on s’étreint, on blague… C’est alors qu’une devinette est posée. Il devient hors de question de quitter la table sans avoir trouvé la réponse. La soirée change de ton… 17 Cinéma


Les Classiques du Mardi ELEKTRA / ÉLECTRE

I Le 19 mars, à 12H00 et 20H00 I Namur I Maison de la Culture

Grèce, 1962 / de Michael Cacoyannis / avec Irène Papas, Aleka Catseli, Yannis Fertis / vo / 120’/ Noir & blanc Électre et son frère Oreste assistent impuissants au meurtre de leur père Agamemnon par leur mère Clytemnestre et son amant Égisthe. Des années plus tard, Électre, mariée à un paysan, n’a pas oublié ce crime odieux. Elle retrouve son frère et exige de lui qu’il se venge. Au cours d’une fête, Oreste tue Égisthe. Électre attire sa mère chez elle et aide son frère à la tuer. Ecrasés par le remord, Électre et Oreste se séparent. Il revenait sans doute à des réalisateurs grecs de se pencher sur une histoire avec laquelle ils entretiennent une plus grande proximité culturelle et géographique. Michael Cacoyannis fut l’un d’eux qui, successivement, réalisa : Électre (1962), Les Troyennes (1971), et Iphigénie (1977). Cette trilogie eut le mérite de révéler Irène Papas, une actrice irremplaçable dans des rôles tragiques, dont elle incarnait profondément l’esprit. Ce film sera précédé d’un court métrage :

ISMAËL

Belgique, 2001 / de Rudy Barichello / Fiction / 23’ Un réparateur de trains, tombe amoureux de sa collègue, une jeune fille en chaise roulante.

Les Classiques du Mardi LOVE STREAMS / TORRENTS D’AMOUR

I Le 26 mars 2013, à 12H00 et 20H00 I Namur I Maison de la Culture États-Unis, 1985 / de John Cassavetes / avec Gena Rowlands, John Cassavetes, Seymour Cassel / vo / 141’/ Couleur Une étrange et folle relation s’établit entre un frère et une sœur que tout oppose… C’est un des plus beaux films qu’il ait jamais été donné de voir au cinéma, un film que l’on aimerait connaître plan par plan, retenir les dialogues par cœur et inscrire pour toujours en soi ces images. C’est le miracle du film de John Cassavetes, nous faire aimer le cinéma à la folie. Comment ne pas aimer ce film si sincère mais pas évident, si simple et si confus, si dense et si dépouillé à la fois ? C’est cela le génie de faire à la fois simple et compliqué, direct et détourné, si personnel et universel. Pour y arriver, il est évident que le travail du réalisateur et des acteurs est précis et extraordinaire et pourtant, Cassavetes modifie son film au cours du tournage selon la tournure des événements et les rapports entre les gens.. Quant à l’actrice, Gena Rowlands, les qualificatifs pour la décrire n’ont pas été encore inventés… Un film unique, à montrer partout. Ce film sera précédé d’un court métrage :

EAU

Belgique, 1997 / de Dominique Standaert / Fiction / 12’ Congo, 1960. C’est la fin des illusions entre Blancs et Noirs. Il pleut à seaux et dans la pièce qui les abrite, le robinet ne fonctionne plus. Tant de pluie à l’extérieur et pas d’eau à l’intérieur… Tarifs : 5 € adultes / 4 € : étudiants et seniors / 3 € : midi / Art. 27 Abonnement (18 films) : 72 € adultes / 54 € étudiants et seniors Abonnement (10 films au choix) : 45 € adultes / 35 € étudiants et seniors

Informations : Cinéma (cf. p. 76)

18 Cinéma


Nancy Seulen, Robin Vokaer et Paul Antoine Ostinato / dessin - musique : interaction JAP Loss of Control II Expositions en décentralisation 19

Nancy Seulen, 2010, huile et pastel gras sur toile, 120 x 100

© Photo : Schrobiltgen

EXPOSITIONS


NANCY SEULEN, ROBIN VOKAER ET PAUL ANTOINE I Du 19 janvier au 3 mars, tous les jours, de 12H00 à 18H00 I Namur I Maison de la Culture I Vernissage : le vendredi 18 janvier, à 18H30 I Art dimanche : le 10 février I Entrée libre NANCY SEULEN Après des études de peinture à l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles, Nancy Seulen suit les cours de dessin à l’Académie des Arts d’Uccle mais se forme également à travers les livres d’histoire de l’art et les copies de tableaux qu’elle réalise à la manière des grands peintres d’antan. Depuis quelques années, son travail a quitté le champ strict de la figuration pour se positionner dans un entre-deux, entre clarté et obscurité, présence et absence. Sa peinture s’élabore patiemment au fil de croquis réalisés à partir de photographies. Ceux-ci servent de point de départ à des variations picturales qui s’affranchissent rapidement de leur modèle pour acquérir leur propre autonomie. Son travail préparatoire témoigne d’un goût pour les espaces cloisonnés, les fenêtres et les reflets qui les traversent. L’artiste en retient les réverbérations lumineuses qu’elle traduit par des tonalités sourdes qui voilent volontairement ses compositions d’un certain mystère. Art de l’évocation, son œuvre mêle « dit et non-dit, ‘départ’ et ‘résonnance’, l’eau et le feu, l’image et le rêve »1. Le rendu velouté du pastel gras additionné à la peinture à l’huile lui permet de dessiner un univers à double fond, où tout reste à découvrir. 1

. Turine, Roger-Pierre, Paysages de l’intériorité in La Libre Belgique, 2010.

Nancy Seulen, sans titre, 2012, pastel gras et huile sur toile, 120 x 90 cm © Photo : Schrobiltgen

20 Expositions


Robin Vokaer, sans titre, 2012, acrylique, 180 x 180 cm

Robin Vokaer, petit granit, 2011, 49 cm

ROBIN VOKAER Peintre et sculpteur belge, Robin Vokaer s’est formé à l’École supérieure des Arts de l’Image « Le 75 ». Depuis les années 90, il expose un travail multiforme (peintures, sculptures, installations) qui se signale notamment par une mise en valeur des contrastes. L’artiste mène préalablement une réflexion sur le matériau, alliant souvent le végétal au minéral, déplaçant le centre de gravité, contrariant la nature. Dans ses sculptures récentes, Robin Vokaer travaille sur le galet, ce fragment de roche usée et polie par les éléments extérieurs, dont il explore la forme et la symbolique. Associé à la philosophie zen, le galet évoque autant l’inéluctable fuite du temps que les médecines parallèles. L’artiste utilise le petit granit qu’il assemble morceaux par morceaux afin de retrouver la fameuse structure ovoïdale. Au lent travail d’érosion de la nature, Robin Vokaer oppose une structure construite aux multiples aspérités. Parallèlement à son travail en trois dimensions, Robin Vokaer produit des peintures à caractère minimaliste. Le statut de l’image et le chromatisme sont les enjeux de ses dernières recherches picturales. Il peint des petits formats carrés à l’acrylique qu’il traite d’abord de façon indépendante avant de les assembler. L’ensemble forme un tout à la fois multiple et cohérent qui disperse le regard et induit un certain mouvement. Entre transparence et apparence(s), ses œuvres colorées profilent une image en latence – support aux projections les plus fantasmatiques.

21 Expositions


Paul Antoine, Composition, 1965, huile sur toile, 98 X 130 cm

PAUL ANTOINE Peintre et graveur belge, Paul Antoine (né à Waltzing, en 1922 – décédé à Bruxelles, en 2010) s’est formé au dessin et à la peinture auprès de Paul Breyer à l’Académie des Beaux-Arts d’Arlon (de 1941 à 1943). En 1949, il s’inscrit à l’Académie de Dessin et des Arts décoratifs de Molenbeek (atelier de Frans Depooter) et fréquente également l’Académie d’Etterbeek où Albert Philippot, expert de la peinture des XVe et XVIe siècles, l’initie aux grandes traditions picturales. De 1952 à 1955, il suit les cours de l’Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles (atelier de Léon Devos) durant lesquels il noue de nombreuses amitiés artistiques. Paul Antoine produit alors principalement des portraits et des vues d’ateliers. En 1957, la Galerie Apollo (Bruxelles) présente sa première exposition personnelle. L’artiste y montre ses premiers dessins abstraits réalisés au fusain. Son désir de s’ouvrir à d’autres formes d’expression le pousse à s’inscrire au cours de sculpture abstraite de Jacques Moeschal à l’Académie de Bruxelles. Il y rencontre le jeune peintre abstrait Charles Drybergh qui lui donne le goût d’une peinture plus lyrique. Grâce à son intervention, Paul Antoine expose à la Galerie Le Zodiaque à Bruxelles en 1960 et en 1962. Sa peinture gestuelle lui vaut une distinction au « Prix Olivetti » (1961), au « Prix de la Jeune Peinture Belge » (1962) et au « Prix suisse de peinture abstraite » (1962). À partir de 1963, il se forme en autodidacte à la gravure et réalise plusieurs lithographies. En 1967, il co-fonde, avec notamment Thierry de Villers, Marianne Berenhaut, Jacques Simon, et Bernard Villers, le groupe ECOBU dont l’objectif est d’« affirmer l’importance de la démarche créatrice répondant à une nécessité intérieure… Peindre, sculpter : faire œuvre de liberté, proposer au spectateur une œuvre qui soit pour lui un lieu de liberté où il se reconnaît, se crée…  ». Le groupe exposera notamment à Bruxelles et à Charleroi, en 1967 et à Ivry (Paris), en 1968. Déçu par l’abstraction lyrique gestuelle (qui, selon lui, n’est fondée que sur une subjectivité immédiate et inconsciente), Paul Antoine se tourne vers la nature dont il souhaite extraire les éléments essentiels. Sa peinture traduit ainsi les rythmes du végétal. La technique du lavis lui permet d’explorer les tons de la terre (nuances de bruns ou de noirs) avant d’introduire la couleur. Au milieu des années 80, il produit essentiellement des lavis à l’encre de chine rehaussés aux crayons de couleur. Ses nombreux voyages (Macédoine, Crète, Midi de la France…) lui fournissent l’inspiration. En 1992, la Galerie Albert Dumont, à Bruxelles, propose une exposition personnelle. À partir des années 2000, Paul Antoine revient à la peinture à l’huile, poursuivant une œuvre qui conjugue admirablement «  l’univers physique de la nature et [son propre] univers psychique » d’artiste1.

Paul Antoine, Rupture bleue, 2006, huile sur toile, 92 X 74 cm . Goyens de Heusch, Serge, Art belge au XXe siècle, collection de la Fondation pour l’art belge contemporain Serge Goyens de Heusch. Musée de Louvain-La-Neuve, éd. Racine, 2006. 1

22 Expositions


JEUNESSES ET ARTS PLASTIQUES RENCONTRE AVEC PASCAL LEMAÎTRE, ILLUSTRATEUR I Le 22 janvier, à 14H30 I Namur I Maison de la Culture

Pascal Lemaitre est né à Bruxelles en 1967. Il a fait ses études dans l’atelier de communication graphique de La Cambre où il enseigne maintenant. Depuis 1990, il travaille pour la presse adulte et enfantine en Belgique, en France et aux États-Unis (New Yorker, New York Times, Wall Street Journal etc.). Il a publié de nombreux livres pour enfants dont quatre albums écrits par Toni Morrison (Prix Nobel de littérature). Prix à la séance : 3 €

Informations : Arts plastiques (cf. p. 76)

23 Expositions


OSTINATO Dessin - musique : interaction

I Du 16 mars au 28 avril, tous les jours, de 12H00 à 18H00 I Namur I Maison de la Culture I Vernissage : le vendredi 15 mars, à 18H30 I Art dimanche : le 23 mars, à 10H30 I Entrée libre « À travers leurs structures, leurs variations, ces abstractions sur papier, souvent itératives, induisent des notions de temps, de rythmes, d’espaces qui évoquent directement ou implicitement une connivence avec la musique. » Ainsi se définit le concept de l’exposition intitulée Ostinato qui se tient à la Maison de la Culture de la Province de Namur, du 16 mars au 28 avril. Cet itinéraire, tracé à partir du questionnement d’un art par un autre, proposera les œuvres d’une quinzaine de plasticiens, pour la plupart belges ou français, dont beaucoup jouissent d’une appréciable notoriété internationale. Les artistes Pierrette Bloch (Paris 1928, vit à Paris et Bages, Aude) « Regarder une œuvre de Pierrette Bloch, c’est entrer en un présent si dense, un puits de temps, que les espaces créés déjouent tout cadre, toute géométrie. Regarder son œuvre, c’est écouter le temps. » Alfred Pacquement Jacques Calonne (Mons 1930, vit à Bruxelles) « C’est par son appartenance au mouvement CoBrA que se développera en lui son goût inné de l’antispécialisme. L’écriture musicale, littéraire, graphique lui apparaissent comme des perspectives différentes d’un même temps (…) allant de la spontanéité lente, minutieusement élaborée de sa musique à la vivacité contenue de ses œuvres graphiques… » Marc Dachy Jacques Clauzel (Nimes 1941, vit à Gallargues-le-Monteux, Hérault) « La rencontre assez récente du plasticien français Jacques Clauzel m’avait beaucoup impressionné. Ayant entendu ma musique (…) il sentait qu’il y avait quelque chose entre nous (…) Ce qui m’a surtout frappé chez lui, c’est son travail très systématique, répété constamment, sur des toiles monochromes par exemple. Des toiles plissées, toutes exactement de la même façon (…) Ce qui m’intéressait, ce n’était pas d’essayer d’imiter cette peinture mais de m’imprégner de la manière de travailler de ce peintre. » Pierre Bartholomée Kikie Crèvecoeur (Bruxelles 1960, vit à Bruxelles) « Le blues, le jazz, la musique ethnique habitent depuis longtemps les réalisations de Kikie Crèvecoeur. Aux premières séries de gommes, petites images juxtaposées en patchworks, ont succédé des gravures sur lino, animées d’un dynamisme intense. » Centre de la Gravure et de l’Image imprimée, La Louvière Aïda Kazarian (Bruxelles 1952, vit à Bruxelles) « L’écriture des empreintes digitales est comme une partition, une partition écrite à un, à deux, à trois, à quatre ou à huit doigts, à une ou deux mains. » Aïda Kazarian

24 Expositions


Michael Kravagna (Klagenfurt 1962, vit à Saint-Séverin, Belgique) « Le support est patiemment et systématiquement couvert de ces ponctuations, comme trois petits points indéfiniment multipliés, qui l’habitent du rythme lancinant d’une musique insistante et répétitive. » Anne Gersten André Lambotte (Namur 1943, vit à Namur et Nassogne, Belgique) « (…) de ce qui a nourri ces Textures, à savoir les multiples juxtapositions, superpositions, répétitions dont résulte une certaine densité complexe et décalée : je pense au cycle Sauh pour voix de femmes de Giacinto Scelsi, au lyrisme obstiné d’ Abdullah Ibrahim, aux subtilités rythmiques de Conlon Nankarrow, aux vibrations de la sanza de Jean-Jacques Avenel accompagnant Steve Lacy ou encore au grain, aux crépitements des compositions pour percussions de Maki Ishii, de Masahiko Togashi comme à certaines improvisations pour piano préparé de Benoît Delbecq, aussi à Györgi Ligeti ou encore à l’hypnotique souffle continu d’Evan Parker… Souvent, j’ai confié que j’aimerais que l’on regarde mes travaux comme on écoute de la musique. » André Lambotte Lismonde (Anderlecht 1908 – Linkebeek, Belgique 2001) « La ligne, c’est prodigieux. C’est une musique. Elle a des timbres, comme le hautbois, la flûte, le basson, la clarinette. » Lismonde Claude Melin (France 1931) « À partir de différentes densités de signes et de temps d’exécution distincts, Claude Melin nous donne à découvrir ses Opus, créations qui ne sont pas sans rappeler des partitions d’orchestre, ou encore ses Chansons de geste et ses Traits de plume, sortes d’idéogrammes instantanés s’apparentant souvent à des formes d’instruments à cordes. » Karine Salling Henri Michaux (Namur 1899 – Paris 1984) « De Jouer avec les sons jusqu’à Musique en déroute, Michaux revient avec insistance sur ce possible et confie beaucoup de son rapport avec un mystère qui ça et là s’entrouvre. Peinture au plus haut, musique davantage au pourtour… » Yves Peyré Claude Melin, Opus 4, encre noire sur papier, 108 X 75 cm

25 Expositions


Jacques Pourcher (Chamalières 1950, vit à Clermont-Ferrand) « Intimement lié à celui de la musique, l’art de Jacques Pourcher relève d’une tentative de faire d’une œuvre qu’elle existe comme du temps dans le contexte d’une production proprement millimétrée, faite de glissements, de silences et de pauses. (…) Faire une composition plastique pour mettre au monde des sons, tel est ici le pari de Jacques Pourcher. » Philippe Piguet Judit Reigl (Kapuvar (Hongrie) 1923, vit à Marcoussis, Essonne) « C’est ainsi, en écoutant Jean-Sébastien Bach, que naîtra une nouvelle série que j’ai intitulée L’art de la Fugue. » Judit Reigl Edda Renouf (Mexico 1943, vit à Paris) « Mes œuvres sont donc aussi une évocation des jours, semaines, mois et saisons, qui constituent un journal temporel dans mon processus de travail. Enfin, dans d’autres œuvres, les structures et les signes sont liés aux pensées, à la mémoire, à la musique et aux sons, thèmes qui soulèvent l’idée de rendre visible l’invisible et révèlent ainsi l’existence de phénomènes d’ondes dans la matière. » Edda Renouf August von Briesen (Budapest 1935 – Paris 2003) « Thématique centrale dans son œuvre, la réaction graphique à l’écoute de compositions musicales relève, dans le cas d’August von Briesen, d’une démarche assumée avec une profonde rigueur. Ce sont des époques historiquement très variées qui couvrent ses séries de dessins musicaux, depuis les quatorze dessins de Water Music de Haendel jusqu’aux dix-sept de Punkte de K. Stockhausen. » Jean-Yves Bosseur

Judit Reigl, Dessin d’après musique, 1982, encre de chine sur papier, 29,7 x 21 cm, Collection Frac Auvergne

En lien avec l’exposition, plusieurs activités seront organisées dont un concert du Quatuor Tana, le 14 mars en prélude de l’exposition dans le cadre des Namusiq’ (cf. p.50), un concert en collaboration avec le Conservatoire de Liège et le CAV&MA, le 27 mars. Steve Houben nous fera également le plaisir de participer au vernissage le 15 mars, à 18h30.

26 Expositions


LOSS OF CONTROL II

Deuxième volet d’un projet organisé en 2009 au MARTA Herford Museum sous la direction de Jan Hoet, cette exposition se focalise sur le lien entre l’existence et l’art à travers des œuvres qui échappent aux carcans culturels de leur époque. L’exposition bénéficie du soutien de la Loterie nationale et du Fonds Prince Philippe, géré par la Fondation Roi Baudouin. Artistes exposés : Aloïse / Bellmer / Bellon / Breton / Blankenhorn / Dubuffet / éluard / Gill / Grunenwaldt / Kusama / Maar / Magritte / Maquet / Man Ray / Mariën / Molinier / Nadja / Niederreiter / Pigeon / Schneller / Simon / Suckfull / Ubac / Zurn

27 Expositions

Hans Bellmer, sans titre. Collection Mony Vibescu © Gilles Berquet

Dans le prolongement de l’exposition Pulsion[s]. Hystériques !, Loss of Control II continue cette exploration de la folie en art et propose une plongée aux confins de l’inconscient et de la création artistique, depuis les surréalistes jusqu’à l’art brut. Dès 1923, Jean Dubuffet s’intéresse aux artistes malades mentaux tandis qu’en 1928, Breton publie Nadja, un récit autobiographique dans lequel il narre sa rencontre avec une femme qui sera internée. La conception de la folie des surréalistes qui ont critiqué l’enfermement et interrogé le lien entre délire et création artistique, est à l’origine d’œuvres qui questionnent les limites de l’inconscient, de la folie, de la transgression mentale et physique. Après la Révolution surréaliste, l’artiste français Jean Dubuffet a ouvert la voie à une autre conception de la création de personnes internées, médiums, autodidactes, en inventant une nouvelle catégorie de créateurs. L’art brut célèbre la production artistique hors normes et permet la découverte d’œuvres ancrées dans une quête de soi. La perte de contrôle à travers l’acte créatif permet-elle une transgression et apporte-t-elle une forme d’inhibition et de liberté face à l’art officiel et à la société ? Toutes les œuvres présentées dans cette exposition expriment les recherches d’artistes (in ou outsiders) vers cette authenticité et offrent une lecture bouleversante de l’obsession, de l’identité et de l’existence. Loss of control II fait la part belle à la représentation féminine  : le corps de la femme est le lieu de la perte de contrôle pour les surréalistes : corps transformés, transfigurés, morcelés, déguisés. Les artistes outsiders représentent, eux aussi, l’amour et le désir, là où l’on se perd ...

Aloïse, Tsarine Katia dans le manteau, entre 1941 et 1951, crayon de couleur sur papier d’emballage, 118 x 80 cm. Collection de l’Art Brut, Lausanne © Olivier Laffely

I Du 26 janvier au 5 mai, du mardi au dimanche, de 10H00 à 18H00 I Namur I Musée Félicien Rops


Paul éluard, L’Hystérie, ca 1928, collage photographique noir et blanc, 13 x 8,7 cm. Collection de la Province de Hainaut

Martha Grünenwaldt, sans titre, crayons de couleur, crayon graphite, feutre sur papier, 29,7 x 21 cm. Bruxelles, Art & Marges musée.

Activités annexes

Vendredi 22/02 Nocturne : musée ouvert jusqu’à 21H00 À 20H00, visite-conférence de Xavier Canonne, directeur du Musée de la Photographie et un des auteurs du catalogue Activité gratuite comprise dans le billet d’entrée à l’exposition Réservation obligatoire : 08177 67 55

Dimanche 03/02 Entrée gratuite au musée À 14H30, visite guidée gratuite de l’exposition Réservation obligatoire : 081 77 67 55 Vendredi 15/02 à 12H30 Apé’Rops : Lettres d’amour Au lendemain de la Saint-Valentin, Cédric Juliens, comédien, donnera vie aux billets enflammés échangés par Rops et ses conquêtes. L’amour n’est-il pas la plus belle perte de contrôle ? La lecture est suivie d’un lunch. Tarif : 7 € (activité, lunch et entrée au musée compris) ou compris dans l’abonnement Mardi 19/02 à 20H00 Maison de la Culture Soirée cinéma : Aloïse de Liliane de Kermadec, 1975, 115’, avec Isabelle Huppert, Delphine Seyrig, Michael Lonsdale, Jacques Weber En collaboration avec le Secteur Cinéma de la Province de Namur (cf. p. 15)

Dimanche 03/03 Entrée gratuite au musée À 14H30, visite guidée gratuite de l’exposition Réservation obligatoire : 081 77 67 55 Jeudi 07/03 à 12H30 Rencontre avec Caroline Lamarche, écrivain et auteur du catalogue, à propos de l’oeuvre d’Unica Zurn. Tarif : 7 € (activité, lunch et entrée au musée compris) Réservation obligatoire : 081 77 67 55 Samedi 16/03 de 8H30 à 19H00 Excursion à Gand. Le matin, visite guidée de la Ville de Gand L’après-midi, visite guidée du Musée du Docteur Guislain, ancien asile pour aliénés créé au XIXe siècle et devenu un musée consacré à l’histoire de la psychiatrie. Découverte de l’exposition

28 Expositions


temporaire : Femmes nerveuses. Deux siècles d’histoire entre des femmes et leurs psychiatres. Activité gratuite organisée en collaboration avec l’asbl « Les Amis du Musée Rops » et avec le soutien de la Loterie nationale et du Fonds Prince Philippe. Non compris : repas, boissons et dépenses personnelles Informations et réservation obligatoire : 081 77 67 55 Vendredi 22/03 Nocturne : musée ouvert jusqu’à 21H00 À 20H00, visite-conférence en compagnie de Carine Fol, directrice de la Centrale Électrique, Bruxelles et auteur du catalogue Activité comprise dans le billet d’entrée à l’exposition Réservation obligatoire : 081 77 67 55 Dimanche 07/04 Entrée gratuite au musée À 14H00, visite guidée gratuite de l’exposition Réservation obligatoire : 081 77 67 55 Du 8 au 12/04 Stage pour enfants de 8-12 ans De 9H00 à 16H00 Prix : 60 € (matériel compris), payables le 1er jour du stage Vendredi 26/04 Nocturne : musée ouvert jusqu’à 21H00 À 20H00, visite philosophique en compagnie de Gilles Abel. La folie dévoile un trésor de questionnements existentiels et universels. Où se situe la frontière entre la normalité et la folie ? La folie a-t-elle une histoire ? La folie a-t-elle le même sens dans toutes les cultures ? Qui décide de qui est fou et de qui ne l’est pas ? Dans cette visite qui se veut ouverte au dialogue et au débat, chacun peut s’étonner, réagir, exprimer son point de vue. Tout public (à partir de 15 ans) Activité comprise dans le billet d’entrée à l’exposition Réservation obligatoire : 081 77 67 55

Pierre Molinier, sans titre. Collection Mony Vibescu © Gilles Berquet

Dimanche 05/05 Entrée gratuite au musée À 14H30, visite guidée gratuite de l’exposition Réservation obligatoire : 081 77 67 55

29 Expositions


DEUX EXPOSITIONS EN DÉCENTRALISATION DANS LA PROVINCE… Lettre de Paul Delvaux à Stéphane Rey, 1981, encre et aquarelle, Collection JG Bertot, © photo : Ph. Luyten - SCPN

Après une escale à la Salle de l’Harmonie à Couvin en novembre, l’exposition Échanges-Correspondances continue son périple. Elle sera sans doute accueillie en 2013 à Bièvre et à Gembloux. Cette exposition créée lors de la Fureur de lire 2011 est consacrée aux lettres illustrées et à la correspondance d’artistes. Elle présente des fac-similés d’une dizaine de lettres de l’abondante correspondance de Félicien Rops. Elle permet aussi de découvrir des reproductions de quelques-unes des nombreuses lettres reçues par le critique Stéphane Rey - alter ego de l’écrivain Thomas Owen - dont certaines signées Paul Delvaux, Hergé, ou encore René Magritte. Elle propose aussi des œuvres issues de la collection du Musée du Petit Format consacrées au mail art.

Jérôme Considérant, L’aventure c’est l’aventure, 2005, diam. 70 cm

Théodore Géricault, Le Radeau de la Méduse, 1818-1819, huile sur toile, 491 x 716 cm, Musée du Louvre Paris

Codes, logos, pictos and co a été créée en octobre 2012 à la Maison de la Culture de la Province de Namur (cf. p. 61). Elle est d’ores et déjà disponible pour la décentralisation et sera présentée en mars 2013 à la Maison qui bouge, à Maffe, à l’initiative du Centre culturel d’Havelange. Des visites et ateliers spécifiques seront organisés pour le public scolaire, en dehors des heures d’ouverture « tout public ». Les centres culturels de Gembloux et Dinant ont également manifesté leur souhait d’accueillir cette exposition.

30 Expositions


FORMATIONS Évaluer ses activités Animation et gestion d’un groupe Création d’un site Web Scénographie 31


ÉVALUER SES ACTIVITÉS

I Les vendredis 11, 18 et 25 janvier, de 9H00 à 16H30 I Namur Dans leur pratique quotidienne, un certain nombre de responsables et de travailleurs du secteur sont un jour ou l’autre confrontés à la réalisation d’évaluation de leurs activités. Actuellement, les outils d’évaluation utilisés sont essentiellement quantitatifs et peu de responsables savent comment envisager, de manière plus globale, une évaluation qualitative de leurs activités. Au départ d’une thématique apportée par tous les participants, ceux-ci apprendront plus particulièrement à : - construire une démarche d’évaluation (Quels sont les objectifs de l’évaluation ? De quoi parle-t-on ? Que veut-on savoir ? Comment le traduire en terme de questions d’analyses plus précises…) ; - choisir des outils méthodologiques (entretiens, questionnaires…) adaptés à la thématique et aux objectifs fixés ; - utiliser de manière la plus neutre possible les outils envisagés ; - planifier et organiser l’évaluation ; - analyser, structurer et présenter les résultats des investigations mises en place ; - tirer des conclusions et des perspectives de travail de ces résultats, en lien avec une analyse plus théorique, et notamment bibliographique. Ce travail sera mené grâce à des outils théoriques et méthodologiques principalement issus de la recherche en sciences sociales et dans le souci d’une dynamique de confrontation avec la réalité professionnelle. Formatrice Cécile Paul, sociologue, formatrice de cadres culturels au CESEP et pour la Communauté française Lieu Services Généraux de la Culture et des Loisirs – 22, Avenue Reine Astrid à Namur Prix 90 € (professionnels) – 75 € (personnes individuelles) – 38 € (étudiants et personnes sans emploi)

Informations et inscriptions : Formation (cf. p. 76)

32 Formations


ANIMATION ET GESTION D’UN GROUPE

I Les mardis 19, 26 février, 5 et 12 mars, de 9H00 à 17H00 I Namur Tout(e) animateur(trice) doit pouvoir analyser ce qui se passe dans et entre les groupes et gérer les dynamiques qui s’y développent, pour en concevoir adéquatement l’animation. Il doit prendre conscience de son propre style d’animation et l’adapter aux caractéristiques de chaque groupe. Ce module permettra aux participants d’appréhender le concept de groupe et de comprendre les principaux phénomènes qui peuvent y émerger, d’utiliser différentes pratiques d’animation selon le groupe, d’aider celui-ci à trouver les supports méthodologiques, pédagogiques et stratégiques en vue d’actions collectives. Questions abordées : - Qu’est-ce qu’un groupe ? - Quelles sont les différentes phases de développement de la vie d’un groupe ? - Comment dépasser l’agressivité, les tensions, les conflits ? - Quelles sont les techniques d’animation de groupe ? - Comment faciliter la communication et l’expression des membres du groupe ? Formatrice Michèle Dhem, formatrice d’adultes en gestion de groupes, gestion de réunions, évaluation et gestion de projets, fondatrice de l’asbl artistique et d’éducation permanente Dans le ventre de la baleine Lieu Services Généraux de la Culture et des Loisirs – 22, Avenue Reine Astrid à Namur Remarque Ce module de formation est proposé par le Service de la Culture en convention avec l’Institut provincial de Formation sociale (IPFS). Il est agréé par la Fédération Wallonie - Bruxelles dans le cadre de l’enseignement de promotion sociale. De ce fait, il donne droit à un congé d’éducation (crédit d’heures) et au remboursement des frais de formation, pour l’employeur. Cette formation est qualifiante : une attestation de réussite est délivrée. La réussite implique une présence continue et une évaluation positive. Pour pouvoir se donner en convention avec l’IPFS, chaque module doit rassembler 16 participants. Si ce nombre n’est pas atteint, le module sera organisé par le Service de la Culture seul, moyennant une majoration de prix. Prix si organisation en convention Culture-Enseignement : 42 € maximum (réductions aux personnes sans emploi) ; si organisation Service Culture seul : 120 € (professionnels) – 92 € (personnes individuelles) - 50€ (étudiants et personnes sans emploi).

Informations et inscriptions : Institut Provincial de Formation Sociale : Madame Annick Remy, directrice - annick.remy@province.namur.be

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CRÉATION D’UN SITE WEB : DE L’IDÉE A LA MISE EN LIGNE

I Les lundis et mardis 21, 22, 28 et 29 janvier, de 9H30 à 16H30 I Namur La conception et le processus de création, pour une mise en ligne optimale Créer un site web ne requiert pas uniquement des compétences techniques. Avant de vous lancer dans l’aventure, la première étape indispensable consiste à analyser les besoins et la pertinence de votre projet. Cette phase préliminaire permettra de clarifier certains points essentiels pour rendre l’outil performant et efficace par rapport aux missions et aux spécificités de votre association ou institution. Cette formation abordera donc la conception de sites Internet au niveau de quelques solutions techniques, mais aussi sous l’angle de la préparation et de la réflexion, en amont de la réalisation technique. Elle est destinée à toute personne amenée à concevoir ou à gérer un site Internet au sein d’un organisme, d’une association, d’une institution à finalité socioculturelle. Cette formation n’a pas la prétention de vous apprendre à créer des sites web professionnels en quatre jours mais vous donnera une vue d’ensemble du processus de création d’un site afin de vous aider, entre autres, à mieux rédiger un cahier des charges. Prérequis Très bonne connaissance de Windows Formateur Rino Noviello, photographe freelance, webmaster, animateur et formateur pour divers organismes en Wallonie et à Bruxelles, fondateur de l’Agence Picturimage Lieu Campus provincial – 188-190 rue Henri Blès à 5000 Namur Prix 120 € (professionnels) – 92 € (personnes individuelles) – 50 € (étudiants et personnes sans emploi)

Informations et inscriptions : Formation (cf. p. 76)

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STAGE SCÉNOGRAPHIE

I Le samedi 9 mars, de 9H30 à 17H00 I Namur Limitée à l’origine à la construction d’un décor rudimentaire, la scénographie n’a cessé, tout au long de l’histoire du théâtre, de prendre de l’importance et de se développer considérablement. Elle s’étend d’ailleurs à d’autres domaines comme la danse, l’opéra, le cirque, les plateaux de TV et de cinéma mais aussi les musées, les salles d’exposition, les installations, les performances, les tribunaux, les espaces urbains… À l’heure actuelle, la scénographie inclut la conception de l’espace de jeu et parfois aussi l’espace des spectateurs de façon à entretenir des rapports privilégiés entre le public et le jeu théâtral. Tour à tour, décorateur, plasticien, éclairagiste, musicien, costumier… le scénographe est un véritable metteur en espace du spectacle. Il apporte sa créativité, assure la cohérence entre tous les éléments visuels du spectacle, crée un espace qui répondra le mieux aux impératifs du texte et de l’action. Réfléchir sur une scénographie ne consiste plus à réaliser une reproduction fidèle de la réalité sur scène ; il s’agit plutôt de créer un autre univers et d’ouvrir l’imaginaire chez le spectateur. Le stage abordera des questions dans ce sens. Comment, dans un texte, extraire les indices suggérant le lieu, l’action, pour, d’une part, en représenter les sensations qui vont aider le comédien et, d’autre part, élever la mise en scène. Comment donner à chaque spectateur, individuellement, la possibilité d’y voir sa propre vision de l’univers proposé ? Formatrice  Sophie Carlier, scénographe et maquilleuse. Elle a travaillé, entre autres, avec le Jeune Théâtre National, le Théâtre Le Public, le Théâtre Jardin Passion… Lieu : Service de la Culture, Avenue Reine Astrid, 22 A Prix 23 €

Informations : TAP’S (cf. p. 76)

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LECTURE

Monologue philosophique d’une machine à laver Au fil de l’eau éveil artistique Salle de lecture – périodiques 37


MONOLOGUE PHILOSOPHIQUE D’UNE MACHINE À LAVER UN EX68 RACONTE Jean-Louis Sbille, la soixantaine venue, raconte sa génération. Une génération qui, faut-il le rappeler, a marqué l’époque contemporaine. Vrai progressiste du progrès qui progresse, Jean-Louis Sbille a un avis sur tout et sur rien en particulier. Loin des poncifs politiquement incorrects, loin des amalgames médiatiques, il nous fait partager ses expertises et analyses. Humaniste post-moderne, il nous parle avec sincérité de cette fabuleuse génération de baby- boomers. Un monologue bio 100% pure vintage. Ex- Louis Toupti dans Ici Bla Bla, ex- Cargo de Nuit, ex- L’heure Exquise de R21, exImpédance, ex- Marie Clap’Sabot, ex- Cadence, ex- Festival le Temps des Cerises, ex- «...», Jean-Louis Sbille est aussi acteur et auteur. Bio généraliste Après une enfance à la campagne, Jean-Louis Sbille étudie, en 1968, la sociologie à l’Université Libre de Bruxelles, tout en prenant des cours de danse et de théâtre... Il enseigne à de joyeux adolescents les rudiments des sciences humaines, et après deux ans, laisse tout tomber et part élever des chèvres et des poules, pas très loin du plateau du Larzac. Il se retrouve au Portugal pour la Révolution des Œillets. Revenu en Belgique, il participa au groupe d’Art Vidéo et de performances artistiques RUPTZ puis crée la revue new wave graphique Soldes Fins de Séries avec Marc Borgers. Il danse dans diverses compagnies, anime et produit des émissions à la Radio Télévision Belge, co-organise des tournées de chanteurs, de groupes rock et des festivals en Belgique. Il fut un de clowns de Mario Gonzales, à Paris et le dramaturge du chorégraphe José Besprosvany. Actuellement, Jean-Louis Sbille écrit, joue tant au cinéma qu’au théâtre et enseigne à la Haute École Ilya Prigogine. Dernier livre paru: Mamamama aux éditions Maelström- Bruxelles Nouveau (2013) stand-up : Monologue philosophique d’une Machine à laver Mais laissons-le se présenter : « Saltimbanque toutes catégories, agitateur de particules, accélérateur de foule et metteur en boule je suis né au milieu du siècle passé, quelque part en Wallonie (Belgique, EEC). Petit-fils de mineur borain et de métallo du Pays Noir athées et anarchistes, j’ai appris à lire, à écrire, à jouer, à danser et à aimer la vie. J’ai enseigné, j’ai gardé des chèvres, braconné, lancé des pavés. J’ai cru au Grand Soir. Entre radio, télévision, théâtre, cinéma et littérature, j’ai vécu et je vis encore d’images et de mots. » Cette petite biographie express pour montrer à quel point ce spectacle deviendra indispensable : Pour les soixante-huitards, ex ou pas, car la nostalgie étant ce qu’elle est, les larmes qu’ils verseront ne seront pas que de rire. Pour les enfants et petits-enfants de ces soixante-huitards, s’ils veulent avoir une chance de comprendre le vécu de leur mère, père, grand-mère et grand-père, grâce à un témoin garanti d’époque. Que dis-je, un témoin, un acteur, dans tous les sens du terme, qui, tout comme Claire Bretecher dans ses BD, leur fera revivre une période encore bien présente aujourd’hui. Un hommage qu’il rend en bon sociologue mais en l’assaisonnant d’une forte dose d’autodérision et de quelques gouttes de poésie.Le « Monologue philosophique d’une machine à laver » sera proposé en 2013 aux bibliothèques de la Province de Namur. Soyez attentifs, cela se passera peut-être tout près de chez vous ! Informations : Bibliothèque centrale / Salle de lecture – documentation (cf. p. 76)

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AU FIL DE l’EAU Antoine Giet est un jeune comédien sorti de l’IAD. Après une série de journées où il a emmené de nombreuses personnes sur la Meuse lors de la quinzaine des ateliers Article 27, il proposera des balades contées au fil de l’eau, avec des histoires de pirates et des légendes locales dans diverses bibliothèques de la province. à savourer sans modération !

Nouveauté Nouvelle acquisition à la Bibliothèque principale : Un objet culturel non identifié : la bande dessinée de Thierry Groensteen, aux éditions de l’An 2, 2006 La bande dessinée a-t-elle sa place au musée ? S’agit-il d’une forme de littérature ou d’un art visuel ? Pourquoi est-elle toujours soupçonnée d’infantilisme ? Est-elle indifférente aux problématiques de l’art contemporain ? Pourquoi ses origines historiques sont-elles encore un sujet de controverse ? Est-elle une forme de contre-culture ou appartient-elle à la culture de divertissement ? Cet essai très documenté répond à ces questions et à beaucoup d’autres. Il interroge la place qu’occupe la bande dessinée dans le paysage culturel d’aujourd’hui. Il retrace les étapes du processus de légitimisation entamé dans les années 1960 et en montre les limites, questionnant aussi la politique de l’Etat, l’attitude de la presse et les pratiques des éditeurs. Il analyse, enfin, les grands handicaps symboliques qui frappent le media. Écrit dans un langage clair, le livre n’est pas dépourvu d’accents polémiques. Fondateur des éditions de l’An 2, Thierry Groensteen a été successivement l’animateur des revues Les cahiers de la bande dessinée et Neuvième art. Directeur du Musée de la bande dessinée d’Angoulême de 1993 à 2001, commissaire de l’exposition  Maîtres de la bande dessinée européenne à la Bibliothèque nationale de France en 2000, il est l’auteur de nombreux ouvrages sur l’histoire et l’esthétique de la bande dessinée

Informations : Bibliothèque principale / Section Adulte (cf. p. 76)

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ÉVEIL ARTISTIQUE La Bibliothèque principale Jeunesse s’attache, en 2013, à dévoiler les trésors de son fonds en arts plastiques. Pour rendre vivant cet éveil artistique (qui fait souvent défaut dans le cursus scolaire), elle lance quatre ateliers sous la houlette de la bibliothécaire plasticienne Nathalie Sacré. Les bibliothécaires locaux pourront faire leur choix selon les tranches d’âge visées. Pour toute la famille Le samedi, le public est familial : enfants, parents et grands-parents participent et partagent un moment de détente et d’échange. Après avoir feuilleté des livres liés au thème retenu, les familles sont invitées à réaliser ensemble une fresque sur papier en utilisant diverses techniques de projection (couleurs soufflées à la paille) et d’impression (rouleaux et tampons). Le rouleau de papier devient espace partagé où chacun se retrouve et où le résultat provient de la participation de tous. Pour les classes de première et deuxième primaires En 1993, François Duconseille, plasticien et scénographe, rédigeait un Manifeste à la gommette. L’artiste Yayoi Kusama, quant à elle, a mis en place un espace vierge au Queensland Art Gallery à Brisbane et a laissé des milliers de gommettes aux petits visiteurs de son installation pendant deux semaines. Peu à peu, le lieu s’est empli de ces formes. Les gommettes, finalement peu exploitées par les artistes, servent de support à l’imaginaire en procurant le plaisir de coller et d’agencer formes et couleurs en fonction des envies. Par la découverte du travail de Vincent Mathy, illustrateur jeunesse, les enfants de première et deuxième primaires créeront une image en gommettes. Ils compareront le travail de l’artiste avec celui d’autres illustrateurs par le biais d’une sélection de livres jeunesse. Pour les classes de troisième et quatrième primaires Le cercle installe une zone de liberté dans laquelle tout est permis, une zone protégée par ses frontières parfaites ; il sera, le temps d’une séance, exploré de toute part. L’atelier des troisième et quatrième primaires propose de créer de grandes roues décorées de couleurs chatoyantes et percées de formes diverses ; en tournant, elles laissent apercevoir les formes et les couleurs cachées à l’intérieur. Le point de départ est le livre Couleurs couleurs de Kveta Pacovska. Tous les titres illustrés par cette dernière feront également l’objet d’un « arrêt sur image ». Pour les classes de cinquième et sixième primaires Nathalie Sacré offre aux plus grands (dix-douze ans) une façon originale de revisiter l’approche des formes et des couleurs et d’aborder l’illustration du livre jeunesse pour en retirer ses « codes » personnels et créer son propre univers. Le coloriage sera abordé autrement que par le traditionnel remplissage « sans dépasser ». Les enfants, à l’aide d’une sélection d’ouvrages jeunesse, vont imaginer des consignes de dessin et de coloriage hors des sentiers battus. Ils repartiront avec un carnet créé par eux afin de l’offrir à des « colorieurs » en herbe ! Toutes ces animations d’éveil artistique appuyées sur des livres sont disponibles en 2013 dans les bibliothèques locales de la province de Namur selon les choix que chacune d’entre elles aura faits.

Informations : Bibliothèque principale / Section Jeunesse (cf. p. 76

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À VOTRE DISPOSITION à la SALLE DE LECTURE DE LA MAISON DE LA CULTURE Pour bien commencer l’année, l’équipe de la Salle de lecture vous propose un récapitulatif des périodiques qu’elle met à votre disposition en 2013 et ce, dans les différents domaines artistiques. Arts et culture en général : Agenda du Service de la Culture de la Province de Namur : Emmène mois Annales de la Société archéologique de Namur Archéologia Art press Culture Europe Dossiers d’archéologie Études Les Inrockuptibles Journal des musées Louvain Mouvement La Revue générale Septentrion Télérama Transfuge La Vie des musées Vingt-et-un : XXI WAW : Wallonie magazine Arts plastiques : A + architecture  Archistorm : architecture + design + art Architecture d’aujourd’hui L’Art même Arte news Beaux Arts magazine Décors Graffiti art : le magazine de l’art contemporain urbain Images magazine Le Journal des Arts Novum L’Œil Cinéma : Animeland Avant-scène Cinéma Cahiers du cinéma Cinémag fantastique Moniteur du film en Belgique Positif Studio Ciné Live

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À VOTRE DISPOSITION à la SALLE DE LECTURE DE LA MAISON DE LA CULTURE... Suite Littérature : Les Actes de Lecture Beaux Arts magazine Books Les Cahiers wallons Le Carnet et les Instants Francophonie vivante La Grande oreille Indications Le Journal des poètes Lectures Lire Magazine littéraire Le Matricule des anges La Nouvelle Revue Française La Quinzaine littéraire Virgule Musique et danse : Accroches Classica Diapason harmonie FrancoFans Jazz magazine : Jazz Man Jazz News Nouvelles de danse Patrimoine : Cahiers de Sambre et Meuse : Le Guetteur wallon Les Échos du patrimoine Les Nouvelles du patrimoine Théâtre : Alternatives théâtrales Avant-scène Théâtre Jeu Scènes L’année en cours est disponible à la Salle de lecture. Si vous souhaitez consulter des fascicules plus anciens, il vous suffit de les demander au bibliothécaire, qui se fera un plaisir d’aller vous les chercher en réserve. Bonne lecture !

Informations : Bibliothèque centrale / Salle de lecture – documentation (cf. p. 76)

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MUSIQUE Namusiq’ – Sur Lesse Li-lo et Roscoe Djangofolllies Namusiq’ – Side Entrance Crazy Lady Madrid Pierre Vaiana invite Tamara Suffren Namusiq’ – Quatuor Tana Quentin Dujardin – Kalaban Coura Kaiser Place 43


NAMusiq’ SUR LESSE

I Le 10 janvier, à 12H30 I Namur I Maison de la Culture Accompagné du son ample d’un violoncelle et du timbre plus festif d’un accordéon diatonique, le pianiste Vincent Rouard nous invite, à travers ses nouvelles compositions si personnelles, à suivre les méandres mélodiques de sa rivière natale. Dans le très bel opus précédent Itinérances, vous nous proposiez un voyage imaginaire vers l’Est. Ici, vous retournez dans votre pays, celui de la Lesse. Où avez-vous particulièrement puisé votre inspiration? Ce nouvel album est un peu un retour aux sources, c’est le mot qui convient puisqu’on parle de la Lesse. Je suis né à Villers-sur-Lesse. J’ai grandi dans cette région-là et donc, il y a pas mal de souvenirs d’enfance, de choses agréables qui m’ont traversé l’esprit et qui m’ont poussé à savoir comment je pourrais les traduire en musique, sans vraiment faire une grosse recherche intellectuelle. C’est spontané. Parfois, je me disais : «  ça me fait penser à quelque chose que j’ai vécu.  » et donc, c’est un peu comme cela que j’ai orienté mes titres dans mes musiques. On ressent une étroite complicité avec Kathy Adam. J’ai commencé à travailler avec Kathy voici trois ans, pour deux raisons. D’abord, j’aimais bien d’associer la sonorité du piano à celle d’un instrument à cordes. J’avais d’abord travaillé avec un violoniste mais j’aimais bien le timbre et la hauteur sonore du violoncelle qui permet d’enchevêtrer des mélodies, de pouvoir aussi utiliser l’instrument comme basse continue, pour donner un peu plus de rythmique. Je trouve que c’est un son qui est très proche de la voix humaine, qui n’a jamais rien d’agressif et qui me touche beaucoup. La deuxième raison, c’est que Kathy est une personne humainement extraordinaire qui a une grande formation classique mais qui est ouverte à différents styles musicaux. Elle s’est associée spontanément à mon travail et j’en suis très heureux. L’accordéoniste diatonique Didier Laloy vous a rejoints. Là aussi, pour les deux mêmes raisons. Sur le plan musical, le timbre de l’accordéon diatonique apporte une touche un petit peu plus festive, de la musique de saltimbanque. J’aime bien la musique de cirque, par exemple. J’avais besoin de ce timbre musical et il se fait aussi que Didier est un ami, il habite dans mon ancien village. Depuis cinq ans maintenant, je collabore avec lui. Parmi les autres éléments d’actualité de Vincent Rouard, signalons un travail intéressant avec le guitariste Guillaume Thiry et un nouveau projet qu’il va peutêtre développer prochainement avec la mezzo-soprano Julie Bailly. Tarif : 5€ (gratuit jusque 12 ans) Informations et réservation : Office du Tourisme de Namur – Halle al’Chair – 081 24 64 48

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LI-LO * ET ROSCOE / TRANSISTOR NIGHT

I Le 12 janvier, à 20H00 I Namur I Maison de la Culture

Depuis septembre 2011, Li-lo* a quitté la formule groupe pour réapparaître en solo avec de nouvelles compositions. Dans une ambiance pop-acoustique, fidèle à elle-même, elle continue à nous sourire et parfois même dans l’obscurité intime, propice aux confidences, à nous chanter un coin de sa vie. Côté scène, elle a fait des premières parties de David Bartholomé au Botanique, Julien Doré au Théâtre de Namur. Le single Apple Tree est en rotation radio sur PureFm, la Première et Twizz. La suite se construit. L’album est en préparation et de belles collaborations artistiques sont prévues. Il sortira sous le label Gran Via, aux éditions Wet Bear et sera distribué chez Pias. Il y a beaucoup à dire sur Roscoe. Et pourtant à l’écoute de Cracks, l’imposant premier album du groupe, les mots nous font défaut. La musique de Roscoe, picturale et transcendante, est celle qu’on aimerait écouter en découvrant le sol vierge d’une planète inconnue. C’est la musique des abysses et des sommets, de l’eau pure de la Norvège et du cœur des volcans éteints. Réalisé sous la direction de Redboy, leader d’MLCD et son fidèle complice Raphael Wynands, ce n’est pas seulement un disque qu’ils fournissent ici, c’est un monde qu’ils créent sous nos yeux et nos oreilles. Enemies, premier single du groupe, fait la synthèse parfaite de cet univers qu’ils défendront, live à l’appui. Roscoe a choisi la voie de la conscience et de l’introspection. Lutter même si l’on sait que l’on va perdre. Se poser des questions sur soi et ce, même si ce que l’on y découvre n’est pas toujours beau à voir. Disséquer la froideur de nos relations humaines dans cette société de la compétition qui est aussi celle de la peur et de l’exclusion, volontaire ou non. Si leurs chansons sont originales et très construites, faites de rythmes fouillés et d’harmonies inattendues, le résultat est toujours fin et ne semble jamais exagérément expert ni sorti d’un laboratoire. Les lignes mélodiques du chant sont d’une grande inventivité, maîtrisées et fragiles, contemporaines et fossiles à la fois. L’interprétation allie expressivité et retenue. Grâce à des chansons comme les splendides Lowlands et A Safe Place (to fall), les atmosphériques StringSat et About this moment of grace ou le ravageur Hey ! You Got Things to Solve, Roscoe nous invite dans un voyage où se mêle jeunesse et sagesse, paysages crépusculaires et énergie vitale. Voici donc un beau spectacle, traversé d’un bout à l’autre par un souffle, une intuition et même plus, une idée. En partenariat avec l’asbl Panama Rock Tarif unique : 10 €

Informations : Musique (cf. p. 76)

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DJANGOFOLLLIES - CHRISTIAN ESCOUDÉ JOUE BRASSENS AU BOIS DE MON CŒUR I Le 19 janvier, à 20H30 I Namur I Maison de la Culture

2010 fut l’année Django et 2011 celle de Brassens. Trente ans déjà que Georges Brassens nous a quittés et que fleurissent les hommages en son honneur. En voilà un plutôt inattendu, celui de Christian Escoudé, qu’on n’attendait pas forcément dans ce créneau. Même si la présence d’une clarinette (André Villéger) et d’un violon (Fiona Montbet) évoquent le quintette du HotCclub de France, on est loin ici du traitement swing manouche « classique ». Christian Escoudé utilise tantôt sa guitare Selmer, tantôt sa guitare Gibson qui est plus orientée jazz traditionnel et s’empare des thèmes de Brassens comme les jazzmen américains se sont emparés des standards de Broadway. Il n’en garde que les mélodies, l’essence, tout le reste (idées rythmiques, couleurs harmoniques) est réarrangé et adapté. Ses fidèles compagnons de route Pierre Boussaguet, Anne Pacéo et Jean-Baptiste Laya, ne sont pas pour rien dans cette orientation et cette réappropriation de la musique de Brassens qui consiste à s’éloigner des conventions du genre pour laisser place à la liberté et à l’improvisation. Privilégiant l’aspect mélodique, celles du guitariste sont toujours chantantes, son phrasé nerveux ayant toujours un côté lyrique. Du coup, c’est très familier mais en même temps, c’est nouveau. Christian Escoudé fait preuve d’inventivité et d’intelligence musicale dans la relecture des Amours d’antan et pour Les Passantes, titres ré-harmonisés avec en prime un invité de marque : Bireli Lagrene. À noter également, la magnifique réappropriation d’Il n’y a pas d’amour heureux, jouée en solo, où, en vrai guitariste bop dans la lignée de l’école américaine, Christian Escoudé alterne jeu en single notes et jeu en accords. S’il y est question de Brassens, il y est surtout question d’un grand artiste à la belle et longue carrière qui nous rappelle qu’il est un vrai et grand jazzman universel. Tarifs : 12 € - moins de 26 ans et seniors : 9 € / abonnements : 9 € – moins de 26 ans et seniors : 6 €

Informations : Musique (cf. p. 76)

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NAMusiq’

SIDE ENTRANCE

I Le 7 février, à 12H30 I Namur I Foyer du Théâtre royal

Le Trio Side Entrance s’est constitué expressément à l’occasion des NAMusiq’ mais les musiciens (Romina Lishka, viole de gambe, Sofie Vanden Eynde, théorbe et guitare baroque, Raphaël Collignon, clavecin et autres claviers) qui le composent, ont déjà joué ensemble pour d’autres projets parmi lesquels l’un d’entre eux élaboré à la demande des Jeunesses Musicales et destiné aux enfants, autour de la musique anglaise de la Renaissance. Le 7 février, c’est un voyage à travers les méandres du somptueux style baroque français, savant et sophistiqué qui nous est proposé, avec un répertoire de ses illustres représentants tels François Couperin, le grand maître du clavecin en France au XVIIIe siècle, Marin Marais et Antoine Forqueray, considérés, à égalité, par leurs contemporains, comme les deux plus grands virtuoses de la viole. Interrogée à propos du programme, la violiste d’origine viennoise, Romina Lishka précise qu’il ne s’agit pas d’un simple concert de musique ancienne car il s’élève à une dimension onirique, favorise l’imaginaire, suscite la création. Il comportera d’ailleurs des pièces de caractère moins connues, aux dénominations qu’elle qualifie d’étranges (L’Allemande la Bizzare, l’Allemande l’Asmatique, Le Badinage, dans Suite d’un Goût Étranger. Pièces de viole du IV Livre, de Marin Marais, 1717…) D’où le nom du Trio Side Entrance, « porte latérale extérieure » qui traduit bien cette volonté d’ouverture, d’explorer des chemins de traverse. Ajoutons que Romina Lishka nourrit une autre passion musicale. Depuis 2006, elle étudie le chant classique de l’Inde du nord (style Dhrupad) avec Marianne Svasek au Conservatoire de Rotterdam. Elle a aussi participé à des workshops à Delhi avec Nirmalya Dey et Ustad Fariduddin Dagar. C’est un système très méditatif et la démarche diffère vraiment de la nôtre. « En Occident, on a trop tendance à enseigner la musique dans la tête. En Inde, l’apprentissage est un mode de vie. On se lève à cinq heures du matin et on chante toute la journée. Le rapport maître-élève rappelle celui qui prévalait à l’ère baroque. Les deux maîtres français de la viole de gambe, Marin Marais et Sainte-Colombe habitaient le même quartier et se voyaient tout le temps. Ils jouaient sans doute beaucoup ensemble et improvisaient.» Ayant été désignée Bozar Rising Star pour la saison 2012-2013, Romina Lishka aura le plaisir d’effectuer une tournée dans les salles les plus réputées d’Europe où elle sera accompagnée par Sofie Vanden Eynde et Raphaël Collignon. Tarif : 5€ (gratuit jusque 12 ans) Informations et réservation : Office du Tourisme de Namur – Halle al’Chair – 081 24 64 48

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CRAZY LADY MADRID / OPEN MIC I Le 9 février, à 21H00 I Namur I Maison de la Culture

Crazy Lady Madrid : un nom accrocheur pour une musique qui l’est tout autant. Mise sur pied durant l’hiver 2010, cette formation « from ze Brabant wallon » sort six mois plus tard un premier E.P. enregistré et mixé sous la houlette de Charly De Schutter qui a collaboré avec plusieurs grandes figures du rock belge telles que Ghinzu et Vismets. Efficace mélange de rock et d’electro, puissant, net, Crazy lady Madrid s’appuie sur une rythmique du feu et une voix puissante pour tisser sa toile entre ambiance vintage et frénésie dance. Lauréat du concours Pure Démo en janvier 2011 avec l’imparable C.U.T.S et finaliste du concours Verdur Rock de la même année, Crazy Lady Madrid propose des prestations scéniques sur-vitaminées, véritables bombes à retardement. Après s’être absenté des salles de concert pendant quelques mois afin d’entamer la préparation d’un nouvel EP, Crazy Lady Madrid revient en 2013 pour en présenter les premiers extraits sur scène. Envolées explosives et frénésie tribale seront de la partie pour cet avant-goût d’un spectacle qui imprimera de nouvelles couleurs pour le groupe. Leur rock pulvérisateur, presque punk ou métal se teinte d’électro et de riffs pop. Tarif unique : 6 € En collaboration avec la Rock’s Cool Ce concert sera précédé d’un Open Mic (scène ouverte aux élèves de la Rock’s Cool) dès 18H00

Informations : Rock’s Cool (cf. p. 76) et Musique (cf. p. 76)

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PIERRE VAIANA INVITE TAMARA SUFFREN I Le 22 février, à 20H00 I Namur I Maison de la Culture

Tamara Suffren vient d’Haïti, cette « terre des hautes montagnes » qui fut la première république noire indépendante du monde en 1804, changeant ainsi le cours de l’histoire universelle du colonialisme et de l’esclavagisme. Ce pays, aux dures réalités, est épaulé par le nôtre. En effet, Wallonie-Bruxelles International, dans le cadre du programme Ewa Ayiti !, soutient et fait connaître les artistes haïtiens (théâtre, musique, chanson, arts plastiques, littérature, cinéma, architecture) en Belgique tout en aidant à la reconstruction du pays suite au séisme de janvier 2010. La musique de ce coin des Caraïbes affiche une indéniable richesse, une diversité de styles, de sons, de rythmes, nourrie par son histoire, ses racines, son actualité… et le talent de ses artistes. Comme Tamara Suffren, cette jeune chanteuse à la voix forte et assurée. À la voix subtile aussi, qui n’hésite pas à se mettre au service de mélodies plus délicates ou emplies de rondeurs, voyageant entre français et créole avec une belle aisance. Tamara Suffren chante depuis son plus jeune âge. Elle a grandi au son de la musique ou plutôt des musiques : jazz, chanson française, gospel, chant traditionnel, répertoire vaudou… La liste est longue, les influences évidentes. En 2006, elle prend la voie de chanteuse professionnelle. Surnommée « notre refrain national » en Haïti, elle chante dans son pays et ailleurs : elle interprète des textes d’auteurs haïtiens, des chansons traditionnelles à tendance vaudou, fait des performances à l’occasion de la Fête de la Musique en Haïti, joue sur les scènes de La Villette à l’occasion de la Fête des Femmes… En 2011, elle reçoit une bourse de Wallonie-Bruxelles International. Elle approfondit alors l’interprétation et l’écriture à l’Académie Internationale de Wallonie. Avec Pierre Vaiana, saxophoniste connu pour sa sonorité ample et chaude et ses nombreux projets avec des artistes africains, elle se donne un nouvel élan. Ce concert en dessine les contours. Intense, surprenant, dense, il nous fait découvrir une artiste à l’image de ce que fut son pays dans le passé : une perle des Antilles. Tamara Suffren : chant Pierre Vaiana : sax soprano Salvatore Bonafede : piano Nic Thys : contrebasse Michel Seba : percussions Une production de Talia asbl, Wallonie-Bruxelles International et l’association Tamise Tarifs : 12 € - moins de 26 ans et seniors : 7 € / abonnements : 7 € – moins de 26 ans et seniors : 5 € Informations : Musique (cf. p. 76)

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NAMusiq’ QUATUOR TANA

I Le 14 mars, à 12H30 I Namur I Maison de la Culture Fondé en 2004 par Antoine Maisonhaute, le quatuor existe sous sa forme actuelle depuis 2010, année au cours de laquelle il s’est produit lors d’une mission diplomatique et humanitaire à Madagascar, d’où son appellation, Tana, abréviation du nom de la capitale Tananarive. Il se singularise par son répertoire résolument contemporain. Car s’ils restent attachés aux traditions, Maxime Désert (alto), Chikako Hosoda (violon), Antoine Maisonhaute (violon) et Jeanne Maisonhaute (violoncelle) explorent principalement les partitions créées par des compositeurs d’aujourd’hui, qu’ils interprètent lors de leurs concerts. Comme le souligne Antoine Maisonhaute. « L’intérêt, c’est aussi de pouvoir travailler avec des compositeurs vivants qui font la différence entre composition et interprétation tout en guidant les musiciens sans leur imposer de voie unique. » À partir d’une base très classique, le Quatuor Tana s’est donc révélé un fervent défenseur de la musique contemporaine, tout en poursuivant l’objectif de mélanger les univers sonores. Il vient d’ailleurs de recevoir le Prix Fuga de l’Union des Compositeurs Belges. Lauréat de la Fondation Proquartet - CEMC, il s’est perfectionné auprès de maîtres notoires et les plus grands festivals font régulièrement appel à lui. Toujours à la recherche de techniques novatrices, le Quatuor Tana constitue actuellement le seul ensemble européen à jouer sur du matériel muni d’un système de partition électronique, ce qui fait de lui un partenaire privilégié des centres de recherches tels le Centre Henri Pousseur (Liège), le GMEM (Marseille), ArtZoyd (Valenciennes). Cet équipement lui permet de présenter visuellement les œuvres jouées sur grand écran. Ce sera le cas le 14 mars, lors de l’interprétation du Tuor Qua Tuor (en latin le regard où j’observe) de Jean-Paul Dessy.   Parmi les engagements futurs, le Quatuor Tana se produira à la Villa Médicis, aux Festivals de Darmstadt, de Verbier et de Laon, sur Radio France, à Aix en Provence ainsi qu’en Amérique du Sud, pendant le mois d’octobre.   Signalons que ce NAMusiq’ organisé en collaboration avec les Jeunesses Musicales, est programmé conjointement à l’exposition Ostinato dans laquelle une quinzaine de plasticiens, pour la plupart belges ou français et de notoriété internationale, évoqueront, à travers leurs structures, leurs variations et abstractions, une connivence avec la musique (cf. p.24-26). Cette rétrospective se tiendra à la Maison de la Culture de la Province de Namur du 16 mars au 28 avril mais sera exceptionnellement accessible le 14, à l’occasion du concert.   Tarif : 5€ (gratuit jusque 12 ans) Informations et réservation  : Office du Tourisme de Namur – Halle al’Chair – 081 24 64 48

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QUENTIN DUJARDIN - KALABAN COURA

I Le 15 mars, à 20H00 I Namur I Maison de la Culture

Quentin Dujardin est un artiste hors norme. Prolixe, il aime laisser son inspiration vagabonder au gré d’une légère brise. Portée par ses émotions, celle-ci prend différentes formes au hasard des rencontres. Le fil conducteur est la musique et l’énergie ambiante. Cette énergie, Quentin Dujardin la partage et la diffuse avec générosité. C’est ce qui l’anime. Sa guitare comme médium, il distille ses ondes paisibles sans se soucier des courants musicaux branchés. Voguant entre musique du monde, folk et jazz, il propose un univers dense et chaleureux, parfois surprenant. Car l’homme aime la liberté et ne se laisse pas enfermer dans un moule. Sans cesse en mouvement, il glisse en douceur telle une embarcation qui se laisse porter par le courant du fleuve. La nature et les êtres croisés en chemin sont autant de prétextes à des projets de collaborations futures. Récemment, Quentin Dujardin a composé la bande originale du nouveau film du jeune et talentueux réalisateur, Sébastien Pins. Ma forêt a été notamment sélectionné pour le Festival Nature 2012 de Namur ainsi que pour le Festival du Film Court 2012 de Villeurbanne (FR). Il a également composé la bande originale du film documentaire, Les Coulisses suisses de la guerre d’Algérie du réalisateur suisse, Pierre-André Thiébaud. Ce film traite du sujet sensible du rôle de la Suisse dans la décolonisation de l’Algérie. Son dernier cd en date Distances, déjà le septième de la liste, a été enregistré notamment avec le talentueux jazzmen Jef Neve à l’orgue Hammond mais c’est bien avec le projet Kalaban Coura, fruit de son voyage au Mali et, plus précisément, à Bamako qu’il nous revient à Namur pour un concert teinté de blues et de saveurs africaines. Tarifs : 15 € - moins de 26 ans et seniors : 12 € / abonnements : 12 € - moins de 26 ans et seniors : 9 €

Informations : Musique (cf. p. 76)

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KAIZER PLACE / OPEN MIC

I Le 17mars, à 21H00 I Namur I Maison de la Culture Kaizer Place est LE groupe pop-rock qui monte. Véritable révélation pour certains, Kaizer Place est bien parti pour devenir un incontournable de la scène belge. Le timbre du chanteur n’est pas sans rappeler celui d’un certain Brett Anderson, leader de Suède. Après un premier single Not Fade Away qui fut bien accueilli il y a quelques mois, ils sont actuellement sur les routes pour présenter l’album éponyme. Composé de onze titres, celui-ci est une nouvelle étape pour la carrière du groupe qui après avoir joué au Festival de Dour 2012 et assuré les premières parties de Montevideo, Roscoe, Machiavel, Suarez et Newton, propose dorénavant avec plus de maturité un univers qui oscille entre énergie rock et mélodies romantiques teintées de pop-folk. Influencé par les Rolling Stones, Buddy Holly ou encore Oasis, Kaizer Place possède un réel son authentique et unique mis en valeur par son goût pour les harmoniques vocales et les riffs percutants de guitares. Chaque titre raconte un coup de foudre ou un coup de gueule du parcours artistique semé d’embûches mais aussi de rencontres déterminantes. Un clip en préparation, ce trio belge composé de Laurent Lallemand (guitare et chant), Alex Bosser (guitare) et Jérôme Pichuèque (batterie) est très certainement un groupe à suivre. À voir en live absolument! Tarif unique : 6 € En collaboration avec la Rock’s Cool Ce concert sera précédé d’un Open Mic (scène ouverte aux élèves de la Rock’s Cool) dès 18H00

Informations : Rock’s Cool (cf. p.) et Musique (cf. p. 76)

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THéâTRE

Cincali : mineur à vie ! Un Paradis sur terre Festival International de Théâtre-Action

© Laurence Fragnol

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CINCALI : MINEUR À VIE !

I Le jeudi 31 janvier, à 13H30 et 19H30 I NamurI Maison de la Culture Le spectacle évoque l’émigration italienne des années 50. Certains mineurs sont revenus à la maison avec peu d’argent en poche et de la silicose dans les poumons, d’autres sont restés dans les régions de Charleroi, de Marcinelle et de tout le bassin houiller. Aujourd’hui, d’autres arrivent encore, mais sont polonais, marocains, chinois… Des histoires d’orgueil, d’espérance, de rancœurs, transmises à travers le regard pétillant du facteur resté au pays pour lire les lettres des émigrés… L’acteur : « Je m’appelle Hervé Guerrisi. Je suis un petit-fils de mineur italien. En Italie, je dois expliquer mon prénom. En Belgique, je dois expliquer mon nom de famille. Je suis étranger des deux côtés. C’est le besoin urgent de comprendre qui je suis qui m’a poussé à entreprendre le projet qu’est Cìncali! Un jour sur le site du Bois du Cazier, le conservateur m’a dit: ‘ Tu es de la troisième génération ? C’est toi qui dois construire le maillon de la mémoire ! ’ Après des centaines d’heures d’entrevues, d’enregistrements et de documentations, après un voyage en Italie vers mes origines à la rencontre de toutes les histoires de familles, de départs, d’exils, j’ai rencontré Mario Perrotta qui faisait en Italie le même travail de récolte sur ces Italiens arrivés en Belgique. Ça a donné lieu à la création française du spectacle. » Un spectacle sans voyeurisme, mais avec une implication sociale et humaine, celle de la mémoire. Cette production de la Compagnie Dézir et de La Vénerie, Centre culturel de Watermael-Boitsfort, en collaboration avec le Teatro dell’Argine sur un récit de Mario Perrotta et Nicola Bonazzi, est proposée aux jeunes à partir de quatorze ans par Annoncer la Couleur en collaboration avec le Service de la Culture. Entrée gratuite, mais réservation obligatoire auprès d’Annoncer la Couleur.

Informations : Florence Chauvier florence.chauvier@province.namur.be T. 081 77 67 36 – F. 081 77 69 26

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UN PARADIS SUR TERRE :

OU QUAND LES EUROPÉENS SE RETROUVENT RÉFUGIÉS EN AFRIQUE… I Le lundi 25 février, à 13H30 et 19H00 I Namur I Maison de la Culture Les Européens fuient leurs pays dévastés par des catastrophes écologiques et des guerres. Ils cherchent asile dans le Sud. Une inversion de rapports de forces qui dominent le monde actuel en faisant des Européens les réfugiés dans les camps africains... Une histoire envoûtante contée par des Africains, où les derniers survivants d’une certaine Europe apparaissent comme un souvenir lointain. Un spectacle qui, sans jamais verser dans l’exotisme, propose une rencontre stimulante entre des identités culturelles contrastées mais complémentaires. Une éventuelle catastrophe écologique, un camp de réfugiés, des problèmes sanitaires, des individus en perte de leur identité, d’autres en quête… Combien de sujets qui nous paraissent aujourd’hui incontournables, notamment en ce qui concerne la question des mouvements d’immigration ou d’émigration, du partage entre deux mondes, de la « nostalgie du pays », de l’enfermement, des raisons (évidentes ou obscures) du départ… Faire réfléchir la jeunesse sur ces sujets est la raison d’être d’un tel projet qui se base sur une inversion des données : ce sont les Européens qui se retrouvent réfugiés en Afrique. Cette inversion provoque un élément à la fois de distanciation et d’incongruité (par rapport à la réalité actuelle) qui met davantage en évidence les enjeux profonds du sujet. Pour sa première mise en scène, le jeune acteur belgo-colombien Juan Martinez réunit une équipe d’artistes belges, burkinabés et français. Créé en mai 2011 au Festival international Jeune Public de Ouagadougou au Burkina Faso, Un paradis sur terre est une fable qui déboussole nos certitudes. La pièce, créée par Une Compagnie (Belgique) en partenariat avec le Théâtre Éclair (Burkina Faso) sur un texte d’Éric Durnez, est proposée aux jeunes à partir de douze ans par Annoncer la Couleur en collaboration avec le Service de la Culture et le Théâtre de Namur. Entrée gratuite, mais réservation obligatoire auprès d’Annoncer la Couleur.

Informations : Florence Chauvier florence.chauvier@province.namur.be - T. 081 77 67 36 – F. 081 77 69 26

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14ÈME FESTIVAL INTERNATIONAL DE THEATRE-ACTION I Les 1er, 4 et 5 mars I Namur I Maison de la Culture I Les 2 et 3 mars I Rochefort I Centre culturel

MAISON DE LA CULTURE DE NAMUR Vendredi 1er mars Festival de courts théâtraux Présentation de six courts théâtraux de dix minutes sur le thème « Pourvu que ça dure ! » entre la Maison de la Culture et le Quartier des Ponts Spalaux. Départs de la Maison de la Culture à 19H30, 20H00 et 20H30 Par la Compagnie Buissonnière, la Compagnie Maritime, le Théâtre du Public, le CEC de Namur, l’atelier du CIEP Alpha, le Collectif Grains de Sel, Les Contadini (Italie), le centre culturel De Vieze Gaasten  (Gand) et l’atelier photo « Le plus simple Appareil » En partenariat avec le Comité des Ponts Spalaux Mardi 5 mars Journée de réflexion et spectacles Cette journée propose des rencontres, des témoignages, des analyses, des pistes d’actions et des spectacles. De 9H30 à 12H30 : matinée d’échanges sur le thème « Les ouvriers dans la rue et les artistes au balcon ? » Un peu partout, et ce n’est pas nouveau, le Théâtre s’empare du Monde du Travail. Il arrive que cette rencontre, et rien n’est dû au hasard, installe de nouveaux rapports de force au sein de l’entreprise. Il arrive, et ce sont toujours des volontés réciproques, que les combats se mènent ensemble, et pour longtemps. Les organisations syndicales ne sont pas en reste en invitant régulièrement des spectacles ou en interpellant le Monde du Théâtre. L’articulation entre Théâtre et Monde du Travail s’inscrit alors dans une perspective de changement - radical ? - de nos sociétés. Les artistes resteront-ils toujours au balcon ? Les ouvriers ne monteront-ils jamais sur le devant de la scène ? 14H00 : création Royal Boch, la dernière Défaïence (Compagnie Maritime) 15H00 : débat-rencontre et conclusions 20H00 : création Quartier divers  (Les Mange Cafards et Ophélia Théâtre, France) Lundi 4 mars Création Amakuba Burlesques et ironiques, quatre clowns burundais, parfois en kirundi, parfois en français, abordent par le jeu, les différents dysfonctionnements de leur société : la corruption, le viol, les conflits ethniques, le mariage inter-ethnique, les promesses électorales, les Blancs, les délits électoraux, la distribution des aides, les misères de la police, les albinos, les conflits de propriété de terre, la condition des prisonniers, la guerre, les femmes, les abus de pouvoir… Par la Compagnie Théâtre et Réconciliation (Belgique/ Burundi) Séances à 13H30 (scolaire) et 20H00 (tout public) En partenariat avec Annoncer la couleur

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CENTRE CULTUREL DE ROCHEFORT Samedi 2 mars La ruralité, sous toutes ses coutures, est devenue un axe principal des questions de société abordées au Centre culturel, depuis plusieurs années. Place donc au théâtre, fait par et pour les citoyens, d’ici et d’ailleurs, concernés par leur avenir et celui de leur planète ! En matinée : marché fermier devant le Centre culturel Pendant la journée  (heures à déterminer) : À la vraie Frite Spectacle de rue pour une consommation éthique et responsable Par Alvéole Théâtre et la Compagnie Buissonnière Un partenariat entre le Centre culturel régional de Rochefort et la Compagnie Buissonnière, avec le soutien du Centre de Théâtre Action, du Wallonie-Bruxelles International, du Service de la Culture de la Province de Namur, du Groupe d’Action local Romana, du groupe Transition du Petit Théâtre de la Grande Vie de Forzée, de l’Office provincial agricole Qualité de Ciney, du Collectif Ça passe par moi ! À 20H00 : deux spectacles sur le devenir de l’agriculture Le Saut dans le Vide En 2011, en Italie, en Toscane, des petits producteurs s’emparent de l’outil théâtral pour créer un spectacle de théâtre-forum intitulé Un Saut dans le Vide. Celui-ci parle de l’urgence de porter sur les places et les marchés des thématiques qui, pour les agriculteurs, sont d’une extrême urgence sociale, politique et environnementale. Par Contadini (Italie), Collectif Libertalia (Belgique) et la Compagnie Buissonnière Étape de la création de l’atelier théâtre de Rochefort Le regard d’une dizaine de producteurs sur ce qu’est l’agriculture aujourd’hui, sur ses enjeux et ses difficultés. En partenariat avec le Centre culturel de Rochefort et le Groupe d’Action local Romana Dimanche 3 mars En matinée : rencontre d’ateliers théâtre (Jemelle, Havelange, Somme-Leuze, Houyet…) À 16H00 : Création Maintenant ! Ce spectacle est un hommage à tous ceux qui ont dit non, qui, après avoir constaté leurs échecs et les égarements de la société, cherchent à inventer «  l’après  ». Comment construire une autre société, comment sortir du bocal  ? De savoureux personnages proposent leur cheminement personnel, qui s’avère être une démarche pour un mieux vivre ensemble. Par la Compagnie Demain, il fera jour (France), de et par Vincent Clergironnet Tout au long de ces deux jours, des conférences, des animations et des démonstrations qui proposeront un voyage surprenant dans l’univers des abeilles sauvages, indispensables aux écosystèmes et menacées par de nombreuses démarches malheureuses. Informations : Théâtre-Action (cf. p. 76) www.fita2013.be © Philippe Jacquemin

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ÉCHOS DE NOS MANIFESTATIONS Stage d’été – Composition instantanée Codes, logos, pictos and co Place aux enfants Pulsions Média 10-10 Festival Chants Sons Jeune Public Fiff Temps forts du théâtre-action

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STAGE D’ÉTÉ : COMPOSITION INSTANTANÉE Cet été, la création artistique a connu de belles épousailles lors du stage de composition instantanée. Durant une semaine, trois danseurs et sept musiciens (violon, violoncelle, alto, clavier, saxophone, percussions) ont mêlé leur talent dans une forme de langage bien singulier : la création en temps réel. Basée sur des langages gestuels de composition instantanée comme le soundpainting (outil de performance artistique multidisciplinaire créé dans les années 70 par l’Américain Walter Thompson) et Percusion Con Senas (langage rythmique conçu par l’Argentin Santiago Vasquez), elle repose sur un ensemble de signes (plus de mille  !) proposés aux artistes par un « chef d’orchestre ». Celui-ci établit le dialogue et la confiance dans le groupe, canalise les énergies, donne des indications de tonalité, de style, de rythme, d’intensité… Il réagit aux propositions du groupe, les met en relation, les enrichit… Il ne s’agit pas d’une improvisation structurée mais bien d’un véritable langage de composition codé. Ici, chaque artiste est compositeur, confronté aux imprévus d’un spectacle vivant. Chacun est amené à écouter, prendre sa place dans le groupe, avoir confiance en ses interventions, assumer ses choix et ses erreurs. La liberté de composition est grande : on peut jouer, souffler, crier, parler, rire, pleurer, siffler, produire des sons et des bruits, bouger, danser… seul, à plusieurs, tous ensemble. La démarche est progressive. Elle demande de l’attention et de la mémoire, une observation fine. Elle favorise la cohésion du groupe, essentielle dans ce type de création. Ce stage étonnant était animé par Augustin de Bellefroid, guitariste, percussionniste et pédagogue qui est également directeur artistique de Matters, un collectif belge de soundpainting. Les participants ont exploité avec beaucoup de curiosité et de plaisir cette forme de création : « On peut faire beaucoup avec peu de signes. On travaille différents styles de musique : on prend les caractéristiques techniques du style mais on ne le joue pas, on crée autre chose. On est amené à trouver son propre langage. »  «  Maintenant, j’écoute de la musique et je me demande comment je la signerai. » « Lorsqu’on danse, on ne voit pas les indications du soundpainter, c’est particulier. » Langage vivant, en pleine expansion et en perpétuelle évolution, le soundpainting apporte énormément à la composition contemporaine. Il s’ouvre aussi aux arts visuels, au théâtre, aux arts plastiques. De belles unions en perspective ! www.soundpainting.be

Informations : Formation (cf. p. 76)

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Oeuvres de Jérôme Considérant © Ph. Luyten - SCPN

CODES, LOGOS, PICTOS AND CO EN QUELQUES MOTS Durant dix-huit jours, cette exposition a été présentée en première vision dans le Foyer de la Maison de la Culture de la Province de Namur. Elle a été vue par plus de mille visiteurs dont de nombreux étudiants du secondaire et, pour la première fois, par quelques classes de primaire qui ont été prises en charge par l’équipe des Classes de Patrimoine. À la croisée de l’écriture et des arts graphiques et plastiques, les pictos et logos participent de notre quotidien. Ces signes, du plus simple au plus élaboré, ponctuent notre vie, notre environnement, notre monde. Ils nous accompagnent, nous conduisent, nous avertissent, nous mettent en garde, nous interdisent… Nous les côtoyons et parfois, ils nous parlent sans que nous n’y prenions garde. Pour tenter de mieux cerner ce monde, l’exposition Codes, logos, pictos and co se déclinait en trois axes : l’artiste Jérôme Considérant nous créait le visuel de l’exposition et mettait à notre disposition une dizaine de ses panneaux routiers qui revisitent des œuvres-clés de l’histoire de l’art ; une collaboration de longue date avec le Musée du Petit Format asbl nous permettait de disposer de vingt-sept œuvres originales issues de sa collection et enfin, des panneaux pédagogiques développaient la thématique de manière historique et approfondissaient trois thèmes : l’héraldique, la symbolique des couleurs et le code de la route. Cerise sur le gâteau : le tout beau dossier pédagogique réalisé par l’imprimerie provinciale qui inaugure sans doute une nouvelle série de documents qui s’étoffera au gré des nouvelles expositions à créer. Information : Arts Plastiques (cf. p. 76)

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des petits pas dans les grands Cette année encore, ils étaient nombreux à se montrer impatients de découvrir les métiers des grands, la réalité des institutions, le fonctionnement de notre monde. Quel plaisir de voir ces huit-douze ans si pétillants lors de la dix-septième édition de Place aux Enfants ! Le 20 octobre dernier, vingt-et-une communes de la province de Namur ont donc accueilli ces enfants, de même que les hôtes d’un jour ayant un métier classique ou étonnant, ancré dans la tradition ou répondant à l’air du temps. La diversité des propositions faites aux enfants est la marque de fabrique de Place aux Enfants. La démarche se veut créative et pédagogique, attentive à la qualité de la rencontre entre les générations. Les passe-murailles encadrent les enfants, font le lien avec les hôtes d’un jour, contribuent à l’ambiance chaleureuse et au bon déroulement des activités. Le plaisir et l’intérêt se sentent de part et d’autre. Les hôtes d’un jour prennent le temps de transmettre leurs connaissances, leurs pratiques et leurs passions aux enfants. On sent le souci d’être clair, la fierté de son travail, la joie d’en transmettre les règles et les fondements, les satisfactions et les difficultés. Les enfants sont heureux. De s’installer dans le camion des pompiers même sans sirène, de comprendre le rôle d’un maître-chien, le fonctionnement et le principe de l’arme de service d’un policier. Heureux d’aller chez le boucher, de revenir avec la saucisse qu’ils ont préparée mais aussi avec la queue ou l’œil du cochon. D’autres découvrent le métier de fontainier et le chemin de l’eau, apprennent le recyclage des déchets ou voient enfin de près une éolienne. D’autres encore rencontrent des anciens combattants, des personnes âgées en maison de repos, des jeunes d’un centre FEDASIL. Certains enfants entrent au Palais de Justice, au Parlement wallon ou à l’Administration communale pour comprendre ce qui se cache derrière ces mots et ces murs. Pour cette nouvelle édition, l’Association des Provinces wallonnes, les cinq Provinces wallonnes et la Fédération Wallonie-Bruxelles, coordinateurs de l’événement, ont proposé aux communes de donner une touche supplémentaire à la journée en développant des activités sur le thème des couleurs. La moitié de nos communes se sont lancées avec les enfants dans la réalisation de fresques collectives ou de vitrail, la rencontre d’artistes, la création de totems… Une façon de créer un lien de plus entre les adultes et les enfants. Un lien essentiel qui rend cette journée si précieuse.

Informations : Animation (cf. p. 76)

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PULSION(S) Beau succès de presse pour l’exposition commune Pulsion(s). Art & déraison … Quelques extraits choisis d’articles de journaux… TRIPLE VIRÉE HALLUCINATOIRE À NAMUR TROIS EXPOSITIONS ET UN BEAU PROGRAMME D’ACTIVITÉS ÉVOQUENT LA FOLIE EN ART « Fou ! Pas de surintendant ni de coordinateur général pour ce trio d’exposition axées sur le thème de la " pulsion ", un terme dont les frontières battant pavillon entre normalité et folie ont varié au cours des siècles. À Namur la nef des fous est barrée par trois capitaines, le Musée des Arts anciens, le Musée Félicien Rops et la Maison de la Culture. Chacun rame dans son sens, se piquant du grelot… » Dominique Legrand in Le Soir, 26 septembre 2012 PULSIONS(S) / TROIS APPROCHES DE LA FOLIE DANS L’ART POUR LA PREMIÈRE FOIS LES TROIS INSTITUTIONS PROVINCIALES NAMUROISES TRAVAILLENT AUTOUR D’UN MÊME THÈME. « C’est une première et c’est réussi. Jamais le Musée des Arts anciens du Namurois n’avait proposé d’expositions simultanées autour d’un thème commun. Jusqu’au 6 janvier 2013, ces trois institutions provinciales proposent chacune selon la spécialité maison, un volet de Pulsion(s), art&déraison, une triple exposition qui offre trois éclairages sur les liens entre l’art et la folie (…) » Alexandre Debatty in L’Avenir 29 septembre 2012 ART ET DÉRAISON EN EXERGUE À NAMUR « Belle union des forces et des consciences : le Musée des Arts anciens du Namurois, le Musée Félicien Rops et la Maison de la Culture de Namur unissent leurs approches respectives et nous profilent «  La Folie » telle que l’art a pu en rendre compte au fil du temps et des sociétés. Approche historique et symbolique au MAAN, rapports entre art et hystérie chez Rops, voyage à travers des œuvres créées sous influence(s) au bastion namurois de la culture. » Claude Lorent et Roger Pierre Turine in La Libre Culture 24 octobre 2012 ART EXTRÊME AUX LIMITES DU CONSCIENT « (…) Défi à soi-même, stimulation, évasion, recherche de dépassement, envie d’échapper à tout conditionnement, soif de liberté absolue, besoin d’expérimentations extrêmes, quitter l’emprise de la raison, échapper à la pensée, sont quelques-unes des motivations qui conduisent les créateurs à agir de la sorte afin de livrer le maximum d’eux-mêmes, de dépasser leurs limites comme disent les sportifs. Ils sont les auteurs d’un art de l’extrême, celui qui vient d’eux, de leur potentiel physique et mental mais indépendamment de leur volonté. Des pratiques, souvent influencées par la psychologie freudienne, qui rejoignent aussi la tentative impossible de comprendre le processus créatif et le mystère de l’art devant lesquels les esprits les plus éclairés se fracassent. (…) » Claude Lorent in La Libre Culture 24 octobre 2012 DES « HYSTERIQUES ! » AU ROPS… « (…) Des artistes et non des moindres se sont penchés sur la question de l’hystérie, qu’elle fut patente dans leur propre vie ou phénomène social. Des traités et témoignages cliniques aux œuvres qui évoquent une maladie qui intrigue, effraye et disloque, iconographie médicale et représentations artistiques mises en parallèle, voilà une exposition qui remue les méninges et fait aussi le ménage entre croyances et réalités. (…) » Roger Pierre Turine in La Libre Culture, 24 octobre 2012 IMAGES DE LA FOLIE DU MOYEN ÂGE AU SIÈCLE DES LUMIÈRES « Dans le bel Hôtel de Gaiffier, l’expo « Pulsion(s) » illustre avec de fameux documents et des peintures, souvent remarquables, les diverses déclinaisons possibles d’une folie aux multiples réalités d’un monde à l’autre. Manuscrits enluminés, images, ouvrages de penseurs et philosophes, la manne est pleine et l’œil s’y rassasie de trésors. (…) » Roger Pierre Turine in La Libre Culture, 24 octobre 2012

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LES QUARANTE ANS DE MÉDIA 10-10 Les quarante ans du Festival du court métrage Média 10-10, les cinquante bougies de deux de ses partenaires habituels, l’Institut National Supérieur des Arts du Spectacle et des Techniques de Diffusion (INSAS) et l’Académie Internationale d’Été de Wallonie (AKDT)… ces anniversaires ont été largement fêtés. Lors de cette édition 2012, le programme toujours aussi copieux alternait des compétitions ouvertes aux ressortissants des vingt-sept pays de l’Union européenne et de la Suisse, des séances scolaires, des cartes blanches, des classes de cinéma et des animations musicales… Voici la composition des jurys et le palmarès des trente-neuf courts métrages projetés Membres du Jury Officiel : Jean-Jacques Andrien, René Chénier, Lilyane Crosnier, Dodine Herry-Grimaldi et Roch Tran Membre du Jury Presse : Bertrand Lani, Ludivine Mathonet et Jean-François Pluijgers Membres du Jury OVNI : Philippe Delvosalle, Sanja Grbin et Els van Riel Membres du Jury Format Court : Adi Chesson, Julien Beaunay, Marie Bergeret et Nadia Le Bihen-Demmou Membres du Jury Concours de Pitch : Alain Bombaert, René Chenier, Lilyane Crosnier, Kevin Koeninger et Sandro Faes   Prix du Meilleur Court Métrage de Fiction D’un montant de 2 500 € Offert par la Wallonie à Nicolas Guiot Pour son film Le Cri du homard   Prix du Meilleur Court Métrage d’Animation D’un montant de 2 500 € Offert par la Ville de Namur à Margot Reumont Pour son film Si j’étais un homme   Prix du Meilleur Court Métrage Documentaire D’un montant de 2 500 € Offert par la Fédération Wallonie-Bruxelles à Aude Verbiguié Pour son film À nos terres   Prix du Meilleur Court Métrage OVNI (Objets Visuels Non Identifiés) D’un montant de 2 500€ Offert par la Province de Namur à Salomé Lamas Pour son film Encounters with Landscape (3X) (Portugal)  

Prix Format Court Attribué à un OVNI Consiste en une couverture médiatique et une interview du réalisateur/de la réalisatrice Offert par Format Court à Jose Alberto Pinto Pour son film Antero Prix des Auteurs - Documentaire D’un montant de 2 500 € Offert conjointement, par la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques (SACD) et la Société Civile des Auteurs Multimédia (SCAM) à  Aude Verbiguie Pour son film À nos terres   Prix du Meilleur Premier Court Métrage Professionnel D’un montant de 2 500 € Offert par la Promotion Artistique Belge de la SABAM à Sandra Fassio Pour son film I Rafi (la couture)   Prix de la Meilleure Image D’un montant de 1 000 € consistant en une location de matériel de prise de vue, d’éclairage, de groupe, de studio ou le tout combiné Offert par EYE-LITE à Adrien Lengrand Pour le film Coda d’Ewa Brykalska   Prix de la Meilleure Image Numérique D’un montant de 1 000 € consistant en une location de matériel de prise de vue, d’éclairage, de groupe, de studio ou le tout combiné Offert par AXIS ONE à Manu Dacosse Pour le film A New old story d’Antoine Cuypers   Prix de « latrois » pour un film d’étudiant D’un montant de 1 500 € incluant les droits de diffusion Offert par la RTBF à Richard Gérard Pour son film L’incertitude d’Heisenberg Prix de la Presse D’un montant de 1 250 € Offert par la Province de Namur à Françoise Dupal Pour son film La Terre ou le ciel 1er Prix du concours de Pitch D’un montant de 2 000 € Offert par Umedia à Maxime Pistorio 2e Prix du concours de Pitch D’un montant de 1 500 € Offert par SMartBe à Robin Andelfinger

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Scénariste et membre du jury officiel, Dodine Herry-Grimaldi a réalisé un dialogue surréaliste à partir de toutes les premières phrases des courts métrages projetés que voici :

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Bonsoir, excusez moi, jai tardé un peu. Ça fait vingt minutes que je t’attends, tu es lourd ! Premier arrivé, premier servi. J’aurais préféré que tu arrives à l’heure ! En fait j’étais couché au-dessous de la voiture… Moi, j’ai vu le jour dans la nuit. Tu n’avais rien à faire dans cette classe, tu connais le règlement. Bababa… Pourquoi on vient toujours ici, c’est même pas là qu’elle est enterrée, c’est Madame Christelle qui me l’a dit. Je suis désolée, j’ai cru voir un fantôme, je vais nous chercher quelque chose à boire. Non allez putain c’est bon, arrête, du calme, on se calme. Bonjour vous êtes bien chez Van lind laissez-moi un message ! Ouvrez-moi ! Vous avez zéro rêve. On peut se féliciter. On se calme, John aide - moi! C’est là ? C’est là… Je vais ouvrir les volets. tu n’es pas obligé d’aimer mais tu dois me dire pourquoi. Tu veux le canapé là ou là ? à quelle heure est ton examen ? Dix-huit ? Tu attends dix-huit toute la journée ici, tu n’as pas de maison ? On a fui notre pays et maintenant on attend de savoir si on peut rester ici, ils doivent revoir notre dossier. être libre, investir, lutter, choisir, croire, réussir, partir, rester, réfléchir. Vous avez dîné ? J’ai des pâtes. Non, je mangerai après mon travail. Vous étiez dans le métro ? Non Ne restez pas pas là alors ! J’ai souvent traversé ces paysages, mes parents m’avaient dit qu’il ne restait plus rien de ce que j’avais connu… Ils venaient du nord… Ils étaient beaux. Ma poupée, elle, est partie avec mon frère en Tchéchénie il y a longtemps. Il tirait sur les méchants, il sauvait des enfants. Il a douze ans, Son premier match inter club, tu imagines l’enfer ! Du calme ! J’aime ta peau rose et blanche qui semble toujours avoir froid. Ah si j’étais un homme. File, tu vas être en retard ! Bye Maria. FIN Et au prochain festival !

Informations : Cinéma (cf. p. 76)

65 échos de nos manifestations


PETIT AVEC DES GRANDES OREILLES ! Le Festival Chants Sons Jeune Public embellit les congés de Toussaint des enfants depuis plus de vingt ans. Durant cinq jours, le Théâtre et la Maison de la Culture accueillent des artistes de qualité, aux talents multiples, aux univers singuliers. Cette année, la palette comprenait cinq spectacles dont Le Piano voyageur s’adressant aux zéro-trois ans. Vraiment étonnant ce piano vagabondant sous les doigts de Benjamin Eppe. Tout en douceur, celui-ci invite les tout-petits à un éveil musical, un plaisir sensoriel, une poésie de l’instant. Accompagnés de leurs parents ou de leurs grands-parents, aimants et rassurants, les bébés découvrent le piano. D’abord à travers les compositions de Benjamin Eppe, inspirées des musiques du monde, de la chanson française, du jazz ou de la musique classique. Avec simplicité, il parle de ses morceaux, de leur histoire, de ce piano qu’il aime. Un climat affectif s’installe, avec les bercements et les balancements, les gazouillis, les soupirs et les étonnements. Ensuite, il propose aux enfants qui le désirent de venir près du piano. Il y a même une place pour les doudous. Assis, debout, couché, en-dessous, au-dessus, chacun écoute à sa manière Satie pour ressentir les vibrations de l’instrument, Chopin qui fait bouger, trembler et chanter le piano… Enfin vient le temps de l’atelier à quatre mains. Quelques enfants accompagnent le pianiste et produisent leurs premières notes sur ce clavier un peu plus familier. Les variations d’ambiances sonores prolongent ce concert insolite qui s’achève sur un très beau prélude de Bach. Benjamin Eppe parle de sa démarche : « Je trouvais triste que les instruments, surtout les pianos, restent en studio. J’ai donc souhaité faire vivre mon piano. Mon enfant est né. Je jouais près de lui, installé dans son relax, ou il était contre moi dans une écharpe. En voyant et sentant ses réactions, j’ai voulu faire partager ça à d’autres. Je suis allé en résidence dans des crèches. Les petits n’ont pas de préjugés. Ils sont très réceptifs. Ce qui m’a frappé lors de cette représentation, c’est que les enfants avaient une écoute juste. Ils sentaient bien que le morceau allait se terminer et ils applaudissaient déjà. » L’artiste pense à créer un spectacle pour les plus grands, une balade au cœur des compositeurs romantiques. Il aimerait aussi parler des compositeurs révolutionnaires… dans leur démarche artistique. Sa Compagnie La Bulle à Sons n’a pas fini de nous émouvoir… Informations : Musique (cf. p. 76)

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POUR FAIRE COURT, ON NE DIT PAS VIEUX MAIS SENIOR La participation des Classes de Patrimoine à l’édition 2012 du Festival international du Film francophone-FIFF a abouti à cinq créations gravitant autour de l’intergénérationnel. Des réalisations en image d’animation par des jeunes de sixième primaire. L’intergénérationnel au jour d’aujourd’hui est particulièrement mis en perspective. C’est un enjeu de société important qui, entre autres, a fait de 2012 l’Année européenne du vieillissement actif et de la solidarité entre les générations. Avec les projets de sensibilisation à l’image en milieu scolaire, ici avec l’enseignement fondamental, c’est plus précisément la relation entre seniors et juniors qui est pensée. Ainsi, les Classes de Patrimoine ont en magasin cinq clips de deux à trois minutes chacun. Le terme clip est le plus adéquat pour définir ces réalisations. Faire un clip, c’est jouer dans le registre du message promotionnel. Et c’est exactement ce que les jeunes ont construit ici : une campagne de promotion pour une association fictive, « Mission génération ». Une structure qui œuvrerait au développement du lien social entre seniors et juniors. Nos participants se retrouvent au sein de cette organisation inventée de toutes pièces dans la position d’auteur de projets durables à vocation intergénérationnelle et, par la suite, promeuvent leur projet à travers un récit filmique. Ils ont fait en quelque sorte de la pub, c’est aussi simple que ça. Sont nés ainsi de leur imagination fourmillante cinq projets concrets qui pourraient prendre place dans le vivre ensemble, pour un certain quotidien. C’est l’embellissement du cadre de vie, la danse, le théâtre, la musique, les nouvelles technologies qui ont été retenus, de leur propre initiative, comme faiseur de liens réciproques entre générations. Avec cette récurrence comme mot de la fin des péripéties : « Si un tel projet vous intéresse, faites confiance à (l’expérience de) Mission génération ! » Les jeunes qui ont œuvré pour cette thématique, font l’expérience souvent soutenue d’une relation familiale et affective avec leurs grands-parents et avec leurs arrière-grands-parents de plus en plus. Par définition, avec l’intergénérationnel, on est en dehors de la sphère familiale dans un lien social de solidarité plus générale entre les générations. Ils en ont moins l’expérience. C’est pourquoi, pour faire sens, le projet s’est initié par des moments privilégiés de rencontre en ateliers participatifs avec des résidents d’une maison de repos (*). Témoignages d’archive : « Elle m’a raconté toute sa vie de quand elle était petite puis elle a grandi ». Collectée lors des débats après coup, une phrase colorée qui nous autorise à penser que la distanciation entre générations se réfléchit, se relativise. Lien complexe aussi : « Aujourd’hui, il y a plein d’appareils, avant il n’y avait rien ! » Au final le contenu est là, libre et burlesque, généreux et créatif, enrobé de ressenti et de sens, spontané et messager de valeurs; les scènes, quant à elles, en 3D sont jouées par des Playmobils, neutres, mais parés de têtes réelles, photographies de tous les protagonistes du projet. Jeunes et moins jeunes réunis dans un rôle de composition. Figurines Playmobils pour un jeu qui n’a pour le moins pas l’ombre d’un infantilisme. Les courts métrages sont visibles en streaming à l’adresse vimeo.com/album/2111427. Et entre nous, il y a une soixantaine de courts sur notre page vimeo.com, et si un tel projet pédagogique vous intéresse, faites confiance à (l’expérience de) notre équipe! Aussi bien pour du primaire que du secondaire. (*) Les ateliers intergénérationnels sont le fruit d’un partenariat entre le FIFF-Campus, Solidaris, les Femmes prévoyantes socialistes, Espace seniors, Latitude jeunes, la Maison de repos Béthanie à Saint-Servais et les Classes de Patrimoine de la Province de Namur. Informations : Classes de Patrimoine (cf. p. 76) 67 échos de nos manifestations


TEMPS FORT DU THÉÂTRE-ACTION Cet automne, le théâtre-action a fait entendre ses voix à Houyet. Celle des comédiens professionnels de la Compagnie Buissonnière et d’Alvéole Théâtre offrant au public la dernière représentation des spectacles Allons voir si la mer… et SVP Facteur, mais aussi la voix de onze ateliers menés par le Service de la Culture et la Compagnie Buissonnière : Les Aragnes d’Assesse, l’atelier de la Commune de Somme-Leuze, Les Mères veilleuses de Spy, l’atelier Ados du Centre culturel de Beauraing, Les Crêpeuses de Couvin, les ateliers des CPAS de Profondeville, Ciney et Mettet, le Collectif Grain de sel de Namur, l’atelier de Houyet et Les Copeaux d’abord de Jemelle. Le principe du Temps fort est de battre au son de la rencontre. Celle-ci fut joyeuse et enrichissante. Les onze ateliers, du plus ancien (Les Aragnes, 1990) au plus récent (l’atelier de Somme-Leuze, 2012), ont pu se découvrir ou se retrouver. Chaque atelier a été amené à se présenter aux autres à partir d’une improvisation théâtrale : présentation d’une scène ou de personnages d’une création, petit bout d’histoire de la troupe, traits de caractères de l’atelier, promotion du dernier spectacle… Le résultat ? Un condensé de créativité, d’audace et d’envies de dire son plaisir du théâtre. Deux nouvelles créations collectives ont également été proposées. En premier lieu, Ouf ! de l’atelier Ados du Centre culturel de Beauraing. L’action se situe à l’Institut Socrate, résidence accueillant des enseignants retraités souffrant de troubles psychiques dûs à leur profession. Le personnel, de la directrice aux infirmiers et médecins, en passant par le gardien, fait de son mieux pour bichonner Monsieur Becbuzen, ancien professeur de sciences et Madame Tromplin, jadis professeur de gymnastique. Un jour, un jeune professeur, dépassé par ses élèves après six mois d’enseignement, vient chercher conseil auprès de ses aînés parfois un peu « ouf »… Le spectacle mêle, dans une très belle forme, théâtre et marionnettes à vue à taille humaine. La manipulation est maîtrisée, nourrie de jolis moments de connivence entre les comédiens et leurs marionnettes, le jeu théâtral est soigné, l’émotion et l’humour présents avec justesse. Une réussite qui a trouvé sa place, la saison dernière, dans la programmation du Centre culturel de Beauraing. Madame X, la dernière création tout en chanson de l’atelier des Crêpeuses de Couvin, a été présentée dans un second temps. Elle met en scène une mère célibataire au foyer dans une habitation sociale. Ses enfants étant à l’école, elle rêve de se prélasser dans un bain parfumé. À peine a-t-elle caressé cette idée que les exigences du quotidien lui reviennent et que le monde extérieur s’invite chez elle  : les voisines, la présidente de la société de logement, l’assistante sociale, l’agent de quartier… Le bain est compromis… Dans cette quatrième création (soutenue par l’asbl Vivre ensemble), les Crêpeuses détournent habilement et avec jubilation des chansons en tout genre. Elles passent d’un rôle à l’autre avec aisance, offre des clins d’œil savoureux en arrière-scène et nous emmènent sans aucun problème dans leur univers. Un univers drôle mais profond. Le spectacle respire le travail accompli en matière d’écriture, de mise en scène, de jeu et de chant. On sent encore et toujours leur bonheur d’être sur scène. Une troupe qui affiche haut et beau ses seize ans. Chapeau bas. Ce temps fort 2012 a confirmé l’importance du brassage des expériences théâtrales. Pour les troupes, ces rencontres permettent d’apaiser des inquiétudes liées à la création artistique, de voir l’évolution d’un atelier au cours du temps. Elles suscitent de nouvelles envies et parfois même la mise sur pied de nouveaux ateliers. La flamme du théâtre-action n’est pas près de s’éteindre !

Informations :Théâtre-Action (cf. p. 76)

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PROGRAMMATION DE LA GRANDE SALLE

I janvier, février, mars I Maison de la Culture 10 janvier 12H30 Musique NAMusiq’ : Vincent Rouard Sur Lesse - compositions originales (cf. p. 44)

22 janvier 14H30 Conférence Jeunesse et Arts Plastiques : rencontre avec Pascal Lemaître (cf. p. 23)

10 janvier 13H45 Conférence Connaissance et Vie d’Aujourd’hui Le Bel canto : de Monteverdi à Verdi par Jean-Marc Onkelinx, compositeur et chef d’orchestre Renseignements et réservations : Marie-Chantal Rihoux 08130 25 12 - www.cva-namur.be

24 janvier 13H45 Conférence Connaissance et Vie d’Aujourd’hui L’Union européenne face à la crise : quelles perspectives pour la construction européenne ? par Daniel Cohn-Bendit Renseignements et réservations : Marie-Chantal Rihoux 081 30 25 12 - www.cva-namur.be

10 janvier 20H00 Cinéma Les 400 Coups. Film à confirmer en collaboration avec Media Animation asbl / Festival À films ouverts 2013 Tarifs : 5,50 € / 5 € : seniors, étudiants / 4,50 € : Carte Culture, abonnés Médiathèque / Article 27 Renseignements : asbl Les 400 Coups – 081 22 26 19 info@400coups.be -www.400coups.be

24 janvier 20H00 Cinéma Les 400 Coups Rebelle de Kim Nguyen (Canada - 2012 - 90 min) avec Rachel Mwanza, Alain Bastien, Serge Kanyinda, Ralph Prosper, Mizinga Mwinga Débat en collaboration avec Amnesty International Tarifs : 5,50 € / 5 € : seniors, étudiants / 4,50 € : Carte Culture, abonnés Médiathèque / Article 27 Renseignements : asbl Les 400 Coups – 081 22 26 19 info@400coups.be - www.400coups.be

12 janvier 20H00 Musique en partenariat avec l’asbl Panama Rock LI-LO + ROSCOE (cf. p. 45)

26 janvier 19H00, 27 janvier 14H00 Théâtre L’Affoleur des Grandy Les Trouble-Fêtes. Une comédie de Patrick Angonin Prix: Adultes: 8 € (Prévente) – 10 € (Sur place) Enfants de 6 à 12 ans: 6 € (Prévente) – 10 € (Sur place) Enfants en-dessous de 6 ans: Gratuit Renseignements et réservations : Monsieur Marchal – 0487 02 78 44 - www.lafdg.be

13 janvier 13H00 Théâtre TAPS : Scènes à 2.3 Entrée libre 15 janvier 12H00 et 20H00 Cinéma Les Classiques du Mardi Le Chanteur de Jazz d’Alan Crosland (cf. p. 16) 17 janvier 9H00 Séminaire Haute École Albert Jacquard La Parole de l’enfant de l’école au Palais de justice Tarif 4 € - étudiants 2€   Renseignements et réservations : Madame Delguste 081 22 31 09 - sec.dir@peda.heaj.be

29 janvier 12H00 et 20H00 Cinéma Les Classiques du Mardi Kes de Ken Loach. G-B, 1969 (cf. p. 16)

19 janvier 20H30 Musique « Djangofolllies » Christian Escoudé joue Brassens (cf. p. 46)

31 janvier 13H30 et 19H30 Théâtre Cincali de Nicola Bonazzi et Mario Perrotta. Une production de la Compagnie Dézir et de La Vénerie Annoncer la Couleur. Renseignements et réservations : Florence Chauvier 081 77 67 36 (cf. p. 54)

20 janvier 15hH0 et 19H00 Spectacle vivant Dans le ciel, deux étoiles… Chansons de Jacques Brel et d’Édith Piaf Tarif : 19,5€ - Billetterie : Night & Day et Ticketnet Renseignements : www.danslecieldeuxetoiles.be

3 février 16H00 Théâtre Monsieur Toubli par le Théâtre de l’Anneau Renseignements et réservations : Centre culturel régional de Namur. Arielle Harcq - 081 22 60 26 http://www.theatredenamur.be/saison20122013/

72 Programmation


7 février 13H45 Conférence Connaissance et Vie d’Aujourd’hui Pouvoir et société en Russie par Marie Mendras Renseignements et réservations : Marie-Chantal Rihoux 081 30 25 12 - www.cva-namur.be

21 février 13H45 Conférence Connaissance et Vie d’Aujourd’hui Respecter la vie du sol, pour une terre pleine de vie par Claude et Lydia Bourguignon Renseignements et réservations : Marie-Chantal Rihoux 081 30 25 12 www.cva-namur.be

9 février Musique En partenariat avec la Rock’S Cool À partir de 18H00 Open Mic 21H00 concert rock Crazy Lady Madrid (cf. p. 48)

22 février 20H00 Musique World Jazz. Tamara Suffren en partenariat avec Nam’in’Jazz et asbl Pour la Dignité (cf. p. 49)

10 février 14H00 Musique Festival Imagine 2013. Demi-finale Les Jeunesses Musicales Entrée gratuite Renseignements : 02 207 13 04 www.imaginefestival.be

24 février 16H00 Théâtre. Un paradis sur terre d’ Éric Durnez et Juan Martinez Renseignements et réservations : Centre culturel régional de Namur. Arielle Harcq - 081 22.60.26 http://www.theatredenamur.be/saison20122013/

12 février 12H00 et 20H00 Cinéma Les Classiques du Mardi La Reine Christine de Rouben Mamoulian. États-Unis, 1931 (cf. p. 17) 13 février 14H00 et 20H00 Cinéma Les 400 Coups. Décentralisation festival Anima 14H00 et 20H00 : Best of Anima 2012 Tarifs : 5,50 € / 5 € : seniors, étudiants / 4,50 € : Carte Culture, abonnés Médiathèque / Article 27 Renseignements : asbl Les 400 Coups – 081 22 26 19 info@400coups.be - www.400coups.be 14 février 19H30 Musique Concert dans le cadre de Télévie Anwar, Jali, Michael Jones et Grégoire Prévente : 30 €. Réservations : www.ticketnet.be ou www.night&day.be Renseignements : Céline Thérasse - 0477 91 30 07 www.solidarite-televie.be 15 février Théâtre. Compagnie Kaméléon Ils se sont aimés de Muriel Robin et Pierre Palmade Renseignements et réservations : Richard Aerden - 0494 32 33 43 19 février 20H00 Cinéma Alternofilms Aloïse de Liliane de Kermadec en collaboration avec le Musée provincial Félicien Rops (cf. p. 15)

25 février 19H00 Théâtre Partenariat entre Annoncer la Couleur et le Centre culturel régional - Théâtre de Namur Un paradis sur terre d’Éric Durnez et Juan Martinez Entrée gratuite Renseignements et réservations : Florence Chauvier 081 77 67 36 - (cf. p. 55) 26 février 20H00 Cinéma Les Classiques du Mardi Le Bal des vampires de Roman Polanski, USA, 1966 (cf. p. 17) 28 février 13H45 Conférence Connaissance et Vie d’Aujourd’hui Économie européenne : état des lieux et perspectives par Emmanuel de Callatay Renseignements et réservations : Marie-Chantal Rihoux 081 30 25 12 www.cva-namur.be 1er au 5 mars Théâtre-Action 1er mars : présentation de six courts spectacles entre la Maison de la Culture et le Quartier des Ponts Spalaux 4 mars : présentation d’un spectacle africain en scolaire et en tout public (en partenariat avec Annoncer la Couleur) 5 mars : journée de réflexion sur la notion de résistance et d’engagement. Comment utiliser l’outil culturel comme moyen de lutte et de résistance ? Présentation de deux spectacles : Royal Boch, la dernière défaïence et Quartier d’hiver Renseignements : T. 082 66 75 86 – F. 082 66 75 87 theatreaction@province.namur.be (cf. p.56)

73 Programmation


7 mars 14H00 Conférence Connaissance et Vie d’Aujourd’hui Provocation à l’espérance par Jean-Claude Guillebaud Renseignements et réservations : Marie-Chantal Rihoux 081 30 25 12 - www.cva-namur.be

18 mars 14H00 Conférence Les Amis de l’Enseignement Tarif : 8 € Renseignements et réservations : Monsieur Jean Vidakovic - 0495 35 83 35

7 mars 20H00 Cinéma Les 400 Coups Décentralisation Festival Gay et Lesbien de Belgique Tarifs : 5,50 € / 5 € : seniors, étudiants / 4,50 € : Carte Culture, abonnés Médiathèque / Article 27 Renseignements : asbl Les 400 Coups – 081 22 26 19 info@400coups.be - www.400coups.be

19 mars 12H00 et 20H00 Cinéma Les Classiques du Mardi Électre de Michael Cacoyannnis, Grèce, 1962 (cf. p. 18)

10 mars 18H00 Théâtre Centre culturel régional de Namur Schlic de Schlac Compagnie Inti Théâtre Inti Renseignements et réservations : Arielle Harcq - 081 22 60 26 http://www.theatredenamur.be/saison20122013/

21 mars 14H00 Conférence Connaissance et Vie d’Aujourd’hui L’amour pour dépasser la loi par Maggy Barankitse Renseignements et réservations : Marie-Chantal Rihoux 081 30 25 12 - www.cva-namur.be 22 et 23 mars 20H00 Théâtre Théâtre Beffroi Bayard Tailleur pour dames de Georges Feydeau Tarif : 10 € - étudiants : 6 € - gratuit pour les moins de 12 ans Renseignements et réservations : Magguy Lattaque 082 61 39 76 – 0478 29 64 99 http://www.beffroi-bayard.be/

13 mars 19H00 Théâtre et humour – Spectacle solidaire Jean-Luc Fonck raconte ses rêves Altéo : Mouvement social de personnes malades, valides et handicapées Entrée : 10 € Renseignements et réservations auprès d’Altéo, Rue des Tanneries, 55 à Namur - 081 24 48 16 ou 17

24 mars 13H00 Théâtre TAP’S Scène à 2.3 Entrée libre

14 mars 12H30 Musique NAMusiq’ Quatuor Tana – répertoire contemporain (cf. p. 50)

26 mars 9H30 Cinéma Les 400 Coups (séance scolaire) Tarifs : 5,50 € / 5 € : seniors, étudiants / 4,50 € : Carte Culture, abonnés Médiathèque / Article 27 Renseignements : asbl Les 400 Coups – 081 22 26 19 info@400coups.be - www.400coups.be

14 mars 13H45 Conférence Connaissance et Vie d’Aujourd’hui L’alcoolisme au quotidien : de la consommation agréable à la dépendance par Raymond Gueibe Renseignements et réservations : Marie-Chantal Rihoux - 081 30 25 12 www.cva-namur.be

26 mars 12H00 et 20H00 Cinéma Les Classiques du Mardi Torrent d’amour de John Cassavetes, USA, 1985 (cf. p. 18)

15 mars 20H30 Musique Quentin Dujardin Kalaban Coura (cf. p. 51)

27 mars 20H00 Musique Concert dans le cadre de l’exposition Ostinato avec le Conservatoire de Liège et le CAV&MA (cf. p. 26)

17 mars Musique Collaboration Rock’s Cool et Service de la Culture de la Province de Namur À partir de 18H30 : Open Mic de la Rock’s Cool 21H00 : concert Pop/Rock. - Kaizer Place (cf. p. 52)

28 mars 20H30 Théâtre Fédération Belge d’Improvisation Amateur Spectacle d’improvisation dans le cadre du championnat 20122013 Tarifs : 8 € - 6 € groupes seniors - 5 € étudiants - article 27 Renseignements et réservations : 02 6729325 - info@fbia.be www.fbia.be

74 Programmation


Lettre de Félicien Rops à un inconnu, s.l., s.d – Bruxelles, Archives et Musée de la littérature, ML 02237/0012

adresses


SERVICE DE LA CULTURE Avenue Golenvaux, 14 - 5000 NAMUR T.081 77 67 73 - F. 081 77 69 59 Directrice Bernadette Bonnier Courriel : bernadette.bonnier@province. namur.be Secrétariat : T. 081 77 53 30 Chef de division Alain Baccus Courriel : alain.baccus@province.namur.be T. 081 77 53 61 Arts plastiques/Expositions Jean-Michel François Courriel : arts.plastiques@province. namur.be T. 081 77 55 25 Arts plastiques/Expositions en décentralisation Philippe Luyten Courriel : philippe.luyten@province. namur.be T. 081 77 52 65 Bibliothèque centrale de la Province de Namur Salle de lecture – Documentation Dominique Noël Courriel : dominique.noel@province. namur.be T. 081 77 55 66 Bibliothèque principale de la Province de Namur Section Jeunesse Valérie Verstraelen Courriel : valerie.verstraelen@province. namur.be T. 081 77 50 67 – 77 67 17 – F. 081 77 69 60 Bibliothèque principale de la Province de Namur Section Adulte Sibylle Gravé Courriel : sibylle.grave@province.namur.be T. 081 77 52 19 Cinéma Jean Boreux Courriel : media10-10@province.namur.be T. 081 77 67 73 Location de salles Carine Chalon Courriel : carine.chalon@province.namur.be T. 081 77 52 09 Prêt de matériel Marc Deneffe Courriel : marc.deneffe@province.namur.be T. 081 77 51 30

Avenue Reine Astrid, 22 A - 5000 NAMUR T. 081 77 67 74 - F. 081 77 69 43 Chef de Division Francis Tonon Courriel : francis.tonon@province.namur.be T. 081 77 51 36 Animation Jean-François de Coster ou Maryse Mathy Courriel : jean-francois.decoster@province.namur.be T. 081 77 51 21 - T. 081 77 52 95 Communication Carol Petit Courriel : carol.petit@province.namur.be T. 081 77 51 23 Formation Anne Dereine Courriel : formation.culture@province.namur.be T. 081 77 51 47 Fonds Thirionet Bernadette Laloux Courriel : bernadette.laloux@province. namur.be T. 081 77 53 07 Musique Philippe Mobers Courriel : musique@province.namur.be T. 081 77 57 49 Office des Métiers d’Art de la Province de Namur asbl Yasmine Ernest Courriel : office.metierart@province. namur.be T. 081 77 67 34 – F. 081 77 69 06 Théâtre d’Amateurs de la Province de Namur (Tap’s) Marie-Noëlle Vandermensbrugghe Courriel : taps@province.namur.be T. 081 77 68 09 Chaussée de Charleroi, 85 - 5000 NAMUR T. 081 77 67 16 - F. 081 77 69 62 Bibliothèques Françoise Dury Courriel : francoise.dury@province. namur.be T. 081 77 54 22 Bibliothèque itinérante de la Province de Namur Joëlle Labye Courriel : joelle.labye@province.namur.be T. 081 77 52 99 Route Merveilleuse 64 - 5000 NAMUR T. 081 22 55 60 - F. 081 22 55 60 Classes de Patrimoine Alain Pasleau Courriel : alain.pasleau@province.namur.be

76 Adresses

Rue Fumal, 12 T. 081 77 67 55 - F. 081 77 69 25 Musée provincial Félicien Rops Véronique Carpiaux Courriel : info@museerops.be Rue Grande, 17 - 5560 HOUYET T. 082 66 75 86 - F. 082 66 75 87 Théâtre-action Bruno Hesbois Courriel : theatreaction@province.namur.be Rue Léopold, 3/12 - 5500 DINANT T. 082 22 35 47 Bibliothèque principale de la Province de Namur Antenne de Dinant Régine Piette Courriel : regine.piette@province.namur.be ORGANISMES INSTALLÉS DANS NOS LOCAUX : Avenue Golenvaux, 14 - 5000 NAMUR La Médiathèque de Namur Responsable : Stéphane Martin T. 081 22 55 66 - F. 081 22 13 48 Courriel : lamediatheque.namur@belgacom.net Internet : www.lamediatheque.be Avenue Reine Astrid, 22 A - 5000 NAMUR CLAP Namur Bureau de tournage pour les provinces de Luxembourg, Hainaut et Namur T. 081 22 57 00 Courriel : maxime@clapwallonie.be Rock’s Cool Responsable : Michaël Mathieu T. 081 77 68 15 - GSM : 0474 27 09 93 F. 081 77 69 43 Courriel : secretariat@rockscool.be Internet : www.rockscool.be Jeunesses Musicales de Namur Gestionnaire : Yannicke Wauthier T.081 74 63 53 - F. 081 74 63 73 Courriel : jmn@jeunessesmusicales.be Internet : www.jeunessesmusicales.be Association des Programmateurs Professionnels en Communauté française Asspropro Responsable : Dominique Dethioux T. 081 73 59 46 - F. 081 74 21 59 Courriel : info@asspropro.be Internet : www.asspropro.be


DIFFERENTS PARTENAIRES : Centres culturels reconnus par la Communauté française WallonieBruxelles en province de Namur Centre Culturel d’Andenne Rue Malevé, 5 5300 ANDENNE Animatrice-directrice : Stéphanie Croissant T. 085 84 36 40 - F. 085 84 34 39 Courriel : info@centreculturelandenne.be Internet : www.centreculturelandenne.be Centre Culturel de Beauraing Rue de l’Aubépine, 3 5570 BEAURAING Animatrice : Françoise Belot T. 082 71 30 22 - F. 082 21 92 01 Courriel : francoise.belot@beauraing-culturel.be Internet : www.beauraing-culturel.be Centre Culturel de Bièvre Rue de Bouillon, 39 b 5555 BIÈVRE Animatrice-directrice : Marie Hardy T.et F. 061 51 16 14 Courriel : info@culturebievre.be Internet : www.culturebievre.be Espace Culturel de Ciney Place Roi Baudouin, 1 5590 CINEY Animatrice : Valérie Bodart T. 083 21 65 65 - F. 083 65 79 43 Courriel : culture@ciney.be Internet : http://centreculturel.ciney.be Centre Culturel de Couvin Rue du Pilori, 6 5660 COUVIN Animateur-directeur : Georges Venturini T. et F. : 060 34 59 56 Courriel : info@ccccc.be Internet : www.ccccc.be Centre Culturel de Doische Rue Martin Sandron, 124 5680 DOISCHE Animateur-directeur : Stéphane Coulonvaux T. 082 21 47 38 - F. 082 67 90 27 Courriel : centre.culturel.doische@ skynet.be Internet : www.doische.be Centre Culturel d’Éghezée (asbl Écrin) Rue de la Gare, 5 5310 ÉGHEZEE Animateur-directeur : Benoit Raoult T. 081 51 06 36 - F. 081 51 06 37 Courriel : info@.ecrin.be Internet : www.ecrin.be

Centre Culturel de Floreffe Chemin privé, 1 5150 FLOREFFE Animatrice : Géraldine Gogneaux T. & F.081 45 13 46 - GSM : 0486 65 65 76 Courriel : info@centreculturelfloreffe.be www.centreculturelfloreffe.be Centre Culturel de Florennes Rue de Mettet, 15 5620 FLORENNES Animateur-directeur : Laurent Habran T. 071 68 87 59 - F. 071 68 78 90 Courriel : foyerflorennes@skynet.be www.foyerflorennes.be Centre Culturel de Fosses-la-Ville Place du Marché, 12 5070 FOSSES-LA-VILLE Animateur-Directeur : Bernard Michel T. 071 71 46 24 - F. 071 71 47 74 Courriel : culture@fosses-la-ville.be Internet : www.fosses-la-ville.be Centre Culturel de Gembloux Rue du Moulin, 55 bis 5030 GEMBLOUX Animateur-directeur : Luc Logist T. 081 61 03 64 – 081 61 38 38 F. 081 62 68 30 Courriel : centreculturel.gembloux@ skynet.be Internet : http://centreculturel.gembloux.com Centre Culturel de Hastière Rue Marcel Lespagne, 18 5540 HASTIÈRE Animateur-directeur : François Prumont T. et F. : 082 64 53 72 Courriel : centreculturelhastiere@hotmail.com Internet : www.culturehastiere.be Centre Culturel de Havelange Rue de Hiétine, 2 5370 HAVELANGE Animatrice-directrice : Monique Dodet T. & F. 083 63 39 35 Courriel : c_culturelhavelange@yahoo.fr Internet : www.havelange.be Centre Culturel de Philippeville Rue des Religieuses, 2 5600 PHILIPPEVILLE Animateur-directeur : Bernard Gautier T. 071 66 23 01 - F. 071 66 75 26 Courriel : foyerculturel.philippeville@ scarlet.be Internet : www.philippeville.be Centre Culturel de Rochefort Rue de Behogne, 5 5580 ROCHEFORT Animatrice-directrice : Carine Dechaux T. et F. : 084 22 13 76 Courriel : ccr.rochefort@skynet.be Internet : www.ccr-rochefort.be

77 Adresses

Centre Culturel de Sambreville Complexe Émile Lacroix, Place Communale, 28 5060 SAMBREVILLE Animatrice-directrice : Patricia Santoro T. 071 26 03 64 - F. 071 26 03 66 Courriel : info@crac.eu www.sambreville.be Centre Culturel de Walcourt Rue de la Montagne, 3 5650 WALCOURT Animatrice-directrice : Sabine Lapôtre T. 071 61 46 86 - F. 071 68 66 68 Courriel : ccwal@inforlab.net Internet : www.walcourt.be Centres culturels régionaux Centre Culturel Régional de Dinant Rue Grande, 37 5500 DINANT Directeur : Marc Baeken T. 082 21 39 39 - F. 082 22 72 43 Courriel : info@ccrd.be Internet : www.dinant.be Centre Culturel Régional de Namur Théâtre Royal de Namur Place du Théâtre, 2 5000 NAMUR Directeur : Patrick Colpé T. 081 25 61 61 - F. 081 25 61 60 Courriel : info@theatredenamur.be Internet : www.theatredenamur.be Centre Culturel Régional Action Sud (Viroinval) Rue Bassidaine, 6 5670 NISMES Directeur : Pierre Gilles T. 060 31 01 60 - F. 060 31 39 65 Courriel : pierre-gilles@action-sud.be équipe@action-sud.be Internet : www.action-sud.be


Bibliothèques locales reconnues par la Communauté française WallonieBruxelles en province de Namur Bibliothèque communale Rue Frère Orban, 60 5300 ANDENNE Responsable : Tatiana Charlier T. 085 84 64 44 Courriel : biblio@andenne.be Bibliothèque communale Maison des Jeunes Place communale 14 5537 ANHÉE Responsable : Francine Boulanger T. 082 21 92 13 Courriel : biblio.anhee@skynet.be Bibliothèque communale Rue de la Gendarmerie, 2 5330 ASSESSE Responsable : Dominique Boucher T. 083 65 63 49 Courriel : direction@biblio-assesse.be Bibliothèque communale Rue de Bouillon, 39 5555 BIÈVRE Responsable : Delphine Collignon T. 061 23 96 72 - F. 061 51 24 78 Courriel : bibliotheque@bievre.be Bibliothèque communale L’Air livre Place Roi Baudoin, 3 5590 CINEY Responsable : Michèle Alexandre T. 083 21 58 00 - F. 083 65 79 43 Courriel : bibliotheque@ciney.be Bibliothèque communale Jean Cernaut Rue de France, 31 5660 mariembourg Responsable : Emmanuelle Plumat T. et F. 060 39 96 26 ou 34 65 07 GSM : 0476 83 84 62 Courriel : bibliotheque.couvin@skynet.be Internet : www.bibliothequedecouvin.be Bibliothèque communale Adolphe Sax Rue Léopold, 3 bte 11 5500 DINANT Responsable : Marguerite-Marie Alvin T. 082 22 24 44 - F. 082 22 29 92 Courriel : bibliotheque.communale@dinant.be Bibliothèque Livre-Choix Rue Martin Sandron, 124 5680 DOISCHE Responsable : Dominique Morelle T. 082 21 47 38 - F. 082 67 90 27 Courriel : bibliotheque@ccdoische.be

Bibliothèque communale de Floreffe Chemin privé, 1 5150 FRANIÈRE Responsable : Janique Baquet T. 081 44 14 13 Courriel : bibliocomfloreffe@skynet.be Bibliothèque communale Buxin-Simon Rue Cent Louis, 3 5620 FLORENNES Responsable : Anne-France Stimart T. 071 68 98 96 - F. 071 68 94 09 Courriel : bibliotheque.florennes@bibli. skynet.be Bibliothèque communale de Meux Rue du Village, 2 5081 MEUX Responsable : Elise Robert T. 081 56 60 63 Courriel : bibliotheque@labruyere.be Bibliothèque libre André Henin Avenue de la Faculté, 57 5030 GEMBLOUX Responsable : Mélanie Grard T. et F. 081 61 38 80 Courriel : bibliohenin@skynet.be Bibliothèque communale Andrée Sodenkamp Rue des Oies, 2 A 5030 GEMBLOUX Responsables : Anne Sorée - Fabienne Broes T. 081 62 55 56 - F. 081 60 12 07 Courriel : bibliotheque@gembloux.be Bibliothèque communale Papyrus Ferme des Tilleuls Rue de Hiettine, 4 5370 HAVELANGE Responsables : Françoise Blanckaert et Sylvie Swinnen T. et F. 083 63 46 60 Courriel : papyrus.havelange@bibli.cfwb.be Bibliothèque communale Rue de la Poste, 4 5190 JEMEPPE-SUR-SAMBRE Responsable : Noëlla Hiernaux T. 071 78 84 17 Courriel : bibliojeunes@hotmail.com Bibliothèque communale Place Léon Colin, 11 A 5640 METTET Responsable : Marie-Agnès Wavreille T. et F. 071 72 50 72 Courriel : bibmettet@hotmail.com

78 Adresses

Réseau local namurois de lecture publique Venelle des Capucins, 6 5000 NAMUR Responsable : Annie Liétart T. 081 24 64 40 - F. 081 24 71 31 GSM : 0496 78 54 44 Courriel : annie.lietart@ville.namur.be Internet : www.ville.namur.be Bibliothèque communale Avenue de Forest, 21 5580 ROCHEFORT Responsable : Claudine Germain T. 084 21 40 55 Courriel : bibliotheque.rochefort@skynet.be Bibliothèque communale Grand-place 5060 SAMBREVILLE Responsable : Brigitte Chanson T. 071 26 03 30 - F. 071 26 03 07 GSM : 0494 85 09 62 Courriel : brchanson@commune.sambreville.be Bibliothèque communale La Vieille Ferme Rue du Prieuré, 1 5530 YVOIR Responsable : Nathalie Patris T. 082 64 71 13 Courriel : bibliotheque@yvoir.be


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Adresse de retour Avenue Golenvaux 14 B - 5000 Namur

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