EM 143

Page 1

E

R.D. P.701289

mmènemois Trimestriel du Service de la Culture de la Province de Namur

143

OCTOBRE NOVEMBRE DÉCEMBRE

NAMUR 1

TRIMESTRIEL

2012


Colophon

Emmène-mois est une édition trimestrielle du Service de la Culture de la Province de Namur Ont participé à la réalisation de ce numéro : C. Bachy, B. Bonnier, J. Boreux, V. Carpiaux, I. de Longrée, A. Dereine, F. Dury, Y. Ernest, J.M. François, B. Laloux, S. Laurent, P. Luyten, D. Noël, C. Palange, A. Pasleau, C. Petit, B. Solbreux, M.N. Vandermensbrugghe, C. Wouters Éditeur responsable Bernadette Bonnier, Directrice Mise en page & Impression Imprimerie provinciale de Namur Adresse de la rédaction Avenue Reine Astrid, 22 A 5000 NAMUR T. 081 77 67 74 F. 081 77 69 43 Courriel : emmenemois@province.namur.be Pour toute personne souhaitant recevoir l’Emmène-mois ou pour toute modification d’adresse : T. 081 77 67 73 - 77 52 09 Courriel : carine.chalon@province.namur.be Contact : Carine Chalon Les textes figurant dans ce document n’engagent que la responsabilité de leur(s) auteur(s). En aucun cas, l’Imprimerie provinciale ne peut être tenue pour responsable des fautes ou erreurs pouvant y subsister. Couverture : Albert Londe, Bâillement hystérique, 1859-1910, négatif sur plaque de verre, tirage moderne, 9 x 12 cm. Toulouse, Bibliothèque de Toulouse, TRU C 1337

2


143 Avant toute chose, je vous suggère de profiter des rayons de soleil automnaux pour découvrir le charme et le nouveau décor des jardins de la Maison de la Culture. Voici désormais un îlot paisible et convivial au cœur de la ville, qui invite à la flânerie, la musique, la lecture, la restauration… le long de la Sambre, avec la citadelle comme toile de fond.

SERVICE DE LA CULTURE DE LA PROVINCE DE NAMUR

Plus dense que jamais, notre nouvelle saison culturelle regorge d’activités très variées. Nous avons sélectionné quelques moments forts. Avec l’automne revient le temps des festivals, le FIFF et sa vingt-septième édition, Média 10-10 qui célèbre son quarantième anniversaire. À côté de nos Alternofilms et Classiques du Mardi, de nouvelles collaborations s’instaurent. En partenariat avec Amnesty International, Annoncer la Couleur présente le dernier film de Luc Besson, dédié au Prix Nobel de la Paix, Aung San Suu Kyi. Signalons aussi qu’après le Ciné Gedinne et le Cinéma Caméo de Tamines, nous vous présentons le Ciné Chaplin à Nismes qui vient, à son tour, d’être équipé en numérique par la Province de Namur. Nous vous l’annoncions, la Maison de la Culture, le Musée des Arts anciens du Namurois et le Musée Félicien Rops consacrent leurs grandes expositions de la rentrée à une thématique commune : la pulsion, cette force irrépressible qui pousse certains individus vers la création, mêlant alors intimement l’art à la déraison, à travers les époques et les courants artistiques. Notre Office des Métiers d’Art vous donne, quant à lui, ses rendez-vous traditionnels : le Week-end chez l’Artisan d’Art, le Salon Antica à Namur et le Salon Artisan’Art à Bruxelles. Alors que le Foyer de la Maison de la Culture accueille l’exposition de la Fureur de Lire axée, cette année, sur les codes, logos et pictogrammes, notre Service de la Lecture publique tient à rendre hommage à Christian Leblicq, fondateur et directeur artistique de la Compagnie Hypothésarts, qui nous a quittés le 11 août et qui fut un partenaire privilégié pendant vingt-cinq ans. De son côté, notre Théâtre-Action présente deux nouvelles créations collectives à Couvin, Houyet, Somme-Leuze et Grenoble.

ACTUALITÉS

5

CINÉMA

15

EXPOSITIONS

25

FORMATIONS

41

LECTURE

47

MUSIQUE

51

Un jeune public qui est aussi convié à entrer dans le monde des grands, lors de la dixseptième édition de Place aux Enfants consacrée au thème de la couleur.

THÉÀTRE

63

Je vous souhaite une excellente saison culturelle 2012-2013 !

ÉCHOS & SUIVIS

69

PROGRAMMATION

76

C’est un véritable florilège musical qui vous est proposé au cours de ce dernier trimestre. Le programme alterne, en effet, des artistes confirmés et des jeunes talents, du classique, des rythmes africains, du rock, du pop-folk, du rock-blues-soul avec Beverly Jo Scott qui sera entourée de ses coups de coeur de l’émission « The Voice », sans oublier le toujours attendu Festival Chants Sons Jeunes Publics.

Pour le Collège provincial, Valéry Zuinen, Greffier provincial

3


4


ACTUALITÉS

Christian Leblicq nous a quittés Petit lieu culturel Place aux Enfants Article 27 : je t’invite Collège Belgique Maison de la Culture : un petit tour au jardin Apérop’s Jeunesse et Arts plastiques Rencontre avec Michel Lambert

5


CHRISTIAN LEBLICQ NOUS A QUITTÉS Christian Leblicq, fondateur et directeur artistique de la Compagnie Hypothésarts, a rejoint ce 11 août Henri Michaux, Fernando Pessoa ou encore Jim Morrison, ces poètes qu’il a si bien servis, avec passion et talent. Car Christian était un passionné, amoureux des mots, des livres. Les livres, il les dévorait avec un appétit d’ogre, pour en rendre la substantielle moelle, dans un spectacle ou dans une exposition. Doué d’un esprit de synthèse rare, étayé par une connaissance encyclopédique des auteurs qu’il présentait dans ses « Poésie Cité », il parvenait, en une quinzaine d’extraits de textes, à traduire toutes les facettes de l’univers d’un créateur, aussi complexe soit-il et à le rendre intelligible pour le lecteur de passage. Ces installations urbaines étaient, en effet, conçues dans un esprit de découverte, de lisibilité et d’accessibilité à la culture par et pour tous, sortant le poète de ses livres pour une ballade en quotidien. Il nous faisait aussi partager ses « Passions Littéraires » : en animateur, en fou littéraire qui se lance dans une aventure et emmène le lecteur à la rencontre d’un auteur, de son univers, au travers des grandes thématiques de ses œuvres. Mais c’était d’abord un homme engagé, épris de justice, de partage, de solidarité. Il remettait le théâtre à sa place dans la cité, dans la politique, au sens le plus noble du terme. Ses spectacles trottaient longtemps dans la tête, suscitant réflexions et prises de conscience. Son talent lui permettait d’éviter la lourdeur, parfois même l’ennui que peut distiller le théâtre d’idées. Il se situait aussi à mille lieues de toute simplification abusive. Avec le « Théâtre-agora », le spectateur devenait co-créateur : après la représentation, la parole lui était donnée, rendue et partagée. Pour le Service de la Culture, Christian fut un partenaire privilégié pendant vingt-cinq ans. Car si, depuis deux ans, ses expositions littéraires se sont retrouvées sur le palier du deuxième étage de la Maison de la Culture et sont proposées, ainsi que ses spectacles et ses animations, aux bibliothèques de la Province, la première collaboration date de 1987 avec la « Quinzaine de l’imaginaire ». Ce projet d’envergure réunissait, autour de la poésie et d’Hypothésarts, la plupart des acteurs culturels namurois. Dans ce cadre, Christian créait Les envies satisfaites, remarquable spectacle à partir de textes d’Henri Michaux. Quel plus bel hommage pouvait-on lui offrir que de présenter sa dernière « Poésie Cité », consacrée justement à Michaux ? Malheureusement, ce ne sera pas possible, le projet n’étant pas suffisamment avancé pour le présenter en septembre. Toutefois, nous avons tenu à garder les pages évoquant la collaboration avec Hypothésarts qui, bien entendu, continuera (cf p. 48)

6 Actualités


PETIT LIEU CULTUREL : ANIMATION GELBRESSOISE La Gelbressée. Des rires, des éclats de voix, des mélodies se mêlent aux murmures paisibles de la rivière. Sur une rive, l’ancienne école communale, qui avait vu ses enfants partir, vit une autre vie. Depuis quinze ans, l’asbl Animation Gelbressoise y a pris ses quartiers. La Ville de Namur lui a, en effet, donné les locaux en gestion et, par conséquent, la possibilité d’apporter un autre dynamisme au village. Au fil des ans, les activités culturelles et sportives ont pris des contours différents. Aux animations de Noël, marches aux flambeaux, randonnées pédestres et cyclistes, cours de gym et de cuisine, plaine de jeux, club d’enfants, club de jeunes… se sont ajoutées, en 2001, des soirées-cabaret. Par sa jauge de quatre-vingt à cent personnes, la salle accueille un public venu du village et de la région mais aussi de bien plus loin, même de France. Il faut dire que la partition est belle. Ce petit lieu se signale par une ouverture aux courants musicaux des plus variés : musique classique, chanson française, pop-rock, musique médiévale, folk, country, blues, musique celtique, jazz, chanson québécoise, musiques du monde, bluegrass, musique acoustique contemporaine… Jean-Luc Gillard, président de l’asbl, est le responsable de ces soirées-cabaret. Comme beaucoup de petits lieux, l’asbl ne reçoit aucune subvention. Le bénévolat est d’application, avec l’enthousiasme qui l’anime. Curieux et passionné, Jean-Luc Gillard ne déroge pas à la règle. Il visionne quarante à cinquante spectacles par an, essaie de rencontrer les artistes et choisit au coup de cœur. Les artistes se produisant à Gelbressée aiment leur art et n’hésitent pas à le partager dans ce type de lieu. Certains jouent au chapeau, d’autres au cachet. Les artistes assurant les premières parties gratuitement sont certains d’être réengagés l’année suivante à d’autres conditions. Un projet qui satisfait organisateur, public et artistes. La saison nouvelle s’est ouverte à Gelbressée : une embellie de textes, de grands airs et de musique vous y attend.

Informations : Animation Gelbressoise – Jean-Luc Gillard - www.gelbressee.be T. 0472 44 14 30 – Courriel : jeanluc.gillard@gelbressee.be

7 Actualités


PLACE AUX ENFANTS I Le 20 octobre I Province de Namur Ce 20 octobre, les enfants entreront dans le monde des grands avec leurs propres éclats. Le thème choisi pour cette dix-septième édition étant la couleur, ils auront la possibilité de laisser leurs joyeuses traces dans un espace public. Les communes ont le choix d’adhérer ou non au thème. La liberté est grande, la fantaisie et la poésie aussi. Les couleurs peuvent s’inscrire dans l’univers de l’hôte d’un jour ou être au cœur d’une animation : réaliser une fresque collective au sol ou sur la façade du foyer culturel, créer un tapis à partir de peluches ou d’objets colorés, peindre des tableaux qui seront suspendus dans les locaux de l’administration communale, habiller un banc public avec de la laine … Dessins, mots, signatures, empreintes, silhouettes… les traces peuvent prendre corps de bien des manières au fil de l’imaginaire. La démarche se veut respectueuse de l’environnement et de l’espace public. S’y ajoute un caractère durable afin d’être visible aux yeux des citoyens de la commune. En province de Namur, vingt-deux communes participent cette année à l’opération : Andenne, Cerfontaine, Ciney, Dinant, Doische, Éghezée, Floreffe, Florennes, Gedinne, Gembloux, Gesves, Hamois, Havelange, Houyet, Jemeppesur-Sambre, Namur, Nismes (Viroival), Philippeville, Rhisnes (La Bruyère), Rochefort, Sambreville et Sombreffe. Les huit-douze ans seront à nouveau entourés de passe-murailles pour découvrir les secrets et la passion du métier des hôtes d’un jour. Une journée aux belles teintes.

Informations : Animation (cf. 81) - www.placeauxenfants.be

8 Actualités


ARTICLE 27 : JE T’INVITE Une nouvelle campagne de sensibilisation En novembre, Article 27 lancera sa première campagne de sensibilisation : « Je t’invite ». Les moyens actuels de l’asbl ne suffisent plus à maintenir le travail initié par l’association, avec le risque de mettre ses missions en péril. D’où une nouvelle campagne qui a deux objectifs : - rendre l’action Article 27 visible d’un grand public - solliciter la générosité du public Durant le mois de novembre, Article 27 lance un appel à solidarité, invitant les spectateurs, visiteurs… des lieux participants à l’initiative à offrir une ou plusieurs places symboliques dont la valeur est fixée à 5 €. La Province de Namur a décidé de participer à cette campagne. Affiches, folders… seront distribués aux visiteurs du Musée Félicien Rops et de la Maison de la Culture les informant du projet et de la manière d’y participer.

Informations : Article 27 - Rue de Bavière, 4 5000 Namur - T. 081 26 09 70

COLLÈGE BELGIQUE Programme Le Collège Belgique, mis en place en janvier 2009 à l’initiative de l’Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique, organise des cycles de cours-conférences de haut niveau, adressés à un large public éclairé. Les chercheurs mais aussi tous les esprits curieux sont invités à venir suivre les leçons de qualité, à la croisée de nombreuses disciplines. Le Collège Belgique veille à proposer des cours-conférences aux thèmes actuels et variés. Ces leçons se tiennent en semaine au Palais provincial de Namur, de 17 à 19 heures. Elles bénéficient de l’accréditation par l’INAMI pour les médecins et par les écoles doctorales du Fonds de la Recherche scientifique-FNRS pour les doctorants. Elles peuvent en outre faire partie, pour le personnel du Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles, des six heures de dispense de service mensuelles consacrées aux activités sportives et culturelles. L’accès aux cours-conférences est gratuit et sans inscription préalable.

Informations : Académie royale de Belgique en Wallonie asbl - Collège Belgique Palais Provincial de Namur, Place Saint-Aubain, 2 5000 Namur - Internet : www.academieroyale.be Courriels : aarbw@cfwb.be ; collegebelgiquenamur@cfwb.be - T. 081 25 68 96

9 Actualités


MAISON DE LA CULTURE : UN PETIT TOUR AU JARDIN ? Au fil des siècles, au gré des continents, les jardins ont apporté leur touche, offert leurs teintes, révélé l’esprit de leur temps. Libres ou dessinés, foisonnants ou contenus, ils sont un écho vibrant de l’intérêt que les hommes leur portent, qu’il soit culinaire, médicinal, religieux, économique, botanique, récréatif, esthétique, social… La palette des jardins est d’une richesse étonnante, allant de l’approche sensorielle et sensuelle des jardins arabes à la conception du jardin médiéval clos et protégé, en passant par la recherche de l’émotion poétique dans les jardins japonais. Guidés par le cœur ou la raison, les jardins ont acquis leur statut d’art à part entière. Les jardins contemporains ont gardé des éléments hérités des civilisations anciennes au niveau de la forme, des plantes, de l’utilisation. La conception du jardin public n’est pas neuve. Ainsi, la Grèce antique est connue pour ses jardins philosophiques dans lesquels philosophes et élèves se promenaient pour discuter. Elle avait également des plantations de promenades ombragées dans les espaces publics de détente. Rome a suivi, donnant aux parcs et jardins un rôle social indispensable au même titre que les thermes. Le Moyen-Âge, quant à lui, a vu des parcs publics d’agrément se créer autour des grandes villes. Le XIXe siècle a renforcé les élans de ses prédécesseurs et affiché des parcs publics dans toute l’Europe. Une des approches actuelles consiste à envisager l’espace vert public sous des angles vivants. Il doit être riche de sens, constituer un réel lieu de vie, tenir compte du désir de la population. C’est dans cet esprit que depuis quelques mois, le jardin de la Maison de la Culture a planté son nouveau décor en partenariat avec GAU Namur, le Projet Européen Interreg IVB Lively Cities / Région Wallonne (cf. Emmène-mois n° 140 et 141). Ce jardin a le charme simple. Son mélange de végétal et de pierre lui confère à la fois force et douceur, la Sambre amène la fraîcheur. Le panorama, que la Renaissance italienne appelait joliment le paysage emprunté, a plusieurs visages. Les jeux d’ombre et de lumière et la conception d’espaces dans l’espace appuient l’ambiance contrastée du jardin. Le passant peut s’isoler de la vitalité de la rue et s’approprier l’harmonie du lieu selon son envie : traverser, se poser, écouter ou faire de la musique, lire sur un transat, rencontrer les uns et les autres, se restaurer, rire, rêver… La liberté est grande.

10

Actualités


Le Bar mosan, personnalisé par les graffs de trois artistes, s’installe sur le site du lundi au vendredi de 12 heures à 20 heures. Ce bar nomade est entre les mains de Jérôme Robert, coursier à vélo depuis plus de deux ans. Ici, il pousse ses 200 kg de marchandises et assure une petite restauration libre. L’obligation de consommer n’est pas en vigueur dans le jardin, le pique-nique est même autorisé. Content d’avoir été associé au projet, Jérôme Robert défend sa démarche : « Je privilégie les produits locaux et artisanaux, biologiques - de préférence ou non. L’artisanat permet la variété et la surprise. Je travaille en lien avec les commerces de proximité, c’est important. Le jardin fait vivre la ville, la dynamise, crée des moments particuliers. Je trouve que la polyvalence du lieu, alliant HORECA et culture, est intéressante. » Benjamin Stevenart l’assiste et programme les concerts : « Les animations musicales sont variées. Des musiciens viennent gratuitement jouer à l’improviste ou répéter. Nous organisons aussi des concerts en faisant venir des groupes de la région. Les artistes jouent alors gratuitement ou au chapeau. Le principe est d’alléger le concept de l’événement. La promotion se fait surtout via Facebook, parfois par un affichage et la distribution de feuillets. » Le jardin a déjà résonné au son du reggae, de la musique manouche, du folk, du rock-jazz-hip-hop… Mais aussi lors d’un thé dansant avec une Harmonie, une dégustation de bières régionales, des pots d’après-boulot d’équipes de travail… Des façons bien agréables de vivre ensemble sur l’espace public. Le public est ravi : « Le jardin est agréable, nous avons enfin quelque chose au bord de l’eau ! J’ai été étonnée de voir du jus de pomme naturel. C’est un endroit qu’il fallait. » « C’est vraiment un chouette décor. C’est reposant, les gens sont respectueux. » « Il n’y a pas beaucoup d’endroits à Namur où l’on peut s’asseoir sans devoir consommer. Il y a la Place d’Armes, mais on ne peut pas y aller quand il y a des manifestations. » « Je joue de l’accordéon sur le halage, aux arrêts de la Namourette. Ici, on rencontre les gens, d’autres musiciens. Il y a une symbiose naturelle. On fait parfois de l’impro ensemble. C’est bien que cet endroit revive, qu’on se le réapproprie. Il vit avec ses coins : on peut être isolé, ensemble, il y a un espace avec des livres… » Nous réfléchissons actuellement à faire exister ce jardin au rythme des saisons. Pour que chacun puisse vivre agréablement dans la ville. Voltaire le disait, « Il faut cultiver notre jardin.» Seul et ensemble…

11 Actualités


Félicien Rops, Le Dindon, s.d., eau-forte et pointe sèche, coll. musée Félicien Rops, Province de Namur, inv. n° 549.4.P

Cédric Juliens

APÉ’ROPS

I D’octobre à juin 2013 I Namur I Musée Félicien Rops

La troisième saison des Apé’Rops est lancée. Rejoignez-nous pour ces moments conviviaux qui éclairent une facette de l’œuvre de Félicien Rops. Le vendredi 26 octobre, à 12H30 La révolution lithographique La lithographie provoque un bouleversement dans le monde de l’image au XIXe siècle. Marie-Christine Claes, docteur en histoire de l’art et responsable de l’Infothèque de l’Institut royal du Patrimoine artistique (IRPA), détaille ce « chaînon manquant » entre la taille-douce et la photographie, intimement lié à l’accélération du monde à cette époque. Elle est accompagnée du lithographe Sergio Portugal. Le vendredi 7 décembre, à 12H30 Rops et ses éditeurs Véronique Carpiaux, conservatrice du musée, revient sur les liens passionnants entre l’artiste et les éditeurs, particulièrement avant 1865. De nombreux auteurs français publient anonymement à Bruxelles des ouvrages érotiques, fuyant la censure de leur pays. À la même époque, Rops fait la rencontre de Charles Baudelaire par l’intermédiaire de l’éditeur parisien Poulet-Malassis. Le vendredi 15 février, à 12H30 Lettres d’amour Au lendemain de la Saint-Valentin, Cédric Juliens, comédien, donne vie aux lettres d‘amour et billets enflammés échangés par Rops et ses conquêtes. Une plongée dans la vie intime de l’artiste, lui qui regrettait que personne ne soit « encore arrivé à guérir un homme brun d’une femme blonde ! » Le vendredi 7 juin, à 12H30 Menus gourmands Quelques menus illustrés par Rops se cachent dans les collections du musée… Patrick Rambourg, historien des pratiques culinaires et alimentaires, les prend comme point de départ pour évoquer les habitudes gastronomiques au XIXe siècle. Dans l’assiette et en dehors, ce siècle voit en effet survenir de nombreux changements, dont certains sont toujours d’actualité. Le lunch consiste en une dégustation de mets que Rops aurait pu goûter. Tarif : 7 € par activité (entrée au musée et lunch compris) / abonnement : 20 €

Informations et réservations : Musée Félicien Rops (cf. p. 81)

12 Actualités


JEUNESSE ET ARTS PLASTIQUES (JAP)

I Les 16 octobre, 27 novembre, 22 janvier, 23 avril et 28 mai 2013, à 14H30 I Namur I Maison de la Culture Cycle de conférences et de films sur l’art Depuis cinquante ans, JAP a pour mission de sensibiliser le public à l’art contemporain par le biais notamment de conférences et de présentations de films sur l’art ou d’œuvres vidéo d’artistes. Peu après sa création à Bruxelles, JAP s’est implantée en Région wallonne et notamment à la Maison de la Culture de Namur où plusieurs générations ont pu suivre, au fil des ans, l’évolution de l’art contemporain. Le public est essentiellement composé d’étudiants d’écoles d’art mais également de personnes adultes désireuses de se tenir informées de l’actualité artistique.

Le 16 octobre, à 14H30 PULSIONS / ARTISTES SOUS INFLUENCES par Jean-Philippe Theyskens, historien de l’art Le 27 novembre, à 14H30 LE MONDE SELON KAPOOR Film sur l’art – Allemagne, 2011 / Heinz Peter Schwerfel / ARTE France, Schuch Prod / 52’ Le 22 janvier, à 14H30 RENCONTRE AVEC PASCAL LEMAÎTRE, ILLUSTRATEUR Le 23 avril, à 14H30 L’ÉTAT DES CHOSES À PROPOS DE MORANDI, LA NATURE MORTE Conférence par Vincent Cartuyvels Le 28 mai, à 14H30 FILMS SUR L’ART : DESIGN PATRICK JOUIN, designer / 2011 / Stéphane Krausz / 26’ KONSTANTIN GRCI, designer / 2011 / Barbel Still / 26’ PIERRE CHARPIN, designer / 2009 / Judith du Pasquier / 26’

Informations : Arts plastiques (cf. p. 81)

Henri Michaux, Dessin mescalinien (Circa 1958/1960), crayons de couleur sur papier, 26,8 x 18 cm, collection Niels, Bruxelles

13

Actualités


RENCONTRE AVEC MICHEL LAMBERT, UN ARTISTE AUX MILLE FACETTES C’est avec des jeunes musiciens bien de chez nous, issus de l’Institut Supérieur de Musique et de Pédagogie de Namur (IMEP), le pianiste et accordéoniste Michel Lambert et la flûtiste Sophie Braconnier, que s’ouvre la nouvelle saison des NAMusiq’, le 4 octobre, à la Maison de la Culture. Comment est né ce projet du duo Vent d’Anches, Michel ? Sophie Braconnier a étudié à l’IMEP, tout comme moi mais dans le cadre des cours de musique de chambre. Nous avons assez vite collaboré et joué ensemble. Comme je suis pianiste, je l’ai accompagnée pour ses jurys puis nous avons monté le Trio Zéfiro avec une amie soprano, Sophie Dury qui est namuroise aussi. Là, c’est un répertoire avec piano, donc plutôt classique et l’idée nous est venue d’en chercher un autre basé sur la musique du monde, un programme très varié, accessible à tous. Nous avons mélangé la flûte et l’accordéon, ce qui est relativement original. On a vu que la formule plaisait, le public était enthousiaste. Il y a également le côté pratique, le fait de pouvoir se déplacer facilement, ne pas devoir jouer là où il y a un piano. Avez-vous un répertoire spécifique ? La plupart des œuvres sont des arrangements que nous réalisons nous-mêmes parce que tout ce que nous jouons n’est pas écrit pour flûte et accordéon. On a par exemple arrangé la Sonate pour flûte et piano de Francis Poulenc. À la fois le travail d’arrangement et la mise en place de la pièce, c’était vraiment un sacré boulot. Auprès d’une grande partie du public, il semble que l’accordéon se résume encore à la valse, la musette et pour certaines personnes qui ne font pas la différence entre l’accordéon et le bandonéon, à Astor Piazzolla. Cependant, c’est un instrument très riche à faire découvrir auprès des jeunes. C’est aussi le sens de votre démarche qui est intéressante et nous a beaucoup plu. En effet, la réflexion la plus entendue après un concert, c’est : on ne savait pas qu’on pouvait faire tout ça avec un accordéon. On l’a vraiment découvert. Quel programme proposez-vous pour les NAMusiq’ ? Il y a un thème traditionnel ukrainien avec des variations qui ont été écrites pour l’accordéon et que nous avons de nouveau arrangées pour flûte et accordéon. Il y a également une suite bulgare, toujours dans cette vague de musique traditionnelle d’Europe centrale, puis un arrangement d’une œuvre de Monti, deux pièces de Piazzolla et nous aimerions jouer les Danses roumaines de Brahms ainsi que la Danse du sabre. Le programme n’est pas encore totalement établi mais c’est dans cet ordre d’idées-là. Par rapport à ce projet neuf que sont les NAMusiq’, appréciez-vous l’idée de laisser les artistes relativement libres du choix de leur répertoire ? Je pense que c’est agréable, pour tout artiste, d’avoir la carte blanche du répertoire. C’est un grand confort même si nous essayons d’être toujours le plus attentifs possible à l’écoute de l’interlocuteur, d’avoir un répertoire plus ciblé. Quel est votre sentiment par rapport à l’émulation actuelle de l’enseignement à Namur, à l’IMEP ? Moi, je suis très heureux de donner cours à l’IMEP et je m’estime aussi très chanceux d’avoir pu commencer à y enseigner immédiatement, à la sortie de mes études. Entre le moment où je suis entré comme étudiant et ce que je vois maintenant, c’est vrai qu’il y a une folle dynamique qui s’est mise en route, l’école est en pleine expansion. Les étudiants viennent d’un peu partout, non seulement de Belgique mais même hors de nos frontières, notamment d’Asie. C’est un foyer artistique et culturel qui commence à rayonner de plus en plus et je pense que le directeur, Monsieur Jardon, a donné une grande impulsion à ce développement. En dehors de Vent D’Anches, avez-vous d’autres projets d’actualité ? Oui, j’ai joué aux Francofolies de Spa dans les Franc’Off avec Claire Spineux qui est aussi namuroise et qui écrit des chansons françaises. Dans ce projet, je suis à l’accordéon et au piano. Le percussionniste s’appelle David Lomazzi et le claviériste Adrien Larock. Les arrangements sont réalisés par Claire, Nicolas Paternotte et moi-même. Ce sont des chansons à texte. Nous donnerons un concert à Namur, au mois de novembre. Vous allez sortir un album en octobre. Oui, c’est l’enregistrement du duo Vent d’Anches qui est sous presse. Ici, nous sommes entre la démo et l’album au niveau de la durée de trente à trente-cinq minutes. Nous espérons qu’il sera tout frais, tout chaud pour la date des NAMusiq’. Informations : Musique (cf. p. 52 et p. 81)

14

Actualités


CINÉMA

Cinéma Ciné Chaplin à Nismes Alternofilms Classiques du Mardi Festival du court métrage de Namur : Média 10-10 The Lady de Luc Besson 15


CINÉMA CINÉ CHAPLIN À NISMES Jamais deux sans trois ! Après le Ciné Gedinne dans Emmène-mois n° 141, le Cinéma Caméo de Tamines, dans le n°142, voici donc le Ciné Chaplin à Nismes. Nismes se situant à quelque quarante-cinq kilomètres de Charleroi et à quelque soixante-cinq de Namur est l’un des huit villages de la Commune de Viroinval, dans l’Arrondissement de Philippeville. Le Ciné Chaplin ouvert par Jacques Noël en 1999, est le successeur du Cinéma Max Linder, un cinéma commercial, qui vécut seulement de 1994 à 1999. Il est géré par l’asbl Grand Angle (sous la direction de Jacques Noël et… de bénévoles). Les cinéphiles patentés de Belgique (et certains d’ailleurs) ont déjà tous entendu parler de Grand Angle, créée en 1972 « afin de promouvoir et de valoriser le 7e art dans son acception la plus large ». Grand Angle initia donc des activités cinématographiques et des ciné-clubs à Bruxelles, Namur, Couvin, Ciney… Autre raison pour laquelle les cinéphiles patentés en ont entendu parler, c’est qu’ils ont certainement tenu entre leurs mains la fameuse revue Grand Angle (et ses « Ciné-fiches »), revue de critique cinématographique diffusée également en France, en Allemagne, en Grande-Bretagne et même aux USA, qui vit le jour en 1979 pour cesser malheureusement de paraître en 2009. Fin août 2011, l’asbl Grand Angle est confrontée à une certaine réticence de la part des distributeurs d’accorder des copies (argentiques) pour une première sortie nationale à un exploitant de salle résidant… en province, et ne promettant pas de ce fait des rentrées financières importantes. Le problème des copies argentiques qui ne prendront plus le chemin de Nismes n’est que le prélude à de plus gros soucis… Les distributeurs se tournent dès lors vers la diffusion numérique, rien que le numérique et le Ciné Chaplin n’est bien sûr pas équipé et n’a pas les moyens financiers de se numériser. L’avenir du Ciné Chaplin paraît bien sombre jusqu’au moment où Jacques apprend que la Province de Namur a décidé d’aider les cinémas de quartier ou ruraux qui se trouvent dans la même situation que la sienne, en finançant la numérisation. Équipé à présent en numérique, le Cinéma Chaplin peut donc sans problèmes poursuivre ses activités avec : - la programmation commerciale inévitable pour assurer la survie économique, - la programmation « perles rares », films d’auteurs en vo avec présentations, - la programmation « exploration du monde », cycle de films conférences, et - la programmation à destination des écoles de la région. «(…) Même si j’estime qu’il est compliqué de faire tourner une salle en province, une salle comme la nôtre a un rôle à jouer au niveau social et culturel, mais je pense que l’on a réussi, car on a fait revenir dans un cinéma, grâce à notre programmation, des gens qui n’y allaient plus. J’aime surtout le cinéma parce que cela implique pour moi le fait de montrer les films aux autres (…)»

Informations : Ciné Chaplin, Rue de l’Église 20 5670 Nismes - T. 060 31 35 33 – Internet : www.cine-chaplin.be

16

Cinéma


ALTERNOFILMS

PROJECTION DE COURTS MÉTRAGES SUR LA THÉMATIQUE DES PICTOGRAMMES – CODES, LOGOS, PICTOS AND CO I Le 9 octobre, à 20H00, vernissage à 19H00 I Namur I Maison de la Culture

LOGORAMA H5

Belgique, 2009 / de François Alaux, Hervé de Crécy & Ludovic Houplain / Animation / 16’ / Oscar du meilleur court métrage d’animation 2010 au Festival du court métrage de Namur Média 10-10. Une course poursuite effrénée, des animaux sauvages lâchés dans la ville, une prise d’otage qui tourne au drame… et bien plus encore dans Logorama. Suivi d’une série de courts métrages représentatifs du symbole des pictogrammes de Kim Dotty Hachmann. Entrée libre Dans le contexte de la Fureur de Lire (cf.p. 38)

LUST FOR LIFE / LA VIE PASSIONNÉE DE VINCENT VAN GOGH I Le 21 octobre, à 10H00 I Namur I Maison de la Culture

États-Unis, 1956 / de Vincente Minnelli / avec Kirk Douglas (Vincent Van Gogh), Anthony Quinn (Paul Gauguin), James Donald (Theo Van Gogh), Pamela Brown (Christine), Everett Sloane (Docteur Gachet), Niall MacGinnis (Roulin) / 122’ Très fidèle à la vie du véritable Vincent Van Gogh, Lust For Life est tout à la fois le portrait bouleversant de l’un des plus grands artistes que le XIXe siècle ait jamais connu, et une réflexion métaphysique sur la création artistique ainsi que la valeur symbolique de la peinture. À mesure qu’il retrace respectueusement le destin tourmenté de cet artiste hors du commun, le réalisateur s’interroge en parallèle sur le sens caché de la peinture. Tourné dans les lieux mêmes où Van Gogh est passé, Lust For Life est également une œuvre d’une grande beauté visuelle. Le film lui-même semble avoir été construit comme un tableau de maître. À la beauté et la qualité visuelles s’ajoutent en outre la beauté et la qualité sonores. La Vie passionnée de Vincent Van Gogh bénéficie en effet d’une bande son signée du compositeur Miklos Rozsa. Vincente Minnelli met en scène le face-à-face inoubliable de deux monstres sacrés d’Hollywood : Anthony Quinn, furieusement génial sous les traits de Gauguin et Kirk Douglas, impressionnant Van Gogh. Tarif : 5 € adultes / 4 € : étudiants et seniors / Art. 27 Dans le contexte de l’exposition Pulsion(s) – (cf.p. 26) Le film projeté à 11H15 sera précédé d’un petit déjeuner et visite de l’expo à 10H00

17 Cinéma


ALTERNOFILMS BAD LIEUTENANT

I Le 2 novembre, à 19H00 I Namur I Maison de la Culture

États-Unis, 1992 / de Abel Ferrara / avec Harvey Keitel, Frankie Thom, Zoë Lund, Victor Argo, Paul Calderon… / 96’ New York, années 90. Le Bad lieutenant est un policier intoxiqué au crack, à la cocaïne, à l’héroïne et à l’alcool, plus ou moins corrompu, piètre père de famille et pervers sexuel. Il accumule les dettes de jeu et s’enferme dans un quotidien particulièrement glauque et malsain. Un jour, une religieuse est violée par de jeunes délinquants. Peu à peu, sans savoir clairement pourquoi, le Bad lieutenant va montrer quelque intérêt pour cette sordide affaire et tenter de faire parler la jeune femme qui refuse obstinément de dénoncer ses tortionnaires. Un réalisateur sous influence Avec Bad Lieutenant, Ferrara vise dans le mille. Harvey Keitel qui vient de boucler le tournage de Reservoir Dogs y joue un flic pourri et drogué jusqu’à la moelle. C’est avec ce très « très » Bad Lieutenant présenté à Cannes qu’Abel marque le tapis rouge de manière indélébile. Invité sur la Croisette, le film fait scandale et déclenche une tempête. Martin Scorsese avoue qu’il aurait rêvé de le faire. Tarif : 5 € adultes / 4 € : étudiants et seniors / Art. 27 Dans le contexte de l’exposition Pulsion(s) – (cf. p. 26) Ce film projeté à 20H00 sera précédé à 19H00 d’une visite de l’expo.

JOSEPH L’INSOUMIS

I Le 21 novembre, à 9H30 et 20H00 I Namur I Maison de la Culture

France, 2010 / de Caroline Glorion / avec Jacques Weber, Anouk Grinberg, Anne Coesens, Nicolas Louis / 90’ À 9H30 en séance scolaire destinée aux étudiants du social. À 20H00 en séance tout public. À travers ce film, c’est une partie de la vie de Joseph Wresinski, fondateur d’ATD Quart Monde qui nous est racontée. La vie d’un prêtre révolutionnaire qui, dans les années 50, décide de s’installer parmi les familles d’un bidonville de région parisienne, avec un objectif : changer la façon d’aborder la lutte contre la grande pauvreté en proposant une alliance entre les très pauvres et les autres citoyens. Entrée libre En collaboration avec l’asbl LST de Namur – Lutte contre l’exclusion et la pauvreté.

CLIP THAT BEAT

I Le 11 décembre, à 20H00 I Namur I Maison de la Culture

En collaboration avec La Film Fabrique (LFF), un bruit qui court… nous vous proposons, à l’instar de Bruxelles, Mons, Charleroi et Liège, la première édition de Clip That Beat - Le Belgian Music Videos Festival / le festival itinérant du clip belge. Clip That Beat est un projet de valorisation, de diffusion des clips vidéo musicaux belges de qualité (moyen d’expression et d’expérimentation à part entière) et de mise en avant du secteur musical, avec principalement les labels, les collectifs et les structures d’accompagnement. C’est une plateforme d’échanges et de mise en réseaux entre le secteur musical et le domaine audiovisuel. Projection suivie d’un concert

18 Cinéma


LES CLASSIQUES DU MARDI CARRIE – CARRIE AU BAL DU DIABLE

I Le 16 octobre, à 12H00 et 20H00 I Namur I Maison de la Culture

États-Unis, 1976 / de Brian de Palma / avec Sissy Spacek, Piper Laurie, Amy Irving… / vo / 97’ Carrie White (Sissy Spacek) est une adolescente étudiant à la Bates High School. Éduquée de façon spartiate, anachronique et culpabilisante par une mère fanatiquement dévote, elle est extrêmement timide, maladroite et naïve… et fait office de souffre-douleur de sa classe. Découvrant avec panique ses premières règles dans les douches du gymnase, les cruelles railleries de ses camarades provoquent la première manifestation de son pouvoir de télékinésie. Son professeur de sport, Miss Collins (Betty Buckley), punit alors les élèves et tente plus ou moins de prendre Carrie sous son aile... Mais c’est sans compter sur la démence de Madame White (Piper Laurie) et la méchanceté de Chris Hargensen (Nancy Allen)… Premier film tiré d’un roman de Stephen King, Carrie fut également le premier best-seller de celui qui allait devenir l’un des maîtres de l’horreur contemporaine. Au vu du nombre d’adaptations qui ont été réalisées depuis, celle-ci compte parmi les rares réussites, avec, par exemple, Simetierre ou Misery. Ce film sera précédé d’un court métrage :

HESTORIA D’UN VEZU

Belgique, 2000 / de Santos Hevia / Fiction / 16’ Un paysan vit tranquillement entre ses champs et sa maison. Sur le chemin, il s’arrête de bar en bar pour boire un verre avec les amis. Devenu trop vieux, il vend terres et monture à un jeune couple du coin. Tout serait parfait pour les nouveaux propriétaires si le cheval n’avait pas ses habitudes…

LES CLASSIQUES DU MARDI AMARCORD

I Le 30 octobre, à 12H00 et 20H00 I Namur I Maison de la Culture

Italie, 1973 / de Federico Fellini / avec Bruno Zanin, Pupella Maggio, Armando Brancia, Stefano Proietti, Giuseppe Ianigro… / vo / 123’ Dans une sorte d’autobiographie imaginaire qui court de film en film - à partir toutefois d’authentiques souvenirs de jeunesse -, Amarcord occupe une place à part : plus que dans Les Vitelloni ou dans certains épisodes de Huit et demi, de Clowns, de Roma ou d’Intervista, Fellini aborde ici une sorte d’univers de référence qui a alimenté toute son œuvre par le double mouvement du passé au présent et de la vie du « bourg » - qui sera le cadre de son dernier film La Voce della luna – au maelström de la grande ville. Amarcord est le point fixe d’un ancrage dans un monde en voie de disparition, satire d’une société close dominée par le fascisme et l’Église, exacerbation d’une sexualité refoulée dans une société d’ordre moral. Fellini a peut-être rêvé toute sa vie de fuir hors de ce cocon protecteur et étouffant et, en l’absence de ces voyages lointains qu’il n’aimait pas, il choisit de se déplacer dans ses fantasmes et fait venir à lui les lieux qu’il préfère recréer à Cincittà plutôt que d’aller les filmer sur place. Ce film sera précédé d’un court métrage :

LA FUGUE

Belgique, 1981 / de Mauro Soldani / Fiction / 17’ Sur le ton d’une comédie à l’italienne, ce film raconte la journée d’un fils d’immigrés, son « ras-le-bol » de l’école, de la famille…

19

Cinéma


LES CLASSIQUES DU MARDI CAT ON THE HOT TIN ROOF / LA CHATTE SUR UN TOIT BRÛLANT

I Le 6 novembre, à 12H00 et 20H00 I Namur I Maison de la Culture

États-Unis, 1958 / de Richard Brooks / avec Elizabeth Taylor, Paul Newman, Burl Ives…/ vo / 108’ Sous la direction de Richard Brooks, réalisateur réputé pour être passé maître dans l’art des adaptations impossibles (Les Frères Karamazov, Lord Jim), le couple fait des étincelles. Icônes du glamour hollywoodien des années 50, Newman et Taylor subliment l’histoire de ces époux en crise. Paul Newman se glisse dans le costume de Brick, un homme sensible, déprimé par le suicide de son meilleur ami, qui se noie dans l’alcool pour oublier ce drame dont il soupçonne sa femme, Maggie, d’être la cause... Ce film sera précédé d’un court métrage :

PAS DE BRAS, PAS DE CHOCOLAT Belgique, 1995 / de Jérôme Minière / Fiction / 12’

Une histoire sur la solitude dans une grande ville et comment deux voisins s’en accommodent...

LES CLASSIQUES DU MARDI QUERELLE

I Le 27 novembre, à 12H00 et 20H00 I Namur I Maison de la Culture Allemagne, 1982 / de Rainer Werner Fassbinder / avec Brad Davis (Querelle), Franco Nero (Lieutenant Seblon), Jeanne Moreau (Lysiane), Laurent Malet (Roger Bataille), Hanno Pöschl (Robert/Gil), Günther Kaufmann (Nono), Burkhard Driest (Mario) / vo / 107’ Dernier film (1982) de Rainer Werner Fassbinder, Querelle est un legs curieux. Adapté du roman de Jean Genet (1947), Querelle n’aurait pu être qu’une pause dans le travail balzacien de RWF. On peut difficilement imaginer œuvre plus irréaliste. Fassbinder crée selon ses propres termes : « un paysage composé des éléments et des signaux spécifiques de tous les thèmes abordés ». Soit des phallus partout. Une recréation qui ne peut se concevoir qu’en studio, tout comme d’autres univers mentaux faits films la même année dans des registres différents: Blade Runner de Ridley Scott, Coup de coeur de Francis Ford Coppola, Et vogue le navire de Federico Fellini ou même le porno ultime Café Flesch de Rinse Dream. Fassbinder meurt le 10 juin 1982, avant d’avoir achevé le montage de Querelle. La veille, il griffonnait des notes sur un projet de film sur la révolutionnaire Rosa Luxembourg. Ce film sera précédé d’un court métrage :

QUAND ON EST AMOUREUX, C’EST MERVEILLEUX

Belgique, 1999 / de Fabrice Du Welz / Fiction / 23’

Lara est une femme abîmée de corps et d’esprit. Elle vit seule, perdue au cœur d’une ville sale et obscure. Aujourd’hui Lara fête ses trente-neuf ans et se réserve une surprise : Joe, un strip-teaseur. Lara voit difficilement la quarantaine approcher. Son plus grand désir est de vivre un amour intense et passionné. Elle cherche un homme qui la ferait rêver.

20 Cinéma


LES CLASSIQUES DU MARDI BENVENUTA

I Le 4 décembre, à 12H00 et 20H00 I Namur I Maison de la Culture

Belgique, 1983 / de André Delvaux / avec Fanny Ardant, Vittorio Gassman, Françoise Fabian, Mathieu Carrière… / vo / 106’ Benvenuta est un fantôme. Fantôme d’une vie passée, fantôme d’une vie rêvée et fantasmée. Fantôme de la vie romancée d’une écrivaine, Jeanne, qui ne sort plus de chez elle et qu’un jeune homme, François, veut rencontrer et écouter afin de comprendre son histoire et d’en faire un film. Benvenuta, c’est le fantôme de Jeanne dont on peine à saisir la part de réalité et d’illusion, c’est la part cinématographique d’un personnage cloîtré dans un grand immeuble, derrière des lunettes, comme si elle cherchait à disparaître sans y parvenir. Et le film d’André Delvaux sera le chemin vers cette disparition. Fanny Ardant ne serait alors que l’image rêvée de Françoise Fabian vue à travers les pensées de Mathieu Carrière. Ce film sera précédé d’un court métrage :

RACONTE

Belgique, 2000 / de Guillaume Malandrin / Fiction / 23’ Un vieux Namurois emmène son petit-fils écouter l’enregistrement d’une émission de radio en direct. Maxime Cottin, écrivain célèbre raconte - à l’occasion de son dernier livre - le jour de l’anniversaire de ses dix ans. Entre ces deux hommes commence un chassé-croisé de souvenirs et d’images mentales où se joue la vérité du récit et s’affronte la douleur de chacun.

LES CLASSIQUES DU MARDI COLORS

I Le 18 décembre, à 12H00 et 20H00 I Namur I Maison de la Culture

États-Unis, 1988 / de Denis Hopper / avec Robert Duvall, Sean Penn, Maria Conchita Alonso, Don Cheadle… / vo / 121’ À Los Angeles, au cœur des bas quartiers et des ghettos, deux policiers, un jeune inexpérimenté et un autre proche de la retraite, luttent comme ils peuvent contre les gangs et la vente de crack. Des différences de méthode apparaissent vite entre les deux hommes. Dix-huit ans après avoir mis en scène Easy Rider et deux autres longsmétrages, Dennis Hopper est revenu pour mettre sur pellicule un aspect de l’Amérique, en s’intéressant à cette guerre des gangs qui fait rage à Los Angeles. En nous plongeant directement au coeur des événements, avec une violence brute, voire froide, et une mise en scène choc, il nous entraîne dans l’histoire de ces deux policiers brillamment joués par Robert Duvall et Sean Penn. Ce film sera précédé d’un court métrage :

AMOUR NOIR

Belgique, 2000 / de Jérôme Corbiaux / Fiction / 23’ Lui, c’est un homme gauche et solitaire, qui a probablement vécu trop longtemps avec sa mère. Elle, semble atteinte de névrose hystérique : elle est incapable de combler le vide causé par l’absence de son père. Comment ces deux figures emblématiques de la société moderne vont-elles se télescoper? Tarif : 5 € adultes / 4 € : étudiants et seniors / 3 € : midi / Art. 27 Abonnement (18 films) : 72 € adultes / 54 € étudiants et seniors Abonnement (10 films au choix) : 45 € adultes / 35 € étudiants et seniors Informations : Cinéma (cf. p. 81) 21 Cinéma


FESTIVAL DU COURT MÉTRAGE DE NAMUR : MÉDIA 10-10 I Du 13 au 17 novembre I Namur I Maison de la Culture Le 23 avril 1972 se déroulait à la Maison de la Culture de Namur la première « Journée du court métrage belge ». Cette manifestation avait pour nom MEDIA 10/10 Cette initiative proposait déjà la programmation de courts métrages d’écoles d’art ( La Cambre) ou d’écoles de cinéma (IAD, INSAS, RICTS…) mais aussi des courts métrages de réalisateurs patentés comme Henri Storck ( le coréalisateur avec Joris Ivens de Misère au Borinage ou le prestigieux Raoul Servais (Palme d’Or du court métrage à Cannes pour Harpya en 1979 ) ou encore Christian Mesnil et des petits jeunes prometteurs tels Jean-Jacques Andrien, Richard Olivier, Gérald Frydman qui obtiendra, lui aussi, la Palme d’Or du court métrage à Cannes en 1984 pour Le Cheval de Fer, Jean-Pierre Berckmans, Jean-Marie Buchet, Robbe de Hert, Benoît Lamy, Roland Lethem, ou Thierry Jonard que l’on connaîtra plus tard sous le nom de Thierry Zeno. Personne ne pouvait imaginer que quarante ans plus tard, la manifestation cinématographique Média10-10 serait toujours en vie et pourrait se targuer d’avoir projeté sur l’écran de la Maison de la Culture, les courts métrages d’autres réalisateurs débutants (tout aussi reconnus aujourd’hui que leurs aînés) tels Jaco van Dormael (Mr Nobody) , Frédéric Fonteyne (La Liaison pornographique), Bouli Lanners (Les Géants), Benoît Mariage (Les Convoyeurs attendent), ou Olivier Masset-Depasse (Illégal)… pour ne citer qu’eux. Certes, le festival du court métrage de Namur : Média10-10, avec ses quarante ans n’égale pas La Mostra internazionale d’arte cinematografica di Venezia, - le plus ancien festival cinématographique au monde créé en 1932 -, ni le Festival de Cannes, effectif en 1946 mais créé en 1939 pour concurrencer Venise. Média 10-10 reste néanmoins une référence cinématographique, un festival synonyme de qualité de programmation, de diversité, d’accueil sympathique… des références pour bon nombre d’aficionados du court métrage. Ce quarantième anniversaire, que nous fêterons lors de la trente-quatrième édition qui se déroulera, cette année, du 13 au 17 novembre, nous le fêterons également avec deux de nos partenaires habituels : l’Institut National Supérieur des Arts du Spectacle et des Techniques de Diffusion (INSAS) et l’Académie Internationale d’Eté de Wallonie (AKDT) qui souffleront tous deux leurs cinquante bougies. Soyez donc présents pour fêter avec nous ce bel anniversaire et contribuer ainsi à promouvoir le court métrage sous toutes ses formes ! Informations : Cinéma (cf. p. 81)

2222 Cinéma


23 23 Cinéma


THE LADY

I Le vendredi 9 novembre, à 9H00 (groupes scolaires à partir de 15 ans), 19H00 (tout public) I Namur I Maison de la Culture Fr-UK-Mal, 2011 / de Luc Besson / avec Michelle Yeoh, David Thewlis, Susan Wooldridge… / 127’ En partenariat avec Amnesty International et le Service de la Culture de la Province de Namur, Annoncer la Couleur présente le dernier film de Luc Besson, dédié au Prix Nobel de la Paix, Aung San Suu Kyi. The Lady est une histoire d’amour hors du commun, celle d’un homme, Michael Aris, et surtout d’une femme d’exception, Aung San Suu Kyi, qui sacrifiera son bonheur personnel pour celui de son peuple. Rien pourtant ne fera vaciller l’amour infini qui lie ces deux êtres, pas même la séparation, l’absence, l’isolement et l’inhumanité d’une junte politique toujours en place en Birmanie. The Lady est aussi l’histoire d’une femme devenue l’un des symboles contemporains de la lutte pour la démocratie. La projection sera suivie de l’intervention d’une personne ressource sur l’histoire et la situation actuelle de Aung San Suu Kyi et de la Birmanie. Le dossier pédagogique rédigé par Amnesty International est disponible sur demande. Entrée gratuite, mais réservation obligatoire auprès d’Annoncer la Couleur.

Informations : Florence Chauvier - courriel : florence.chauvier@province.namur.be T. 081 77 67 36

24 Cinéma


Marina Abramović, Balkan-Baroque-Film: Thomas Lips, (performed for film), 1975-1997, photo: Attilio Maranzano, coll Netherlands Media Art Institude, Amsterdam © Sabam Belgium 2012

EXPOSITIONS

Pulsion[s] Art & Déraison Week-end chez l’Artisan d’Art Codes, logos, pictos and Co Découverte du Musée du Docteur Guislain

25


PULSION[S]. ART & DÉRAISON

I Du 22 septembre au 6 janvier 2013 I Namur I Musée des Arts anciens du Namurois, Musée Félicien Rops et Maison de la Culture I Tous les jours, de 10H00 à 18H00, sauf le lundi, les 24, 25, 31 décembre et 1er janvier La pulsion, cette force irrépressible qui habite les individus, en pousse certains vers la création. L’art se mêle alors intimement à la déraison, à travers les époques et les courants artistiques. Du bouffon du roi à L’Éloge de la Folie d’Érasme en passant par la chasse aux sorcières, la folie a pénétré profondément la mentalité de l’homme du Moyen Âge. Le XIXe siècle a vu le fameux arc de cercle hystérique, diagnostiqué par Charcot à La salpêtrière, entrer dans les arts plastiques et la danse, évoquant ainsi l’« âme renversée » de cette société en pleine mutation. Psychotropes, hypnose, privations sensorielles, autant de pratiques qu’ont testées certains artistes afin de libérer un processus créatif enfermé dans la raison et la pensée. Depuis Les Paradis artificiels de Baudelaire, mescaline, opium, alcool ou LSD continuent de fasciner les artistes. Au Musée Rops, l’exposition a pour sous-titre Hystériques ! Il donne le ton : le musée s’est centré sur les recherches faites au XIXe siècle autour de l’hystérie féminine et virile. « Maladie du siècle » ou « névrose moderne », ce mal mystérieux préoccupe plusieurs médecins européens, dont le plus connu est JeanMartin Charcot, neurologue à l’hôpital parisien de La salpêtrière dès 1862. Le dessin et la photographie sont mis au service de la science pour documenter les symptômes spectaculaires de ces corps qui s’émancipent dans l’hypnose ou l’extase. À la fin du XIXe siècle, la société européenne est en pleine mutation suite aux progrès et découvertes dans les domaines de la science, de la médecine et de l’industrie. Les repères religieux, philosophiques et sociaux sont bouleversés et le rôle de la femme est sujet à débats. Nombre d’entre elles n’acceptent plus le rôle « naturel » qui leur incombait depuis des siècles : être maîtresse de maison et mère. Leur comportement semble alors déviant et un diagnostic est posé : « Hystérique ! ». Une première section évoque l’étymologie du mot « hystérie » qui renvoie à cet organe mystérieux, fascinant et inquiétant, qu’est l’utérus. La deuxième partie de l’exposition est consacrée à la célèbre cambrure dorsale qui résulte de la « phase du clownisme » de l’attaque hystérique. Ensuite seront évoqués les arts de la scène et les grandes « actrices de l’hystérie » comme Sarah Bernhardt, Jane Avril et Magdeleine G. Une partie sur l’hystérie virile représentant des figures emblématiques comme Munch et Schiele clôture cette découverte du monde de la déraison.

Félicien Rops, Le Moulage, 1878-81, crayon, pierre noire, craie blanche et noire, 21,8 x 14,9 cm. Collection privée

Albert Londe, Bâillement hystérique, 1859-1910, négatif sur plaque de verre, tirage moderne, 9 x 12 cm. Toulouse, Bibliothèque de Toulouse. TRU C 1337

26

Expositions


Laurence Brogniez

Pour appréhender plus précisément le propos de l’exposition, nous avons réalisé une interview croisée des deux auteurs du catalogue : Laurence Brogniez (LB), docteur en philologie romane, Université libre de Bruxelles, et Céline Eidenbenz (CE), docteur en histoire de l’art, Université de Genève (Suisse). Comment avez-vous été amenées à aborder la thématique de la folie ? LB : Travaillant sur la littérature de la fin du XIXe siècle, j’ai souvent été confrontée au terme « hystérique », que ce soit dans la fiction, la critique d’art ou le texte journalistique. Il y a, chez les écrivains et les artistes, un véritable engouement pour cette « maladie », étudiée et popularisée par Charcot, qui fascine, inquiète et cristallise les hantises et les troubles d’une époque qui se vit comme décadence. Les Goncourt, Zola, Huysmans, Daudet, Maupassant ont fait écho, dans leurs écrits, à cette mystérieuse maladie des nerfs qui bouleverse le corps et ses représentations. M’intéressant aux questions de genre, j’ai aussi été amenée à constater que l’hystérie était plus volontiers associée aux femmes : il me semblait donc pertinent d’analyser comment le discours sur cette pathologie constituait un instrument de la différenciation entre les sexes et participait au processus de naturalisation et d’infériorisation des femmes en réponse à la redistribution des rôles sexuels et sociaux durant la seconde moitié du XIXe siècle. Par ailleurs, si l’hystérie n’est plus perçue aujourd’hui comme maladie à proprement parler, elle n’a pas disparu de notre vocabulaire et elle continue à véhiculer des stéréotypes liés au genre: c’est une affection qui comporte aussi une dimension culturelle, où se donnent à lire d’autres enjeux que des enjeux purement scientifiques. Dans cette perspective, le discours et les représentations qu’elle suscite sont particulièrement révélateurs des obsessions d’une époque et de la place qu’elle réserve aux hommes et aux femmes.

27

CE : J’ai d’abord été amenée à travailler sur l’hystérie par le biais d’une étude sur l’iconographie de Salomé. Dans son roman À Rebours, Joris-Karl Huysmans évoque la Salomé de Gustave Moreau comme une « déesse de l’immortelle Hystérie », faisant d’elle une icône de la décadence fin de siècle. Dans les représentations d’artistes tels que Gustav Klimt, Aubrey Beardsley, Franz von Stuck et Frantisek Drtikol, j’ai observé les multiples visages de cette femme fatale, souvent perçue comme une malade dont l’esprit dérangé est insaisissable. En effet, comment saisir la contradiction qui la mène à demander la décapitation d’un homme dont elle est tombée éperdument amoureuse ? Son profil psychologique, rendu plus complexe autour de 1900 qu’il ne l’est originairement dans les évangiles, reflète les questionnements et les angoisses de cette époque. Les médecins, pour la plupart des hommes, découvrent un univers féminin qui leur échappe et les fascine d’autant plus qu’il est souvent associé à des problèmes liés aux pulsions sexuelles. La question de l’hystérie tombe donc à point nommé puisqu’elle ravive le souvenir d’une « maladie de la matrice » et qu’elle permet de contenir les premières revendications féministes. Les artistes, réceptifs aux recherches et aux images scientifiques qui leurs sont contemporaines, explorent les possibilités expressives de ces corps hantés par l’hystérie et l’hypnose. J’ai donc longuement plongé dans l’étude de ces représentations qui font dialoguer l’art et la science, au point d’y consacrer ma thèse.

Expositions

Céline Eidenbenz


Si vous deviez mettre en évidence un point particulier de l’exposition, quel serait-il ? L.B. : Ce qui me semble passionnant, c’est la rencontre des manifestations et discours scientifiques, sociaux et artistiques que suscite l’hystérie. Avec Charcot et Richer, la médecine applique des diagnostics aux œuvres d’art du passé, met à profit le dessin et la photographie, emprunte aux scénographies de la modernité. En retour, les productions scientifiques, images et discours, frappent l’imaginaire des artistes et écrivains qui se les approprient pour créer de nouvelles formes, une gestuelle inédite, un questionnement sur le genre. L’exposition s’attache à faire dialoguer ces différentes formes de discours et de représentations en mêlant documents médicaux (dessins, photos, films) et œuvres plastiques. Rops, passionné par l’anatomie du corps féminin et le pouvoir du sexe, ne pouvait que faire écho, tantôt de manière satirique, tantôt de manière plus inquiétante, aux contorsions et chorées des hystériques, qui devaient lui apparaître comme des expressions modernes de la possession diabolique : ses œuvres jalonnent l’exposition de manière emblématique et le Musée Rops constituait le lieu idéal pour questionner le « théâtre des nerfs » où se croisent, à la fin du siècle, savants, journalistes, artistes, écrivains, chanteuses et danseuses, comédiennes etc. C.E. : La posture la plus spectaculaire de l’hystérie est celle de l’arc de cercle et nous lui avons réservé toute une partie dans l’exposition. Ce corps qui se cambre vers l’arrière intervient dans la phase des « grands mouvements », dite aussi du « clownisme », selon la classification de Charcot à la Salpêtrière. Sa dimension sensuelle fascine d’autant plus qu’elle met en valeur la gorge et retourne la personne dans une posture non naturelle. Tout regardeur de la fin du XIXe siècle y reconnaît l’allusion implicite à l’hystérie, comme on peut le comprendre grâce à une caricature de Willette, par exemple. Cette posture, que je désigne comme étant « à rebours » par excellence, peut être comprise comme l’alter ego de la mélancolie. En effet, le corps n’est plus triste et replié sur lui-même, mais il s’extériorise de manière spectaculaire et fragilisante. J’apprécie particulièrement la petite photographie d’Albert Londe qui montre un patient faisant le pont sur la pelouse de l’hôpital devant un soignant qui regarde l’objectif, les mains dans les poches. On sent que le photographe capte ici un instant de climax dont il est fier – non seulement parce que la photographie instantanée relève encore du défi, mais parce qu’il s’agit là d’une image caractéristique et parfaite. De nombreux artistes européens se sont intéressés à cette torsion, dont le plus connu est sûrement l’exemple des Mauvaises mères de Giovanni Segantini, où des femmes sont cambrées et suspendues dans des arbres, avec des fruits-nourrissons qui les mordent au sein : l’hystérie n’y est pas nommée explicitement, mais tout la suggère, aussi bien dans ses formes que dans son titre.

Albert Londe, Attaque d’hystérie, homme, 1859-1910, négatif sur plaque de verre (retirage), 12 x 9 cm. Toulouse, bibliothèque de Toulouse, inv. TRU C 1333

28 Expositions


À la Maison de la Culture, l’exposition a pour sous-titre Artistes sous influences. La drogue peut-elle décupler les talents artistiques ? C’est la question que se posait Baudelaire en 1860 avec ses Paradis artificiels. Les artistes sont les premiers à s’interroger sur le pouvoir d’une influence extérieure, qui agirait comme une clé magique et permettrait de libérer un processus créatif enfermé dans la raison et la pensée. Beaucoup d’artistes ont consommé des substances psychotropes à cette fin. Dans une démarche volontaire, Henri Michaux, sous l’effet de la mescaline, explorait les trésors inventifs que recèle l’inconscient. Dans les années 70, les tenants de l’art psychédélique portent les stupéfiants en étendard et élaborent une nouvelle façon de vivre. L’opium, l’absinthe, le peyotl ou le LSD sont autant de substances utilisées par des artistes pour leurs vertus imaginatives et stimulantes. L’inconscient recèle une matière créative insoupçonnée et l’hypnose constitue un autre sésame pour y accéder. Au-delà de la démarche d’expérimentation, il y a un nombre important d’artistes de renom qui ont travaillé sous l’emprise d’une drogue à laquelle ils ne pouvaient pas résister (Francis Bacon, Jackson Pollock…). Les médicaments ont des effets psychiques innombrables. Quelle part prennent-ils dans le résultat final de l’œuvre ? Pour saisir plus précisément la création sous influences, nous avons rencontré Pascal Rousseau, professeur à l’Université de Paris I Panthéon-Sorbonne et l’un des auteurs du catalogue. Pascal Rousseau, vous êtes spécialiste des rapports entre avantgardes et cultures psychiques. En 2006, vous étiez le commissaire de l’exposition Résurgences de l’hypnose dans l’art contemporain au Musée des Beaux-Arts de Lausanne. Comment êtes-vous venu à travailler sur ces sujets finalement peu communs ? Quel intérêt cela représente-il pour vous ? Mon intérêt pour les liens historiques entre hypnose et art moderne est lié à l’idée que je me fais des pratiques artistiques : l’œuvre d’art n’est pas rivée sur une simple histoire des formes et des styles, des jeux d’influences au sein du monde de l’art ; elle est aussi l’enfant de son siècle, perméable aux débats culturels du moment, qu’ils viennent des savoirs savants (sciences, techniques, philosophie) ou des imaginaires populaires. Plus concrètement, cet intérêt est né de la lecture du passionnant ouvrage de Debora Silverman consacré, il y a quelques années maintenant, à l’Art Nouveau en France. Elle était l’une des premières à mettre en évidence les relations entre la recherche sur la psychologie au passage du siècle et le vocabulaire des formes envahissantes du Modern Style. C’est une enquête que j’ai souhaité poursuivre sur une plus vaste échelle géographique et temporelle. Henri Michaux, Dessin mescalinien, 1956-58, plume sur papier, 25 x 17,8 cm, collection privée. © Sabam Belgium 2012

29

Expositions


Francis Bacon, Three Studies for Figures at the Base of a Crucifixion, second version of tryptich, assemblage, circa 1944, 149 x 105 cm, lithographie sur papier, collection privée. © Sabam Belgium 2012

L’exposition Pulsions, artistes sous influences présentée à la Maison de la Culture de la Province de Namur réunit des œuvres créées sous addiction (psychotropes, alcool, médicaments…). Selon une légende tenace, la drogue stimulerait la créativité… réalité ou mythe romantique ? Les liens entre drogue et création sont anciens, à géométrie variable en fonction de l’environnement culturel. Dans certaines civilisations, l’accès par les drogues à des états modifiés de conscience est le sésame à une connaissance élargie du monde, le passeport nécessaire à une conception prophétique de l’artiste en « grand initié ». C’est une dimension magique qui n’existe pas forcément en Occident où il a fallu, en effet, attendre la révolution romantique et son goût pour l’intériorité du sujet. C’est là, dans cette plongée dans les différentes couches de la conscience d’un sujet qui devenait pluriel, que s’est affirmée l’idée d’un lien entre pulsions incontrôlées et potentiel d’invention.

Une grande partie des œuvres présentées datent des années 60-70 et s’inscrivent dans une démarche d’expérimentation et font suite aux mouvements de contre-culture de l’époque, aux théories de Timothy Leary et à la tendance psychédélique… La création sous états modifiés de conscience trouve-elle encore un écho dans l’art actuel ? La multiplication de ces démarches expérimentales en art sous états modifiés de conscience est liée à un « âge d’or » de l’expérimentation en matière de drogues, au cours des années 60. On peut penser notamment à l’arrivée en force des drogues synthétiques, qui est venue des laboratoires pharmaceutiques et universitaires (Leary enseignait dans la prestigieuse Université d’Harvard avant d’être exclu des milieux académiques pour ces méthodes peu conventionnelles), avec, en tête, l’idée d’une politique du sensible ouvertement liée aux mouvements de libération sociétale du moment. Dans la drogue de ces années psychédéliques, il y a bien l’idée d’une part proprement réformiste de l’art : l’art qui change la vie, à la manière rimbaldienne. C’est une dimension politique qui semble avoir vécu partiellement aujourd’hui.

30 Expositions


À côté de l’expérimentation sous contrôle médical d’un Henri Michaux, il y a aussi des artistes qui étaient tout simplement sous l’emprise d’une drogue dont ils ne pouvaient se passer… tels Francis Bacon ou Jean-Michel Basquiat. À votre avis, quelle part l’usage de drogues ou d’alcool prend-il dans l’œuvre finie ?

La création sous hypnose est peu conventionnelle et plutôt méconnue. L’artiste Matt Mullican a réalisé une série de dessins et de performances dans un état hypnotique. Selon vous, quel est l’intérêt d’une telle expérience ? Face à son œuvre consciente, quel apport cela représente-il ?

On dit qu’il est possible de distinguer, en fonction du style de l’écriture et de son mouvement, le type de drogue (haschisch/ cocaïne) que Jean-Michel Basquiat venait d’absorber avant de réaliser certains de ses tableaux. Il y a donc un vocabulaire des psychotropes. Cela dit, la part de la drogue dans les œuvres est incontrôlable, tout comme la drogue elle-même. La drogue échappe au calcul, même si elle est souvent une affaire de dosage.

Il serait faux de distinguer clairement une part consciente de l’œuvre et son versant inconscient. C’est justement la leçon actuelle de l’hypnose elle-même, qui depuis les travaux de Milton Erikson, propose une lecture de l’induction hypnotique beaucoup plus douce, laissant une part plus active au patient face à l’autorité suggestive du médecin. L’état d’hypnose n’est plus perçu comme un sommeil profond de la conscience mais, tout au contraire, comme une vigilance accrue au monde. C’est là une forme intéressante d’invention de soi qui est propice à de nouvelles recherches en matière artistique. Dans le cas de Matt Mullican, il est clair que cet état de plus en plus autogéré (il s’autohypnose aujourd’hui) participe de cette expérimentation d’états intermédiaires qui l’autorise à déployer des formes plus libres et incontrôlées que dans son travail sur les conventions sémantiques et les territoires de la pensée. À terme, on pourrait même penser l’hypnose comme un mode de transmission des œuvres, un médium à part entière. C’est une piste qui reste à creuser. Tarif Billet combiné pour les 3 expositions : 8 € - réduction (- de 26 ans et seniors) : 5 € Gratuit : groupes scolaires, enfants de - de 12 ans, art.27.

31 31 Expositions


PULSION[S]. ART & DÉRAISON Activités annexes Visites guidées Visites guidées pour groupes - par lieu : 40 € pour le guide + droit d’entrée pour les 3 expositions (8 € / moins de 26 ans – seniors et groupes : 5 €). À réserver en chaque lieu : Musée des Arts anciens du Namurois T. 081 77 67 54 Musée Félicien Rops T. 081 77 67 55 Maison de la Culture T. 081 77 55 25 Possibilité de visites en 3 langues : Fr/Ndls/Angl. Max 25 personnes/groupe Tous les lundis au Musée Rops : Osez le Musée Rops ! Modules de deux heures (visite-philo animée par Gilles Abel, philosophe spécialisé en médiation, suivie d’un atelier créatif), à destination des associations du champ social. Gratuit, réservation obligatoire T. 081 77 67 55 David et le fou (photomontage) © KBR, Bruxelles

Activités scolaires Au Musée des Arts anciens du Namurois : pour l’enseignement maternel et l’enseignement primaire, visite animée de l’exposition suivie d’un atelier créatif. Tarif : 2 € par élève. Pour l’enseignement secondaire ou supérieur, visite animée de l’exposition. Tarif : 40 € pour la visite + 1,50 €/étudiant de droit d’entrée. Au Musée Rops : pour l’enseignement secondaire supérieur et l’enseignement supérieur : visites philosophiques en compagnie de Gilles Abel, philosophe. Tarif : 60 € par groupe (25 élèves max.) Visites organisées en collaboration avec l’asbl « Les Amis du Musée Rops » À la Maison de la Culture : pour l’enseignement primaire et secondaire : visite guidée de l’exposition suivie d’un atelier pédagogique. Tarif : 2 € par élève Les Classes de Patrimoine d’octobre à décembre, pour le troisième cycle du secondaire, les mardis, jeudis et vendredis de 9H30 à 15H30 : journée complète d’animation autour de l’idée Être dans la norme ? / hors de la norme ? Atelier d’expression original à partir du questionnement Quand on prend les chemins de traverse ! Tarif : 5 € / Étudiant En novembre, pour les deuxième et troisième cycles du secondaire, trois jours complets : création d’un court métrage d’animation à partir d’un poème d’Henri Michaux. Tarif : 15 € / Étudiant pour les 3 journées.

32

Expositions


Événements Tous les jours de l’exposition à la Maison de la Culture Diffusion du documentaire Francis Bacon, peintre anglais de Pierre Koralnic (Suisse, 1964, 14’) au point vidéo. Entrées gratuites les 1ers dimanches du mois dans les trois lieux (7 octobre, 4 novembre, 2 décembre et 6 janvier). Visites guidées gratuites ces mêmes jours, à 14H00 au Musée Félicien Rops, à 15H00 au Musée des Arts anciens du Namurois et à 16H00 à la Maison de la Culture. Samedi 22/09 à 14H00 au Musée Rops Visite-conférence gratuite en compagnie de Céline Eidenbenz, de l’Université de Genève. Tarif : droit d’entrée aux expositions Dimanche 30/09, à 15H00 à la Maison de la Culture Visite guidée de l’exposition suivie d’une animation contée (à partir de 12 ans), Contes sous influences. Récit passionnant où les personnages sous influences, s’exposent à d’étranges aventures… Un goûter clôturera l’activité. Animation et goûter gratuits + droit d’entrée aux expositions. Jeudi 11/10, à 19H00 aux Facultés universitaires Notre-Dame de la Paix, Namur (Aula Maior) Conférence-débat du Professeur Nicolas Zdanowicz, Histoire de la folie du Moyen Âge au siècle des Lumières, organisée par le Musée des Arts anciens du Namurois. Tarif : 10 € / Étudiants : 5 € Dimanche 14/10, à 15H00 au Musée des Arts anciens du Namurois Animation contée pour les familles (enfants à partir de 5 ans), Quand les sorcières s’emmêlent les balais... Un goûter clôturera l’activité. Animation et goûter gratuits + droit d’entrée aux expositions. Mardi 16/10, à 14H30 à la Maison de la Culture Conférence Jeunesse et Arts plastiques : Pulsions, artistes sous influences, par JeanPhilippe Theyskens, historien de l’art. Tarif : 3 € Réservation : T. 02 507 82 25 Mercredi 18/10, à 20H00 à la Maison de la Culture Conférence de Daniel Dobbels, chorégraphe, Henri Michaux et la danse. Tarif : 5 € Jeudi 19/10 à 20H00 à la Maison de la Culture Danse avec la Compagnie de l’Entre-Deux (Rennes) – Présentation de deux soli dans les salles d’expositions. Le premier, d’une durée de quinze minutes, sera une improvisation d’une danseuse en regard des œuvres. Le second solo sera la pièce Un son étrange. Chorégraphe : Daniel Dobbels. Tarif : 5 € Adrien Dantou

33

Expositions


Vendredi 19/10, à 14H00 au Musée Rops Après-midi d’études Hystérie, réalités et représentations, organisées par SAGES (Savoir, Genre et Société) – Université libre de Bruxelles. Nocturne : musée ouvert jusque 21H00. À 20H00 : visite-lecture en compagnie de Laurence Brogniez, de l’Université libre de Bruxelles, et Isabelle Dumont, comédienne. Tarif : droit d’entrée aux expositions. Dimanche 21/10, à 10H00 à la Maison de la Culture Matinée cinéma. À 10H00, accueil – petit déjeuner suivi d’une visite guidée de l’exposition. À 11H00, projection du film La Vie passionnée de Vincent Van Gogh de Vicente Minelli (USA, 1956, 122’). (cf. p. 17) Tarif : Adultes : 5 € / Étudiants et seniors : 4 € / Art 27 : gratuit

Augustine de Jean-Christophe Valtat

Vendredi 02/11, à 19H00 à la Maison de la Culture Soirée cinéma. Visite guidée de l’exposition et à 20H00 projection du film Bad Lieutenant d’Abel Ferrara (USA, 1992, 96’). Tarif: Adultes : 5 € / Étudiants et seniors : 4 € / Art 27 : gratuit Vendredi 09/11, à 19H00 aux Facultés universitaires Notre-Dame de la Paix (Aula Major) Conférence débat du Prof. Dr Jean Florence : D’une folie sans histoire... organisée par le Musée des Arts anciens du Namurois. Tarif : 10 € / ´Étudiants : 5 € Vendredi 16/11, à 20H00 au Musée Rops Soirée cinéma : musée ouvert jusque 21H00. À 20H00 : projection d’Augustine de JeanChristophe Valtat (France, 2003, 43’), documentaire sur la plus célèbre patiente du Docteur Charcot, en présence du réalisateur. Tarif : droit d’entrée aux expositions. Dimanche 18/11, à 15H00 au Musée Rops Visite guidée et animation contée (à partir de 12 ans) : Quand les différences s’expriment par des danses folles ou des comportements décalés ... Un goûter clôture l’activité. Animation et goûter gratuits + droit d’entrée aux expositions. Mercredi 21/11, à 18H00 à la Maison de la Culture Conférence : Artistes sous influences par Pascal Rousseau, historien de l’art et l’un des auteurs du catalogue. Tarif : 5 € Samedi 24/11, de 8H30 à 19H00 Excursion à Gand. Visite de la ville et du Musée du Docteur Guislain. Informations et réservation : T. 081 77 67 55 (cf. p. 40) Dimanche 02/12, à 10H30 à Maison de la Culture Art Dimanche : visite guidée de l’exposition en compagnie d’Olivier Duquenne, historien de l’art et atelier pédagogique pour les enfants de 6 à 12 ans. Entrée libre.

34

Expositions


Vendredi 14/12, à 20H00 au Musée Rops : nocturne, musée ouvert jusque 21H00. À 20H00 : visite philosophique en compagnie de Gilles Abel (pour adultes et adolescents à partir de 15 ans). Tarif : droit d’entrée aux expositions.

Activités scolaires et événements à réserver dans chaque lieu : Musée des Arts Anciens du Namurois T. 081 77 67 54 Musée Félicien Rops T. 081 77 67 55 Maison de la Culture T. 081 77 55 25 Classes de Patrimoine : T. 081 22 55 60

Informations : Arts plastiques (cf. p. 81) Musée Félicien Rops (cf.p. 81) Musée des Arts anciens du Namur. Rue de Fer, 24. 5000 Namur T. 081 77 67 54 -Internet : http : //www.pulsions.be

Henri de Toulouse Lautrec, Jane Avril, 1899, lithographie au pinceau en quatre couleurs sur trois pierres, 54,5 x 36 cm, musée communal d’Ixelles

35

Expositions


WEEK-END CHEZ L’ARTISAN D’ART I Les 17 et 18 novembre, de 13H00 à 19H00 I Bruxelles et Wallonie I Entrée libre

Le « Week-end chez l’Artisan d’Art » est une organisation de l’Entente interprovinciale des Métiers d’Art de Wallonie. Durant tout un week-end, les artisans d’art reconnus par les Offices des Métiers d’Art des cinq provinces wallonnes sont invités à ouvrir les portes de leur atelier au public. Près de deux cents artisans d’art vous accueilleront cette année encore en Wallonie et à Bruxelles. En province de Namur, ils seront vingt et un à participer à la manifestation, prêts à vous faire découvrir l’univers riche et varié de l’artisanat d’art qu’ils pratiquent. À voir … Quelques démonstrations à ne pas manquer !

M. Hertsens © OMAPN

Michel Delfosse à Namur Céramique Samedi et dimanche, à 14H00, 15H00 et 16H00 : démonstrations de tournage avec possibilité de faire un essai au tour et de participer à la création d’une œuvre monumentale commune. Grzegorz Gurgul à Saint-Gérard Création de verre Samedi et dimanche, à 11H30 et à 17H30 : coulée de verre en fusion. Magali Hertsens à Spy Modisme Samedi et dimanche à 14H00 et à 16H00 : moulage d’un feutre à « main levée » et travail à l’ancienne au bichon, accompagnés d’une visite commentée de l’atelier et de la présentation détaillée des outillages. Denis Polet à Tamines Création et réalisation d’objets d’art et de design en bois et dérivés Samedi et dimanche à 15H00 : coulée de résine dans un moule et démoulage d’une réplique de sculpture automobile ainsi qu’ébauche d’une sculpture murale en MDF (durée : 45’).

G. Gurgul © OMAPN

Jacqueline Prévot à Mohiville Céramique (Raku - nu) Samedi et dimanche, de 14H00 à 16H00 : présentation d’une cuisson et d’un enfumage.

36 36 Expositions


À découvrir… Ils vous ouvriront les portes de leur atelier pour la première fois cette année. Agnès Cornet à Temploux Filage de la laine et créations textiles Valérie Van den Bergen à Saint-Servais Création de mini-vitrines Cédric Vandermeulen à Sautour Création en bois (technique du lamellé collé) D. Polet

Pour connaître les ateliers ouverts : consultez le site Internet www.weekendchezlartisan.be ou demandez la brochure des ateliers ouverts dans toute la Wallonie et à Bruxelles ! Découvrez également notre jeu-concours en collaboration avec la Fédération des Gîtes de Wallonie et remportez un séjour dans un gîte. Conditions de participation et règlement du concours sur Internet : www.weekendchezlartisan.be - T. 081 77 67 34 Courriel : office.metierart@province.namur.be

Le Service de la Culture - Métiers d’art sera également présent, comme chaque année, avec les artisans d’art de la province de Namur au Salon ANTICA à Namur Expo du 10 au 18 novembre. Sept restaurateurs d’art reconnus pour leurs gestes de précision, leur travail de qualité, leur maîtrise technique et leur excellente connaissance de leur métier participeront sur un stand commun à ce salon réputé d’art et d’antiquités. Huit artisans d’art namurois seront également présents avec l’Entente interprovinciale des Métiers d’Art de Wallonie au Salon ARTISAN’ART de Bruxelles du 9 au 11 novembre.

V. Van Den Bergen

Informations : Office des Métiers d’Art (cf. p. 81)

A. Cornet

37 Expositions


CODES, LOGOS, PICTOS AND CO

I Du 9 au 26 octobre, du lundi au vendredi et le dimanche de 13H00 à 18H00 et samedi de 10H00 à 18H00 I Namur I Foyer de la Maison de la Culture

Depuis plusieurs années maintenant, nous proposons dans le Foyer de la Maison de la Culture de la Province de Namur, une exposition créée à l’occasion de la Fureur de Lire. Cette création a, chaque fois, mis en évidence les rapports étroits entre art et écriture : que ce soit par la présentation d’œuvres communes de plasticiens et d’écrivains, d’échanges épistolaires d’artistes, de techniques de fabrication du papier, de livres d’artistes ou encore par la mise en avant des calligraphies orientales et arabes, croisement s’il en est de l’écriture signifiante et du trait graphique. Pour cette édition 2012, il nous a semblé intéressant de revenir plus vers les arts graphiques, en nous attachant aux codes, logos et pictogrammes, une manière de replonger dans les racines de l’écriture (les premiers écrits sont des images…) mais en restant reliés à la réalité contemporaine (nous vivons dans un monde où le mot est très souvent remplacé par d’autres signifiants auxquels nous sommes tellement habitués que nous n’y prêtons plus attention). Le monde des codes étant très vaste et parfois très spécifique, nous avons dû opérer un choix : l’exposition s’attachera donc plus particulièrement au code de la route, dont les panneaux nous « conduisent » tous les jours, à l’héraldique qui revêt depuis sa création une dimension codée complexe et très précise (toujours d’actualité, par ailleurs, puisque notre gouvernement national accorde encore annuellement ses faveurs nobiliaires), ainsi qu’à la symbolique des couleurs que nous vivons quotidiennement, même de façon inconsciente, dans le choix de vêtements, ou par les espaces où nous vivons. Dès la création des expos en décentralisation, une collaboration régulière s’est mise en place avec le Musée du Petit Format, asbl qui a accepté de mettre à notre disposition des œuvres originales issues de sa collection. Cette fois encore, et bien qu’étant reconnu officiellement en tant que musée depuis le début de l’année, le MPF prêtera à nouveau une bonne vingtaine d’œuvres de petit format aux techniques variées. Dans la volonté de notre service de présenter au public la création plastique actuelle, nous avons sollicité la participation de Jérôme Considérant qui proposera quelques-uns de ses panneaux routiers présentant des classiques de l’art revisités mais créera également le visuel spécifique de l’exposition. Né en 1977, cet artiste qui vit et travaille à Charleroi est diplômé de l’Académie royale des BeauxArts de Bruxelles en communication visuelle et graphique. « Jérôme Considérant détourne la logique sémantique du picto et anticipe avec humour sur l’avènement d’une société aussi absurde qu’analphabète » (Artenews, novembre 2005). « Ses détournements irrévérencieux et ses clins d’œil signalétiques en font un iconoclaste incontournable : si Jérôme Considérant fait bien partie des agitateurs d’idées et d’images en phase avec une certaine tradition de l’art belge, son langage n’en est pas moins subtilement universel ! » Par ailleurs, Ann Stimart, graphiste namuroise mettra en situation durant le temps de l’exposition un projet de signalétique qu’elle a imaginé pour la Maison de la Culture. Quelques nouveautés au programme de cette édition 2012 : les visites et ateliers scolaires seront destinés aussi aux écoliers de l’enseignement primaire, grâce à la collaboration avec les Classes de Patrimoine. D’autre part, le dossier pédagogique relatif à l’exposition sera cette fois imprimé sous forme de livret, une façon d’inaugurer une nouvelle série de publications destinées au public scolaire. Le 9 octobre, après le vernissage, une séance cinéma présentera une série de courts métrages liés à la thématique de l’exposition (cf. p. 17). Dès novembre, Codes, logos pictos and Co sera disponible pour la décentralisation en Province de Namur pour une période de deux ans, respectant ainsi la politique de diffusion mise en place par les autorités provinciales. Vernissage le 9 octobre, à 19H00. Accès gratuit au public. Visites et ateliers pour groupes scolaires sur réservation au T. 081 77 50 72

Informations : Arts plastiques en décentralisation et Bibliothèque centrale (cf. p. 81)

38 Expositions Expositions


Pieter Bruegel l’Ancien, La Parabole des Aveugles, 86 X 154 cm, 1568

Jérôme Considérant, 5 minutes alone, 40 X 60 cm, 2005

39 Expositions


DÉCOUVERTE DU MUSÉE DU DOCTEUR GUISLAIN I Le 24 novembre, de 8H30 à 19H00 I Gand I Musée Docteur Guislain

Preuve s’il en est de l’intérêt accru porté à la thématique de l’hystérie, le Musée du Docteur Guislain à Gand propose d’octobre à mai 2013 l’exposition Femmes nerveuses. Deux siècles d’histoire entre des femmes et leurs psychiatres, une analyse des relations entre les patientes et leurs thérapeutes. Et le Musée Rops, à la suite de Pulsion[s]. Hystériques ! enchaînera du 26 janvier au 5 mai 2013 avec Loss of control II, deuxième volet consacré à ce sujet avec la vision des surréalistes, de Jean Dubuffet et de l’art brut. À l’occasion de ces expositions aussi proches thématiquement, un programme d’échanges entre les deux institutions a été élaboré, afin de faciliter la circulation des publics de deux communautés linguistiques et de découvrir les richesses des patrimoines culturels respectifs (exposition permanente et temporaire), par le biais d’un encadrement sur mesure : prise en charge par un historien d’art, facilité de transport, accueil personnalisé dans la langue. Shadi Ghadirian, Like everyday #17 (louche) Domestic Life series, 2000, Aeroplastics Contemporary, Brussel

Le matin sera consacré à une visite guidée de la ville de Gand, fière de son riche patrimoine culturel. L’après-midi, visite guidée du Musée du Docteur Guislain, ancien asile pour aliénés créé au XIXe siècle devenu un musée consacré à l’histoire de la psychiatrie, et à la découverte de l’exposition temporaire : Femmes nerveuses. Deux siècles d’histoire entre des femmes et leurs psychiatres. Au XIXe siècle, certaines femmes semblaient devenir folles à cause de leur peu de liberté de comportement. Or, en ce début du XXIe siècle, certaines femmes paraissent précisément plier sous le poids de cette « liberté ». L’idée plane que les obligations que la société leur impose, à savoir faire carrière, soigner leur look et mener une vie sociale trépidante, sont trop pour elles. Mais est-ce vraiment le cas ? L’exposition présente sept « couples » patiente-psychiatre : un tableau remarquable de l’évolution de la société et de la psychiatrie, montrant comment certaines maladies mentales comme l’hystérie ont été liées à une époque, comment la nôtre suscite et supporte de nouvelles formes de comportements perturbés. Activité gratuite organisée en collaboration avec l’asbl « Les Amis du Musée Rops » et avec le soutien de la Loterie nationale. Non compris : repas, boissons et dépenses personnelles. Une deuxième excursion identique est organisée le 16/03/2013.

Informations et réservations : Musée Félicien Rops (cf. p. 81) Eric De Volder, Achter ‘t eten, 2003, crayon de couleur sur papier, coll. privée

40 Expositions


FORMATIONS Formations à l’action culturelle L’éducation permanente Arts contemporains / mode d’emploi Montage d’exposition : trucs et astuces 41 Installation expo Herman De Vries, Espace de l’Art concret, Movans-Sartoux, France, 1991


FORMATIONS À L’ACTION CULTURELLE VADEMECUM DE L’ADMINISTRATEUR D’ASBL

I Les samedis 6, 13, 20 octobre, 10, 17 et 24 novembre, de 10H00 à 15hH0 ou les lundis 12, 19, 26 novembre, 3, 10 et 17 décembre, de 16H00 à 21H00 I Namur Formation de base à la gestion des asbl pour les administrateurs Ces dernières années, les exigences relatives à la gestion et au bon fonctionnement au quotidien des asbl se sont complexifiées. Si être administrateur d’asbl, c’est généralement d’abord avoir envie de s’engager pour un projet, il est essentiel également d’avoir une compréhension claire et suffisante de sa fonction, de son rôle, des processus organisationnels inhérents au fonctionnement quotidien des asbl aujourd’hui, afin de pouvoir « suivre » la gestion de l’association, l’accompagner et la faire évoluer en fonction des réalités et changements de l’environnement, du contexte, des publics, de la société. Les aspects juridiques (législation et statuts des asbl) et managériaux (législation sociale, finances et comptabilité, gestion de projets et mobilisation des ressources humaines) de la gestion d’asbl seront ainsi plus particulièrement présentés, de façon pédagogique, accessible à tous et à partir de situations concrètes diversifiées vécues par les administrateurs sur le terrain. Cette formation est organisée à destination de toute personne occupant une fonction d’administrateur d’asbl ou désirant s’y investir à l’avenir, et ce, plus particulièrement dans les secteurs social, culturel, socioculturel, artistique, éducation permanente… Le nombre de participants est limité à douze par session. Formateurs : trois formateurs d’adultes au CESEP : Serge Noël, directeur , Cécile Paul, sociologue et Éric Vermeersch, directeur adjoint. Lieu : Services généraux de la Culture et des Loisirs (22, Avenue Reine Astrid). Prix (collations comprises) : 100 € (professionnels) – 75 € (personnes individuelles) – 50 € (étudiants et personnes sans emploi).

42 Formations


L’ÉDUCATION PERMANENTE : QU’EN EST-IL AUJOURD’HUI ?

I Les vendredis 26 octobre, 9 et 16 novembre, de 9H00 à 16H30 I Namur

Le concept d’éducation permanente traverse une part importante des actions menées dans les secteurs culturel, socioculturel, de la formation professionnelle et de l’éducation. À ce titre, il est aujourd’hui important de (re)donner aux travailleurs du secteur l’opportunité de pouvoir s’arrêter un instant sur ce concept en vue de le préciser, le redéfinir, le requestionner, l’opérationnaliser au regard des enjeux, du contexte politique, institutionnel et de la société actuelle. Dans un premier temps, au travers d’exposés thématiques, cette formation abordera de façon précise les différents contextes historique, politique et social ayant présidé à la création et aux évolutions des initiatives d’éducation permanente en Communauté française, les méthodologies propres à ce type d’action, ainsi que les enjeux actuels pour ce secteur. Ces exposés seront mis en lumière par la présentation et l’analyse en profondeur et de manière illustrée et pratique de quelques initiatives d’éducation permanente. Dans un second temps, au regard du profil des participants, il sera proposé au groupe un échange d’expériences, de confrontations et une réappropriation des enjeux et méthodes en fonction du terrain d’action de chacun. Formatrice : Cécile Paul, licenciée en sociologie, coordinatrice de projets dans le secteur de l’Éducation permanente, formatrice au CESEP. Lieu : Services généraux de la Culture et des Loisirs (22, Avenue Reine Astrid). Prix : 90 € (professionnels) – 75 € (personnes individuelles) – 38 € (étudiants et personnes sans emploi).

Informations et inscriptions : Formation (cf. p. 81)

43 Formations


MONTAGE D’EXPOSITIONS : TRUCS ET ASTUCES I Les jeudis 18, 25 octobre et 8 novembre ou les jeudis 24, 31 janvier et 21 février de 9H00 à 16H30 I Namur

Le montage d’une exposition d’œuvres artistiques, quelles qu’elles soient, dépend d’un ensemble de considérations non seulement techniques mais également « esthétiques ». Le lieu est le premier paramètre à tenir en compte, d’autant plus que l’évolution de la perception des arts a fait éclater le concept classique de salle d’exposition au profit de lieux « improbables », ne disposant le plus souvent d’aucun équipement prévu à cet effet. Une partie de la formation proposera une réflexion sur la manière d’organiser le parcours en fonction des lieux et sur le choix des supports d’exposition et des modes d’accrochage des œuvres de manière à optimaliser leur mise en valeur. D’autre part, seront abordées de manière très pratique les questions de manipulation, de protection, de transport, d’emballage et de déballage des œuvres, de leur valeur, des assurances... Ce module est destiné à toute personne amenée à monter des expositions à caractère artistique : personnel technique (au sein d’administrations communales ou de structures culturelles), personnel de musées, de lieux d’exposition permanents ou occasionnels, animateurs, artistes… Formateurs : Philippe Luyten, artiste plasticien, animateur au Service de la Culture de la Province de Namur - Secteur Arts plastiques, et divers intervenants extérieurs, dont Bernard Gilbert, artiste peintre diplômé de l’École de Recherches Graphiques de Bruxelles, professeur de recherches chromatiques et conseiller en couleur pour l’architecture et le design, un représentant d’une compagnie d’assurances… Lieu : Services généraux de la Culture et des Loisirs (22, Avenue Reine Astrid). Prix : 90 € (professionnels) – 75 € (personnes individuelles) – 38 € (étudiants et personnes sans emploi).

Informations : Formation (cf. p. 81)

44 Formations


Montage expo Deguislage/Honnof, Hall MCPN, juillet 2010 ŠPhilippe Luyten

45

Formations


Jan Fabre, détail du plafond, Salle des Glaces, Palais Royal, Bruxelles, 2002.

ARTS CONTEMPORAINS / MODE D’EMPLOI I Les lundis 15 octobre, 19 novembre, 17 décembre et 18 février 2013, le mardi 19 mars et le lundi 15 avril 2013 I Namur

Le monde des arts contemporains et de la création artistique actuelle suscite bon nombre de questions, tant dans le domaine de la diffusion d’œuvres, d’artistes ou d’expositions qu’en matière d’activités de sensibilisation à ces productions et d’expressions créatives : quels points de repère prendre, quels critères de sélection? Comment comprendre les codes de ces démarches artistiques et comment les transmettre ? La formation a pour but d’amener une réflexion sur la création en art contemporain et de permettre de dégager des « principes » de création, de manière à intégrer les arts contemporains dans une politique culturelle globale de sensibilisation aux arts plastiques. Après avoir resitué la création plastique contemporaine dans son contexte historique, la formation approfondira les notions essentielles, telles l’interdisciplinarité, l’évolution du trait, de la couleur et du volume, la complémentarité œuvres plastiques, audiovisuelles et nouvelles technologies, les démarches éphémères, les installations « in situ », le land art, l’éclatement du rapport entre les œuvres et les lieux d’exposition, l’accrochage, le rapport au public. Formateurs : Vincent Cartuyvels, historien de l’art, professeur à l’ENSAV La Cambre et directeur de l’ ESA LE 75, Pierre-Jean Foulon, maître de conférences aux Universités de Namur et Liège, Lydwine Frennet, coordinatrice du CEC Couleur Quartier, Bernard Gilbert, artiste peintre diplômé de l’École de Recherches Graphiques de Bruxelles, professeur de recherches chromatiques et conseiller en couleur pour l’architecture et le design, Philippe Luyten, artiste plasticien, animateur au Service de la Culture de la Province de Namur - Secteur Arts plastiques, Jean-François Pirson, artiste-pédagogue qui exprime son rapport à l’espace dans des pratiques diverses (dessin, photo, installation, texte, marche), Filip Roland, archiscénographe et Sophie Trivière et Joanna Leroy, médiatrices culturelles au MAC’S. Lieux : Services généraux de la Culture et des Loisirs (22, Avenue Reine Astrid) et divers lieux dédiés à l’art contemporain. Prix : 180 € (professionnels) – 150 € (personnes individuelles) – 75 € (étudiants et personnes sans emploi).

46 Formations


LECTURE

Éclats d’être ou « L’aventure d’être en vie » Les bibliothèques publiques en émoi... 47


ÉCLATS D’ÊTRE OU « L’AVENTURE D’ÊTRE EN VIE » I Cette exposition, qui devait être présentée du 27 septembre au 31 octobre à la Maison de la Culture de Namur, est reportée mais d’autres expositions « Poésie-Cité » restent d’actualité. Il y a vingt ans, la Compagnie Hypothésarts soucieuse de donner à tous les citoyens un accès, une porte d’entrée vers l’œuvre des écrivains, transformait ce désir en un projet artistique innovant : l’exposition littéraire urbaine. Calligraphie structurée de la mise en espace de l’écriture, collages, mots en montages, adaptation en anthologie sélective sont des mises en lumière des œuvres littéraires qui expriment, avec Poésie-Cité, un art vivant - espace libertaire - comme Rimbaud parle de liberté libre. En allant à la rencontre de tous les hommes et les femmes, où ils vivent, vont et viennent, Hypothésarts revendique ces célébrations poétiques comme l’illustration de nouvelles possibilités d’existences imaginaires : « rendre le patrimoine commun poétique à tout un chacun ». La poésie n’est pas la forme la plus simple de la littérature : souvent mal connue du grand public, qui ne possède pas toujours toutes les clefs pour la comprendre. Poésie-Cité donne le change : « il suffit de s’arrêter et de lire en toute liberté », il n’en coûte rien, que le temps requis pour lire quelques lignes et s’approprier sa propre pensée. L’essentiel, c’est la curiosité, que chacun se fasse maçon de sa vie. Il suffit de lever les yeux et truelle en main, de déchiffrer les mots, se laisser emporter par les phrases. Qu’un peu de poésie entre dans chaque vie, à pas de loup, que le poète – et celui qui sommeille en nous – retrouve son droit de Cité. C’est ainsi que « Poésie-Cité » alloue à chaque citoyen, sans échange de rétribution, d’exercer en délicatesse, un art de la participation : création libératrice et constructive, sans discrimination sociale et exclusion culturelle. Rien d’étonnant, dès lors, que le Service de la Lecture publique de la Province de Namur s’associe de plein droit à la réception et à la diffusion de ces expositions. Pour un service public, la poésie doit être lisible par le plus grand nombre et sortir de l’indifférence ou des circuits confidentiels. Cela dit, le projet d’Hypothésarts - bulle qui s’ouvre aux autres - est une belle synergie, le trait d’union de l’action artistique et des politiques culturelles de la Province de Namur. C’est donc en partenaires que nous devions fêter ce 27 septembre, Fête de la Fédération Wallonie-Bruxelles, les vingt ans de cette opération poétique, culture de proximité, ainsi que les vingt-cinq années de compagnonnage entre les Services de la Lecture publique en Province de Namur et la Compagnie Hypothésarts. Ce ne fut pas possible mais 2013 verra fleurir à la Maison de la Culture, puis dans les bibliothèques du pays, les œuvres poétiques d’Henri Michaux. Les infinis turbulents s’associent à nos cimaises en célébrant le passant poète namurois Michaux. Son œuvre est encore peu connue du grand public même si celle-ci est un iceberg majeur dans la littérature du vingtième siècle. Poète, oui, assurément, et peintre, en effet, auteur de récits multiples et de voyages imaginaires, Henri Michaux est tout cela. On admet généralement qu’il s’agit d’un écrivain à tendance fantastique et on s’étonne de le voir aussi indépendant, autonome, pas du tout idéologue dans une époque qui en regorge, absolument pas militant, naturaliste, réaliste social, moraliste ou immoraliste, non, il « écrivait pour se parcourir. » Il n’empêche qu’en se parcourant, la visée d’Henri Michaux dès le départ est double : être à la fois l’observant et l’observé, provoquer du texte mais aussi produire une observation de l’expérience. Observeur et observé, nous le verrons donc entouré de ses oeuvres, éloge vivifiant à la périlleuse traversée de ce qu’il appelait « l’aventure d’être en vie».

Informations : Bibliothèque principale – Section Adultes (cf. p. 81)

48 Lecture


Oeuvre : Henri Michaux, Éclatements, encre, 1954

Portrait Henri Michaux : Paul Faccheti, 1954

49 Lecture


LES BIBLIOTHÈQUES PUBLIQUES EN ÉMOI... Le 26 juillet dernier, le Ministre fédéral Johan Vande Lanotte adressait au Président du Conseil des bibliothèques publiques un courrier présentant le projet d’arrêté royal issu des négociations entre le SPF Économie, les sociétés d’auteurs et les Communautés, concernant la rémunération des auteurs sur le prêt public. En effet, le 30 juin 2011, la Cour européenne de Justice a rendu un arrêt qui impose au Gouvernement belge de modifier l’arrêté royal du 25 avril 2004* pour se mettre en conformité avec le droit européen et permettre aux ayants droit de recevoir une rémunération équitable. Le projet d’arrêté proposé par le Ministre Vande Lanotte impose aux bibliothèques publiques de payer une rémunération non seulement plus élevée que celle perçue actuellement mais en hausse exponentielle jusqu’en 2018. Elle serait calculée annuellement sur deux bases distinctes : le nombre de prêts et le nombre d’ouvrages mis à disposition des lecteurs, et ce, avec effet rétroactif depuis 2004. L’inquiétude est donc grande dans le milieu des bibliothèques publiques car l’augmentation du montant de la rémunération sur le prêt public - qui plus est rétroactif ! - aura des incidences inévitables sur les budgets des bibliothèques et donc sur le choix de livres et les services qu’elles proposent. Les rétroactes sollicités varient entre 2000 et 20 000 € pour les bibliothèques de la province de Namur… Tout en reconnaissant la juste rétribution des auteurs, le groupe des bibliothécaires des bibliothèques publiques en province de Namur leur a adressé un message de SOS, reprécisant leur mission de promotion des auteurs, l’absence de bénéfices pour leur institution et leur rôle de « passeur » de culture et d’éducation. Ces gens de métier regrettent également de n’avoir jamais été associés aux débats, de même que leurs pouvoirs organisateurs… Si l’arrêté royal est voté tel quel et que les PO des bibliothèques doivent prendre en charge cette nouvelle dépense, les bibliothécaires craignent la fermeture de certaines bibliothèques publiques, la difficulté pour la plupart des bibliothèques d’assurer leurs missions d’éducation permanente, l’appauvrissement des collections en raison de l’augmentation du budget destiné aux sociétés de droits d’auteur et par conséquent la diminution du budget consacré aux achats de livres, la réduction des partenariats avec les associations caritatives, sociales, culturelles ou la tentation pour les bibliothèques de n’acheter que des auteurs dont le succès est déjà confirmé avec pour conséquence de ne plus faire la promotion des petits auteurs et éditeurs. La prise en charge de cette dépense par les usagers irait à l’encontre de la politique de lecture publique en entraînant l’exclusion d’un certain public (en difficulté financière, familles nombreuses etc.) des bibliothèques, donc de la lecture. Des débats sont en cours ; les bibliothécaires sont à pied d’oeuvre pour réfléchir et proposer des adaptations au texte légal qui permettraient tout à la fois aux auteurs d’être décemment rémunérés pour leur travail et aux bibliothèques de continuer la mission d’éducation permanente et d’accès à la lecture pour tous pour laquelle elles se battent depuis des années.

* Arrêté relatif aux droits à rémunération pour prêt public des auteurs, des artistes interprètes ou exécutants, des producteurs de phonogrammes et des producteurs de première fixation de films.

50 Lecture


MUSIQUE La nouvelle saison des NAMusiq’ David Bartholomé + Noa Moon en 1ère partie N’Faly Kouyaté : Kora Strings Festival Chants Sons Jeunes Publics NAMusiq’ - For Two To Play Hudson et Open Mic Beverly Jo Scott et invités NAMusiq’ - Les sept romances sur des poèmes d’A. Blok de Chostakovitch

51


LA NOUVELLE SAISON DES NAMusiq’

I Les 4 octobre, 8 novembre, 13 décembre, 10 janvier, 7 février, 14 mars, 18 avril et 2 mai à 12 heures 30 I Namur I Brasserie François, Maison de la Culture, Théâtre royal de 12H30 à 13H20 Un projet pluriel, ouvert à tous Depuis leur création en 2010, les NAMusiq’ ont rapidement trouvé leur place dans la vie culturelle namuroise et remportent un succès toujours croissant. La Province et la Ville de Namur, en collaboration avec la Philharmonique et les Jeunesses Musicales, ont le plaisir de vous présenter la 3e édition des NAMusiq’. Ce partenariat a pour vocation d’offrir au public de tout âge la possibilité d’assister à des concerts pendant sa pause déjeuner et de découvrir un vivier de jeunes talents ainsi que des artistes confirmés de haut niveau dans une atmosphère conviviale et de détente. Si la musique classique est principalement mise à l’honneur, une ouverture aux différents genres est de mise comme pour les précédentes éditions. L’objectif étant de découvrir, voire redécouvrir, des œuvres connues du répertoire mais aussi des compositeurs originaux et contemporains. Huit manifestations par saison sont au programme et ces concerts, d’une durée avoisinant les 45’, se déroulent dans divers lieux et salles de spectacles de la capitale wallonne. Vu son extrême modicité (5 € adultes, gratuit -12 ans et 30 € l’abonnement de saison), et l’accessibilité aisée des lieux, ce « pique-nique musical » encouragera tout un chacun, initié ou non, à venir partager seul, entre amis, entre collègues ou en famille, un moment agréable en compagnie d’artistes remarquables. En explorant un répertoire qui couvre un éventail allant du XVe au XXIe siècle, nous espérons satisfaire un vaste public et l’encourager à élargir son champ de connaissance et, qui sait, peut-être initier de nouvelles vocations ! SAISON 2012-2013 4/10/12 Vent d’Anches (cf. p 14) 08/11/12 For two to play 13/12/12 Yu Cheng Lu 10/01/13 Vincent Rouard / Sur Lesse 07/02/13 Side Entrance 14/03/13 Fonte Sonora 18/04/13 Quatuor Tana 02/05/13 Quatuor Danel Tarifs : 5 € (gratuit jusqu’à 12 ans) Abonnement 30 € (8 concerts) Réservation : Office du Tourisme de Namur Halle al’Chair, rue du Pont, 21 (situé dans le Musée archéologique) Ouvert du mardi au dimanche de 10H00 à 17H00 T. 081 24 64 48

Informations : Musique (cf. p. 81)

52 Musique


DAVID BARTHOLOMÉ & NOA MOON EN 1ère partie I Le 6 octobre, à 20H00 I Namur I Maison de la Culture Après avoir assuré des centaines de concerts, publié cinq albums, un « Best Of » et un livre-recueil, c’est le plus naturellement du monde qu’une pause s’est invitée dans le parcours du groupe Sharko. David Bartholomé, auteur-compositeur, s’est donc attelé à explorer de nouvelles voies ou à en prolonger d’autres. « Il m’arrivait de proposer des chansons qui étaient mises à l’écart parce qu’elles étaient peu évidentes à mettre en place dans une formule pop-rock ou qu’elles ne convenaient pas aux albums d’alors. Je souhaitais distinguer ces petites choses délaissées. Par ailleurs, après Dance on the Beast, j’ai ressenti le besoin de revenir à l’essentiel et de dépouiller un peu le tableau... même si je me suis très vite retrouvé avec une chorale de vingt chanteurs et une fanfare du Tournaisis ! » David Bartholomé poursuit aujourd’hui son parcours avec un premier album solo baptisé Cosmic Woo Woo. Un album réunissant onze titres où il propose une palette de climats, de manière plus simple et plus directe qu’autrefois. « C’est un album imagé, même... cinématographique, je suppose. Cela s’explique sans doute par le fait que j’ai particulièrement privilégié les atmosphères... et par le fait que je visionne beaucoup de films. Au cinéma, il m’arrive d’être ému parfois même par une scène a priori quelconque. Je m’interroge souvent : pourquoi telle scène est-elle magnifiquement intelligente et comment puis-je la traduire en musique avec mes outils ? ». Sur cet album, nous notons de nombreuses participations. Pour un premier album solo, ça peut sembler étonnant. David s’explique : « Au contraire ! Je me suis senti libre de tenter des choses sans me soucier de la formule «trio rock» ou du rendu sur scène. J’ai suivi l’enthousiasme, au gré des rencontres. J’ai croisé une chanteuse de l’Opéra de la Monnaie, Anne-Fleur Inizan, géniale et truculente ; elle a participé à quelques chansons, c’est une des belles expériences de l’album. J’ai entendu ce joueur de fiddle dans un pub irlandais à Bruxelles un soir, je l’ai invité sur-le-champ à enregistrer quelques titres. Même chose pour la fanfare, les chorales ou cette chanteuse iranienne, qui a posé sa voix sur Never. » Noa Moon aime raconter simplement ses amours adolescentes ou encore nous adresser une prière implorante, le tout sur fond printanier. Cette jeune artiste distille un folk frais, sémillant, satiné et guilleret comme un passereau au lever du jour. Qu’il s’agisse de phrasés scandés au jeu sec sur It’s ok ou de l’indie folk/pop qu’elle s’approprie avec élégance, quelques notes, quelques mots suffisent à nous subjuguer. Tarifs : 15 € - moins de 26 ans et seniors : 12 € / abonnements / 12 € - moins de 26 ans et seniors : 9 € Informations : Musique (cf. p. 81)

53 Musique


N’FALY KOUYATÉ : KORA STRINGS

I Le 27 octobre, à 20H30 I Namur I Maison de la Culture

Les harpes et les lyres africaines sont connues depuis l’Antiquité. On retrouve d’ailleurs encore des modèles antiques dans certaines régions d’Afrique. La kora, une harpe aux vingt et une cordes, est la plus perfectionnée du continent. Elle se rencontre au Sénégal, en Gambie, au Mali, au Burkina Faso et en Guinée d’où provient N’Faly Kouyaté. Ce korafola talentueux est issu d’une famille multiinstrumentiste. Là-bas, pas de luthier. On apprend à construire ses instruments et à jouer de la musique en même temps. N’Faly Kouyaté touche très tôt aux instruments traditionnels, particulièrement à la kora. Dans tout le mandingue, chaque famille a son propre doigté, ses propres rythmes et ses propres interprétations. Griot comme ses ancêtres, N’Faly Kouyaté révèle rapidement ses dons artistiques. Avec rigueur, il fait son chemin, se nourrissant de la richesse des brassages ethniques et culturels. Il s’ouvre très tôt à de multiples courants musicaux comme le rock, le funk, le jazz, la world music… Arrivé en Europe, il entre au conservatoire, tombe sous le charme du violon et du violoncelle et côtoie des artistes comme Alan Stivell, Robert Plant et Peter Gabriel. Grâce au label Real World de ce dernier, N’Faly Kouyaté devient membre du groupe Afro Celt Sound System composé de musiciens africains et celtiques. Il se produit sur scène dans le monde, lors de concerts et festivals. Il crée le groupe Dunyakan, réunissant actuellement des musiciens de Belgique, Guinée-Conakry, Cameroun et France. Chanteur, compositeur, arrangeur, conteur, musicien… N’Faly conjugue les talents, reconnus de part et d’autre : un disque d’or, deux nominations aux Grammy Awards, Prix du meilleur artiste Racines en Guinée, une nomination aux Octaves de la Musique en Belgique… Indéniablement, il plaît par son éclectisme et sa virtuosité. La diversité reste encore et toujours au cœur de sa démarche artistique. Kora strings est de cette veine-là puisque le concert rassemble une trentaine de musiciens d’origines différentes. Les instruments africains (kora, balafon, calebasse, djembé, bongo, guitare mandingue) épousent les instruments occidentaux (violons, violoncelles), le tout rehaussé par des chants polyphoniques et une chorale gospel. La partition est belle. La musique multiplie les climats, séduit, s’envole. Un spectacle ouvertement joyeux. Tarifs : 20 € - moins de 26 ans et seniors : 18 € / abonnements / 18 € - moins de 26 ans et seniors : 15 €

Informations : Musique (cf. p. 81)

54 Musique


55 Musique


FESTIVAL CHANTS SONS JEUNES PUBLICS

I Du 21 au 29 octobre I Namur I Maison de la Culture et Théâtre royal BROUHAHA

Photos : Alexander Von Buxhoeveden • réalisation graphique : Hervé Borbé

/ Le 21 octobre, à 16H00 / Namur / Théâtre royal – Grande Salle Quand André Borbé monte sur scène avec le Wang Wei Quartet, c’est un véritable geyser qui jaillit de cette fusion ardente. L’étrange club des cinq emmène son public familial aux confins du jazz actuel, de la pop et de la musique contemporaine. Les voici explorateurs d’une nouvelle forme de chanson, ludique, envoûtante et intense. Et pour que la fête soit complète, un chœur d’une centaine d’enfants des écoles de Namur, dirigé par les Jeunesses Musicales, renforcera ce merveilleux Brouhaha. Pour tous dès 7 ans

BROUHAHA-affiche-new-OK.indd 1

MÉMÉ JEANNETTE 21/02/12 21:30:51

/ Le 24 octobre, à 14H30 / Namur / Maison de la Culture Ce projet réunit trois disciplines : un film d’animation, des marionnettes sur table et de la musique live grâce à un instrumentarium installé sur la scène. À travers les personnages de Mémé et Jeannette et de deux oisillons, se rencontrent et surtout se confrontent les thèmes de l’altruisme, de l’égoïsme, du matérialisme et de l’idéalisme. Mémé et Jeannette sont deux grand-mères voisines. Seules dans leur maison, séparées par une barrière, elles ne se parlent jamais. Mémé œuvre pour empiéter sur le terrain de Jeannette, rêvant d’y installer un parcours de golf en mémoire de son défunt mari golfeur. Jeannette, elle, myope comme une taupe, rêve de prendre le large pour finir ses vieux jours... Un spectacle issu des tournées Jeunesses Musicales. De 4 à 10 ans

LE PHARE DU BOUT DU MONDE

/ le 27 octobre, à 14H00 et 16H00 / Namur / Théâtre royal – Studio Maya, la gardienne de phare, et Monsieur Slimane, un vieux marin, se voient souvent pour échanger des souvenirs. Tant d’animaux perdus sont passés par le Phare du bout du monde ! Un jour, Maya lui raconte l’histoire de Sadko, un chien qui était arrivé au phare un jour de grande tempête. Il ne parlait pas et ne savait où aller… Dans ce spectacle, les deux personnages font revivre « Le Phare du bout du monde » avec comme toile de fond les images du livre qui défilent en transparence dans un petit castelet. Tantôt, ils content les aventures du chien et de ses compagnons, tantôt, ils les jouent, tantôt ils les chantent en s’accompagnant de divers instruments comme l’accordéon, la clarinette… Un spectacle issu des tournées Jeunesses Musicales. De 2 ans et demi à 6 ans

LE PIANO VOYAGEUR

/ Le 29 octobre, à 10H00, 11H00 et 14H00 / Namur / Maison de la Culture Compositions originales et pages célèbres pour piano en un voyage musical au pays des tout-petits. Le pianiste et compositeur Benjamin Eppe laisse l’enfant s’asseoir, se coucher, évoluer sur, sous ou autour du piano pour lui donner l’occasion de sentir physiquement la musique, de se balancer en rythme, de produire ses premières notes. De Bach à Satie, en passant par des compositions personnelles inspirées du jazz, de la chanson française, de la musique classique et de la musique du monde, Benjamin Eppe emmène les plus petits sur le terrain de l’éveil et de la découverte. De 0 à 3 ans Tarif unique : 7 €

56 56

Musique


FÉE UN VŒU

Comédie musicale pour enfants / Le 28 octobre, à 16H00 / Namur / Maison de la Culture Une petite fille rencontre une fée qui lui donne la possibilité d’exaucer ses vœux. Au départ, la petite Camille fait des vœux égoïstes. Peu à peu, ses vœux deviennent généreux afin que tout le monde soit heureux car c’est de cela que dépend son propre bonheur… Fée un vœu, première comédie musicale pour les enfants née sous l’impulsion de Jean-Luc Fonck qui en a écrit les textes et composé les musiques. Avec son esthétique rose bonbon qui accentue son côté anticonformiste, Fée un vœu nous entraîne dans un univers où règne une bonne humeur débordante et communicative. On est loin des habituels discours scolaires ou didactiques et on peut se laisser aller sans retenue à cette parenthèse conviviale avec un plaisir simple. Musique et textes : Jean-Luc Fonck Mise en scène : Nathalie Uffner Avec : Camille de Leu et Odille Matthieu Éclairages et régie : Grégoire Busine Production : TTO et Team for Action

57 57

Musique


NAMusiq’

FOR TWO TO PLAY

I Le 8 novembre, à 12H30 I Namur I Foyer du Théâtre royal C’est à une approche très festive du clavecin et du clavicorde que MarieAnne Dachy et son fils Julien Wolfs nous convient, à travers un florilège d’œuvres tout en finesse et légèreté, empreintes d’une touche d’humour qui accroît encore le plaisir de l’écoute. Rencontre avec la concertiste Marie-Anne Dachy, également professeur de clavecin, entre autres à l’Institut Supérieur de Musique et de Pédagogie (IMEP) à Namur Le clavecin, pour vous, c’est vraiment une passion familiale. Oui, tout à fait. J’ai commencé à jouer du clavecin, puis mon mari m’en a construit un et de fil en aiguille, il s’est retrouvé facteur de clavecin à plein temps. Mon fils a commencé l’orgue et puis, tout de suite, le clavecin à l’Académie de Jodoigne avec moi. Nous avons préparé ensemble l’examen d’entrée au Conservatorium van Amsterdam qu’il a réussi. Il y est allé et il a fait un érasmus au Conservatoire Supérieur de Musique de Lyon. (NDLR : Julien Wolfs a été le premier claveciniste belge à avoir été primé au prestigieux Concours International de Clavecin de Bruges depuis sa création en 1964.) Quel est le fil conducteur du programme que vous allez nous présenter ? La première pièce à laquelle nous avons pensé, c’est Le Maître et l’élève de Haydn, c’est un petit peu un clin d’œil puisque nous l’avions été nousmême. En plus, à la fin de la pièce, ils dialoguent complètement. Cela nous amusait, c’est comme ça que le programme s’est mis en route. Autour d’elle, nous avons trouvé que dans la période après 1750, à la moitié du XVIIIe siècle, il existait beaucoup de répertoires à quatre mains. Il y avait ainsi la sonate que Mozart tout enfant avait composée pour sa sœur et pour lui. Nous restions dans un contexte familial. Après, nous avons ajouté les variations que Mozart a écrites plus tard pour une de ses élèves ainsi que des sonates de Türk qui était, lui aussi, pédagogue. Il y a également une sonate de Johann Christian Bach. C’était un grand modèle pour Mozart qui l’a rencontré à Londres, à l’âge de huit ans. Mozart a même retranscrit en concertos plusieurs de ses sonates. Tout cela se tient. Le répertoire est intéressant et facile à écouter, avec beaucoup de contrastes puisqu’il alterne des pièces très heureuses, très virtuoses et d’autres très chantantes. Parmi vos nombreuses prochaines activités musicales, y en-a-t-il une que vous souhaitez épingler ? Oui, un projet qui nous tient fort à cœur, c’est un concert que nous allons donner le 18 septembre, à l’Église du Sablon, pour Charles Koenig, mon professeur de clavecin. Nous serons quatre musiciens : Julien, Étienne Leuridan, le neveu de Charles Koenig, Benoît Mernier et moi-même. Charles Koenig a énormément marqué la vie musicale et la musique ancienne en Belgique. Nous sommes encore très nombreux à avoir travaillé ou eu des contacts avec lui, c’est important de lui rendre hommage car on ne s’imagine pas à quel point nous lui devons beaucoup.

Informations : Musique (cf. p. 52 et p. 81)

58 Musique


HUDSON ET OPEN MIC I Le 10 novembre, à 18H00 I Namur I Maison de la Culture Très en vogue dans le lower east side new-yorkais, le concept de l’Open mic (aussi appelé Open Mike) donne l’opportunité à des artistes encore inconnus de se forger une expérience scénique à travers de courtes performances. D’abord répandu dans le milieu de la poésie et de la comédie, l’Open mic s’est rapidement ouvert au milieu musical, permettant ainsi à des artistes alternatifs de se produire sur scène sans devoir passer par la filière de booking traditionnelle. Cette filière avait tendance à restreindre la musique à son côté traditionnel sans ouverture aux performances et nouveautés en recherche de reconnaissance. À travers ce concept qui a fait ses preuves depuis six ans déjà, une nouvelle formule inédite vous est proposée en partenariat avec le Service de la Culture de la Province de Namur. Outre le podium libre ouvert aux jeunes talents qui se succèdent toutes les vingt minutes, un set d’une heure presté par un groupe « tête d’affiche » clôturera l’événement. Le tout à un prix très démocratique afin de stimuler tout un chacun à découvrir et soutenir la nouvelle scène belge en devenir. Rendez-vous est pris ce samedi 10 novembre pour une première édition qui mettra à l’honneur le groupe hutois HUDSON. Rock n’ roll assuré ! HUDSON est un quatuor alternatif hutois qui aime confronter sa rage électrique à une pop mélancolique et revêche. Outre leur charisme indéniable, les quatre garçons déploient un set sauvage et accrocheur. Avec des références comme Sonic Youth, Pixies, ou Nirvana, on ne s’étonnera pas qu’ HUDSON soit avant tout un vrai groupe live mais qui a également réussi à transposer son énergie et sa créativité en studio. Il en résulte une véritable synthèse indie rock et des chansons au format pop allant à l’essentiel. Leur premier album Teenage Thrill est prévu pour le 15 octobre. Ce concert s’annonce d’ores et déjà en phase avec l’actu ! Tarif unique : 6 €

Informations : Rock’s Cool (cf. p . 81)

59 Musique


6060

Musique Musique


BEVERLY JO SCOTT ET INVITÉS I Le 24 novembre, à 20H30 I Namur I Maison de la Culture Bonjour BJ, comment vis-tu au quotidien ce regain d’intérêt de la part du public francophone ? Tu es appréciée, demandée… c’est formidable non ? Bien sûr que c’est formidable ! Qui n’aimerait pas ça ? Je suis un peu débordée par toutes les sollicitations arrivant de toutes parts et aussi parfois il m’est difficile de gérer cela émotionnellement. Le fait d’être constamment sous les feux des projecteurs. Mais je suis très consciente de la chance que j’ai et j’en profite bien ! Quelles sont tes projets pour la rentrée ? Y a-t-il un album en préparation ? Je prépare un nouveau cd qui s’intitulera Swamp Cabaret. Ce sera une présentation de type minimaliste, comme une soirée de concert en cabaret. On a comme idée de ne pas trop surcharger les arrangements et l’orchestration et on compte privilégier les instruments acoustiques. Ce disque abordera les différentes étapes de ma carrière. Il y aura des duos « virtuels » avec mes amis de l’Alabama sur les bancs des marécages de mon enfance mais il sera en partie enregistré ici en Belgique…. of course babe !!! Ressens-tu le besoin ou l’envie, à ce stade de ta carrière, de faire des nouvelles rencontres artistiques et existe-t-il des personnes (producteurs, artistes) avec lesquelles tu souhaiterais collaborer ? Je suis pas mal comblée en ce moment. J’ai des musiciens de choc que j’adore ! Mais j’aimerais un jour faire un projet avec Paul Personne. C’est un rêve, we never know. Quand tu écoutes de la musique en ce moment, que choisis-tu et as-tu flashé ces derniers temps sur un ou plusieurs artistes en particulier ? J’aime écouter Chris Whitley, Tom Waits, Delaney and Bonnie, Nick Cave, Steve Earle mais j’ai découvert récemment Anna Calvi et Alabama Shakes. C’est vraiment mon kif pour le moment. Aussi, avec mon émission de radio sur Classique 21, je me fais plaisir et je suis toujours à la recherche des nouveautés. Ton futur concert en novembre à la MCN fait suite à ta prestation solo de l’année dernière. Peux-tu nous en dire un peu plus quant aux invités qui t’accompagneront ce soir-là ? Alors là ... je ne peux que te dire qu’avec moi, ce n’est jamais deux fois la même chose ! Ha ! Je sais que je vais inviter des artistes que j’ai rencontrés cette dernière année... mais tout dépend de la liberté de chacun. Faut venir voir le show, c’est tout. Ça peut être Renato Bennardo… comme Julie Compagnon… ou… Caroline Gonda… ou encore Megan Giart. On ne sait pas. Pour moi, c’est toujours un moment unique d’être sur scène avec ces jeunes gens qui représentent l’avenir du monde musical de demain et qui tiennent cela entre leurs mains. Tarifs : 20 € - moins de 26 ans et seniors : 18 € / abonnements : 18 € - moins de 26 ans et seniors : 15 €

Informations : Musique (cf. p. 81)

61 Musique


NAMUSIQ’

LES SEPT ROMANCES SUR DES POÈMES D’A. BLOK DE CHOSTAKOVITCH

I Le 13 décembre, à 12H30 I Namur I Maison de la Culture

Lu Yu Cheng, soprano originaire de Taiwan nous convie avec trois amis musiciens, Cécile Delvingt, Marinela Doko et François Lefèvre à une découverte de l’âme russe à travers de très beaux textes du grand poète visionnaire illustrés musicalement par Dimitri Chostakovitch. Rencontre avec Lu Yu Cheng, une artiste aussi brillante qu’humaine et chaleureuse. Comment as-tu choisi ce programme et les musiciens qui t’accompagnent ? Par hasard, un jour, j’ai entendu à la radio des œuvres de Chostakovitch. J’ai trouvé que c’était harmonique et j’ai recherché une oeuvre pour le pianiste et moi-même. C’est comme ça que j’ai trouvé cette romance de Block, avec voix, violon, violoncelle et piano. En ce qui concerne le choix des musiciens, Cécile Delvingt que je connais depuis longtemps déjà, était une évidence tellement j’aime sa personnalité. Mon fils suit actuellement des cours de violoncelle avec Marinella Doko dont j’adore la façon de jouer. J’ai déjà donné beaucoup de concerts avec le pianiste François Lefèvre et nous sommes très complices musicalement. C’est un bonheur ! Voilà, c’est comme ça que notre quatuor s’est formé. Nous ne nous sommes encore jamais produits ensemble, c’est une primeur pour les NAMusiq’ et une formidable opportunité qui nous est offerte. L’apprentissage de la langue et de la culture russe n’est pas aisé Je travaille déjà beaucoup avec un coach russe. Avec mon métier, je suis obligée de chanter dans d’autres langues mais j’ai eu beaucoup de plaisir à apprendre le russe, c’était tellement spécial. Bien sûr, quand je chante de la musique qui n’est pas de mon pays, il faut que je me convainque d’abord. Je dois renter dans l’âme de cette musique, l’âme de Chostakovitch et même, l’âme du compositeur au moment où il a écrit cela. Je crois qu’il faut se toucher d’abord, après on touche les autres. Parle-moi de l’œuvre que tu vas interpréter le 13 décembre Ces romances sont écrites pour un effectif inhabituel : voix de soprano avec trio instrumental. Cela commence par la voix en soliste, puis la voix avec le piano, c’est progressif et à la fin, on se rend compte qu’il y a quatre musiciens. C’est une musique où il y a beaucoup d’harmonie. Tu perçois l’âme russe là-dedans. Chostakovtich est vraiment le symbole de ce pays. Il a vécu à l’époque de la révolution, on ne peut pas oublier ce compositeur parce qu’il a joué un rôle très important. Cette musique est assez spéciale, avec beaucoup de sentiments tantôt violents, tantôt nostalgiques, tantôt très tristes, tantôt il y a de la haine aussi et puis à la fin, tout s’apaise.

Informations : Musique (cf. p. 52 et p. 81)

62 Musique


THÉÂTRE

Scènes à 2.3 Théâtre-Action Cabosse et Chocolat

63


SCÈNES À 2.3 Pour sa dix-huitième édition, Scènes à deux endosse un nouveau costume en proposant aux jeunes de monter sur les planches à deux… ou à trois ! Cette rencontre théâtrale ne s’adresse plus seulement aux étudiants de l’enseignement secondaire puisque la participation est élargie aux élèves de sixième primaire. Autre modification : l’audition libre n’est plus sélective. Tous les jeunes présentent donc une scène libre et une scène commune. Cette année, cette dernière est écrite par Geneviève Damas, auteur, comédienne et metteur en scène belge. Enfin, un atelier théâtral d’une demi-journée est organisé avant les auditions afin que les jeunes puissent se rencontrer, échanger entre eux et travailler ensemble. Il sera animé par Simon Fiasse, comédien professionnel et animateur à la Compagnie Buissonnière. Il ne travaillera pas les scènes avec les jeunes mais les aidera à découvrir ou améliorer différentes techniques : porter la voix, utiliser l’espace, laisser de la place au jeu et aux silences, suggérer et faire exister le lieu de la scène, écouter son partenaire, trouver un équilibre entre le regard au partenaire et l’adresse au public, prendre le rôle d’un autre sexe, créer du jeu… Scènes à 2.3 est organisé dans les provinces de Namur, Luxembourg, Hainaut, Brabant Wallon, la région bruxelloise et le Grand–Duché de Luxembourg.

Calendrier de l’opération : Clôture des inscriptions : 15 octobre Atelier théâtral : 29 ou 30 octobre (au choix) Auditions libres : 13 janvier Auditions scènes communes : 24 mars Finale publique à Namur : 5 mai Gala de clôture à Bruxelles : 18 mai

Informations : TAP’S (cf. p. 81)

64

Théâtre


THÉÂTRE-ACTION : DEUX NOUVELLES CRÉATIONS COLLECTIVES I Le 21 octobre, à 17H30 Houyet I Le 1er décembre Grenoble

Cet automne, le Service de la Culture de la Province de Namur et la Compagnie Buissonnière présentent deux créations : Madame X et The Famennes Cancans. De l’humour, du chant, de la danse, de la vie sont annoncés ! MADAME X L’atelier des Crêpeuses est né à l’initiative de la Maison des Jeunes 404 de Couvin il y a un peu plus de quinze ans. Constitué exclusivement de femmes, il a connu de nombreuses aventures. La vie du groupe n’a pas toujours été un long fleuve tranquille. Des remous l’ont agité mais les Crêpeuses ont tout affronté et dépassé ensemble. Elles ont quitté à de nombreuses reprises leur port d’attache pour accoster un peu partout en Wallonie et en France. Elles ont ainsi donné cinq représentations de L’Âge du Capitaine (1997), quinze de Ça alors (2000), quarante de La Course au bonheur (2003) et vingt de Taille 32 (2008). Dans sa nouvelle création collective, Madame X, l’atelier a décidé d’explorer le plus loin possible le chant. Elle se déroule dans une cité d’habitations sociales. Ce jour-là, les enfants sont à l’école. Madame X, mère célibataire au foyer rêve de se prélasser dans un bain parfumé. À peine a-t-elle caressé cette idée que les exigences de son quotidien lui reviennent. Le monde extérieur s’invite chez elle : une voisine, et puis une autre, ensuite sa mère mais aussi la présidente de la société d’habitation, l’assistante sociale du CPAS, l’animatrice de quartier… Madame X parviendra-t-elle à prendre son bain ? Création le dimanche 21 octobre, à 17H30 à la Salle Sainte-Cécile, Rue Grande à Houyet (réservation indispensable T. 082 66 75 86) Représentations : le samedi 1er décembre, à Grenoble (France) dans le cadre du Festival International de Théâtre-Action organisé par Ophélia Théâtre Avec : Laetitia Boonen, Jacqueline Bertand, Carine Delguste, Cathy Finet, Christine Franssen, Anne-Marie Pasquini, Marylin Rasse, Catherine Sante Mise en scène : Laëtitia Moncousin Travail du chant : Emmanuelle Trives Costumes : Maryse Mathy Régie son et lumières : Jean Lefort et Bob Fastrès Décor : Alain Deflandre et Gwendoline Wuillaume Avec le soutien du Service Théâtre de la Fédération Wallonie-Bruxelles et l’asbl Vivre Ensemble.

Informations : Théâtre-Action (cf. p. 81)

65 Théâtre


THÉÂTRE-ACTION : DEUX NOUVELLES CRÉATIONS COLLECTIVES I Le 10 novembre, à 20H00 et le 11 novembre, à 15H00 I Somme-Leuze THE FAMENNES CANCANS The Famennes Cancans, première création collective de l’atelier théâtre de la Commune de Somme-Leuze, est un habile croisement entre les cancans du village et … le french cancan. Le spectacle met en scène six femmes dont Angèle, concierge et « gazette » du village qui, depuis son enfance, rêve de danser au Moulin Rouge. Lorsqu’elle apprend qu’un cabaret va s’ouvrir au bout de sa rue, son cœur fait Tarara Boum Dié ! Cependant, la partie n’est pas gagnée : les autres habitantes ne voient pas cela d’un bon œil. Les plus pacifistes font circuler une pétition, les autres ont des idées bien plus radicales…

Création le samedi 10 novembre, à 20H00 et le dimanche 11 novembre, à 15H00, à la Maison de Village de Baillonville, Rue du Centre, 1a à 5377 Baillonville (Somme-Leuze) Mise en scène : Bruno Hesbois Régie son et lumières : Jean Lefort et Bob Fastrés

Informations : Théâtre-Action (cf. p. 81)

66 Théâtre


CABOSSE ET CHOCOLAT

I Le 20 novembre, à 10H30 / Namur / Maison de la Culture Cabosse et Chocolat, un spectacle qui met en scène les enjeux du commerce équitable

Le théâtre permet de prendre du recul face à une thématique, aussi grave, sérieuse ou urgente soit-elle, et de toucher le public par une approche poétique, voire fantaisiste. C’est dans cette optique que la pièce Cabosse et Chocolat est proposée au public d’Annoncer la Couleur, programme fédéral d’éducation à la citoyenneté mondiale (coopération belge au développement), en collaboration avec le Service de la Culture. Écrit et joué par Nargis Benamor et Frédéric Kusiak, Cabosse et Chocolat est le résultat d’une coproduction entre Le SKarab et OxfamMagasins du monde. Depuis sa création en 2001, Le SKarab explore au fil des envies et des rencontres, les multiples facettes des arts vivants avec le désir permanent d’aller à la rencontre de tous les publics et la volonté de décloisonner les genres, dont l’animation en salle et en rue sur des sujets de société, l’écriture et la mise en scène d’événements (journées Oxfamnesty). Le spectacle, d’une trentaine de minutes, mis en scène par Nargis Benamor a été créé dans le cadre de la Campagne Chocolat de Oxfam-Magasins du monde 2010 : L’Esclavage des enfants, c’est dégoûtant. Il est immédiatement suivi d’une animation qui aborde le thème du travail des enfants (Child work et Child labor) et du commerce équitable dans son ensemble. L’histoire en deux mots : Une barre de chocolat belge se demande d’où elle vient. Quand ses parents lui apprennent qu’elle a des origines africaines, elle décide de se rendre en Côte d’Ivoire, pays producteur de cacao. De son côté, une cabosse africaine, qui se rappelle vaguement avoir des origines américaines, se demande quel avenir lui est réservé. Chocolat remontera la longue chaîne de fabrication du cacao pour arriver nez à nez avec Cabosse. Dans une plantation, tous deux entendront avec effroi le témoignage d’un enfant victime de la traite des enfants. Dans une autre plantation familiale, ils assisteront au témoignage d’un cultivateur obligé de travailler avec ses enfants pour subsister. Finalement, on verra des multinationales du cacao, un consommateur de chocolat et un intermédiaire de la filière du cacao, se rejeter la balle quant à leurs responsabilités dans la mise au travail d’enfants dans le secteur du cacao en Afrique. Le commerce équitable et la constitution de coopératives africaines garantissent aujourd’hui des prix fixes et un meilleur avenir tant pour les cultivateurs que pour les milliers d’enfants forcés de travailler au lieu d’aller à l’école et de s’amuser. Entrée gratuite, mais réservation obligatoire auprès d’Annoncer la Couleur. Informations : Florence Chauvier - courriel : florence.chauvier@province.namur.be - T. 081 77 67 36 - Fax 081 77 69 26

67 Théâtre


68


ÉCHOS DE NOS MANIFESTATIONS Fonds Thirionet 2012 Théâtre-Action Art et prison Échos de quelques stages d’été 2012

69


FONDS THIRIONET 2012 : UN GRAND CRU ET CINQ LAURÉATS Cette année encore, le Fonds Thirionet a permis de constater combien les jeunes talents foisonnent dans notre terroir. De l’avis général des membres du jury, la sélection 2012 s’est révélée un grand cru. Ont été nommés lauréats : Aude Éloy, Jean-Christophe Guillaume, Véronique Jadin, Catherine Maufroy et Vinciane Vinckenbosch. C’est à la réparation et la fabrication d’instruments à vent, plus particulièrement la flûte traversière, qu’Aude Éloy, de Biesme se destine. Ayant obtenu un master didactique en formation instrumentale option vent, spécialité flûte traversière, à l’IMEP et suivi de nombreuses formations musicales dans des conservatoires, elle vient de terminer un master spécialisé en option vent. Cette année supplémentaire lui a permis d’approfondir l’étude des possibilités techniques de cet instrument et de ses dérivés. En vue d’acquérir le certificat d’aptitude professionnelle d’assistant technique en instruments de musique et le brevet des métiers d’art de technicien en facture instrumentale, elle va se perfectionner à l’Institut Technologique Européen des Métiers de la Musique au Mans. Une bourse de 1500 € lui est attribuée. Bachelor européen en techniques de l’image finalité photographie à l’Inraci, le Namurois Jean-Christophe Guillaume est photoreporter freelance notamment à La Dernière Heure et La Libre Belgique. Parallèlement à son métier de photographe de presse, il réalise, à titre personnel, un documentaire de fond sur le mur de séparation, communément appelé « le mur de la honte » entre le Mexique et les États-Unis. La série qu’il propose est le fruit d’un questionnement essentiel : comment rendre compte, à travers la photo, des sentiments et états d’esprit des immigrés clandestins face aux risques liés à toute tentative de franchissement de la frontière ? En vue de finaliser cette série, le lauréat va suivre deux formations spécialisées, la première ayant trait à la critique du médium photographique chez Joan Fontcuberta et la seconde basée sur la façon de structurer un reportage chez Jane Evelyn Atwood. Une bourse de 1000 € lui est attribuée. Domiciliée à Bruxelles après l’avoir été à Namur de 1979 à 1995, Véronique Jadin a suivi une année de réalisation en cinéma à l’Institut des Arts de Diffusion IAD, après un master en langues et littératures romanes. Elle compte déjà à son actif deux courts métrages de fiction diffusés par la RTBF : En Fanfare – Grand Prix du Jury au Brussels Short Film Festival, Prix du meilleur court métrage au FIFF et Comme des héros sélectionné dans de nombreux festivals. Parmi ses expériences récentes, elle a été assistante en réalisation de Jacques Doillon, Yves Hanchar, Thierry Knauff et Olivier Smolders. La lauréate entame actuellement l’écriture d’un scénario de long métrage. Dans ce contexte, elle suit une formation en trois temps : deux ateliers chez le scénariste, script-doctor et professeur Luc W. Janssen ainsi qu’une résidence au Moulin d’Andé-Céci, centre des écritures cinématographiques, dans l’Eure. Une bourse de 500 € lui est octroyée. Domiciliée à Namur, Catherine Maufroy se spécialise en chant lyrique et, plus particulièrement, en opéra. Ayant notamment étudié le chant en Belgique avec Benoît Giaux et d’autres professeurs, elle a ensuite obtenu le diplôme de bachelor au Conservatoire de Maastricht. Elle étudie actuellement au Conservatoire de Valenciennes dans la classe de l’artiste lyrique Daniel Ottevaere qui enseigne également le chant, entre autres, à l’École Normale de Musique de Paris. Dans l’optique de devenir chanteuse d’opéra professionnelle, la lauréate va participer à différentes masterclasses à Paris, Enghien, Nancy, avant d’entrer ensuite à l’École Normale de Musique de Paris où elle retrouvera Daniel Ottevaere. Une bourse de 1500 € lui est attribuée. Déjà remarquée par le jury en 2011, la violoniste Vinciane Vinckenbosch est domiciliée à Ramillies mais a résidé à Namur pendant ses études. Elle a, en effet, obtenu à l’IMEP un baccalauréat en musique avec Grande Distinction et un master en musique spécialisé en violon avec la Plus Grande Distinction. Détentrice de plusieurs prix, elle bénéficie des conseils d’Augustin Donnay, professeur à la Chapelle musicale Reine Élisabeth. Elle suit aussi des masterclasses avec Petru Munteanu, professeur à la Hochschule für Musik und Theater de Rostock, en Allemagne. En vue de se préparer à une carrière de concertiste, la lauréate va se perfectionner dans sa classe, à Rostock. Lors de l’examen d’entrée, Vinciane Vinckenbosch a figuré parmi les six candidats retenus sur quarante, en provenance du monde entier. Une bourse de 1500 € lui est octroyée. Au cours de la réception donnée en leur honneur dans les Salons du Palais provincial, Monsieur le Député Pierre-Yves Dermagne a félicité très chaleureusement les cinq lauréats et leur a souhaité plein succès dans la réalisation de leurs projets.

Informations : Fonds Thirionet (cf. p. 81)

70 Échos de nos manifestations


71 Échos de nos manifestations


THÉÂTRE-ACTION : ART ET ALPHABÉTISATION La vie leur a fait quitter la Guinée, le Maroc, le Pakistan, l’Iran, la Macédoine, l’Irak, la Serbie, l’Arménie, la Côte d’Ivoire, l’Albanie, le Kosovo, le Cameroun. Ces femmes et ces hommes sont à Namur depuis quelques années, plongés dans nos réalités, notre culture, notre langue. Leur insertion passe par l’apprentissage de cette dernière, si belle mais si complexe. Des services et des associations d’alphabétisation travaillent au quotidien pour donner à ces personnes les connaissances et compétences de base dont elles ont besoin. Des cours, des activités culturelles et artistiques, des ateliers citoyens, des formations… ponctuent le parcours des apprenants. Des Belges ayant leurs propres difficultés en français les y rejoignent. En alphabétisation, on apprend autrement. Les pratiques artistiques sont des outils précieux. Elles permettent aux apprenants d’explorer d’autres formes de langage, d’apprendre en trouvant du plaisir. Elles dynamisent leur apprentissage, leur donnent confiance en eux et stimulent l’envie de partager avec leur entourage. Le théâtre a une place incontestable dans le processus d’alphabétisation. L’approche théâtrale tient compte des spécificités des apprenants. Elle part de l’expression non verbale (travail du regard et du toucher, technique du théâtre-images…) pour glisser progressivement vers l’expression verbale, à partir de jeux, d’exercices, de la manipulation de marionnettes, d’improvisations… Elle prend en considération les particularités et la logique des langues d’origine, demandant de chercher avec les comédiens les termes qui ont le plus de sens pour eux, qui sont corrects et audibles tout à la fois. Un travail collectif tout en souplesse où chacun nourrit l’autre. De plus, pour beaucoup d’apprenants, les mots théâtre et spectacle n’ont pas de réelle signification. Ils ne les ont pas approchés d’une façon ou d’une autre, que ce soit en Belgique ou dans le pays d’origine. La découverte et la compréhension de la création théâtrale se font donc progressivement. C’est ainsi qu’en juin dernier, deux ateliers animés par le Service de la Culture de la Province de Namur et la Compagnie Buissonnière ont présenté le fruit de leur travail. Les dix personnes de l’atelier théâtre du CPAS de Namur, issu du Service d’Insertion Sociale et du cours de français/langue étrangère, nous ont offert Le café du matin, une création aux arômes à la fois forts et légers, jamais amers. Les comédiens avaient choisi de porter sur scène des thèmes importants pour eux : l’attente de papiers et de permis de travail, la recherche d’emploi, le travail clandestin, le décrochage scolaire des enfants, l’incivilité… et même le théâtre ! Ils se sont montrés méticuleux sur le choix des mots, attentifs à dire des phrases correctes et, surtout, ont osé s’exprimer devant un public. La réussite était bien là avec son sentiment de fierté, son plaisir souriant. Et le nôtre aussi.

ATELIER THÉÂTRE DU CIEP-ALPHA L’atelier théâtre du Ciep-Alpha, quant à lui, s’est penché sur le principe de l’histoire. En point de départ, les sept comédiens ont raconté aux autres des souvenirs d’enfance et essayé de les jouer. Ces fragments de vie affichaient un caractère drôle, touchant. Ils ont formé le terreau de la création, alimenté ensuite par des histoires imaginaires. Ces récits ont donné vie à des scènes aux couleurs d’ici et d’ailleurs. Un métissage bien agréable.

Informations : Théâtre-Action (cf. p. 81)

72

Échos de nos manifestations


THEÂTRE-ACTION : ÉCLIPSE TOTALE Le théâtre peut ouvrir de belles routes et mener… au théâtre ! À Dinant, dix personnes de l’asbl Dominos La Fontaine ont fait le chemin. En 2011, la représentation de la création Le Ressort, de la Compagnie des Grains de Sel, éveille leur appétit artistique. Ensuite, à l’occasion du Festival international de Théâtre-Action, elles assistent au spectacle brésilien Magie Noire et accueillent la troupe Pé No Chᾶo. Un moment fort, confirmant les envies de monter sur les planches et de s’exprimer. En novembre, l’atelier théâtre prend donc son envol aux côtés de la Compagnie Buissonnière et du Service de la Culture de la Province de Namur. Mis à part une comédienne, aucun participant n’a d’expérience théâtrale. Très ouvert, le groupe se lance dans les impros, expérimente les marionnettes, le jeu du clown, le non verbal… Rapidement s’impose l’idée de créer un spectacle autour de la solitude. Il est vrai qu’elle est à la base de la création de l’asbl en 2010. Hébergée à la Maison des Associations de Dinant, celle-ci entend lutter contre l’exclusion, la pauvreté et l’isolement. L’association organise des cafés rencontres, des sorties collectives, des ateliers partage de savoirs, des réunions participatives, des repas selon le principe du tarif solidaire … Par sa démarche collective, sa faculté de donner voix et de mettre les gens en mouvement, le théâtre-action s’inscrit pleinement dans la démarche de l’asbl. Éclipse totale transpire ce besoin de vivre mieux, de vivre bien, de vivre ensemble. La création mêle réalisme et poésie, rêves et réalités. Les comédiens affichent une justesse et une sincérité qui nous touchent. Un premier élan artistique annonçant d’autres lueurs.

73

Échos de nos manifestations


ART ET PRISON « (…) Je pense sincèrement que si j’avais eu, comme tous ces détenus attirés par l’art, plus de possibilités en prison pour m’épanouir sereinement vers un autre chemin, je n’aurais pas fait 27 ans ! Personnellement, c’est la musique, l’écriture, la lecture et le dessin avec beaucoup de couleurs qui m’ont empêché de sombrer totalement dans la haine et la peur (…) » Extrait de : Art et prison. Échos et résonances. Culture et Démocratie. Janvier 2008. Au début des années 80, la culture et l’art entrent en prison. À cette époque, les droits des détenus ne sont pas encore définis. La Loi de principes du 12 janvier 2005 va mettre fin à ce vide en accordant aux détenus un statut juridique interne. Elle affirme, notamment, que les personnes détenues ne sont privées que de leur liberté de mouvement. Pour le reste, elles demeurent des citoyens à part entière, jouissant des droits fondamentaux compatibles avec la privation ou la limitation de liberté. Comme le droit aux activités culturelles et artistiques. Ces dernières sont essentielles. Grâce à elles, les détenus reconstruisent leurs facultés de rêver, de s’évader. Mais leurs atouts sont bien plus vastes. Ces activités permettent aux personnes détenues de retrouver la confiance et l’estime de soi, de recréer des liens sociaux par le travail en groupe, de prendre du recul par rapport à soi et aux événements, d’approfondir ses idées par l’échange et l’écoute, d’acquérir des compétences pratiques et sociales utilisables en prison et après. Elles transforment les perspectives des détenus. Elles les aident aussi à mieux gérer leurs sentiments et leurs émotions, contribuant à transformer leur énergie négative en énergie positive et casser ainsi le cycle de la violence et de la peur. L’organisation d’activités culturelles et artistiques en milieu carcéral est complexe. Leur bon déroulement dépend d’un ensemble de facteurs qui concernent les différentes parties en présence. Penser ensemble, se comprendre, négocier en constituent le socle. Pour le personnel pénitentiaire, l’organisation d’activités avec des personnes extérieures entraîne un surplus de travail. Aussi, il est important de les associer au projet dès le départ et d’échanger avec elles sur les objectifs et enjeux de l’art et de la culture en prison. Il appartient aux animateurs et artistes d’être en relation avec la direction, de connaître le quotidien des détenus et les règles de la prison, de respecter les consignes de sécurité, de s’adapter à la mouvance du groupe en raison des appels, transferts, sorties, heures de préau, travail pénitentiaire, sanctions… En ateliers, les détenus sont aux côtés d’artistes qui voient en eux leur talent et leurs capacités ; des artistes qui leur révèlent de nouvelles potentialités. Amener l’extérieur dans la prison montre au détenu qu’on ne le réduit ni à l’acte commis ni à la condamnation. Le regard est différent, positif. Ce regard-là, le Service de la Culture de la Province de Namur et la Compagnie Buissonnière l’ont porté la saison dernière sur un groupe de détenus de la prison d’Andenne. Ensemble, ils ont réalisé une création théâtrale collective, Randonnée en terre inconnue, présentée à quelques détenus et personnes extérieures le 22 juin dernier. Les détenus avaient choisi d’aborder la question de l’enfermement et de ses réalités comme le manque, les tensions, la drogue, l’évasion, la libération. L’enfermement, oui, mais en plein désert africain. Deux films réalisés par certains de ces détenus ont été projetés à la suite du spectacle : Pourquoi les tirelires sont en forme de cochon ? et Je mange donc je suis… (Prix du jury au Concours de courts métrages contre le racisme et pour l’interculturalité. A Films ouverts - Bruxelles, 2012) La visibilité des spectacles et des œuvres artistiques dans la prison apporte un plus considérable aux détenus, faire leur promotion en dehors des murs ou en les liant à d’autres activités extérieures est porteur de sens. La démarche permet aux détenus de continuer à jouer un rôle dans la société civile mais contribue également à démythifier leur image auprès de l’opinion publique. La culture et l’art en prison ont fait de grands pas mais leur marche doit être consolidée en construisant davantage des ponts entre les pouvoirs publics et les acteurs de terrain, en encourageant des choix politiques visant l’efficacité des droits culturels en prison. Le droit culturel reste encore et toujours au cœur des Droits de l’homme. À l’air libre ou entre les murs, il est essentiel. Ici, il est un souffle artistique, une pulsation, une urgence de vivre.

Informations : Théâtre-Actions (cf. p. 81)

74

Échos de nos manifestations


Ph. Luyten © SPCPN - 2012

ÉCHOS DE QUELQUES STAGES D’ÉTÉ 2012 PERCEPTION(S) ET MANIPULATION(S) DES COULEURS. Depuis près de trois ans maintenant, le Service de la Culture de la Province de Namur développe durant l’année deux formations arts plastiques : « arts contemporains - mode d’emploi » et « montage d’expositions - trucs et astuces ». Chacune d’elles rassemble un public varié, motivé et intéressé autour d’intervenants spécialisés dont Bernard Gilbert, artiste peintre, professeur de recherches chromatiques et conseiller couleur pour l’architecture et le design qui aborde notamment le phénomène de la couleur dans une approche actuelle. Au terme d’un atelier qu’il animait dans le cadre de la récente formation « arts contemporains », il a semblé évident que son approche - à la fois sensible et rigoureuse - de la couleur justifiait l’organisation d’un stage d’été. Celui-ci a eu lieu du 30 juillet au 3 août. Car cette couleur que nous côtoyons tout le temps, nous la connaissons finalement très mal, ayant avec elle un rapport souvent exclusivement instinctif. L’approcher au cours de ce stage aura permis d’en objectiver le phénomène, de raisonner quant à ce qu’on voit, et de développer une réflexion plutôt que d’en rester au ressenti. Par de nombreux exercices avec des papiers colorés et de la gouache, les douze participants auront pu expérimenter comment passer du VOIR au REGARDER… Classement par teintes, température de couleurs, complémentarité, vibration, interaction, qualité, chaudfroid, teinte/saturation/luminosité, synthèses additive et soustractive, gris neutres et colorés… La richesse de la thématique et l’enthousiasme des participants laissent présager une suite à ce premier stage. Et la liste d’attente justifie certainement la réédition prochaine de cette riche première expérience. MÉTIERS D’ART Pour la cinquième année consécutive, le Service de la Culture - Métiers d’Art, en collaboration avec le Secteur Formation, a proposé durant les mois de juillet et août, des stages de découverte des métiers d’art. Au fil des étés, les disciplines proposées ont été multipliées et diversifiées pour mieux répondre aux attentes d’un public de plus en plus nombreux. Cet été 2012, sept stages ont été organisés, soit dans les ateliers de l’IATA (Institut d’enseignement des Arts, Techniques, Sciences et Artisanats) délaissés par les élèves à cette époque de l’année, soit dans l’atelier d’un artisan d’art. Le programme, toujours aussi prisé par les stagiaires, proposait les désormais traditionnels stages de bijouterie-joaillerie, sculpture sur bois, bijouterie - techniques de dinanderie et garnissage. En artisanat d’art, une technique en appelant une autre, un stage « DAO-CAO », formation à l’utilisation d’un logiciel de création en 3D (orientation bijouterie), est venu compléter les techniques de bijouterie proposées.

Informations : Formation et Office des Métiers d’Art de la Province de Namur (cf. p. 81)

75 Échos de nos manifestations


PROGRAMMATION 76


PROGRAMMATION DE LA GRANDE SALLE

I octobre - novembre - décembre I Maison de la Culture 28 AU 5 OCTOBRE FIFF 27e Festival International du Film Francophone de Namur Renseignements : Courriel : info@fiff.be – Internet : www.fiff.be T. 081 24 12 36 6 OCTOBRE 20H30 Musique - Pop folk David Bartholomé – 1ère partie Noa Moon - (cf. p. 53)

16 OCTOBRE 12H00 ET 20H00 Cinéma - Classiques du Mardi Carrie – Carrie au bal du diable de Brian de Palma - (cf. p. 19) 16 OCTOBRE 14H30 Conférence Jeunesse et Arts Plastiques (JAP) Pulsions/ Artistes sous influences par Jean-Philippe Theyskens. (cf. p. 13) 17 OCTOBRE DE 9H00 À 17H00 Colloque L’enfant de 0 à 3 ans exposé aux violences conjugales Coordination provinciale pour l’égalité des hommes et des femmes Renseignements : Mme Catherine Juste. T. 081 77 52 93

7 OCTOBRE 16H30 ET 8 OCTOBRE 13H30 Théâtre Théâtre Beffroi Bayard Un Grand Cri d’Amour - de Josiane Balasko Tarif : 10 € - Éudiant : 6€ - gratuit pour les moins de 12 ans Renseignements et réservations : Madame Magguy Lattaque T. 082 61 39 76 – 0478 29 64 99 Internet : http://www.beffroi-bayard.be/ 9 OCTOBRE 20H00 Cinéma / Alternofilms Les alternatives du cinéma en collaboration avec la Fureur de Lire - Thème : « Codes, logos, pictos & co ». - (cf. p. 17) 10 OCTOBRE 20H00 Théâtre Atelier-Théâtre-Universitaire du Troisième Âge de Namur Le Menteur de Carlo Goldoni Renseignements et réservations : accueil UTAN : T. 081 72 40 26 Madame Brohée : T. 081 22 70 34 - Madame Buchau T. 081 73 53 12 – Internet : http://www.utan.be/agenda.htm 11 OCTOBRE 14H00 Conférence Connaissance et Vie d’Aujourd’hui Amalek Chebel, anthropologue des religions : Islam et modernité : où en est l’Islam des lumières ? Laïcité, égalité entre les sexes, intégration de l’Islam au système monde etc. Renseignements et réservations : Madame Rihoux T. 081 30 25 12 – Internet : www.cva-namur.be 15 OCTOBRE 20H00 Théâtre Dans le cadre de l’Opération Vie en Vol et de la journée mondiale des soins palliatifs : Merci d’être venue – histoire d’hôpital pour de vrai. Association des soins palliatifs en province de Namur Renseignements et inscriptions contact : ASPPNamur Madame Bonamis Odile, psychologue et Madame Charlier Rosalie, psychologue T. 081 43 56 58 – Internet : www.soinspalliatifs.be - Courriel : aspn@skynet.be

17 OCTOBRE 20H00 Conférence Dans le cadre de l’exposition Pulsions/artistes sous influences. Daniel Dobbels : Henri Michaux et la danse. (cf. p. 33) 18 OCTOBRE 14H00 Conférence Connaissance et Vie d’Aujourd’hui La mise en œuvre de la sixième réforme de l’état : ses enjeux, ses difficultés, ses perspectives par Christian Behrendt et Francis Van de Woestyne Renseignements et réservations : Madame Rihoux T. 081 30 25 12 Internet : www.cva-namur.be 18 OCTOBRE 20H00 Cinéma / Les 400 Coups 7 jours à la Havane – Programme de 7 courts métrages Les projections seront suivies d’une initiation à la Salsa cubaine en collaboration avec le « Full Danse Corner ». Tarifs : 5,50 € / 5 € : seniors, étudiants / 4,50 € : carte Culture, abonnés Médiathèque / Article 27 Informations : asbl Les 400 Coups – T. 081 22 26 19 Courriel : info@400coups.be - Internet : www.400coups.be 18 OCTOBRE 20H00 Danse - Dans le cadre de l’exposition Pulsions/artistes sous influences avec la Compagnie de l’Entre-Deux (Paris) – Salle d’expositions premier étage - (cf.p. 33) 20 OCTOBRE 20H00 Théâtre - Création collective des Équipes populaires Il nous reste beaucoup à gagner Renseignements et réservations : Équipes Populaires T. 081 73 40 86 – Internet : http://www.equipespopulaires.be/ spip.php?rubrique5

77 Programmation


21 OCTOBRE 11H45 Cinéma - Alternofilms La Vie passionnée de Vincent Van Gogh de Vincente Minnelli En lien avec l’exposition Pulsions, artistes sous influences. - (cf. p. 17) DU 21 AU 29 OCTOBRE Musique Festival Chants Sons Jeunes Publics (cf. p. 56) 24 OCTOBRE 14H30 Mémé et Jeannette 27 OCTOBRE 14H00 ET 16H00 Le Phare du bout du monde par la Compagnie de l’Ombre 28 OCTOBRE 16H00 Fée un vœu d’après une idée originale de Jean-Luc Fonck 29 OCTOBRE 10H00/11H00/14H00 Le Piano voyageur par Benjamin Eppe Renseignements : Théâtre de Namur / Programmation Jeune Public Madame Arielle Harcq. T.081 24 01 43 - Courriel : arielleharcq@ theatredenamur.be - Internet : www.theatredenamur.be 23 OCTOBRE 20H00 Cinéma / Alternofilms Ovni super 8 27 OCTOBRE 21H00 Musique africaine N’Faly Kouyaté présente Kora Strings - (cf. p. 54)

6 NOVEMBRE 12H00 ET 20H00 Cinéma - Classiques du Mardi La Chatte sur un toit brûlant de Richard Brooks - (cf. p. 20) 7 NOVEMBRE 8H45-16H15. Journée de la mémoire Ville de Namur : Si j’avais eu 16 ans en 1940… Renseignements : Madame Delhalle T. 081 24 65 86 Courriel : isabelle.delhalle@ville.namur.be 8 NOVEMBRE 14H00 Conférence Connaissance et Vie d’Aujourd’hui Quels progrès face aux cancers : ce que l’on sait et ce qu’il reste à découvrir par Didier Vander Steichel, Directeur médical et scientifique de la Fondation contre le cancer. Renseignements et réservations : Madame Rihoux T. 081 30 25 12 Internet : www.cva-namur.be 8 NOVEMBRE 20H30 Spectacle À la folie, passionnément avec Ary Abittan Od live productions Tarif : 29,50 € - Renseignements et réservations : T. 070 66 06 01Internet : www.ticketnet.be 9 NOVEMBRE 9H00 ET 19H00 Cinéma - Annoncer la couleur The Lady de Luc Besson Renseignements et réservations : Florence.chauvier@province. namur.be - T. 081 77 67 36 - (cf. p. 24)

30 OCTOBRE 12H00 ET 20H00 Cinéma - Classiques du Mardi Amarcord de Federico Fellini - (cf. p. 19) 31 OCTOBRE 13H00 Spectacle-débat Dans le cadre de l’Opération Coop Haute école de la Province de Namur Renseignements: HEPN T. 081 77 67 56 - Entrée gratuite

10 NOVEMBRE À PARTIR DE 18H00 Musique - Open mic-scène ouverte de la Rock’s Cool et concert rock : Hudson - (cf. p. 59) DU 12 AU 17 NOVEMBRE Cinéma – Festival du court métrage de Namur Média 10-10 fête cette année le 40e anniversaire de sa création. (cf. p. 22)

2 NOVEMBRE 20H00 Cinéma - Alternofilms En lien avec l’exposition Pulsions, artistes sous influences. Bad Lieutenant de Abel Ferrara - (cf. p. 18) 3 ET 4 NOVEMBRE Cinéma Rencontres Vidéo-Wall 11e édition – rencontres ouvertes aux vidéastes nonprofessionnels Renseignements : Internet : http://www.video-wall.be – Courriel : info@video-wall.be - Secrétariat - Théo Koolen : T 082 22 22 91 5 NOVEMBRE 11H00 ET 14H00 Théâtre Les Amis de l’Enseignement La Comédie naturelle – Extraits de comédies de Plaute Tarif : 8 € - Renseignements et réservations : Monsieur Jean Vidakovic T. 0495 35 83 35

20 NOVEMBRE 10H30 Théâtre de sensibilisation et animation Annoncer la Couleur Cabosse et Chocolat – Coproduction SKarab et Oxfam-magasins du monde Renseignements et réservations : Florence.chauvier@province. namur.be - T. 081 77 67 36 - (cf. p. 67) 21 NOVEMBRE 9H30 ET 20H00 Cinéma - Alternofilms en collaboration avec Lutte Solidarité travail Joseph l’insoumis de Caroline Glorion - (cf. p. 18) 22 NOVEMBRE 14H00 Conférence Connaissance et Vie d’Aujourd’hui Éduquer pour demain : un défi colossal par Jacques Liesenborghs Renseignements et réservations : Madame Rihoux T. 081 30 25 12 – Internet : www.cva-namur.be

78 Programmation


22 NOVEMBRE 20H00 Cinéma - Les 400 coups The Broken Circle Breakdown de Félix Van Groeningen – Belgique – 2011 – projeté en ouverture du 39e Festival du Film de Gand. Tarifs : 5,50€ - 5€ : senior et étudiant - 4,50€ : carte Culture abonnés Médiathèque / Article 27 Informations : asbl Les 400 Coups – T. 081 22 26 19 – Courriel : info@400coups.be - Internet : www.400coups.be 24 NOVEMBRE 20H30 Musique - Rock-Blues-Soul Beverly Jo Scott 2e partie B.J. Scott sera rejointe par de jeunes artistes coachés dans l’émission The Voice. - (cf. p. 60) 25 NOVEMBRE 16H00 Cinéma Rotary Namur Confluent - Soirée cinéma Black & White Tarif : 25 € - Renseignements et réservations : Monsieur Gérald Bogaert T. 0475 61 36 92 27 NOVEMBRE 14H30 Projection Jeunesse et Arts Plastiques (JAP) Le Monde selon Kapoor de Heinz Peter Schwerfel - (cf. p. 13) 27 NOVEMBRE 12H00 ET 20H00 Cinéma - Classiques du Mardi Querelle de Rainer Werner Fassbinder - (cf. p. 20) 30 NOVEMBRE 13H45 ET 14H45 Danse / Festival Turbulences Centre Culturel Régional de Namur Danse étoffée sur musique déguisée. Renseignements : Théâtre de Namur / Programmation Jeune Public Madame Arielle Harcq. T.081 24 01 43- Courriel : arielleharcq@ theatredenamur.be - Internet : www.theatredenamur.be 30 NOVEMBRE 20H00 - 1ER DECEMBRE 20H00 2 DECEMBRE 16H00 Théâtre Théâtre du défi Madame Sans-Gêne de Victorien Sardou et Émile Moreau Tarifs : 10 € - senior-étudiant : 7 € - Renseignements et réservations : T. 0479 46 26 41- 081 43 44 34 Courriel : ricol@scarlet.be 4 DECEMBRE 12H00 ET 20H00 Cinéma Classiques du Mardi Benvenuta d’André Delvaux - (cf. p. 21) 6 DECEMBRE 14H00 Conférence Connaissance et vie d’Aujourd’hui Acteur pour la paix et la réconciliation par Emile Shoufani Renseignements et réservations : Madame Rihoux T. 081 30 25 12 – Internet : www.cva-namur.be

6 DECEMBRE 20H00 Cinéma - Les 400 Coups. Violeta Went to Heaven d’Andrés Wood – Chili/Brésil/Argentine 2011 Tarifs : 5,50 € - 5 € : seniors et étudiants - 4,50 € : carte Culture, abonnés Médiathèque / Article 27 Informations : asbl Les 400 Coups – T. 081 22 26 19 – Courriel : info@400coups.be - Internet : www.400coups.be 11 DÉCEMBRE 20H00 Cinéma - Alternofilms Clip That Beat – Clips vidéos musicaux - (cf. p. 18) 13 DECEMBRE 12H30 Musique Les NAMusiq’- Classique Les Sept Romances sur des poèmes d’A. Blok avec Yu Cheng Lu (cf. p. 62) 13 DECEMBRE 14H00 Conférence Connaissance et Vie d’Aujourd’hui Le concile a-t-il été entendu ? par Charles Delhez Renseignements et réservations : Madame Rihoux T. 081 30 25 12 – Internet : www.cva-namur.be 13 DECEMBRE 20H00 Cinéma - Les 400 Coups Le Magasin des suicides. Film d’animation de Patrice Leconte – France/Canada/Belgique-2011 Tarifs : 5,50 € - 5 € : seniors et étudiants - 4,50 € : carte Culture, abonnés Médiathèque / Article 27 Informations : asbl Les 400 Coups – T. 081 22 26 19 – Courriel : info@400coups.be - Internet : www.400coups.be 15 DECEMBRE 15H00, 19H30 ET 16 DECEMBRE 15H00 Théâtre wallon Compagnie Aimé Courtois Monssieû sins jin.ne Comédie en 3 actes d’André Hancre adaptée en namurois par Lucien Somme. Renseignements : http://www.cieaimecourtois.be/topic1/index.html Réservations : Billetterie du Théâtre de Namur T 081 22 60 26. 18 DECEMBRE 12H00 ET 20H00 Cinéma - Classiques du Mardi Colors de Denis Hopper - (cf. p. 21) 22 DECEMBRE 20H00 ET 23 DECEMBRE 15H00 Musique Les Jolies Notes Sing Noël, le traditionnel concert de Noël des Jolies Notes, groupe vocal et instrumental d’enfants de Namur. Un cocktail féérique et poétique de Noël tout en polyphonie, haut en couleur. Tarif : 15 € - Renseignements et réservations : T. 081 30 55 28 Internet : www.ticketnet.be

79 Programmation


ADRESSES 80 Adresses


SERVICE DE LA CULTURE Avenue Golenvaux, 14 - 5000 NAMUR T.081 77 67 73 - F. 081 77 69 59 Directrice Bernadette Bonnier Courriel : bernadette.bonnier@province. namur.be Secrétariat : T. 081 77 53 30 Chef de division Alain Baccus Courriel : alain.baccus@province.namur.be T. 081 77 53 61 Arts plastiques/Expositions Jean-Michel François Courriel : arts.plastiques@province. namur.be T. 081 77 55 25 Arts plastiques/Expositions en décentralisation Philippe Luyten Courriel : philippe.luyten@province. namur.be T. 081 77 52 65 Bibliothèque centrale de la Province de Namur Salle de lecture – Documentation Dominique Noël Courriel : dominique.noel@province. namur.be T. 081 77 55 66 Bibliothèque principale de la Province de Namur Section Jeunesse Valérie Verstraelen Courriel : valerie.verstraelen@province. namur.be T. 081 77 50 67 – 77 67 17 – F. 081 77 69 60 Bibliothèque principale de la Province de Namur Section Adulte Sibylle Gravé Courriel : sibylle.grave@province.namur.be T. 081 77 52 19 Cinéma Jean Boreux Courriel : media10-10@province.namur.be T. 081 77 67 73 Location de salles Carine Chalon Courriel : carine.chalon@province.namur.be T. 081 77 52 09 Prêt de matériel Marc Deneffe Courriel : marc.deneffe@province.namur.be T. 081 77 51 30

Avenue Reine Astrid, 22 A - 5000 NAMUR T. 081 77 67 74 - F. 081 77 69 43 Chef de Division Francis Tonon Courriel : francis.tonon@province.namur.be T. 081 77 51 36 Animation Jean-François de Coster ou Maryse Mathy Courriel : jean-francois.decoster@province.namur.be T. 081 77 51 21 - T. 081 77 52 87 Communication Carol Petit Courriel : carol.petit@province.namur.be T. 081 77 51 23 Formation Anne Dereine Courriel : anne.dereine@province.namur.be T. 081 77 51 47 Fonds Thirionet Bernadette Laloux Courriel : bernadette.laloux@province. namur.be T. 081 77 53 07 Musique Philippe Mobers Courriel : musique@province.namur.be T. 081 77 57 49 Office des Métiers d’Art de la Province de Namur asbl Yasmine Ernest Courriel : office.metierart@province. namur.be T. 081 77 67 34 – F. 081 77 69 06 Théâtre d’Amateurs de la Province de Namur (Tap’s) Marie-Noëlle Vandermensbrugghe Courriel : taps@province.namur.be T. 081 77 68 09 Chaussée de Charleroi, 85 - 5000 NAMUR T. 081 77 67 16 - F. 081 77 69 62 Bibliothèques Françoise Dury Courriel : francoise.dury@province. namur.be T. 081 77 54 22 Bibliothèque itinérante de la Province de Namur Joëlle Labye Courriel : joelle.labye@province.namur.be T. 081 77 52 99 Route Merveilleuse 64 - 5000 NAMUR T. 081 22 55 60 - F. 081 22 55 60 Classes de Patrimoine Alain Pasleau Courriel : alain.pasleau@province.namur.be

81 Adresses

Rue Fumal, 12 T. 081 77 67 55 - F. 081 77 69 25 Musée provincial Félicien Rops Véronique Carpiaux Courriel : info@museerops.be Rue Grande, 17 - 5560 HOUYET T. 082 66 75 86 - F. 082 66 75 87 Théâtre-action Bruno Hesbois Courriel : theatreaction@province.namur.be Rue Léopold, 3/12 - 5500 DINANT T. 082 22 35 47 Bibliothèque principale de la Province de Namur Antenne de Dinant Régine Piette Courriel : regine.piette@province.namur.be ORGANISMES INSTALLÉS DANS NOS LOCAUX : Avenue Golenvaux, 14 - 5000 NAMUR CLAP Namur Bureau de tournage pour les provinces de Luxembourg, Hainaut et Namur T. 081 22 57 00 Courriel : maxime@clapwallonie.be La Médiathèque de Namur Responsable : Stéphane Martin T. 081 22 55 66 - F. 081 22 13 48 Courriel : lamediatheque.namur@belgacom.net Internet : www.lamediatheque.be Avenue Reine Astrid, 22 A - 5000 NAMUR Rock’s Cool Responsable : Michaël Mathieu T. 081 77 68 15 - GSM : 0474 27 09 93 F. 081 77 69 43 Courriel : secretariat@rockscool.be Internet : www.rockscool.be Jeunesses Musicales de Namur Gestionnaire : Yannicke Wauthier T.081 74 63 53 - F. 081 74 63 73 Courriel : jmn@jeunessesmusicales.be Internet : www.jeunessesmusicales.be Association des Programmateurs Professionnels en Communauté française Asspropro Responsable : Dominique Dethioux T. 081 73 59 46 - F. 081 74 21 59 Courriel : info@asspropro.be Internet : www.asspropro.be


DIFFERENTS PARTENAIRES : Centres culturels reconnus par la Communauté française WallonieBruxelles en province de Namur Centre Culturel d’Andenne Rue Malevé, 5 5300 ANDENNE Animatrice-directrice : Stéphanie Croissant T. 085 84 36 40 - F. 085 84 34 39 Courriel : info@centreculturelandenne.be Internet : www.centreculturelandenne.be Centre Culturel de Beauraing Rue de l’Aubépine, 3 5570 BEAURAING Animatrice : Françoise Belot T. 082 71 30 22 - F. 082 21 92 01 Courriel : francoise.belot@beauraing-culturel.be Internet : www.beauraing-culturel.be Centre Culturel de Bièvre Rue de Bouillon, 39 b 5555 BIÈVRE Animatrice-directrice : Marie Hardy T.et F. 061 51 16 14 Courriel : info@culturebievre.be Internet : www.culturebievre.be Espace Culturel de Ciney Place Roi Baudouin, 1 5590 CINEY Animatrice : Valérie Bodart T. 083 21 65 65 - F. 083 65 79 43 Courriel : culture@ciney.be Internet : http://centreculturel.ciney.be Centre Culturel de Couvin Rue du Pilori, 6 5660 COUVIN Animateur-directeur : Georges Venturini T. et F. : 060 34 59 56 Courriel : info@ccccc.be Internet : www.ccccc.be Centre Culturel de Doische Rue Martin Sandron, 124 5680 DOISCHE Animateur-directeur : Stéphane Coulonvaux T. 082 21 47 38 - F. 082 67 90 27 Courriel : centre.culturel.doische@ skynet.be Internet : www.doische.be Centre Culturel d’Éghezée (asbl Écrin) Rue de la Gare, 5 5310 ÉGHEZEE Animateur-directeur : Benoit Raoult T. 081 51 06 36 - F. 081 51 06 37 Courriel : info@.ecrin.be Internet : www.ecrin.be

Centre Culturel de Floreffe Chemin privé, 1 5150 FLOREFFE Animatrice : Géraldine Gogneaux T. & F.081 45 13 46 - GSM : 0486 65 65 76 Courriel : info@centreculturelfloreffe.be www.centreculturelfloreffe.be Centre Culturel de Florennes Rue de Mettet, 15 5620 FLORENNES Animateur-directeur : Laurent Habran T. 071 68 87 59 - F. 071 68 78 90 Courriel : foyerflorennes@skynet.be www.foyerflorennes.be Centre Culturel de Fosses-la-Ville Place du Marché, 12 5070 FOSSES-LA-VILLE Animateur-Directeur : Bernard Michel T. 071 71 46 24 - F. 071 71 47 74 Courriel : culture@fosses-la-ville.be Internet : www.fosses-la-ville.be Centre Culturel de Gembloux Rue du Moulin, 55 bis 5030 GEMBLOUX Animateur-directeur : Luc Logist T. 081 61 03 64 – 081 61 38 38 F. 081 62 68 30 Courriel : centreculturel.gembloux@ skynet.be Internet : http://centreculturel.gembloux.com Centre Culturel de Hastière Rue Marcel Lespagne, 18 5540 HASTIÈRE Animateur-directeur : François Prumont T. et F. : 082 64 53 72 Courriel : centreculturelhastiere@hotmail.com Internet : www.culturehastiere.be Centre Culturel de Havelange Rue de Hiétine, 2 5370 HAVELANGE Animatrice-directrice : Monique Dodet T. & F. 083 63 39 35 Courriel : c_culturelhavelange@yahoo.fr Internet : www.havelange.be Centre Culturel de Philippeville Rue des Religieuses, 2 5600 PHILIPPEVILLE Animateur-directeur : Bernard Gautier T. 071 66 23 01 - F. 071 66 75 26 Courriel : foyerculturel.philippeville@ scarlet.be Internet : www.philippeville.be Centre Culturel de Rochefort Rue de Behogne, 5 5580 ROCHEFORT Animatrice-directrice : Carine Dechaux T. et F. : 084 22 13 76 Courriel : ccr.rochefort@skynet.be Internet : www.ccr-rochefort.be

82 Adresses

Centre Culturel de Sambreville Complexe Émile Lacroix, Place Communale, 28 5060 SAMBREVILLE Animatrice-directrice : Patricia Santoro T. 071 26 03 64 - F. 071 26 03 66 Courriel : info@crac.eu www.sambreville.be Centre Culturel de Walcourt Rue de la Montagne, 3 5650 WALCOURT Animatrice-directrice : Sabine Lapôtre T. 071 61 46 86 - F. 071 68 66 68 Courriel : ccwal@inforlab.net Internet : www.walcourt.be Centres culturels régionaux Centre Culturel Régional de Dinant Rue Grande, 37 5500 DINANT Directeur : Marc Baeken T. 082 21 39 39 - F. 082 22 72 43 Courriel : info@ccrd.be Internet : www.dinant.be Centre Culturel Régional de Namur Théâtre Royal de Namur Place du Théâtre, 2 5000 NAMUR Directeur : Patrick Colpé T. 081 25 61 61 - F. 081 25 61 60 Courriel : info@theatredenamur.be Internet : www.theatredenamur.be Centre Culturel Régional Action Sud (Viroinval) Rue Bassidaine, 6 5670 NISMES Directeur : Pierre Gilles T. 060 31 01 60 - F. 060 31 39 65 Courriel : pierre-gilles@action-sud.be équipe@action-sud.be Internet : www.action-sud.be


Bibliothèques locales reconnues par la Communauté française WallonieBruxelles en province de Namur Bibliothèque communale Rue Frère Orban, 60 5300 ANDENNE Responsable : Tatiana Charlier T. 085 84 64 44 Courriel : biblio@andenne.be Bibliothèque communale Maison des Jeunes Place communale 14 5537 ANHÉE Responsable : Francine Boulanger T. 082 21 92 13 Courriel : biblio.anhee@skynet.be Bibliothèque communale Rue de la Gendarmerie, 2 5330 ASSESSE Responsable : Dominique Boucher T. 083 65 63 49 Courriel : direction@biblio-assesse.be Bibliothèque communale Rue de Bouillon, 39 5555 BIÈVRE Responsable : Delphine Collignon T. 061 23 96 72 - F. 061 51 24 78 Courriel : bibliotheque@bievre.be Bibliothèque communale L’Air livre Place Roi Baudoin, 3 5590 CINEY Responsable : Michèle Alexandre T. 083 21 58 00 - F. 083 65 79 43 Courriel : bibliotheque@ciney.be Bibliothèque communale Jean Cernaut Rue de France, 31 5660 MARIEMBOURG Responsable : Emmanuelle Plumat T. et F. 060 39 96 26 ou 34 65 07 GSM : 0476 83 84 62 Courriel : bibliotheque.couvin@skynet.be Internet : www.bibliothequedecouvin.be Bibliothèque communale Adolphe Sax Rue Léopold, 3 bte 11 5500 DINANT Responsable : Marguerite-Marie Alvin T. 082 22 24 44 - F. 082 22 29 92 Courriel : bibliotheque.communale@dinant.be Bibliothèque Livre-Choix Rue Martin Sandron, 124 5680 DOISCHE Responsable : Dominique Morelle T. 082 21 47 38 - F. 082 67 90 27 Courriel : bibliotheque@ccdoische.be

Bibliothèque communale de Floreffe Chemin privé, 1 5150 FRANIÈRE Responsable : Janique Baquet T. 081 44 14 13 Courriel : bibliocomfloreffe@skynet.be Bibliothèque communale Buxin-Simon Rue Cent Louis, 3 5620 FLORENNES Responsable : Anne-France Stimart T. 071 68 98 96 - F. 071 68 94 09 Courriel : bibliotheque.florennes@bibli. skynet.be Bibliothèque communale de Meux Rue du Village, 2 5081 MEUX Responsable : Elise Robert T. 081 56 60 63 Courriel : bibliotheque@labruyere.be Bibliothèque libre André Henin Avenue de la Faculté, 57 5030 GEMBLOUX Responsable : Mélanie Grard T. et F. 081 61 38 80 Courriel : bibliohenin@skynet.be Bibliothèque communale Andrée Sodenkamp Rue des Oies, 2 A 5030 GEMBLOUX Responsables : Anne Sorée - Fabienne Broes T. 081 62 55 56 - F. 081 60 12 07 Courriel : bibliotheque@gembloux.be Bibliothèque communale Papyrus Ferme des Tilleuls Rue de Hiettine, 4 5370 HAVELANGE Responsables : Françoise Blanckaert et Sylvie Swinnen T. et F. 083 63 46 60 Courriel : papyrus.havelange@bibli.cfwb.be Bibliothèque communale Rue de la Poste, 4 5190 JEMEPPE-SUR-SAMBRE Responsable : Noëlla Hiernaux T. 071 78 84 17 Courriel : bibliojeunes@hotmail.com Bibliothèque communale Place Léon Colin, 11 A 5640 METTET Responsable : Marie-Agnès Wavreille T. et F. 071 72 50 72 Courriel : bibmettet@hotmail.com

83 Adresses

Réseau local namurois de lecture publique Venelle des Capucins, 6 5000 NAMUR Responsable : Annie Liétart T. 081 24 64 40 - F. 081 24 71 31 GSM : 0496 78 54 44 Courriel : annie.lietart@ville.namur.be Internet : www.ville.namur.be Bibliothèque communale Avenue de Forest, 21 5580 ROCHEFORT Responsable : Claudine Germain T. 084 21 40 55 Courriel : bibliotheque.rochefort@skynet.be Bibliothèque communale Grand-place 5060 SAMBREVILLE Responsable : Brigitte Chanson T. 071 26 03 30 - F. 071 26 03 07 GSM : 0494 85 09 62 Courriel : brchanson@commune.sambreville.be Bibliothèque communale La Vieille Ferme Rue du Prieuré, 1 5530 YVOIR Responsable : Nathalie Patris T. 082 64 71 13 Courriel : bibliotheque@yvoir.be


Adresse de retour Avenue Golenvaux 14 B - 5000 Namur


Millions discover their favorite reads on issuu every month.

Give your content the digital home it deserves. Get it to any device in seconds.