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I N D I S P E N S A B L E

Newsletter n°10 - Décembre 2013

DOSSIER :

TABLETTES NUMERIQUES :

SPORT :

Les travaux de l’Espace Marceau Long

Le numérique s’invite à l’IEP

L’académie des coaches est née

P ag es 4 , 5 , 6 e t 7

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EDITO AUJOURD’HUI C’EST DÉJÀ DEMAIN PAR LE P R . C H R I S T I A N D U VA L

Cette année universitaire 20132014 aura débuté tambours battant. Nous avons entamé, il est vrai, simultanément un certain nombre de chantiers. Nous sommes ainsi arrivés à la fin de la mise en place des masters. Elle a été possible avec le concours de tous et si les difficultés n’ont pas manqué, notamment quelques ratés en septembre dans la mise en place de l’ensemble des cours, nous pouvons nous féliciter d’avoir franchi l’écueil

avec célérité et en tenant le plus grand compte de l’intérêt des étudiants. Nous avons également refait l’architecture de notre site Internet. Là encore les services se sont attelés à l’ouvrage et nous arrivons au bout du chemin. Nous aurons une vitrine digne de nos succès et de nos ambitions nationales et internationales. Nous avons doté les premières années de tablettes numériques. Certes il y aura toujours des réactions négatives, pour faire des commentaires loin de l’action, assis sur quelques vieilles certitudes. Pour nous c’est un signe fort de notre modernité, de l’attention que nous prêtons aux jeunes arrivants, de la conviction que nous avons changé d’ère et que les outils numériques sont définitivement dans notre paysage quotidien. Nous dotons à l’heure où j’écris nos étudiants d’une adresse mail, labellisée Sciences Po Aix. Il y va de leur confort comme

Directeur de rédaction : Christian Duval Responsables du comité éditorial : Noëlline Souris et Hervé Nedelec Rédacteurs : Julia Bihl, Nadège Desquiens, Charlotte Méritan, Raphaëlle Orenbuch Remerciements : Xavier Peisson Crédits Photos : Service communication, Julia Bihl, Nadège Desquiens, Hélène Bougaud Mise en page : Pauline Febvey Sciences Po Aix Infos : 25 rue Gaston de Saporta, 13625 Aix-en-Provence, Cedex 1

BORIS CYRULNIK :

LA PS YC H A N A LY S E , T O U T S I MPL EM ENT Boris Cyrulnik, ponte de la psychiatrie et de la psychanalyse, a captivé avec simplicité mais talent son auditoire lors d’une conférence au sein de l’IEP le 21 octobre dernier. Invité par Interface, l’association solidaire de l’Institut, l’auteur de “Sauve-toi, la vie t’appelle” est revenu sur les travaux qu’il a mené tout au long de sa vie sur les traumatismes liés à l’enfance. Une analyse passionnée et passionnante qui a suscité l’engouement du public et provoqué de nombreuses questions. R.O.

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de l’appartenance à une identité et à une famille qui estampillera leur future démarche professionnelle. Nous poursuivons, on pourra le lire ci-après, les travaux de rénovation de l’Espace Marceau Long. Là encore, l’IEP se dote d’infrastructures indispensables à son développement. Nous poursuivons enfin notre développement à l’international. Quelques observateurs pressés ironiseront sur ce tourisme professionnel. Nos étudiants bénéficieront en revanche de ce travail de prospection qui nous lie maintenant avec la Chine comme avec l’Amérique du sud, avec l’Océan Indien comme avec la Russie ou le Maroc. Des sphères où ils étudieront et prospèreront demain, avec une marque, « Sciences Po Aix », qui vaut bien des sésames. Bonnes fêtes à tous.

SO MMAIRE Edito

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En bref

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DOSSIER : Espace Marceau Long

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Master Alternance, le maillon manquant

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L’Académie des coaches

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Aixpats

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Associations

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Le numérique s’invite à l’IEP

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EN BREF LA PHRASE :

ON L’A VUE :

« L’ART ORATOIRE, C’EST UN PEU COMME FAIRE L’AMOUR »

UNE EXPO EN TOUTE LIBERTÉ

a lancé Michèle Alliot-Marie lors de sa conférence à l’IEP. L’ancienne ministre se référait au prix Mirabeau, par une image à la fois lyrique et provoquante. Elle parlait du pouvoir de séduction par les mots, de la passion du discours. La marraine du concours d’éloquence des IEP a d’ailleurs démontré par cette petite phrase sa propre maîtrise de l’art rhétorique… et son approche sensuelle du verbe. C.M.

Dans le cadre du projet Paper Art de l’association Gudgi, sur le thème « Papiers et liberté de la presse », trois exposants, Julien Solé, Nnenna Okoré (Nigéria) et Lesley Haas (Philadelphie), ont proposé leur interprétation de la liberté de la presse au premier étage de “Saporta”. Une idée sous-jacente à leur performance : dans les sociétés en conflit, la liberté de presse n’existe pas. La tranquillité et le calme sont, pour eux, la condition d’existence de la liberté de la presse. Pas sûr. J.B.

ON LES A LUS : CE P O P ULIS M E Q U I V I E N T ( T E X T U EL , 1 1 2 P. 1 5 € ) D E RA P H A ËL L I O G I E R : Se nourrissant de la frustration collective, échappant au clivage droite/gauche, mêlant discours conservateurs et progressistes et agitant la traditionnelle menace de l’ennemi intérieur, un nouveau populisme émerge. Dans une analyse déstabilisante et alarmante, R. Liogier met en garde contre ce populisme « liquide » qui s’appuie sur la notion vague d’une « culture occidentale » pour dominer les sondages, remporter élections et mettre en péril l’Etat de droit.

C H U R C H I L L ( G A L L IM A RD , 2 7 2 P. 8 ,2 0 € ) PA R S O P H I E D O U DET : Dans une biographie alerte, S. Doudet, maitre de conférences à Sciences Po Aix et spécialiste d’Albert Camus propose un Churchill nouveau. Elle analyse les multiples facettes de l’ancien premier ministre britannique (2nde guerre mondiale et 1951-1955). Un portrait saisissant de l’homme qui prétendait, avec un humour glacial, que la guerre était presque aussi dangereuse que la politique : “Pendant la guerre vous pouvez être tué une fois seulement, en politique plusieurs”. J.B.

320 personnes se sont rassemblées dans l’amphi Bruno Etienne mardi 8 octobre pour assister au débat entre les six candidats à la primaire socialiste pour la municipale aixoise de 2014. Invités par les étudiants du Master 2 de Journalisme et Communication de l’IEP, Gaëlle Lenfant, Edouard Baldo, Jacky Lecuivre, Cyril Di Méo, André Guinde et Jacques Agopian se sont exprimés sur des sujets allant de la question des Roms à l’élitisme culturel aixois en passant par la métropole marseillaise. Si aucun candidat ne s’est vraiment démarqué à l’issue du débat, l’avocat Edouard Baldo a été désigné grand vainqueur par le scrutin quelques jours plus tard. Il affrontera Maryse Joissains en mars prochain. R.O

LE CHIFFRE :

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ON L’A VU :

L E TA BL EAU D ES PAR T ENAIRES Vous l’avez forcément remarqué : il orne le hall du bâtiment principal de l’IEP depuis juillet 2013. Ce tableau réunit les 41 partenaires de Sciences Po Aix, que ce soit des écoles, des entreprises ou des institutions publiques. Les accords concernent des concours, des stages, la taxe d’apprentissage, et autres. Les panneaux sont amovibles, ce qui permettra d’ajouter et de retirer des logos au fur et à mesure des évolutions des partenariats, tel un immense jeu de taquin. N.D.

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D O S S I E R M AR C E AU L O N G Vous ne reconnaissez pas ? Si, si… c’est bien l’espace Marceau Long, ce petit bâtiment à quelques pas de l’IEP où nous sommes tous allés au moins une fois pour nous inscrire au sport ou parfois y suivre ou donner un cours. Bonne nouvelle, ce périmètre qui manquait de cohérence va enfin prendre sens !

LE PROJET Il s’agit de réorganiser l’espace selon les 3 niveaux : 5 salles de classes sont prévues au rez-de-chaussée, soit la création de deux salles supplémentaires, la salle 4 et 5 qui correspondent actuellement à la petite cour donnant sur le Bureau des sports et le BDS lui-même. Le 1er étage sera lui réservé aux bureaux de certains services administratifs. Une véritable restructuration de l’espace est donc prévue afin de créer une véritable extension de l’IEP.

LES MAUVAISES SURPRISES... Lors de la phase de démolition, l’équipe a découvert que le bâtiment était en bien pire état qu’ils ne le supposaient : des murs en très mauvais état, des tuyaux en amiante, des plafonds ne correspondant pas au bon niveau des étages, trop bas pour être conservés tels quels, etc. M. Bourdaa a néanmoins réussi à intégrer les travaux supplémentaires et cela n’affectera pas le budget initial ! J.B.

J.B.

C ALE N D R I E R DES TR AVA U X

CY R I L BOURDAA, SUPE R VISE LES T R AVA U X POUR L’IEP

Début : 2 septembre 2013 Phase de démolition : septembre-décembre 2013 Pose électricité et revêtements : à partir de janvier 2014 Fin des travaux prévue : 1er juillet 2014 Mise en place des équipements : été 2014 Ouverture du bâtiment : rentrée 2014

COÛTS ET AIDES Budget total provisionnel : 1,2 millions d’euros

Cyril Bourdaa, chef des services techniques, travaille pour l’IEP sur le chantier. Cela implique, entre autre, de gérer les exigences de l’Architecte des Bâtiments de France, mais aussi celles du Service archéologique de la ville, en assurant la préservation des éléments architecturaux remarquables, mais aussi des caves pour éviter de détruire tout potentiel terrain de fouilles. Lorsque des surprises surviennent au cours des travaux, c’est à lui de les intégrer dans le budget. Il fait aussi le lien entre la direction de l’IEP et les six différentes entreprises engagées sur le chantier. N.D.

Subventions du Conseil général : 754 000 euros, soit 62,8% du coût total Budget pédagogique de l’IEP pour les équipements : 60 000 euros J.B.

U N BÂTIM EN T AN C I E N ET PROTÉGÉ L'espace Marceau Long fait partie du Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur (PSMV) d'Aix-en-Provence. Il s'étend sur l’ensemble du centreville (voir carte ci-contre). Il permet de préserver les éléments spécifiques à l'architecture traditionnelle d'Aix, afin de conserver la cohérence du centre historique. Toute modification des bâtiments est soumise à la consultation de la Direction Régionale des Affaires Culturelles. Il a donc fallu un avis de l'Architecte des Bâtiments de France pour obtenir le permis de travaux, et il sera régulièrement convoqué sur le chantier pour en vérifier le bon avancement dans le respect de ses recommandations. N.D.

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D O S S I E R M AR C E AU L O N G AU COEUR DES TRAVAUX

AN TO IN E R A N G E L , C H E F D U CHANT IER UNE R É N O VAT I O N C O M P L E X E Antoine RANGEL, de l’entreprise Girard, est le chef du chantier Marceau Long pour toute l’année des travaux. Il nous explique sa vision d’un site et de travaux complexes.

Quel est votre rôle sur ce chantier ? La coordination des ouvriers, du chantier et des travaux. S’il me revient de prendre des décisions j’en réfère à une hiérarchie. C’est un bureau d’étude qui décide chaque fois de ce qu’il faut faire. Sur le chantier on est 7, je gère 2 équipes de 3. Je dois faire attention à chaque avancée. On démolit intelligemment en maîtrisant la fougue de la jeunesse. Et si vous deviez donner trois mots d’ordre sur votre chantier, ce serait... ? De faire attention à la sécurité. D’éviter de zapper certains aspects. La sécurité, le travail, la propreté. Dans ce type de configuration de bâtiment très ancien la propreté est primordiale. Il faut ainsi dégager les gravats au fur et à mesure pour pouvoir travailler correctement et circuler en sécurité. Quelle est la particularité de travailler sur un bâtiment aussi dégradé ? A Aix, il n’y a que des caves. Le niveau de la ville, pour les bâtiments anciens, est plus bas que le niveau actuel. Au

fil du temps, on a ajouté des couches. Et comme on a vu que ça tenait bien, on a continué. On se retrouve donc avec une superposition de caves. A Marceau Long, il y a deux niveaux de caves. On y entrepose des archives, dont des mémoires qui datent pour certains de 1960. Vous connaissez bien l’histoire de la ville. Oui, parce que je travaille dans ces maisons, qui ont une histoire. Je cherche toujours à comprendre, à savoir. Souvent le maître ouvrier, quand il bâtissait, mettait une pièce dans le mur. Maintenant on prend les kinders, on met le nom et la date sur un papier à l’intérieur. Les maçons mettaient cela parfois dans des bouteilles. (1) Un bâtiment historique comme celui-ci nécessite-t-il des précautions particulières ? A Marceau Long, on travaille avec une archéologue. Des spectres d’ouverture aux caractéristiques des caves, elle répertorie tout. Quand ce sont des bâtiments anciens, on est obligés de travailler ainsi. Nous sommes des spécialistes

du bâtiment historique. À la base, l’entreprise a été créée pour s’occuper des monuments anciens et de leur restauration. Nous avons une certaine habitude. Un exemple de notre savoir-faire : comme on ne peut pas faire de fondations dans les caves, on allège les structures, on allège les planchers. On ne pose pas de carrelage, on favorise les revêtements en sol souple. Quelle est la principale difficulté de ce chantier ? Finir dans les temps. C’est le plus dur car il y a toujours des imprévus. Une porte qui ne passe pas, des calculs contrariés par la réalité. On a ainsi perdu un mois sur un élément du chantier. On se bat contre le temps Mais on réussit à rééquilibrer les délais au final, en repensant l’organisation du chantier et la répartition des équipes. 1: Lors de la rénovation du théâtre du Jeu de Paume rue de l’Opéra au début de ce nouveau siècle, on a retrouvé dans un mascaron un billet datant de la dernière rénovation du XIX ème siècle où un ouvrier avait écrit au crayon : “lorsque vous trouverez ce mot nous n’aurons plus de dents”. J.B. et N.D.

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D O S S I E R M AR C E AU L O N G L’entrée principale sera bouchée pour former la salle Long 5 et sera remplacée par une autre entrée plus au sud.

Les sanitaires seront refaits avec un accès pour les personnes à mobilité réduite. La salle Long 2 restera identique et la salle Long 4 deviendra la salle Long 3.

Le bureau du BDS sera remplacé par la salle de cours Long 4.

La salle Long 3 deviendra le hall d’accueil avec un escalier principal ainsi qu’un ascenseur pour accéder aux étages.

La salle Long 1 sera agrandie et rénovée passant d’une capacité d’accueil de 10 à 30 personnes.

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D O S S I E R M AR C E AU L O N G LES AVANTAGES PÉDAGOGIQUES DU NOUVEAU MARCEAU LONG Les cours au Lycée Sainte-Marie ou à la paroisse, grâce à la rénovation de l’espace Marceau Long, ce sera fini ! À partir de la rentrée 2014, l’apport de 5 nouvelles salles, d’une capacité d’accueil de 25 à 30 places chacune, permettra de ne plus avoir à louer des salles extérieures à l’IEP. La proximité de l’espace Marceau Long permettra d’organiser tous les cours de la 1re à la 4e année du cursus Sciences Po sans plus aucun aller-retour vers le lointain bâtiment Philippe Séguin. « De plus, cela permettra moins d’amplitude dans les horaires, qui vont pour l’instant de 8h du matin à 20h le soir » précise Fabrice Lhotte, responsable des plannings. Si les anciennes classes étaient vétustes, et parfois de formes bizarres ; les nouvelles seront plus spacieuses, régulières et entièrement refaites à neuf.

Ces salles bénéficieront également d’une couverture Internet Wifi, et de prises électriques à destination des ordinateurs des étudiants. « C’est important parce qu’avant cela, on était obligé de placer dans de grandes salles des cours à effectif réduit, à cause de leur besoin du matériel audiovisuel », explique Frédéric Ferrazzola, parlant des cours de langue. La rénovation permettra donc une meilleure adéquation des effectifs avec les possibilités des salles, et le problème de classes trop petites se fera rare. Le bâtiment Marceau Long sera en 2014 un plus incontestable.

Elles seront dotées d’un équipement entièrement renouvelé : nouvelles tables et chaises, nouveaux tableaux, etc. Et surtout de projecteurs vidéos, sons, et de micros, ce qui n’était pas possible auparavant.

1E R É TAG E

N.D.

2E ÉTAGE

Les étages de l’espace Marceau Long abriteront des bureaux des membres de l’administration.

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M A S T E R A LT E R N A N C E MASTER ALTERNANCE

LA MAILLON MANQUANT Le Master Management et Gouvernance des Entreprises (MGE) en alternance a été ouvert en 20122013 avec une promotion de sept étudiants. Retour sur les succès et les défis de cette toute nouvelle formation.

3 QUESTIONS À

SAMUEL DEWITTE Directeur du développement de la section Entreprise, il explique les perspectives d’un master très attendu dans le monde de l’entreprise. Pourquoi avoir créé le Master 2 MGE en alternance ? Je suis arrivé à l’IEP pour lancer cette formation en alternance l’an dernier. Il manquait ce maillon pour montrer que nos étudiants, en plus d’avoir un bon niveau, ont les qualités requises pour faire de bons décideurs au sein d’une entreprise. Tout en gardant la racine Sciences Po, il permet de s’ouvrir vers une plus grande professionnalisation.

Quels sont les objectifs et défis propres à l’ouverture de ce nouveau Master 2 ? La première promotion comptait sept élèves, celle de cette année en compte vingt-sept. La formation est vouée à connaître un certain succès, mais nous voulons garder un effectif à taille humaine. Pour pouvoir, notamment, accompagner au mieux les étudiants. Nous pensons à la perspective d’ouvrir un autre master en alternance, ou peut-être différentes branches selon des spécialisations. R.O.

PORTRAIT :

B IENV E NU E GE O RG E S NI K AKI S Arrivé le 1er o c t o b r e , G e o r g e s Nikakis est un nouvel atout dans la valorisation de l ’ I E P. I l a é t é engagé en tant que délégué à la formation continue pour t r o u v e r d e s partenariats avec divers organismes de renommée dans le but de promouvoir les certificats de l’IEP. Dans un contexte de révolution de la connaissance, ces formations se spécialisent dans l’offre d’un savoir pratique et non plus théorique. L’enjeu est de taille car les dépenses nationales pour la formation continue augmentent chaque année et représentent 33 milliards d’euros en France en 2013. Les formations de l’avenir ? Tout semble l’indiquer. Georges Nikakis, qui exerce dans cette branche depuis 25 ans, n’en doute pas. C.M.

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Quelles sont les spécificités de cette formation ? L’emploi du temps des étudiants est réparti entre trois semaines au sein de leur entreprise d’accueil et une semaine à l’IEP. Les cours sont divisés entre les fondamentaux, type sciences po et les sciences de gestion : marketing, ressources humaines, communication. Il faut avoir en tête que l’alternance est une formation à part, c’est un mariage à trois entre l’entreprise, l’IEP et l’étudiant.

ANDRÉA GIANGUALANO, DI PL ÔM ÉE D U M ASTER M GE EN SEPTEM BRE 2013 Après un p a r c o u r s classique de quatre années à l’IEP, Andréa Giangualano était bien décidée à choisir une formation en alternance, convaincue des bénéfices de celle-ci pour sa future insertion sur le marché du travail. Pouvoir justifier d’un an d’expérience au sein du service de mobilité interne d’Eurocopter n’est pas donné à tout le monde. Encore moins à une étudiante tout juste diplômée. Pour Andréa, le choix de l’alternance était « impératif ». Elle n’en est pas déçue. Lorsqu’elle s’inscrit au Master 2 MGE en alternance qui vient d’être lancé à Aix, elle sait que cette formation lui permettra “d’entrer en douceur sur le marché du travail“. La jeune femme insiste aujourd’hui sur les bénéfices de ce parcours : une

indéniable professionnalisation, un accompagnement personnalisé, une plus grande crédibilité du « diplôme sciences po » dans le monde de l’entreprise. Pendant son année d’alternance, Andréa s’est vue confier des tâches approfondies, « comme une vraie salariée », contrairement aux stagiaires qui travaillaient avec elle. Pour l’organisation de la formation, la jeune diplômée revient sur la difficulté d’alterner entre bureau et salle de classe. Cela demande, témoignet-elle, avec humour « d’être un poil schizophrène ! ». L’accompagnement des enseignants permet cependant aux étudiants de définir clairement leur projet professionnel et de trouver l’entreprise adéquate. La jeune femme estime néanmoins que « l’accompagnement post-alternance mériterait d’être plus formalisé ». Si, contrairement aux autres élèves de sa promotion, elle est encore en recherche d’emploi, Andréa ne s’inquiète pas pour son avenir. Son diplôme est vendeur. Elle le sait. R.O.


L’ A C A D E M I E D E S C O A C H E S L’ACADÉMIE DES COACHES EST NÉE Christian Duval décrit cette association de talents et d’intelligences actives Alors que les cours académiques battaient leur plein fin novembre, que les termes « droit », « politique », ou « culture générale », fusaient dans les couloirs, il est une activité moins scolaire qui s’installait progressivement entre les murs de l’IEP. Il s’agit du sport et de l’ « académie des coaches ». Cette association, dont le nom officiel reste à définir, porte déjà des ambitions à long terme. Le directeur de l’IEP, Christian Duval, décrypte cette entité née en 2013 mais conçue dès 2012. « Avec l’aide d’enseignants et d’entraineurs de haut niveau, l’« académie des coaches » est un partenariat avec la Faculté des Sciences et des Sports », explique le Pr Duval. « Elle vise d’abord à produire une véritable réflexion sur la place du sport dans la société ». L’association, une première en France, est indépendante de tout ministère. « Nous offrons ainsi la possibilité de libérer la parole sur le sport », affirme M. Duval. Elle compte parmi ses membres de grandes figures du

sport français, Claude Onesta, patron charismatique de l’équipe nationale de handball, Philippe Saint André pour le Rugby, Alain Weis pour le basket... beaucoup d’autres encore. A Sciences Po Aix, l’académie propose la rencontre entre le physique et l’esprit, un échange fécond et riche de sens. « Notre grande maison ne voit pas dans le sport qu’un objet de sciences sociales, poursuit le directeur de Sciences Po Aix, mais au-delà d’un phénomène de société, de véritables techniques en termes d’organisation ou de gouvernance ». « Les sportifs sont par nature des leaders, ils sont

au premier rang pour savoir ce qu’est le leadership », assure-t-il. A l’inverse, il n’existe pas de succès sportif sans réflexion et sans organisation. Dans un espace-temps de plus en plus réduit, en sport comme en entreprise, où les matchs à jouer et à gagner sont quotidiens, l’« académie des coaches » réfléchit aux savoirs du sport et parallèlement à ce que le savoir peut apporter au sport. Cet échange inséré aujourd’hui dans la formation continue pourrait à termes servir de contenu au niveau d’un master 2. C.M.

LE SPOR T, OUTIL DE S ON G H U M AN ITAIRE S

3 QU E S T I O N S À

MARGAUX SIBILAT « Manitou » de l’Association Sportive Rock L’asso rock, fondée en 2012 par Laura Woittiez, est devenue cette année une association sportive. Questions à Margaux. En quoi cette danse, née du fameux genre musical des années 50, estelle un sport à part entière ? Eh bien, venez faire un entraînement ! C’est une danse très physique, très rythmée, mais aussi artistique. D’autant plus que nous intégrons des acrobaties à notre base de rock traditionnel. Qu’est-ce qui distingue ce sport des autres sports ? Il est ouvert à tous et ne donne pas forcément lieu à la compétition, à part à très haut niveau. Tous types de physiques se croisent dans notre cours, des danseuses, des rugbymen, mais aussi des personnes moins

sportives. Il n’y a pas d’objectif de performance, le but est de se faire plaisir. On danse d’ailleurs sur toutes les musiques, de Marc Lavoine à Muse ! Quelles sont les qualités requises pour un bon danseur ? Le plus important est de se sentir à l’aise, avec soi-même comme avec son partenaire. Le rock est un sport qui se pratique à deux. Il implique partage, confiance et complicité. Le garçon doit par ailleurs savoir s’effacer pour mettre en valeur sa partenaire. Son rôle est de faire en sorte que sa danseuse soit jolie.

Connaissez-vous les règles du futbol calle ? C'est le foot de rue au Costa Rica. Il est utilisé par Seprojoven pour aider et valoriser les jeunes des quartiers pauvres ou des éthnies indigènes marginalisés. Aymeric, qui a passé sa 3A dans l'ONG, nous explique : « Non seulement on se sert de ces matchs pour réunir des tribus ennemies, mais le sport lui-même leur apprend le respect et la confiance en soi. » N.D.

C.M.

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AIXPATS COUCHER DE SOLEIL SUR LE GRAND CANYON : WAAAOU !

AIXPAT-OUTÉ, AIXPATOUTÉ ? Les élèves de la promotion Badinter sont partis aux quatre coins du monde pour leur troisième année à l’étranger. En stage ou à l’université, à chaque numéro l’un d’eux nous racontera ses premières impressions dans son pays d’accueil.

A D ÉLA I D E T E N A GL I A, C O PE N H A G U E , DANE M A R K : ”Les gens les plus heureux du monde sont les danois.” ”Ils sont tous grands et blonds là-bas non ? ” ”Ah, ces gens du Nord, ils sont vraiment accueillants” ”Et puis ils sont tous écolos et respectueux”. C'est difficile de l'admettre, car on a horreur des clichés, mais le plus surprenant au Danemark, c'est que tous ceux-là sont vrais. Vrais, au-delà de ce qu'on peut imaginer. Et pourtant, ce tout petit pays au bord de l'eau ne m'a pas déçue. Copenhague est belle, apaisante, dynamique et surprenante. J'en suis tombée amoureuse. Et je me sens chez moi ici. N'est-ce pas un objectif de la troisième année ? » R.O.

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Cette année, Sciences Po Aix a organisé un concours des plus belles photos prises par les étudiants de la promotion Albert Camus, durant leur année passée à… l’étranger. La gagnante du prix du public, Hélène Bougaud, a raconté à Sciences Po Aix Infos l’aventure qui l’a menée à prendre le cliché victorieux : « Coucher de Soleil à Grand Canyon ». Mai 2013. Cela fait des heures et peutêtre des jours qu’Hélène et son amie d’enfance Laurie sillonnent le Grand Ouest, au volant de la Chevrolet louée à San Diego. La ville de départ de leur rêve américain. Il est près de 19h lorsqu’elles atteignent le parc national du Grand Canyon. Déjà, leurs yeux sont inondés par un soleil couchant sur les massifs rouges et ocre. Hélène ne trouve pas de mots pour décrire le sentiment qui s’empare d’elle. Le corps fripé par un long voyage, l’immensité du paysage la frappe comme un électrochoc. « C’est grand, c’est si grand », parvient-elle à me dire. Après des minutes à photographier l’endroit, comme si un cliché ne suffisait pas à capter toute sa beauté, une silhouette a croisé l’objectif Nikon d’Hélène. Un homme seul,

une toute petite forme, au bout de ce morceau de roche géant. Que faisaitil ? Pourquoi s’est-il retrouvé là ? La photo laisse notre imagination ouverte à toutes les histoires possibles. La seule certitude reste que cette flèche en or, décochée par le soleil, frappant la terre et l’homme, procure à l’image une puissance incomparable.

Elle aura attiré le regard de plus de 180 personnes sur Facebook. Hélène a remporté le prix du public avec ses 186 mentions, « j’aime ». A la folie. C.M.


ASSOCIATIONS ASSOCIATIONS DE... BIENFAITEURS La vie associative au sein de l’IEP bat son plein. Retour sur l’actualité des associations de cette rentrée.

LE CL U B G O U RMAND AU X F O U R NE A U X

« Avant, il n’existait aucune association étudiante autour de la nourriture ! ». Ce constat a poussé Léa, Hugo, Takouhie et Karen à créer Le Club Gourmand, dernière née des assos de l’IEP. La frustration a fait éclore une multitude d’idées dans l’esprit inventif de ces deuxième année. Le Club Gourmand, en plus de restaurer les foules lors des grands événements étudiants de l’année, a l’intention d’établir des projets sur le long terme. Un guide des restaurants aixois, où chacun est invité à présenter coup de cœur ou arnaque, est en cours de création. Un challenge entre étudiants de toutes les promotions sur le modèle de l’émission « Un diner presque parfait », devrait être organisé au deuxième semestre. « Le club veut réunir ceux qui aiment manger et ceux qui veulent apprendre à cuisiner », précise Léa, la présidente de « l’asso-cisson ». Leur première soirée dans un restaurant aixois a rassemblé une vingtaine d’iepiens ravis de passer derrière les fourneaux avec le chef. Et si l’argent constitue pour l’instant leur défi majeur, la motivation et les bonnes idées ne manquent pas à ces quatre gourmands.

PR I X M IRABEAU 2014 : L’É L O QU EN C E AIX OISE

Le Prix Mirabeau, concours d’éloquence inter-IEP, se tiendra cette année à Aix-en-Provence, les 6 et 7 février prochain. A cette occasion, le comité Mirabeau s’est formé au sein de l’IEP pour organiser cette rencontre tant attendue. Son président Jérémie Cornu rappelle le prestige de la compétition oratoire qui pourrait « nous positionner comme le deuxième IEP de France » si son déroulement se révèle un succès. Michèle Alliot-Marie a accepté de parrainer le concours et plusieurs invités d’honneur sont attendus. L’an dernier à Paris, l’équipe d’Aix est repartie vainqueur. Tout le monde attend avec impatience cet événement prestigieux dont la campagne de communication débutera début janvier.

SC IEN C ES PO H ER TZ, DU N OU VEAU SUR L E S ON DES

Depuis l’an dernier, Sciences Po Hertz, la radio des étudiants, dispose d’un véritable matériel de professionnels. Le média a en effet la chance de partager avec le master 2 en journalisme le studio radio installé à l’IEP. Clément Dufour, le président, se réjouit du dynamisme de son association. Cette année, Sciences Po Hertz propose cinq émissions, à raison d’une par semaine environ. Il y en a pour tous les goûts, Sciences PopCorn pour les cinéphiles, Protest pour les passionnés de musique ou encore Sciences Sport. Nouveauté de l’année, une Chronique des Aixpats qui part, grâce à Skype, à la rencontre des troisième année à l’étranger. Au total, une vingtaine de personnes s’attroupe autour des micros pour faire vivre ce beau média étudiant qui combine actualité, culture et vie étudiante. R.O.

A CHA Q U E NU M É R O NO US V OUS L IVRON S D ES SUGGESTION S POST-IEP :

Où se rendre pour un verre après une rude journée, passée la rue Gaston de Saporta ? Le forum des Cardeurs, à quelques dizaines de mètres de notre Grande école, propose de nombreuses alternatives pour se désaltérer. En toute tranquillité. En bas de la place aux maisons médiévales, trois bars ont déployé leurs terrasses ces dernières années. D’un côté du forum, Le Cutback propose des Happy hours de 18h à 22h spécialement pour les élèves de l’IEP. En face, Le Petit Quart d’Heure et ses verres de vin à “un euro” raviront les oenophiles tandis que les grandes tables façon pique-nique de La Curieuse accueilleront les bandes de copains autour d’une bière à deux euros. Sans abus bien sûr. R.O.

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LE NUMÉRIQUE S’INVITE À L’IEP De l’oral à l’écrit, de l’écrit à l’imprimé et de l’imprimé au numérique, les supports de la connaissance n’ont cessé d’évoluer depuis que l’homme communique. C’est ce que soulignait le philosophe Michel Serres dans sa conférence « l’innovation et le numérique », évoquant alors une « pédagogie toujours remise en jeu » par l’arrivée de nouvelles technologies. (Lire aussi : Petites poucettes). La révolution numérique, vague bousculant sur son passage les règles traditionnelles de l’enseignement, est en marche. Feindre de l’ignorer serait s’exclure soi-même de la partie ; Christian Duval et ses équipes l’ont compris. Le 26 novembre, chaque élève de première année a été doté d’une tablette numérique. Elle

l’accompagnera tout au long de sa scolarité, et même après, créant un lien définitif avec la « maison mère », Sciences Po Aix. L’objectif, en plus de conserver cette relation avec les étudiants après leur sortie de l’IEP, est d’améliorer le système de communication au sein de l’école, et de faire évoluer le système de planning actuel. Les élèves seront ainsi informés en temps réel des informations les concernant - une absence d’un professeur ou un changement de salle. Ces tablettes permettront aussi un accès plus rapide et efficace au nouveau système de courriel. Tous les étudiants auront une adresse e-mail spécifique « …@ sciencespoaix-etu.fr ». Euréka. C.M.

D IX IT, LE N OU VEAU M OOK DE SC IEN C ES PO AIX E S T D ISPON IBLE Retrouvez à partir du 11 décembre le nouveau mook "DiXit" de Sciences Po Aix auquel des professeurs et une étudiante en journalisme ont participé. Les thèmes sont variés : de la géopolitique en Méditerranée "mer sans horizon" jusqu'à la contradiction entre laïcisme et modernité en passant par l'épitaphe de la presse marseillaise. Disponible à Sciences Po Aix.

PARTICIPEZ A LA JOURNEE PORTES OUVERTES

SAMED I 8 F É V RI E R 2 0 1 4 DE 1 0 H À 16H , SC IEN C ES PO AIX OUVRE SES POR TE S ! Chers étudiants, Partagez votre expérience et faites découvrir votre Grande Maison lors de la Journée Portes Ouvertes de Sciences Po Aix. Contactez le service communication pour plus d’informations : communication@sciencespo-aix.fr

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Newsletter n°10 - décembre 2013  

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