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ANNEXES.

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semble impossible de s’occuper de la limite intérieure avant d’avoir arrêté ce point de départ, c’est-à-dire d’avoir résolu la difficulté créée par la diversité d’interprétation des traités d’Utrecht par la France et le Brésil. « Le plénipotentiaire du Brésil déclara partager cette opinion. » Cette question de la limite de l’Est à l’Ouest est étudiée dans les mémoires préalables des deux plénipotentiaires. Le plénipotentiaire du Brésil, dans un Mémoire officiel sur la délimitation des Guyanes française et brésilienne, du 15 juin 1855, concluait, pour la frontière de l’est à l’ouest, « qu’il serait convena« ble de stipuler que la limite entre le Brésil et la Guyane française, « de l’est à l’ouest, continuerait, de la source de l'affluent ou em« branchemen t de l’Oyapock dont il est parlé dans la première partie « de ce Mémoire (le Brésil offrait primitivement l’Oyapock pour « limite et n’offrit le Calsoène à près de deux degrés plus au sud « qu’à l’avant-dernière conférence), continuerait par les Cordillières, « chaînes de montagnes ou terrains plus élevés qui forment le « partage entre les eaux qui vont à la rivière des Amazones, et « celles qui vont à la Guyane française et à l’Océan. » (Protocole, page 10.) A quoi le baron de Butenval répliquait, dans sa réponse préliminaire du 28 juin 1855 au Mémoire de M. le vicomte de l’Uruguay : « Le Mémoire de M. le vicomte de l’Uruguay touche aussi, mais très « sommairement, à la question des limites dans la direction de « l’ouest. Cette question est intacte, et peut-être n’a-t-on pas encore, « de part et d’autre, toutes les données positives qui seraient néces« saires pour la bien régler. La pensée du cabinet brésilien paraît « être de chercher une ligné naturelle, comme celle d’un partage « d’eau, de préférence à une ligne artificielle qui constituerait plu« tôt une séparation idéale sur le papier qu’une frontière d’un relief « bien accusé sur le terrain. Nous reconnaissons sans peine qu’une « frontière ainsi constituée est préférable. Cependant, on ne pourrait « de notre côté, prendre aucun engagement de ce genre, d’après « des données aussi peu précises que celles que nous possédons « sur l’intérieur de la Guyane dans la direction de l’ouest, ni « renoncer, en principe , au bénéfice d’une ligne astronomique plus « ou moins parallèle à l’Amazone qui couperait quelques-uns des « cours d’eau, affluents directs ou indirects de la rive gauche du « fleuve. » Les négociations de 1856 n’ont pas abouti bien qu’elles aient été les plus sérieuses qui aient été engagées, depuis l’origine du différend. « Jamais, jusqu’à ce jour, cette question des limites n’a été

La France équinoxiale. Voyage à travers les Guyanes et l'Amazonie. 2  

Coudreau, Henri A. / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université des Antilles. C...

La France équinoxiale. Voyage à travers les Guyanes et l'Amazonie. 2  

Coudreau, Henri A. / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université des Antilles. C...

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