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ANNEXES.

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pires qui infestent le campo rendent difficile l’élevage des bestiaux. On récolte aussi la salsepareille, le cravo; on pêche le lamantin qui est très abondant. La population indienne, assez nombreuse, file le coton, fait des hamacs et de la poterie. En 1884 j’évaluai à 500 le nombre des habitants permanents de Monte-Alegre. Prainha. — Cette freguezia, autrefois appelée Outeiro, se trouve sur les bords du rio Uruará , ou Urubucuara, où elle fut transférée en 1830. Elle est en décadence. Ses habitants vont exploiter le caoutchouc aux rios Jary et Tamatahy. L’agriculture est complètement délaissée. On compte de 14 à 16,000 têtes de bêtes à cornes dans le campo voisin. Prainha a environ 200 habitants. Almeirim. — Almeïrim, à l’embouchure du Parou, est une petite bourgade d’environ 200 habitants. Entre Almeïrim et le Jary, un peu dans l’intérieur des terres, se trouvent deux autres villages moins importants, Espozende et Arraiollos. Mazagào. — Cette petite ville est située sur la rive septentrionale du haut Mutuacâ, près de ses sources, à neuf lieues de Macapâ. Elle est le chef-lieu du municipe qui porte son nom. Les premiers habitants de cette ville furent 114 familles, qui évacuèrent la ville de Mazagào, sur la côte occidentale du Maroc, et furent transférées à l'Amazone pour y former une nouvelle ville de Mazagào. Cette décision avait été prise au conseil des ministres, par Francisco Xavier de Mendonça Furtado alors ministre de la Marine et des colonies, en 1770. La population du municipe est d’environ 4,500 habitants. Il exporte du cacao, des castanhas et du caoutchouc. Mazagào a 500 habitants environ. Macapâ et sa forteresse. — Macapâ est une ville de 2,000 habitants, pauvre, médiocrement saine, peu active et en somme en décadence. Elle est reliée à Para par un vapeur mensuel qui part de Macapâ chaque 17. Le gouverneur Fernando da Costa de Athayde Teive décida, en 1764, après étude des lieux, la construction d’une grande forteresse à Macapâ. Le sergent-major d’ingénieurs Henrique Antonio Galussi fut chargé de la direction des travaux. Cette grande forteresse, peut-être la plus forte de tout l’empire, par la sûreté de sa construction et par son étendue, est armée de 86 canons, des.calibres de 1 à 36. Aujourd’hui elle sert à peine de presidio aux condamnés de Parâ et de l’Amazone. Elle est toutefois commandée par un officier supérieur. Son premier commandant fut Manoel da Gama Lobo de Almada qui mourut gouverneur de la capitanie du rio Negro.

La France équinoxiale. Voyage à travers les Guyanes et l'Amazonie. 2  

Coudreau, Henri A. / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université des Antilles. C...

La France équinoxiale. Voyage à travers les Guyanes et l'Amazonie. 2  

Coudreau, Henri A. / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université des Antilles. C...

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