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ANNEXES.

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« lement les Aparahy qui se trouvent à l’endroit appelé Arimata« purû et les Urucuianna qui habitent la partie supérieure. A l’em« bouchure de cette rivière est située la povoaçâo d’Almeïrim. « Le Jary est une rivière qui naît dans la Guyane brésilienne et « court du nord au sud se lancer, dans l’Amazone. Il est navigable « pendant plus de 30 lieues après quoi on rencontre les chutes. Les « rives sont basses et inondées, en général, dans la partie naviga« ble, et montagneuses dans la partie moyenne et supérieure. Dans « celle-ci se trouvent les tribus suivantes : Cuceaxim, Uacupi, Oyapi « (avec lesquelles fut fondée en 1839 la povoaçâo de Tujújú-Maiti, « aujourd’hui en ruines), Japuruhi, Atamancum et Arenaibú. Ces « deux dernières tribus vivent concentrées dans les bois. Les pro« duits naturels du Jary sont le caoutchouc, la salsepareille en abon« dance, le cacao, les castanhas, le coumarou, le cravo, le breo et « la vanille. » Rio Araguary. —Je l’ai relevé en 1883 depuis le confluent de l’Apurema jusqu’à la première chute. Deux tribus au moins se trouvent sur son cours supérieur, les Coussaris et les Tarripis. L’Araguary, selon toute vraisemblance, prend ses sources dans les marécages de l’Agamiouare. Le lac, ou plutôt le grand marais Agamiouare, découvert par Adam de Bauve en 1831, est une vaste région marécageuse inondée toute l’année, elle est vraisemblablement la principale origine du fleuve Cachipour. La lagune Agamiouare, d’après Adam de Bauve, donnerait des eaux à trois affluents du Jary, le Piraouéri, l’Hieuouare et le Mapari. L’Inipocko, grand affluent du Jary, s’y alimenterait probablement aussi. L’émissaire véritable du lac Agamiouare, la rivière Agamiouare n’est probablement autre que le fleuve Cachipour. D’après les renseignements que j’ai recueillis dans les centres du littoral, le Cachipour, dans la région de ses sources, communiquerait avec l’Araguary par une rivière qu’ils appellent la rivière Blanche, et communiquerait aussi, audessus de la rivière Jouisa, avec une branche de l’Oyapock. Aux environs de cette région des sources se trouveraient de vastes campos. De cette haute région de prairies entourant les marécages on distinguerait, au nord, les montagnes de l’Approuague ; et, en se dirigeant vers le sud, on arriverait par de grandes plaines découvertes, herbues, ininterrompues si ce n’est par de petits bois clairsemés, et s’étendant entre la grande forêt d’Araguary et la grande forêt du Jary, jusque sur les bords de l’Amazone. Le Matapy serait la grande artère de ces prairies. Il prendrait sa source dans le coude supérieur de l’Araguary, à côté de celles de l’Yratapourou et du Carapanatuba, affluents du Jary.

La France équinoxiale. Voyage à travers les Guyanes et l'Amazonie. 2  

Coudreau, Henri A. / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université des Antilles. C...

La France équinoxiale. Voyage à travers les Guyanes et l'Amazonie. 2  

Coudreau, Henri A. / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université des Antilles. C...

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