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ANNEXES.

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(primitivement aldeia de Maturú, aujourd’hui ville de Porto de Mós), pour affaires politiques à Belem, il envoya sa troupe, sous le sergent-major Antonio da Costas pour prêter secours à Favella, si besoin était. Celui-ci débarquait le 25 novembre au premier port des Indiens bravos de l’Urubú, et, après s’être fortifié en cet endroit et y avoir laissé une troupe suffisante pour défendre les canots et les fortifications, il s'enfonça, avec le reste de ses hommes, dans l’intérieur des forêts. Le 7 janvier 1GG5 il rencontrait les Cabouquenas unis aux Guanavenas et à d’autres tribus belliqueuses de l’intérieur. Les Indiens marchaient tumultueusement contre l’expédition, en bandes nombreuses. Après un rude combat, Favella repoussa les Indiens. Ceux-ci, poursuivis par Favella et par Antonio da Costa qui arriva en ce moment, se réunirent de nouveau et livrèrent un furieux combat. Ce fut un horrible massacre : 700 Indiens furent tués, 400 faits prisonniers, 300 malocas furent incendiées. Depuis cette époque le cours moyen et supérieur de l’Urubú était resté fermé aux explorateurs. Je fus le premier à pouvoir visiter son bassin supérieur, au commencement de 1885. En 1874, Barboza Rodrigues, botaniste brésilien, et quelques années plus tard le lieutenant Saw, de la marine brésilienne, relevèrent son cours inférieur. Rio Ualumã. — Grands cours d’eau peu connu. Dans son cours supérieur, m’ont dit, en 1885, les Indiens des montagnes centrales, ses deux bras pricipaux sont l’Itapou et l’Imahou. En 1874 Barboza Rodrigues a relevé le cours inférieur du Uatumà. Rio Jamundá (ou Nhamundá). — On suppose généralement que ce cours d’eau prend sa source dans un chaînon méridional de la cordillère australe de Guyane, un peu au nord des sources de l’Itapou et de l’Imahou, un peu sud de celles du Trombetas (Couroucouri). D’après Ferreira Perma, qui fait autorité à Para dans les questions de géographie amazonienne, le Jamundá, descendant des montagnes centrales, doit probablement courir d’abord E.-S.-E, entre les montagnes, recevoir quelques petits affluents, puis se diriger S.-E. par de petites chutes et enfin entrer dans le grand plateau boisé du bas Amazone, parfois inondé dans ces régions. A travers la partie moyenne de ce grand plateau le Jamun d envoie, de sa rive gauche, un bras rejoindre le Trombetas exactement au point où ce rio, sautant lui-même sa dernière chute, entre également dans le plateau. A son entrée dans le Trombetas, au-dessous de l’île de Jacitara et en face de la pointe Uruatapera, le bras du Jamundâ a 100 mètres de largeur.

La France équinoxiale. Voyage à travers les Guyanes et l'Amazonie. 2  

Coudreau, Henri A. / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université des Antilles. C...

La France équinoxiale. Voyage à travers les Guyanes et l'Amazonie. 2  

Coudreau, Henri A. / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université des Antilles. C...

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