Page 218

428

ANNEXES.

hostiles, ont reflué aux montagnes centrales et se sont réfugiées dans les sous-affluents lointains des hauts des fleuves. Tout me confirme dans cette opinion : et une pratique de deux ans de vie indienne, et la fréquentation d’une trentaine de tribus, et aussi bien le travail d’exégèse historique et géographique dont ces notes sont le résultat. Je n’estime pas aujourd’hui à moins de 50,000 le nombre des Indiens compris entre l’Équateur, le Maroni-Tapanahoni, le 58 degré de longitude occidentale de Paris et la mer. e

TRIBUS DU LITTORAL. 1°A L’OUEST DE L’OYAPOCK. — Les Galibis. — Au temps de Biet (1652), les Galibis étaient la plus importante des tribus connues de la Guyane. Ils habitaient la côte depuis le Mahury jusqu’à l’Orénoque. Les Galibis de notre colonie se divisaient en trois groupes : ceux de l'île de Cayenne, ceux de Macouria et ceux de Kourou. Du Mahury à Kourou lés Galibis étaient répartis dans une vingtaine de malocas pouvant rassembler environ 250 guerriers. On comptait 3 malocas (village, ou plus exactement, grande maison commune des Indiens) dans l’ile de Cayenne, 3 dans la rivière de Cayenne, 2 le long de la côte jusqu’à Macouria, 3 dans la rivière de Macouria, 1 de Macouria à Kourou, 3 dans la rivière de Kourou. De Kourou à Canamama le pays était vide. De Canamama à Suriname il existait un grand nombre de malocas galibis. Les Galibis de l’époque de Biet avaient pour alliés les Racalets et pour ennemis les Palicours. En 1674 le P. Grillet nous apprend qu’il existe des malocas galibis à l’embouchure de l’Approuague et aussi quelques-unes dans l’Oyac. En 1832 Leprieur cite quelques Galibis dans le bas Oyapock, parmi les Pirious, les Arouargues et les Maraouanes. En 1882 je rencontrai des malocas galibis sur la rive gauche de l’Iracoubo, aux deux centres de Yanou et de Rocoucoua. Ils formaient un total de 200 individus environ. Dans le Sinnamary, un peu au-dessus du bourg, on trouve aussi quelques Indiens de cette nation. En 1883, d’après Fournereau, on trouve un centre galibi sur la rive gauche de la Mana, à 10 kilomètres à vol d’oiseau au-dessus du bourg. La rive gauche du Maroni, toujours d’après cet auteur est très peuplée, il s’y trouve une véritable tribu galibie tout entière. Les principaux centres sont : 1° à l’embouchure, où se trouvent deux villages; 2° à 5 kilomètres en aval d’Albina où se trouvent aussi

La France équinoxiale. Voyage à travers les Guyanes et l'Amazonie. 2  

Coudreau, Henri A. / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université des Antilles. C...

La France équinoxiale. Voyage à travers les Guyanes et l'Amazonie. 2  

Coudreau, Henri A. / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université des Antilles. C...

Profile for scduag
Advertisement