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b) Les moyens médicaux : matériel et médicaments Les approvisionnements sanitaires et autres moyens médicaux à embarquer sur les navires d'émigrants sont très précisément réglementés par les mêmes textes qui régissent déjà les approvisionnements généraux et alimentaires253. A peu de choses près, les deux listes anglaise et française énumèrent les mêmes articles et sensiblement dans les mêmes quantités ; les conclusions que nous serons conduits à en tirer pour les navires français au départ de Pondichéry s'appliquent donc également pour l'essentiel aux bâtiments britanniques partant de Calcutta. Le tableau annexé au cahier-type des charges pour le transport des émigrants au départ de Pondichéry distingue cinq catégories de "provisions et objets" à usage médical, pharmaceutique et sanitaire dont doivent obligatoirement être pourvus les navires à destination des Antilles. 1) Matériel d'infirmerie : aiguilles, balances, bandages, bassins de commodité, biberons, bouilloires, canules, vaisselle pour nourrir les malades, épingles, batterie de mesures volumétriques, mortiers et pots de différents types, spatules, seringues, ventouses, etc. Le document range en outre dans cette catégorie 90 kg de linge à pansements et 18 kg de savon. 2) Literie d'hôpital : matelas, couvertures, draps de lit et traversins, tous en coton, à raison de 6 pour 100 passagers pour les draps et 3 pour 100 pour les autres articles. 3) Instruments de chirurgie. Le tableau est très bref sur ce point ; il se contente d'énumérer trois articles : caisse et trousse d'instruments de chirurgie, sans précision, et forceps. Mais l'arrêté du 3 juillet 1862, auquel le cahier des charges renvoie globalement en tant que de besoin, éclaire le contenu des deux premiers articles : la caisse et la trousse d'instruments de chirurgie doivent être les mêmes que celles en usage sur les bâtiments de la Marine. Quand le médecinaccompagnateur est lui-même un officier du corps de santé de la Marine, il amène ses propres instruments ; s'il s'agit d'un médecin civil, c'est l'armement qui doit y pourvoir. 4) "Rafraîchissements pour malades". Il s'agit d' "aliments légers", un peu plus raffinés, plus agréables au goût et de meilleure qualité que la "malbouffe" habituellement servie aux coolies. Ils sont destinés à alimenter ou à "donner un coup de fouet" à des patients soignés à l'hôpital du bord ou à des passagers particulièrement fragiles : arrow-root pour la préparation de bouillies légères pour les nourrissons, bouillons et conserves de viandes diverses, café, sirops, gelée de goyave, sucre, lait concentré, œufs frais (combien de temps ?) ou "condensés" (en poudre ?) et vin (souvent du porto, au moins sur les navires au départ de Calcutta). En principe, selon l'article 49 de l'arrêté du 3 juillet 1862, ces approvisionnements doivent être 253. Du côté français : annexe n° 6 de l'arrêté local pondichérien du 3 juillet 1862, et tableau annexé au cahier-type des charges du 6 novembre 1867 ; du coté anglais : tableau E annexé aux Madras Rules du 31 décembre 1862. Références complètes note 94, supra.

L'immigration indienne en Guadeloupe (1848-1923). Partie 2  

Auteur . Christian Schnakenbourg. Document de la bibliothèque numérique Manioc.

L'immigration indienne en Guadeloupe (1848-1923). Partie 2  

Auteur . Christian Schnakenbourg. Document de la bibliothèque numérique Manioc.

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