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555 l'homogénéité, et dispense pratiquement de consulter toutes les autres sources, sauf éventuellement à titre de complément marginal. Sur les 93 convois recensés, 47 de ces rapports nous sont parvenus, tous compris entre 1866 et 1885. Pour un second groupe de 18 convois, situés sensiblement à la même époque que les précédents, nous ne disposons malheureusement pas du rapport médical, mais nous sommes tout de même relativement bien renseignés par diverses sources provenant directement des différentes autorités administratives compétentes pour prendre telle décision, surveiller telle opération, ou réglementer telle formalité, à un moment donné de l'ensemble de la procédure : lettres de l'agent français d'émigration de Calcutta au ministère des Colonies, rapports du commissaire à l'émigration de Pondichéry au gouverneur des Etablissements et/ou de celui-ci au ministre, qui nous informent sur la composition et la date de départ des convois ; à l'autre extrémité de la filière, procès-verbaux d'inspection de la commission de visite à l'arrivée des navires, correspondance entre le commissaire à l'immigration de la Guadeloupe et le directeur de l'Intérieur, entre celui-ci et le gouverneur et/ou entre ce dernier et le ministre, qui nous apporte de nombreux éléments sur la date et la composition d'arrivée des convois ; ou encore bulletins maritimes du port de Pointe-à-Pitre, contenant de précieux renseignements sur le nom, la nature, le tonnage, la nationalité des navires en provenance de l'Inde ; etc. Ces différentes

sources

sont

pratiquement

aussi

fiables

que

les

rapports

des

médecins-

accompagnateurs, et, étant le plus souvent complémentaires et combinables entre elles, apportent généralement une information très complète sur les différents convois. Mais pas toujours ; pour certains d'entre eux, des éléments essentiels manquent sans que l'on dispose par ailleurs du moyen de combler les lacunes résultant de leur absence. Autre inconvénient de ces combinaisons de sources d'origines différentes : un certain manque d'homogénéité, qui rend parfois aléatoire leur interprétation et leur inclusion dans un ensemble plus vaste. Enfin, pour un dernier groupe de 28 convois, ayant tous quitté l'Inde entre 1854 et 1864, notre principale source consiste en un ensemble de plusieurs tableaux récapitulatifs établis à la fin de la période considérée, soit par l'administration des Etablissements français de l'Inde, soit par les services du ministère, probablement à partir d'informations venues de Pondichéry. Ces documents sont généralement très incomplets, souvent imprécis et parfois fautifs ; des données essentielles font défaut, des approximations, des inexactitudes et quelquefois même des erreurs grossières rendent leur crédibilité discutable et leur utilisation aléatoire. Pour certains convois, nous disposons heureusement d'autres documents, principalement administratifs, qui permettent de contrôler et souvent de corriger le contenu de ces tableaux, mais l'ensemble demeure néanmoins hétérogène, lacuneux et peu fiable. C'est uniquement parce qu'il n'existe à notre connaissance aucune autre source relative à ce groupe de convois que nous sommes conduits à utiliser celle-là.

L'immigration indienne en Guadeloupe (1848-1923). Partie 2  

Auteur . Christian Schnakenbourg. Document de la bibliothèque numérique Manioc.

L'immigration indienne en Guadeloupe (1848-1923). Partie 2  

Auteur . Christian Schnakenbourg. Document de la bibliothèque numérique Manioc.

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