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CAFÉIERS.

— CAFÉS.

— PARTIE COMMERCIALE.

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1879, s'étant élevée à 568.346 quintaux, les droits de douane ont produit 88 millions de droits, au minimum. Cette somme paraît un trop sérieux appoint à nos recettes, pour que l'on puisse songer, dès aujourd'hui, à supprimer cette source de produits; mais on a proposé d'abaisser ces droits du tiers, c'està-dire de 50 centimes environ par kilogramme. Si l'on recherche quelle pourrait être l'influence de cette réduction de droits (0,50 par kilog.) sur la consommation générale, on arrive à cette conclusion qu'elle constituerait une perte certaine et sensible pour le Trésor, sans augmentation probable de la consommation et sans bénéfice pour le consommateur le plus,nombreux et le plus intéressant, la classe ouvrière des villes et des campagnes. La conclusion reste sensiblement la même pour une réduction de droits de 1 fr. par kilog. (1). La seule mesure budgétaire qui paraisse susceptible d'entraîner une augmentation de consommation, fort désirable du reste, serait la suppression complète de tout droit. Pour justifier ces assertions, qui paraissent à première vue paradoxales, il suffit d'examiner les faits, c'est-à-dire le mécanisme de la vente au détail (2). La vente au détail s'adresse aux clientèles riche, bourgeoise, ouvrière. Au point de vue de l'augmentation de la consommation, on doit négliger absolument la clientèle riche, à laquelle le cours d'une denrée et par suite le droit de douane, qui en est un des éléments, est indifférent. La clientèle bourgeoise est plus soucieuse d'économie; elle achète le café le plus souvent au 1/2 kil., qu'elle paie de 2 fr. 50 à 3 fr., soit 5 à 6 fr. le kil. Ce café, au port d'arrivée, vaut au plus, droits acquittés, 3 fr. 50 à 4 fr. le kil., ce qui constitue un écart entre le prix du gros et celui du détail de 1 fr. 50 à (1) Cet abaissement a été demandé par la Chambre de commerce de Bordeaux, le 16 février 1881. (2) La question de l'abaissement des droits étant, pour ainsi dire, pendante devant l'opinion publique, on a cru devoir entrer dans quelques détails à ce sujet. Pour ma part, ainsi que je l'ai dit plus haut, je suis partisan du maintien d'un droit sur les provenances étrangères, et de la détaxe totale pour les provenances des colonies françaises. E. IL

Manuel pratique des cultures tropicales et des plantations des pays chauds. T. 2, 1ère partie  

Auteur. Raoul, E. F. A. / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique de manioc. Université des Antilles et de la Guyane, service commu...

Manuel pratique des cultures tropicales et des plantations des pays chauds. T. 2, 1ère partie  

Auteur. Raoul, E. F. A. / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique de manioc. Université des Antilles et de la Guyane, service commu...

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