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MANUEL

DES

CULTURES

TROPICALES.

épaisse, plusou moins adhérente, est généralement jaune paille, avec une tendance à tourner au brun. La densité du grain forme, avec l'odeur et le goût, la différence la plus tranchée du C. Santos avec le C. Rio. Le café Santos est tendre à la pression du doigt. La coloration est des plus variables; on constate quelquefois des taches ou marbrures blanchâtres, principalement sur le contour de la base ; ces marbrures existent à l'état parfaitement sain. Les corps étrangers sont les mêmes que dans les C. Rio ; la proportion des cristaux de roche est plus faible. Emploi commercial des C. du Brésil. — D'après les statistiques fournies par la douane française, très exactes pour cette provenance, les C. du Brésil entrent dans la consommation française dans la proportion du tiers environ, et, d'après le dire autorisé des principaux négociants et courtiers, le C. Santos forme les deux tiers environ de notre consommation en C. brésiliens. Néanmoins, en dehors des ports de commerce et des villes du nord do la France, le consommateur ne connaît guère, de nom, les cafés du Brésil, et surtout il ignorait naguère et continue encore le plus souvent à ignorer le nom des C. Santos (1). Les sortes supérieures des cafés du Brésil, en particulier du type Santos, ne sont pas séparées des autres cafés par des caractères extérieurs nettement tranchés; ils se rapprochent beaucoup, au contraire, dans certaines séries, de provenances très éloignées du Brésil. En outre, étant donnée l'énorme production de la province de Saint-Paul, et aussi la sélection pratiquée sous la direction du Club de Lavoura par les cultivateurs, en vue de propager telle variété qui se rapproche, comme forme, du type d'une provenance étrangère recherchée (2), on comprend que l'on puisse trouver, et l'on trouve, en effet, dans (1) L'empereur Don Pèdre II, pendant son dernier voyage en France, examinant les désignations de café que l'on rencontre aux étalages des marchands, eut l'occasion de faire très souvent cette remarque; le consul de l'empire du Brésil au Havre lui donna l'explication de cette anomalie. (2) La formule empirique Martinique-Bourbon-Moka est l'expression du mélange ternaire le plus généralement demandé et vendu, mais le plus rarement consommé. Le Martinique n'existe môme plus en réalité; les deux autres, commercialement parlant, existent à peine 11

Manuel pratique des cultures tropicales et des plantations des pays chauds. T. 2, 1ère partie  

Auteur. Raoul, E. F. A. / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique de manioc. Université des Antilles et de la Guyane, service commu...

Manuel pratique des cultures tropicales et des plantations des pays chauds. T. 2, 1ère partie  

Auteur. Raoul, E. F. A. / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique de manioc. Université des Antilles et de la Guyane, service commu...

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