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( 83 ) tendu pour la dernière fois Mabiala et mon fils. » Quand je montai sur le pont à l'heure ordinaire, je trouvai l'occasion d'interroger un de ces noirs affranchis , qu'on emploie sur les vaisseaux négriers , parce qu'ils savent la langue usitée à la côte , et qu'ils sont moins étrangers que les blancs à la manière dont il faut traiter les nouveaux esclaves : il garda la plus grande réserve. Je ne fus pas plus heureux auprès d'un autre , et ces refus ne justifiaient que trop les invincibles terreurs dont mon âme était obsédée. Il m'était facile de voir qu'un tel mystère couvrait des choses désagréables pour les esclaves, et trahissait la crainte de voir naître en eux quelqu'une de ces émotions toujours si redoutées.

Ossolinski, ou Marseille et St-Domingue, après 1794 et en 1815 : mémoires contemporains. T.3  

Auteur. Masse, E.-M. / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique de manioc. Université des Antilles et de la Guyane, service commun d...

Ossolinski, ou Marseille et St-Domingue, après 1794 et en 1815 : mémoires contemporains. T.3  

Auteur. Masse, E.-M. / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique de manioc. Université des Antilles et de la Guyane, service commun d...

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