Page 266

( 260 )

tures ; mais alors il m'aurait fallu abandonner mon Elysée où le terrain cultivable était fort resserré, quoiqu'excellent. D'ailleurs , il y avait en moi une grande répugnance à marchander mon semblable. Je préférais louer, dans l'occasion , un ou deux nègres pour aider Philippe dans ses travaux. Quant à mon argent, on m'avait indiqué une maison sure où je le plaçais, et qui, le plus souvent aussi, m'achetait mon tabac. Il y avait si peu de luxe dans notre ménage, qu'à la fin de l'année mes économies se trouvaient assez considérables ; et je m'étonnais moins des fortunes qu'on fait dans les colonies avec peu de moyens apparens et une industrie aussi bornée que pouvait l'être la mienne. Ma fille grandissait, et chaque jour

Ossolinski, ou Marseille et St-Domingue, après 1794 et en 1815 : mémoires contemporains. T.3  

Auteur. Masse, E.-M. / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique de manioc. Université des Antilles et de la Guyane, service commun d...

Ossolinski, ou Marseille et St-Domingue, après 1794 et en 1815 : mémoires contemporains. T.3  

Auteur. Masse, E.-M. / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique de manioc. Université des Antilles et de la Guyane, service commun d...

Profile for scduag
Advertisement