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sous un aspect meilleur. Ou enfonçait presque toujours jusqu'aux genoux ; on ne trouvait point d'eau potable ; ce n'était que fange, que débris de feuilles et de racines pourries : quant au manger, on n'avait que la ressource dégoûtante de quelques lézards qui, sur un sol tant détrempé, ne pouvaient pas même passer par le feu. A la soif, à la faim , se joignait la privation du sommeil ; car, après tant de fatigues, ce n'était pas dormir que de fermer un instant les yeux en appuyant sa tête sur quelque racine de manglier un peu plus élevée que les autres au-dessus de la vase. Quand Alonso d'Ojeda et ses compagnons , qui, le premier jour, étaient au nombre de soixante-dix, se furent ainsi écartés de leur point de départ, ils re-

Ossolinski, ou Marseille et St-Domingue, après 1794 et en 1815 : mémoires contemporains. T.3  

Auteur. Masse, E.-M. / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique de manioc. Université des Antilles et de la Guyane, service commun d...

Ossolinski, ou Marseille et St-Domingue, après 1794 et en 1815 : mémoires contemporains. T.3  

Auteur. Masse, E.-M. / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique de manioc. Université des Antilles et de la Guyane, service commun d...

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