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( 292 ) » un petit membre de quatre lignes. Toutes les » écailles sent noires. Le nombre des bandes dor» sales varie beaucoup , depuis six jusqu'à neuf » inclusivement (*). » J'ai rapporté la description entière que le voyageur espagnol a faite du caclncame , parce que personne n'a mieux fait connaître les tatous. Du reste, ces animaux, que l'on peut regarder comme faisant la nuance entre les quadrupèdes et .les tortues , ont la chair aussi saine et d'aussi bon goût que celle de ces reptiles. Il est probable que l'île de la Trinité, de même que les autres contrées méridionales de l'Amérique , nourrit encore d'autres espèces de tatous. Mais le porc-épic huppé, ou porc-épic d? Europe (histrix cristata) , n'existe pas dans cette île. L'animal de la même famille, mais d'un genre différent , qui s'y trouve , est le coendou ( histrix prehensilis L.), dont la queue est très-longue et prenante , caractère qui l'éloigné du porc-épic qui a la queue très-courte et lâche» Il en diffère encore par le manque de panache sur la tête , par des proportions plus petites, par des piquants beaucoup plus courts, et surtout par des habitudes opposées. Le coendou mange des animaux plus petits que lui, grimpe sur les arbres pour attraper les oiseaux , dort le jour et chasse la nuit. Les piquants, dont la tête et le corps du coen(*) Voyage dans l'Amérique méridionale, tome II, page 346.

Voyage aux îles de Ténériffe, la Trinité, Saint-Thomas, Sainte-Croix et Porto Ricco  

Auteur. Ledru, A.-P. / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Université des Antilles et de la Guyane, Service commun de...

Voyage aux îles de Ténériffe, la Trinité, Saint-Thomas, Sainte-Croix et Porto Ricco  

Auteur. Ledru, A.-P. / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Université des Antilles et de la Guyane, Service commun de...

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