Page 77

— 67

que septentrionale, devint-elle bientôt générale partout où flottaient les deux pavillons rivaux. La cause de cette querelle était toujours la même. Ce qui allait se passer, de 1756 à 1763, était la continuation de ce qui s'était passé de 1744 à 1749. Si de Bompar avait eu assez à faire de s'occuper des abus à réprimer à la Martinique, il s'était aussi gravement préoccupé de la Guadeloupe. Cette île, qui dépendait de son gouvernement, mais dans laquelle il n'avait pu se transporter, avait été, comme nous le savons, malheureuse à plus d'un litre depuis la cessation des hostilités. Comme à la Martinique, néanmoins, la confiance entre l'habitant et le commerce avait, en 1754,semblé y renaître. Mais, plus soumise que la Martinique à l'avidité des commissionnaires , les procès qui y existaient avaient exige le transport de quelques Conseillers du Conseil Souverain de la Martinique à la Basse-Terre, où siégeait une cour extraordinaire, présidée par l'intendant de Givry, qui, en peu de temps, rétablit l'ordre, et permit à la cour souveraine de la Guadeloupe de se mettre au courant des démêlés qu'elle avait à juger (1). Cet état de choses, et les rapports faits par l'intendant de Givry à Bompar, lui avaient permis de prendre quelques renseignements sur l'état où se trouvait la Guadeloupe, mais, voulant encore se renseigner d'une manière plus positive, de Bompar, qui, au passage de Mirabeau , s'était concerté avec lui sur les choses les plus urgentes , lui avait donné l'ordre , après trois mois de séjour dans son gouvernement, de venir lui rendre un compte détaillé des choses telles qu'il les aurait vues. Mirabeau se rendit aux ordres de son chef, et se fiant en son expérience, usa, à son retour à la Guadeloupe, d'une impartia-

le Codes manuscrits Guadeloupe et Martinique, 1755, Archives do la marine. Cette cour, présidée par l'intendant Lefebvrc de Givry, était composée de MM. Cazotte, commissaire et contrôleur de la marine, Menant, de Perrinelle Dumay et de notre arrière-grand-père, conseillers titulaires an Conseil Souverain de la Martinique, ainsi que de Bellissant, juge royal civil et criminel de Saint-Pierre.

Histoire générale des Antilles. T. 5 et 2 de la deuxième série.(1-1)  

Auteur. Dessalles, A. / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Université des Antilles et de la Guyane, Service commun de...

Histoire générale des Antilles. T. 5 et 2 de la deuxième série.(1-1)  

Auteur. Dessalles, A. / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Université des Antilles et de la Guyane, Service commun de...

Profile for scduag
Advertisement