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— 313— s'accroître? Le commerce seul pouvait suffire aux besoins de l'Angleterre. L'Angleterre, placée dans les conditions que nous lui connaissons, laissait, au sortir de la guerre, ses terres chargées d'un impôt plus fort qu'il ne l'avait jamais été dans un temps de paix. Les taxes pesaient sur les maisons ; elle avait inventé l'usage, adopté depuis, de faire payer aux citoyens les ouvertures qui, dans leurs demeures, les mettant en communication avec le ciel, leur révèlent la naissance ou la mort de la nature. Le contrôle des actes s'étendait sur tous les biens-fonds, et tout ce qui pouvait se (axer; les objets de luxe, de fantaisie, de première nécessité, étaient accablés de droits horribles. Le commerce se voyait astreint, à la rentrée cl à la sortie de ses marchandises, à des razzias effrayantes, qui n'enrichissaient pas le fisc anglais, vrai tonneau des Danaïdes. Évidemment, la crise était forte, les ressorts de l'Etat étaient forcés-, les muscles du corps politique, trop tendus, allaient sortir de leur place ; c'en était fait de l'Angleterre, si la guerre eût continué. Et la France avait accédé à la paix! elle avait sanctionné sa spoliation coloniale, alors que le Portugal était à la veille d'être par ses armes et celles de l'Espagne ! et alors que le roi de Prusse, malgré ses talents, se voyait à la veille de sucenvahi

livres sterlings. A la cessation des hostilités, en 1748, elle était de soixante-dix-huit millions deux cent quatre-vingt-treize mille trois cent treize livres sterlings. En 1755, commença la guerre de l'Angleterre contre la France ; l'Espagne devint notre auxiliaire. Le fonds d'amortissement avait payé six millions trois mille

treize livres sterlings, sur les soixantecent quatre-vingt-treize mille trois cent treize

cent

dix-huit millions deux

livres sterlings dues en 1748 ; et la dette anglaise, an commencement des hostilités, était réduite à soixante douze millions deux cent quatrevingt-neuf mille livres sterlings. Elle était de cent trente-neuf millions cinq cent seize mille huit cent sept livres sterlings (chiffre égal en francs à celui que nous avons mentionné ci-contre) à la paix de 1763. Nous verrons, sous peu, les sacrifices que l'Angleterre s'imposa dans cette guerre, sacrifices qu'un document, puisé dans les gazettes d'alors, nous a révélés.

Histoire générale des Antilles. T. 5 et 2 de la deuxième série.(1-1)  

Auteur. Dessalles, A. / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Université des Antilles et de la Guyane, Service commun de...

Histoire générale des Antilles. T. 5 et 2 de la deuxième série.(1-1)  

Auteur. Dessalles, A. / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Université des Antilles et de la Guyane, Service commun de...

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