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qu'on envoyait aux îles, pour les commander, faisait taire les plaintes que les colons adressaient à la cour, contre ceux qui abusaient de leurs pouvoirs. Dans un Mémoire, dont manque la (in et le commencement, et qui ne porte aucune signature, un colon se plaignait des injustices de Caylus : « Vous aurez â vous méfier des habitants des îles, répondait le ministre à Caylus; je reçois contre vous des plaintes qui, si elles étaient vraies, entraîneraient votre jugement (1). » Dans ce siècle plus éclairé, â celte époque plus philantropique, les colons ne se plaignent plus; les journaux font l'office des placets, et le stygmate qui pèse sur ceux qui les écrasent, foulant aux pieds leur nationalité et leur patriotisme, est l'unique vengeur qu'ils puissent utilement évoquer. Seulement, nous observerons, qu'en 1750, s'ils étaient soumis aux vexations des chefs que le roi envoyait aux îles, leur nombre était restreint, tandis que, aujourd'hui, l'agent le plus infime d'un gouvernement soupçonneux et tyrannique, devient un impudent accusateur, que sa lâcheté même met à l'abri de la cravache du citoyen qu'il calomnie et qu'il opprime souvent, pour s'attirer quelques flétrissantes faveurs. (1) Cartons Martinique, Archives de la marine.

Histoire générale des Antilles. T. 5 et 2 de la deuxième série.(1-1)  

Auteur. Dessalles, A. / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Université des Antilles et de la Guyane, Service commun de...

Histoire générale des Antilles. T. 5 et 2 de la deuxième série.(1-1)  

Auteur. Dessalles, A. / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Université des Antilles et de la Guyane, Service commun de...

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