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— 134 — teinbeck et devenait le complément des conventions de CloslerSeven (1). Le génie de Pitt semblait avoir présidé aux destinées de Frédéric, et les préparatifs de l'Angleterre, pour la campagne de 1758, firent sérieusement regretter à la France son infériorité maritime. Néanmoins, l'on comprit qu'en présence de ce qui se passait il fallait agir. Nos côtes de l'Océan étaient toujours observées par l'escadre de Hawke, tandis que celle de Holbourne barrait le passage au détroit de Gibraltar, et, menacés d'une descente en France, nous ne pouvions expédier les secours destinés à nos colonies. Le roi et son ministre de la marine savaient nos Antilles démunies de vivres, manquant de munitions , et les escadres qui les avaient protégées en 1757, allaient avoir, en rentrant dans nos ports, à se garer des poursuites des Anglais et de la surveillance qu'ils exerçaient sur nos côtes de l'Océan. Des ordres furent donnés pour activer les préparatifs qui se faisaient à Brest et à Toulon. L'on vit enfin que le courage, quel qu'il soit, ne saurait toujours suppléer au nombre, et que notre marine, négligée depuis tant d'années, n'était pas rétablie sur un pied assez formidable pour lutter longtemps contre la marine britannique. La France, il est vrai, par une sage distribution de ses forces maritimes, avait réussi, pendant deux ans, à faire échouer les projets de ses ennemis, mais elle n'avait pas ce fonds inépuisable de marine qui donnait à l'Angleterre une supériorité incontestable; les vaisseaux français, perdus ou pris, n'étaient pas ai(1) On sait combien la flatterie avait de prise sur le maréchal de Richelieu. Envoyé pour prendre le commandement de notre armée, et second# par les Suédois , il était parvenu à placer Frédéric dans une position telle, que ce prince n'avait plus qu'à subir les conditions qui lui seraient posées, lorsque, par ses éloges prodigués à Richelieu , il paralysa les combinaisons de nos alliés, et lui donna le temps et les moyens de reprendre l'offensive. Voir ce qu'en dit Duclos, au tome II de ses Mémoires Secrets, pages 323 et suivantes, Paris. 1791.

Histoire générale des Antilles. T. 5 et 2 de la deuxième série.(1-1)  

Auteur. Dessalles, A. / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Université des Antilles et de la Guyane, Service commun de...

Histoire générale des Antilles. T. 5 et 2 de la deuxième série.(1-1)  

Auteur. Dessalles, A. / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Université des Antilles et de la Guyane, Service commun de...

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