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42 à lui assurer en neuf mois une fortune considérable, que 40 ans de travaux en France ne lui eussent peut-être pas procurée. C'est un enfant d'Haïti qui dit à son pays, après 25 ans d'absence: « T u m'as accueilli; tu m'as élevé au rang de citoyen, bien que j'aie passé ma jeunesse sur une terre étrangère, bien que je n'aie pas combattu pour ta cause, ni contribué en rien aux merveilleux événemens qui t'ont affranchi et obtenu la reconnaissance de l'indépendance. « Je viens chez toi; ce n'est pas pour passer le reste de mes jours au sein de ma famille et des lieux qui m'ont donné le j o u r , mais pour acquérir en neuf ou dix mois de travail de quoi passer le reste de mes jours dans l'opulence . dans une contrée étrangère, où je pourrai sourire de la confiance accordée à mon jeune savoir , et déclarer que les lois auxquelles j'ai travaillé sont ridicules , me moquer ouvertement de tous les hommes d'état et de tous les magistrats qu'Haïti renferme, et auxquels je donnerai un brevet de stupidité. » Tel est pourtant le langage de M. Blanchet, et il vient nous parler de la libéralité de ses sentimens, de l'avarice du président ! Ah! dans le sentiment douloureux qui nous anime, qu'il nous soit permis de lui dire :

Mémoire pour S. Ex. le Président de la République d'Haïti, contre Me Blanchet, avocat...  

Auteur. Isambert, F.-A. / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université des Antill...

Mémoire pour S. Ex. le Président de la République d'Haïti, contre Me Blanchet, avocat...  

Auteur. Isambert, F.-A. / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université des Antill...

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