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38 paix ; mais ce magistrat se crut en droit, d'après les lois du pays , de le condamner par forme de police à 24 heures de prison. Vainement M. Blanchet prétend aujourd'hui que la condamnation n'est pas légale; personne ne croira à ses récriminations sur ce point. Plus vainement encore il dira, que le jugement, s'il était représenté, aurait été fabriqué après coup, parce qu'il n'était pas écrit. De pareilles allégations suffiraient pour décréditer la meilleure cause : à qui fera-l-on croire, qu'en Haïti, les jugemens se rendent verbalem e n t , ou qu'on soit capable de faire un faux après c o u p , pour y suppléer? M. Blanchet d'ailleurs avoue l'existence de la condamnation. Mais il y a plus, ce j ugement a été exécuté ; or, à moins de supposer que le juge se soit levé de son siège pour s'ériger en alguazil, et pour conduire lui-même M. Blanchet en prison, il faut reconnaître que la force armée n'a pu agir que sur le jugement lui-même, remis à son chef. Quel était le devoir de M. Blanchet, en cette circonstance? De subir sans résistance la peine légère justement infligée à sa provocation; il n'en eût pas été déshonoré, et sa considération personnelle n'en eût pas diminué. Mais lui, qui reproche aujourd'hui avec tant de témérité au président d'Haïti de se placer au-

Mémoire pour S. Ex. le Président de la République d'Haïti, contre Me Blanchet, avocat...  

Auteur. Isambert, F.-A. / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université des Antill...

Mémoire pour S. Ex. le Président de la République d'Haïti, contre Me Blanchet, avocat...  

Auteur. Isambert, F.-A. / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université des Antill...

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