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35 M. Berville. La rédaction, du Code pénal n'est pas l'œuvre de M. Blanchet seul. Au reste, quel que soit le mérite de ces travaux , il ne faut pas l'exagérer. Tous nos Codes ont été appropriés aux colonies françaises, et on sait qu'il n'en a rien coûté au gouvernement français q u i , cependant, avait bien les moyens de les payer. Tout ce qu'il y a de certain et d'avoué au procès, c'est que M. Blanchet a travaillé pendant huit à neuf mois sur dix mois et demi environ de séjour qu'il a fait en Haïti. M. Blanchet exerçait cependant sa profession de défenseur; il ne disconvient pas avoir plaidé plusieurs fois, et l'on pense bien que dans les commencemens les occasions durent être assez rares pour un homme qui ne connaissait pas la procédure et les lois du pays ; il a fait des consultations, le fait est affirmé par un journal d'Haïti, que lui-même a cité sans le combattre sur ce point. D'un autre coté, la générosité du président s'était exercée à son égard, avant qu'il lui eût rien demandé, et bien qu'il n'eût droit à aucune rétribution; sa munificence n'en serait pas restée l à , si M. Blanchet n'y avait mis obstacle par ses procédés, et n'avait pas rompu avec éclat, à la suite de prétentions toutes plus exagérées les unes que les autres.

Mémoire pour S. Ex. le Président de la République d'Haïti, contre Me Blanchet, avocat...  

Auteur. Isambert, F.-A. / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université des Antill...

Mémoire pour S. Ex. le Président de la République d'Haïti, contre Me Blanchet, avocat...  

Auteur. Isambert, F.-A. / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université des Antill...

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