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23 sait, avec raison, devoir être productive; nous avons cru qu'il allait s'y établir sans esprit de retour. Nous et beaucoup d'autres, nous avons applaudi à son dessein. Il n'avait pas à craindre ces maladies mortelles qui afteignent dans ces climats brûlans les Européens non acclimatés ; il ne quittait pas un état fait; au contraire, on sait que M. Blanchet, par suite d'un désagrément qu'il éprouva en plaidant (le 3o juin 1820) dans le procès de la souscription nationale, où il fut interrompu par le président des assises, M. Moreau, et o ù , sur l'invitation de ses confrères , il renonça à la parole, ainsi que M. Desquiron de Saint-Agnan, avait témoigné l'intention d'abandonner le barreau de la Cour royale. Après avoir travaillé avec l'un de nos plus honorables confrères, il avait même traité d'une charge d'avocat à la Cour de cassation, à laquelle le ministre, par une injustice que M. Blanchet paraît avoir oubliée, puisqu'il a entrepris son éloge, n'a pas voulu le nommer. Il se plaignait alors amèrement de ce que sa patrie adoptive repoussait ses services; ses yeux se tournaient avec amour vers le pays de sa naissance, où vivaient dans l'aisance et dans la considération une mère qu'il avait quittée à l'âge de trois a n s , une s œ u r , un frère, l'un des p r e miers armateurs de Saint-Domingue, trois o n cles , dont deux sont employés par le gouvernement d'Haïti.

Mémoire pour S. Ex. le Président de la République d'Haïti, contre Me Blanchet, avocat...  

Auteur. Isambert, F.-A. / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université des Antill...

Mémoire pour S. Ex. le Président de la République d'Haïti, contre Me Blanchet, avocat...  

Auteur. Isambert, F.-A. / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation, Université des Antill...

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