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N° 55.

259

SUPPLEMENT

À LA GAZETTE

Du Mardi 11 Juillet 1780. Du Fort-Royal de la Martinique, le 28 Mai 1780. L ' E S C A D R E d u R o i , aux ordres du C o m t e de G u i c h e n , Lieutenant général des Armées navales, étoit arrivée le 2 2 Mars au Fort-Royal de la Martinique : quelques jours furent employés à débarquer les T r o u p e s , les effets & les munitions deftinés pour cette C o l o n i e , à remplacer l'eau des Vaiffeaux, & à difpofer u n C o n v o i pour faire paffer avec fûreté à Saint-Domingue, les fubfiftances & les autres approvifionnemens deftinés pour les Ifles de fous le Vent. L e 12 A v r i l , les T r o u p e s qui devoient être employées dans les expéditions que l'Armée navale pourroit entreprendre, furent embarquées avec les Chefs des C o r p s , & réparties fur les Vaiffeaux & les Frégates de Sa Majefté. Ces Troupes furent tirées des régimens de Viennois, C h a m p a g n e , D i l l o n , T o u r a i n e , W a l c h , Auxerrois & E n g h i e n , des Volontaires-étrangers d e la M a r i n e , du régiment de la Martinique, des Volontaires de Bouille, & des compagnies d'Artillerie. Les Officiers fupérieurs fous les ordres du Marquis de Bouillé, étoient le Marquis d e Saint - Simon, le Marquis d u Chilleau, le Vicomte de Damas, le Marquis de Livarot, le C o m t e de Canillac & le C o m t e de Tilly. L ' A r m é e mit, à la voile le 13, de la baye du Fort-Royal pour couvrir le paffage de la Flotte confidérable deftnée pour SaintD o m i n g u e , que le C o m t e de Guichen avoit fait appareiller le 12 au foir, fous l'efcorte du Vaiffeau le Fier de 5 0 canons, commandé par le Chevalier de Turpin du Breuil, C a pitaine d e Vaiffeau, & d e la Frégate la Boudeufe, L ' A r m é e navale du R o i étoit compofée de 2 2 Vaiffeaux; celle des ennemis, mouillée à Sainte-Lucie, étoit à peu-près égale en n o m b r e ; mais deux Vaiffeaux à trois,

p o n t s , & u n e plus grande quantité d e Vaiffeaux d e 7 4 , donnoient à l'armée Angloife une fupériorité de force décidée, qui ne parut pas au C o m t e de Guichen une raifon fuffifante pour ne pas tenter de former des attaques contre les poffeffions des Ennemis. L'Armée Angloife commandée par l ' A miral R o d n e y , n'ayant fait aucun mouvement pour s'oppofer au paffage du convoi de Saint-Domingue, le C o m t e de Guichen dirigea fa route pour remonter au Vent d e la Martinique, en paffant par le canal de la D o m i n i q u e ; mais les courans contraires étoient fi rapides, que deux jours fe paffèrent avant que l'Armée du Roi eût p u gagner le Canal. Plufieurs Vaiffeaux cependant étoient parvenus à s'y élever, lorfque le 16 à 7 heures du matin, la Frégate l'Iphi{lénie, commandée par le Comte de Kerfaint, Capitaine de Vaiffeau, qui étoit de l'arrière de l'Armée en obfervation, fignala la vue de l'Efcadre Angloife. Le Comte de Guichen fit auffitôt à les Vaiffeaux le fignal de ralliement & celui d'ordre de bataille : il e m ploya toutes les manœuvres qui lui parurent les plus avantageufes pour approcher les E n n e m i s , qui avoient l'avantage du V e n t ; ce qui ne permettoit pas au Comte de Guichen de les attaquer auffitôt qu'il l'eût defiré. II prit le parti d e faire forcer d e voiles à l'Armée du R o i , dans l'efpérance qu'il pourroit gagner le Vent fur celle des E n nemis : mais ce ne fut que le 17, que l'Amiral Rodney fe décida enfin à accepter le combat, en portant fur notre ligne à une heure un quart après midi. L'action s'engagea à l'avant-garde & à l'arrière-garde : le corps de bataille des Ennemis fe tenoit encore éloigné ; & ce ne fut qu'à une heure trois quarts, que le Vaiffeau qui fe trouvoit le Matelot de l'avant d e l'Amiral R o d n e y , commença à canonner le Vaiffeau la Couronne, monté par le C o m t e de Guichen.

3Iij


260 L e Général François s'étoit flatté que l'Amiral Anglois le chercheroit clans la ligne; mais il fe tint toujours de l'arrière de la Couronne, ce qui fit juger au C o m t e de G u i c h e n , que fon projet étoit de couper & d'attaquer l'arrière-garde Françoife. E n effet, l ' A m i r a l R o d n e y ne tarda pas à manœuvrer de manière à exécuter ce projet, en tentant de palier par une lacune que la grande dérive du Vaiffeau l'Actionnaire de 6 4 , laiffoit dans notre ligne ; & il avoit déjà doublé un de nos Vaiffeaux, lorfque le C o m t e de G u i c h e n , qui jugea la man œ u v r e des E n n e m i s , fit lignai à l'Armée du R o i , de revirer de b o r d , vent arrière, & arriva dans le même inflant pour couper lui-même la ligne Angloife, mais l'Amiral R o d n e y ne lui en laiffa pas le t e m p s , & fe preffa de reprendre fes a m u r e s , dès qu'il vit que le C o m t e de Guichen arrivoit pour le combattre : le Général François reprit auffitôt les fiennes, & annulla le fignal de faire revirer de bord l'armée du Roi. Les deux Armées fe trouvant alors fur les mêmes amures, le C o m t e de Guichen efpéroit que l'Amiral Anglois voudroit enfin le combattre ; mais le Vaiffeau fe Sandwich, de 9 8 canons, monté par cet Amiral, refta conftamment u n peu de l'avant du Palmier, de 7 4 , commandé par le Chevalier de M o n teil, Matelot de l'arrière du C o m t e de Guichen ; & la Couronne ne pouvoit faire feu fur le Vaiffeau Amiral que d'une partie de fes canons. Les Vaiffeaux le Sphinx & l'Artéfien, de 6 4 , commandés par le C o m t e de Soulanges & le Chevalier de P e y n i e r , furent combattus par les plus gros Vaiffeaux de la ligne ennemie, dans le nombre defquels fe trouvoit fa Princeff - Royal, de 9 8 , à trois ponts : ils fournirent avec fermeté un feu fi fupérieur, pendant plus d'une h e u r e , jufqu'à ce que le Robufte, de 7 4 , monté par le C o m t e de Graffe, Commandant l'Efcadre B l e u e , dont ces deux Vaiffeaux faifoient partie, ayant reviré de bord, vint à leur fecours & fes dégagea. L e C o m t e de Guichen fe flattoir que le combat s'engageroit d'une manière plus décifive: fa pofition de fous le vent ne lui laiffoit aucune reffource pour y forcer l ' E n n e m i , qui étoit maître de pouffer l'action avec v i g u e u r , ou de la rallentir ; la furprife du

Général François fut des plus g r a n d e s , lorfqu'à quatre heures & demie, il vit l'Amiral Rodney amurer fa grande voile, ferrer le vent & le faire ferrer à toute la ligne Angloife. U n e demi-heure après, on vit tomber le petit mât de hune du Vaiffeau fe Sandwich qui parut très-maltraité : o n crut même s'apercevoir que l'Amiral avoit porté ion pavillon fur u n autre Vaiffeau. L'armée du Roi conferva fes feux allumés pendant toute la nuit, & fit fes fignaux à coups de canon; mais le 18, au point du j o u r , elle n'eut point connoiffance de l'Armée ennemie ; on ne la découvrit que le 19 fous le vent. L e Comte de Guichen fe décida alors à dépofer fes bleffés à la G u a d e l o u p e , ce qui fut exécuté pendant que l'Armée c o n tinua de fe tenir fous voiles. L ' A r m é e Angloife fut aperçue le 20 fous le vent de la Guadeloupe ; celle du Roi manœuvra le 21 & le 22, pour l'engager à un nouveau combat : & comme elle parut décidée à ne pas l'accepter ; le C o m t e de Guichen fe détermina, de concert avec le Marquis de Bouille, à remonter au vent des Ifles par le nord de la G u a d e l o u p e , pour tenter les expéditions qui paroîtroient praticables. Les Ennemis avoient fait repaffer à SaintChrillophe & à A n t i g u e s , les garni-Ions qu'ils en avoient précédemment tirées pour l'entreprife qu'ils projettoient contre la Grenade. L'égalité de forces entre les deux Armées navales ne permettoit pas des Siéges en r è g l e , qu'il eût fallu faire pour s'emparer de ces Ifles. Les Généraux François fé déterminèrent en conféquence, à remonter au vent de la Martinique, & après avoir paffé par le canal de Sainte-Lucie, à tente de prendre pofte au Gros-iflet. L ' A r m é e du Roi fe trouva, le 5 Mai à vue des terres de la Martinique au vent. L e 7 , le Marquis de Bouille s'embarqu fur la Frégate la Courageuje; à 600 G r e nadiers furent répartis fur quatre Frégates A l'entrée de la nuit, cette Efcadre léger fit route fur Sainte-Lucie dans la partie d vent. L ' A r m é e fuivoit la route des Fre gates, pour fe trouver à la pointe du jot à l'ouvert du canal. L e 8 au matin, I Lougre le Chaffeur, commandé par le Che


261 valier de S a i n t - G e o r g e s , qui formoit l'avantg a r d e de la petite E i c a d r e , découvrit l ' A r m é e ennemie mouillée au Gros-iflet. O n r e n o n ç a au projet de tenter d'y p r e n d r e p o f t e , & l'on fe difpofa à combattre. L e C o m t e de G u i c h e n l o u v o y a en préfence de l ' A r m é e A n g l o i f e , p o u r l'engager à fortir d u canal & lui livrer combat lorlqu'elle en ferait dehors. L ' A m i r a l R o d n e y n e s'y décida pas. L e G é n é r a l François jugeant qu'il ne pourroit pas l'y d é t e r m i n e r , fit arriver l ' A r m é e du R o i fur celle des E n n e m i s , & la pourfuivit vent arrière p e n d a n t trois jours. L e s A r m é e s fe trouvoient alors dans le S u d de S a i n t e - L u c i e . L e C o m t e de G u i c h e n prit la b o r d é e du N . avec les vents à F E . mais ils t o m b è r e n t les jours fuivans au S. E . & S. S. E . C e c h a n g e m e n t d o n n a à l ' E n n e m i l'avantage du v e n t , fans iequel il paroiffoit bien déterminé à n e pas accepter le c o m b a t , qui devoit être décifif fi l ' A r m é e d u R o i avoit eu le vent. C e t t e pofition ayant porté le 1 5 , l'avant - garde E n n e m i e , au vent de l'avant-garde F r a n çoife, le C o m t e de G u i c h e n la laiffa s'eng a g e r ; & q u o i q u e la nuit s ' a p p r o c h â t , il fit revirer de b o r d à l ' A r m é e , dans la v u e de c o u p e r l ' a v a n t - g a r d e E n n e m i e , o u au moins de la faire plier. C e t t e man œ u v r e réuffit, & u n e partie des deux A r m é e s combattit à b o r d oppofé. L'action c o m m e n ç a à fept heures du foir; mais il étoit trop tard, lorfque les Vaifieaux qui étoient e n g a g é s ne furent plus à portée de combattre, p o u r faire revirer l ' A r m é e : la proximité des deux lignes rendoit cette m a n œ u v r e trop délicate par la confufion qui pouvoit en être la fuite, p o u r q u e l'une ni l'autre des deux A r m é e s dût s'y expofer.

gagner le vent & vinrent à toutes voiles: l ' A r m é e du R o i n ' e n augmenta p a s , p o u r d o n n e r aux Anglois l'eipoir de paffer au v e n t , & les laiffer ainfi s'engager, puifqu'ils évitoient conftamment de combattre fous le vent. À deux heures & d e m i e , le C o m t e de G u i c h e n voyant q u e les E n n e m i s ne p o u voient plus refufer le combat q u ' e n pliant toutà-fait, o r d o n n a aux Vaiffeaux de la tête d e gouverner de manière à paffer de l'avant d u C h e f de la ligne Angloife ; de porter leurs efforts fur l ' a v a n t - g a r d e , & d ' e n g a g e r le combat. À trois heures & d e m i e , le feu c o m m e n ç a entre les deux chefs de file, les A n g l o i s étant forcés d'arriver & de paffer fous le vent : l'action devint fucceffivement générale entre les deux l i g n e s , à b o r d s oppofés ; mais à quatre heures & demie les Vaiffeaux de tête de la ligne françoife, ayant b e a u c o u p largué p o u r combattre de plus p r è s , & les autres ayant fuivi dans les eaux des p r e m i e r s , le Général fit fignal de fe rallier en tenant le. v e n t , afin q u ' e n revirant tous enfemble, la ligne fe trouvât formée au vent des E n n e m i s , s'ils avoient le projet de revirer fur notre arrière-garde. À quatre heures trois q u a r t s , plufieurs Vaiffeaux anglois ayant r e v i r é , & venant à toutes voiles fur les derniers Vaiffeaux de la ligne françoife, qui combattoient e n c o r e , le C o m t e de G u i c h e n fit revirer l'Efcadre Blanche tout à la fois, vent d e v a n t , enfuite l'Efcadre B l e u e ; & il laiffa continuer la route à l'Efcadre B l a n c h e - b l e u e , dont les derniers Vaiffeaux étoient encore engagés dans l'action. C e m o u v e m e n t fut à peine exécuté par l'Efcadre Blanche, q u e les Anglois qui venoient au n o m b r e de neuf, revirèrent auffitôt de b o r d & fe rallièrent à leurs Efcadres.

L e C o m t e de G u i c h e n continua la b o r d é e d u n o r d p o u r s'élever au vent de la M a r t i n i q u e , & il s'entretint fur ce bord jufqu'au 19. Si dans cet intervalle, les E n n e m i s euffent voulu faire de la v o i l e , & profiter des c h a n g e m e n s de v e n t , ils auroient p u tenter de le g a g n e r fur l ' A r m é e d u R o i : il parut q u e leur projet étoit de fe tenir en obfervation. L e 19 au matin , l ' A r m é e Angloife reftoit au S. O . d ' O . & à environ 4 à 5 lieues de diftance dans les eaux de l ' A r m é e Françoife; les ennemis parurent alors vouloir

À cinq heures & d e m i e , l ' A r m é e d u R o i fe préfenta de. n o u v e a u dans le meilleur ordre ; & les E n n e m i s , en fe repliant fur leurs Vaiffeaux de deffous le v e n t , fe r e mirent à la, fin en bataille. À fix heures u n q u a r t , les deux A r m é e s étoient rangées fur deux lignes à p e u - p r è s parallèles, à la diftance de deux portées de c a n o n ; mais p e n d a n t la nuit les A n g l o i s , fuivant leur ufage, c o u r u r e n t l a r g u e ; & le 2 0 , au point du jour, ils étoient à deux lieues fous le vent. Ils c o n t i n u è r e n t à courir l a r g u e , & à trois heures & demie après


262 m i d i , on n e les apercevoir plus q u e du haut des mâts. L e 2 1 , o n n ' e n eut aucune c o n noiffance; & le C o m t e de G u i c h e n jugeant qu'ils s'étoient retirés à la Barbade o u à S a i n t e - L u c i e , fit route p o u r la Martinique. Il a paru q u e l'avant-garde des E n n e m i s a été fort maltraitée : les avis venus de SainteL u c i e font mention de 4 Vaiffeaux qui y font arrivés dans u n délabrement c o m p l e t ; & d ' u n cinquième qui eft abfolument hors de fervice. L e refte de l ' A r m é e Angloife s'eft retiré à la Barbade. L ' A r m é e du R o i , à qui il n e reftoit plus

LIGNE

DE

BATAILLE

q u e fix jours d ' e a u , eft v e n u e mouiller, le 2 2 au F o r t - R o y a l . L e C o m t e d e G u i c h e n fe l o u e infiniment de la manière dont tous les Vaiffeaux o n t combattu ; & c h a q u e Capitaine e n particulier , d o n n e les plus grands éloges à fa c o n d u i t e & à la valeur de tous les Officiers des États-majors des Vaiffeaux, & de ceux des T r o u p e s qui fe trouvoient à b o r d , ainfi qu'à la fermeté des Equipages qui ne p e u t être comparée q u ' à celle q u e les Soldats des régimens embarqués ont m o n t r é e dans les trois Actions.

DE

Efcadre BLANCHE-BLEUE, L e Deftin, de Le Vengeur,

.

L'ARMÉE OU

ROI

7 4 , Comte du Maitz-Goimpy. 6 4 , Chevalier d e R e t z .

l e Saint-Michel,

6 0 , d'Aymar.

le

7 4 , Chevalier d e la M a r t h o n i e .

Pluton,

DU

Avant-garde,

le Triomphant,

80,

le Souverain,

7 4 , Chevalier d e G l a n d e v e z .

le Solitaire,

64,

C o m t e d e S a d e , Commandant

l'Efcadre.

Comte de Cicé-Champion,

74, Marquis d e Nieuil.

le Citoyen,

Efcadre B L A N C H E , OU Corps de bataille. l e Caton,

.

l a Victoire, l e Fendant,

7 4 , M a r q u i s d e Vaudreuil. -

,

8 0 , C o m t e d e G u i c h e n , GÉNÉRAL, Chevalier d e M o n t e i l .

l a Couronne, l e Palmier, l'Indien, l'Actionnaire,

6 4 , le C o m t e d e F r a m o n d . 7 4 , le Chevalier d ' A l b e r t - S a i n t - H y p o l i t e .

74, .

6 4 , Chevalier d e Baileroy, 6 4 , l'Archantel.

Efcadre B L E U E , OU Arrière-garde, L'Intrépide, l e Triton, l e Magnifique, l e Robufte, L e Sphinx,

74, Dupleffis-Parfcault. 6 4 , D e Boades. 74, Chevalier de Brach. 7 4 , C o m t e d e Graffe, Commandant 6 4 , C o m t e d e Soulanges.

L'Artéfien,

7 0 , Mithon de Genouilly. 6 4 , Chevalier d e Peynier.

L'Hercule,

7 4 , Comte d'Amblimont.

L e Dauphin-Royal*,

l'Efcadre,

* C e V a i l î e a u n'a pas p u fe t r o u v e r à l'action d u 1 7 A v r i l , p a r c e q u ' i l étoit e n r é p a r a t i o n a u F o r t - R o y a l , mais il é t o i t à celles d u 15 & d u 1 9 M a i .

FRÉGATES,


263 FRÉGATES.

La Réfolue,. L'Iphigénie, La Courageufe, La Médée, La Gentille, . La Cérès, C o r v e t t e , Le Chaffeur, L o u g r e , Le Lively, Cutter, ÉTAT

des

morts

if

Chevalier d e P o n t e v è s - G y e n .

.

C o m t e d e Kerfaint. Chevalier de la Rigaudière. Marquis de Kergariou.

.

de la Villebrune. Marquis de Traverfay. Chevalier d e Saint-Georges, Pommelée.

des 15

OFFICIERS

bleffés if

dans 19

DE

les

actions

LA

MARINE

D e Vaffal & d e G a z a n , Officiers

O F F I C I E R S

DE

17

Avril,

Mai tués.

L e s fleurs d e G u i c h e n & d e C o ë t i v y , Lieutenans de Vaiffeaux. R a m a t u e l l e , Enfeignes,

du

LA

D e Cheffontaine & d e

Auxiliaires.

M A R I N E ,

bleffés,

Les Sieurs, D e C o h a r s , Capitaine de Vaiffeau

C o u p d e mitraille à la jambe,

D u m a i t z d e G o i m p y , idem

L é g è r e contufion à l'œil.

D ' A y m a r , idem

L e bras e m p o r t é .

D u m a s , idem

L é g è r e bleffure au vifage.

D e L a m b o u r , Enfeigne

Plufieurs contufions.

D e R i e u x , idem

Bleffe au m e n t o n .

D e C h a m b e l y , idem

Bleffé à la jambe.

D e G a n t è s , idem

C o n t u f i o n à la jambe.

D e B l o i s , idem

Brûlure légère & contufion,

H u r a u l t , idem

Bleffé légèrement à la tête.

B e r n a r d d e V i g i e r , Garde de la M a r i n e . . . . F o r t e contufion au bras droit. D o m b r e t , idem

Bleffure confidérable a u côté droit.

D e Berulle, idem

G r i è v e m e n t bleffé à la jambe droite,

D e C h a u m a r e y , idem

BlefTé à la tête p a r u n éclat.

D e B r o m e r , Officier Suédois.. D e D i e n n e , Officier

Auxiliaire..

Bleffé

à fa m a i n , & chute violente.

... Bleffé g r i è v e m e n t

O g i e r , idem

C o n t u f i o n & plaie à la tête.

Du Sellier, idem

Bleffé légèrement à la main.

D e C r é , Chirurgien-major

G r i è v e m e n t bleffé au n e z .

Vaillant, Officier Auxiliaire

G r i è v e m e n t blefîe à la cuiffe & au bras.

O F F I C I E R S

D ' I N F A N T E R I E ,

L e C o m t e d e S é g u i n , Colonel du régiment de la Martinique. S a r a z i n , Capitaines

au régiment de la Sarre & au régiment de Tonraine.

Douville, Lieutenans au régiment d'Enghien & au régiment

tués.

D e Moncourier & de Daiguify & d e

d'Armapat,

3


264 O F F I C I E R S

D ' I N F A N T E R I E , BLEFFÉS.

Les Sieurs, D elaBalme,Aide-de-camp du Marquis de Bouillé.

C o n t u f i o n à la cuiffe.

D e la Folie, Capitaine au régiment de Poitou...

Plufieurs bleffures & contufions aux jambes.

D e K e r n é , Capitaine

au régiment de Viennois,

C o n t u f i o n confidérable à la jambe.

D e Voffelle, idem

C o n t u f i o n confidérabie au pied.

D e Malle ville, Capitaine au régiment d'Enghien.

Bleffé a u bras droit.

D e Q u e r h o u a n t , Lieut! au régiment d'Auxerrois. Bleffé à la tête par u n éclat. D e Beaulieu, Officier au rég.' de la Martinique.

Blefîe a u bras g a u c h e .

D e Grandefaigne, Sous-lieut.t aurég.t d'Enghien.

Bleffés à l'œil droit.

D ' A u d i f r e d y , Sous-l.t au rég.t de la Martinique.

G r i è v e m e n t bleffé à la jambe.

R É C A P I T U L A T I O N . 1 1 Officiers tués & 2 8 bleffés. D a n s les bas Officiers & S o l d a t s , il y a eu 5 9 h o m m e s tués & 196 de bleffés. E t dans les É q u i p a g e s , 8 8 h o m m e s tués & 5 9 6 de bleffés. C e qui porte le total des tués à E t celui des bleffés à

.

158. 820.

Les 15 premières feuilles du 14.E Vol. de l'Encyclo- decine de Paris, & Chevalier de l'Ordre du Roi; pédie poétique, du n.° 2 5 5 6 au n.° 2 6 3 5 , avec le chez Didot le jeune, quai des Auguftins, 2 I.5f. portrait d'Anne de la Vigne. = Obfervations fur broché, = Obfervations fur le Magnétifme animal, les Poëtes Italiens, par M. Baffi, ou Réponfe aux par M . Deflon, Médecin de la Faculté de Paris, Remarques fur les Poëtes du Voyageur Anglois; & premier Médecin de Monfeigneur le Comte chez la veuve Duchefne, rue Saint-Jacques ; & d'Artois; chez Didot le jeune, Saugrain le jeune, Efprit, au Palait royal. = Traité desNerfs&de quai des Augufiins, & Cloufier, Libraire-Imprimeur, rue Saint-Jacques. = Eloge de Catilina, leurs maladies, par M , Tiffot, de la Société royale de Londres & de plufieurs autres Académies, 4 vol. dans lequel on venge ce Romain célèbre des calomi n - 1 2 ; chez Didot le jeune, 7 I. 4f. & 91. 12 f. nies de Cicéron, &c. chez Onfroy, quai des avec le Traité de l'Épilepfie. = Expériences nou- Auguftins. = Alwin or the Gentleman, Comedian, velles fut les propriétés de l'Alkali volatil fluor, par 2 vol. London, 1780. Memoirs of the life of M . Martinet, Curé de Boulaines, près Bar-fur- D . Garrick, avec des Anecdotes contenant l'hifAube ; chez le même, 1 liv. 10 f. = Traité des toire du Théâtre du temps de ce célèbre Acteur, Scrophules, vulgairement appelées Ecrouelles, &c. in-8.° chez Piffot, quai des Augufiins. par M. Lalouette, Docteur de la Faculté de Mé-

A PARIS, DE L'IMPRIMERIE ROYALE. 1 7 8 0 .


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Supplément à La Gazette du mardi 11 juillet 1780, n°55  

Auteur. Campagnes navales de l'Escadre du Roi / Ouvrage patrimonial de la Bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation,...

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