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FRANCE

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Celle-ci est dans une large mesure du rôle de l'enseignement supérieur. Il ne saurait en ce domaine être à proprement parler question des programmes ; seules, les études d'agrégation comportent un programme déterminé, et les questions coloniales y ont à plusieurs reprises trouvé une place convenable. Mais la vie de l'enseignement universitaire est ailleurs, elle est dans l'activité même des professeurs et ceux-ci sont dans une large mesure libres de l'orienter dans le sens qui leur paraît le plus utile. Tout donc dans ce domaine est une affaire de vie intérieure des universités et d'activité propre des professeurs ; le simple énoncé des sujets de thèses présentées au cours des cinquante dernières années (et auxquelles il faudrait joindre un assez grand nombre de mémoires présentés pour le Diplôme d'Etudes Supérieures et plusieurs pour celui d'archiviste paléographe) ainsi que l'examen des tableaux de cours des diverses facultés, suffit à démontrer que le mouvement n'a cessé de se développer en ce sens. L'action d'hommes comme M. P. Masson à Aix-Marseille (Les Etablissements français dans l'Afrique Barbaresque), à M. Boissonnade à Poitiers (SaintDomingue à la veille de la Révolution Française) est à cet égard significative. Toutefois, la nécessité d'une organisation méthodique de ces études n'a cessé de s'imposer à l'attention de ceux qui désiraient leur donner une efficacité entière. C'est dans cette pensée que V Union Coloniale Française avait provoqué en 1892 la création auprès de la Faculté des Lettres de Paris d'un Office de Documentation Coloniale dont la direction avait été confiée à M. Froide vaux. L'office avait pour objet de se mettre à la disposition des étudiants pour diriger leurs travaux et les coordonner suivant des principes communs ; des conférences, qui devaient finir par constituer un véritable cours, étaient appelées à compléter cette action. Malheureusement cette organisation, un peu en marge de la vie universitaire normale, était dépourvue de l'autorité que seul un contrôle sur les examens eût été à même de lui assurer et l'Office cessa de fonctionner à partir de 1904. L'idée fut reprise sous une autre forme en 1905 et aboutit

Bibliographie d'histoire coloniale ( 1900-1930 )  

Auteur : Alfred Martineau, Roussier, Tramond / Partie 1 d'un ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la d...

Bibliographie d'histoire coloniale ( 1900-1930 )  

Auteur : Alfred Martineau, Roussier, Tramond / Partie 1 d'un ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la d...

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