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SAINTE-LUCIE

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tique; celui surtout de ces deux hauts pitons entre lesquels nous passâmes pour entrer au port, et qui brusquement, à pic, jaillissent des flots à deux cents pieds au-dessus d'eux. En voyage, lorsque de pareils tableaux échappent aux regards, on comprend dans toute sa vérité, on sent se rajeunir, cet vieil e compa vieille compa raison du sommeil et de la mort Tout vit, marche, se transforme autour de vous. Bruquement on se réveille.D'autres passagers vous, , les superbes paysages qu'ils ques effets de lumière qu'ils viennet d'a mire — Et songeur l'on se dit: Dormir, n'est-ce point véritablement ne plus vivre ? En ce moment, nous entrons au port de Castries. Malgré leur merveilleuse beauté, toujours surprenante, je me lasse de décrire ces paysages des Antilles. A chaque arrivée c'est un nouvel étonnement, tant ils apparaissent admirables avec leur végétation luxuriante; mais les mots restent impuissants à rendre cette sensation toujours la même, toujours nouvelle cependant. En analysant ces superbes tableaux on y retrouve des teintes, des lignes, des dessins analogues. Les mêmes phrases, alors, reviennent involontairement sous la plume. La joie, la surprise qu'ils procurent

Aux Antilles : hommes et choses  

Auteur : Robert Huchard / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Antille...

Aux Antilles : hommes et choses  

Auteur : Robert Huchard / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Antille...

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