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AUX

ANTILLES

péens mangent comme une amande:l'amande de coco, ou coprah. Et de cette amande elle-même sont extraites la farine, l'huile de coco, le beurre végétal, bien d'autres choses encore. Il n'est point jusqu'aux feuilles qui ne trouvent leur utilité. Pressées, elles servent à la fabrication de paniers,de corbeilles,de nattes. Leur duvet garnit les matelas ou les oreillers. Les nervures de leurs folioles font d'excellents balais. Séchées enfin, elles remplacent ici la tuile. Avec elles sont couverts les toits des masures indigènes. Des coques certains industriels tirent une fibre nom née coir avec laquelle ils confectionnent des cordages. La cellulose extraite de cette enveloppe constitue le cofferdam avec lequel on remplit les cloisons étanches des navires. « Et je n'ai point terminé, c'est là un simple aperçu, me déclare mon compagnon. Les PeauxRouges confectionnent encore... De grâce m'écriai-je. Vous me voyez stupéfait, abasourdi... Une plantation de cocotiers est une fortune : je le déclare;la pierre philosophale : je le proclame. C'est la Californie,le Pérou, le jardin des Hespérides, tout ce qu'il vous plaira. Mais, par pitié, terminez, abrégeons cette nomenclature. Mes notes de voyage se transformeraient en dictionnaire. »

Aux Antilles : hommes et choses  

Auteur : Robert Huchard / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Antille...

Aux Antilles : hommes et choses  

Auteur : Robert Huchard / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Antille...

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