Page 283

EN MER

271

la vente des Antilles anglaises à la Puissance du Canada. Lorsque l'Angleterre atteindra une phase peut-être prochaine de son évolution, lorsque, débordée de partout, elle ne pourra songer à résister sur certains points à la poussée envahissante de ses rivaux et de ses voisins, elle fera nécessairement la part du feu. Si un tel fait se produit, la solution dont on me parlait à Dominique apparaîtra sans doute comme opportune et sage. Céder les Antilles au Canada : ce ne sera point les perdre, ce ne sera point les abandonner complètement; et si nos possessions des Antilles suivaient cet exemple, dans l'impossibilité où nous serions de les défendre, il faudrait encore nous en féliciter. Au nord, au sud des Etats-Unis se constituerait ainsi un vaste empire franco-anglais. Aux Antilles, comme au Canada actuellement, la présence de notre race deviendrait une garantie pour la perpétuité de l'influence britannique. De langue, de coutumes différentes, elle seule aurait un intérêt vital à ne pas se fondre, se perdre dans le gouffre immense des Etats de l'Union. Ainsi le souvenir de la métropole ne disparaîtrait pas complètement aux Indes occidentales. L'absorption totale par les Etats-Unis sonnerait au contraire le glas de notre influence.

Aux Antilles : hommes et choses  

Auteur : Robert Huchard / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Antille...

Aux Antilles : hommes et choses  

Auteur : Robert Huchard / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Antille...

Profile for scduag
Advertisement