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EN

MER

vait plus vertement proclamer que la GrandeBretagne, à elle seule, était assez puissante pour subvenir aux besoins de ses colonies et pour les appuyer. Il y avait un beau geste d'orgueil dans ce congé outrageusement donné. Ce geste semble trop d'accord avec les intérêts britanniques ; il cadre trop bien avec la superbe de ce peuple insulaire pour qu'on ne le comprît pas, et par suite qu'on ne l'approuvât pas à Londres. ignorer cet incident. Je crois que la surveillance de la police métropolitaine est suffisante pour assurer la sécurité de la propriété privée. « Laissez-moi rappeler à Votre Excellence qu'il y a peu de temps on constata que des voleurs avaient pillé le domicile d'un millionnaire new-yorkais, en son absence, pendant l'été. Mais cela n'aurait pas donné à un amiral britannique le droit de débarquer un détachement pour venir en aide à la police de New-York. c Veuillez agréer, mon cher amiral, l'expression de ma pro-

fonde reconnaissance et de mon plus haut respect. » L'amiral Davis se rendit alors à l'hôtel du sir Alexander Swettenham. Un rapide échange d'explications

eut lieu, au

cours duquel l'amiral informa le gouverneur qu'il avait contremandé télégraphiquement le départ du Celtic apporter des vivres et des médicaments

qui

devait

à Kingston, et qu'il

partait lui-même immédiatement avec son escadre, considérant ce départ comme la seule mesure compatible avec la dignité des États-Unis. A quoi sir Alexander Swettenham aurait répondu : «Mon cher amiral, j'en ferais autant à votre place ! » et l'amiral Davis d'ajouter : « Et moi aussi, Votre Honneur ! » (Journal des Débats, 22 janvier 1907.)

Aux Antilles : hommes et choses  

Auteur : Robert Huchard / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Antille...

Aux Antilles : hommes et choses  

Auteur : Robert Huchard / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Antille...

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