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MARIE-GALANTE

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dat n'ignore point cette situation. Il a pour ses auxiliaires indispensables des soins touchants, de délicates, de maternelles attentions. Arrivé à l'étape il s'enquiert de leur santé. « Comment se portent mes gaillards. Changez-vous, séchez-vous, gare la pluie ! gare le rhume ! Ohé l'hôtelier ! de bonnes et spacieuses voitures pour les conduire. » Les recommandations se pressent, se suivent. « Soignez-les ces braves gens; une bonne table, du bon vin, un bon gîte et le reste. » — Oh! les fortunés artistes, mais aussi les puissants compères qui de leur souffle endiablé vous poussent un homme au Parlement. Et qu'il connaissait bien les habitants de ces îles et leur amour immodéré de la musique le voyageur qui naguère écrivait : « Ici on soulèverait les blancs avec un violon et les noirs avec un tambour. » Dans ces cortèges figure un autre élément toujours le même lui aussi : les gendarmes. — Eux représentent la loi, la loi immuable,fixe, impartiale. — Je l'ai déjà dit, la remarque semble banale : il y faut revenir cependant. Dans ce tohubohu, dans ce désordre, lorsque derrière cette foule bigarrée, grouillante, tumultueuse apparaissent à cheval, majestueuses et droites sur le ciel bleu leurs silhouettes calmes, c'est à un haut degré

Aux Antilles : hommes et choses  

Auteur : Robert Huchard / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Antille...

Aux Antilles : hommes et choses  

Auteur : Robert Huchard / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Antille...

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