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LE LEVANT

ET

L'ÉGYPTE

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sions que les Pères Jésuites ont créées et qu'il ne tiendrait qu'à nous de développer. C'est le mérite des religieux augustins de l'Asomption d'avoir peuplé d'écoles et de collèges français la région traversée par le chemin de fer d'Anatolie. L a voie ferrée n'est malheureusement pas française; mais les trois quarts des fonctionnaires et des employés supérieurs sortent de nos écoles; les deux langues officiellement admises par la direction des chemins de fer... sont le turc et le français; l'allemand eût été impossible à introduire. Dans les Iles ottomanes de la mer Egée, notre langue et notre influence ont fait depuis vingt ans d'immenses p r o grès. Enfin nous occupons à Smyrne une position c o n s i d é rable ». A Smyrne en effet plusieurs milliers d'enfants fréquentaient nos écoles et leur nombre ne cessait d'augmenter. De plus, lit-on dans le rapport de 1912, «l e Français est encore aujourd'hui à Smyrne la langue officielle du commerce. T o u t e la correspondance commerciale se fait en français; dans les grandes maisons, la connaissance de notre langue est exigée de tous les employés; le français est la seule langue admise aux Tribunaux consulaires et au Tribunal de c o m merce o t t o m a n en matière d'intérêts étrangers. On c o m p t e à Smyrne cinq journaux français d o n t un quotidien ». A côté des écoles il faut citer les dispensaires des Jésuites, ouverts dans toute l'Asie mineure, à A d a n a , Amassia, Césarée, e t c . . où les admissions se comptaient par dizaine de milliers. En Syrie la situation était meilleure encore. C'est en Syrie, ou plutôt au Liban, qu'avait commencé sous la Restauration, le m o u v e m e n t de propagande des congrégations religieuses qui devait prendre tant de développement : le premier établissement français fut le collège de garçons d'Antoura fondé par les Lazaristes en 1828; c'est encore aujourd'hui le meilleur établissement d'instruction du L e v a n t ; il c o m p t e 300 élèves. Le nombre des écoles qui existaient en Syrie et au Liban avant la guerre était considérable : on en comptait 1.200 où fréquentaient 25.801 garçons et 15.189 filles, soit40.099 élèves.

Histoire des colonies françaises  

Auteur : Victor Piquet / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Antilles...

Histoire des colonies françaises  

Auteur : Victor Piquet / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Antilles...

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