Page 87

CHAPITRE

IX

Trois-Islets et Paris, de 1761 à 1779

A Paris, M. de Renaudin avait de nouveau pris contact avec sa femme. Le rapprochement n'avait eu d'autre résultat que d'accentuer l'incompatibilité d'humeur qui existait entre les époux, de mettre en lumière la coutumière brutalité du mari. Mme de Renaudin avec sa décision habituelle, demanda la séparation. M. de Renaudin riposta par des accusations nouvelles, dont la gravité est révélée par une lettre de Mme la marquise de Beauharnais. Le procès était engagé. M. Tascher de la Pagerie père, après quelques mois de séjour à Paris, qu'il passa, dans ses bons moments, à soupirer aux pieds de Mme Dugril, retourna au pays natal. De son côté, M. de Renaudin partit pour les Antilles. Sa femme 1 gagna son procès sur tous les points. Elle se décida à se fixer en France. Elle avait été avantagée par son mari lors de son mariage. Elle continua à toucher ses revenus. M. de Renaudin avait été. en outre, condamné à lui faire une forte pension, de sorte qu'elle pouvait vivre dans une grande aisance. Mme de Renaudin resta seule à Paris avec Charlotte et Artémise, les esclaves qu'elle avait jadis libérées. 1. AUBENAS. loc. cit., t. I. p. 53.

L'Impératrice Joséphine  

Auteur : Roland Pichevin / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Antill...

L'Impératrice Joséphine  

Auteur : Roland Pichevin / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Antill...

Profile for scduag
Advertisement