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INTRODUCTION

XV

piédestal et qui devaient entraîner ta chute du Colosse. Si le crime de Joséphine a consisté à faire faiblement tinter la cloche d'alarme aux oreilles de Napoléon, la postérité lui tiendra compte de ses pacifiques intentions et de sa clairvoyance toute féminine. Assez surprenante est l'imputation qui récemment a commencé à se faire jour. Cette grande dame qui, sans cesse et à tout venant, donne à pleines mains et par tous se laisse indignement exploiter, cette Impératrice dont les dépenses suscitent les terribles colères du Maître, n'est, dit-on, qu'une femme d'argent. Elle aurait épousé Bonaparte par calcul, dans l'unique but de satisfaire ses caprices et de pouvoir follement jeter l'argent par les fenêtres. Mais Raguideau. son notaire, ses amis, sont d'accord pour lui déconseiller 1 cette union avec un général qui n'a que la cape et l'épée. Bien plus, le contrat de Marie-Joseph-Rose de Tascher, veuve de Beauharnais, et de Bonaparte, démontre que s'il y a un apport de quelques rentes, ce n' est pas du côté du général qu'il faut les chercher. Bonaparte ne possède pour tout bien que ses costumes et le harnachement de ses chevaux. La vicomtesse de Beauharnais sait pertinemment que Napoléon Bonaparte n'a que sa solde. La bonne affaire, si affaire il y a, ce n'est pas Joséphine t. Napoléon et Marie-Louise. Souv enirs historiques de M. le baron de Ménéval. Paris. 1844, t. I, p. 202. — Mémoires de Bourienne. ministre d'État, sur Napoléon, MDCCCXXIX. Paris, t. VI. p. 236.

L'Impératrice Joséphine  

Auteur : Roland Pichevin / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Antill...

L'Impératrice Joséphine  

Auteur : Roland Pichevin / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Antill...

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