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INTRODUCTION

XIII11

L'Impératrice entend la voix des femmes des maréchaux fatigués, couverts de gloire, de titres, d'honneurs et d'or. Les épouses des généraux et des officiers vivent dans de perpétuelles alarmes. Le peuple, au fond, gémit de ces guerres sans cesse renaissantes. A l'Empereur, en toute confidence, l'Impératrice indique l'état d'âme de celte nation qui a déjà tant donné de son sang et de son argent . Va-t-elle donc à l'encontre des intérêts de l'Empereur, quand elle recueillies ?

lui

fait part des impressions

qu'elle a

Le 9 janvier 1809, Napoléon écrit à Joséphine une lettre dont il est bon de citer un passage :

« Je vois, mon amie, que lu es triste, que tu as l'inquiétude très noire. L'Autriche ne me fera pas la guerre... La Russie ne se séparera pas de moi. On est fou à Paris, tout marche bien. » La même année. l'Autriche arme. C'est Wagram qui. en un coup de foudre, termine la campagne. Mais Napoléon n'a-t-il pas entendu les suprêmes objurgations du féal Lannes, mourant de ses glorieuses blessures et lui recommandant de conclure la paix ? La paix ! Hélas ! Ce sera toujours la guerre. Ainsi le veut la fatalité. Plus tard c'est 1812: Smolensk, Borodino, Moscou en

flammes, la Bérésina, la destruction d'une colossale armée, la tin imminente de l'Empire. Non, Paris n'était pas fou, quand il prévoyait les complications, les luttes, les coalitions et les malheurs qui s'abattirent sur la France.

L'Impératrice Joséphine  

Auteur : Roland Pichevin / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Antill...

L'Impératrice Joséphine  

Auteur : Roland Pichevin / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Antill...

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