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VICTOR HUGHES

gué la noble doctrine de Justice et de Liberté,, enfantée dans ses temples, doctrine qui allait devenir la base du droit français, sous le nom. de « Déclaration des droits de l'homme et du citoyen ». Sa devise, « Liberté, Egalité, Fraternité », devait ultérieurement être adoptée. Le 5 mai 1789, lors de l'ouverture des Etats Généraux, à Versailles, sur 603 députés du Tiers, 477 appartenaient à la franc-maçonnerie, sans parler de ceux de la Noblesse et du Clergé qui étaient nombreux dans les loges. Le 17 juin 1789, ces mêmes députés du Tiers prenaient le nom d'Assemblée nationale et Barrère disait à ses collègues : « Messieurs, vous êtes appelés à recommencer l'histoire ». Les termes symboliques, les coutumes et les signes maçonniques qui fleurissaient dans les protocoles des loges du XVIIIe siècle, se retrouvent dans les usages établi? par la Révolution. Les discours de Robespierre, l'homme le plus représentatif du régime, en sont, émaillés. Sur le baudrier des élèves de l'« Ecole de Mars », nous trouvons les mots « liberté, égalité », séparés par le niveau égalitaire; le même symbole est gravé sur leur sabre. Le Musée Carnavalet a conservé des insignes révolutionnaires où abondent les « triangles » et.« l'œil rayonnant ».

Grandes figures coloniales I : Victor Hughes, le conventionnel  

Auteur : Georges comte de Sainte-Croix de la Roncière / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la docume...

Grandes figures coloniales I : Victor Hughes, le conventionnel  

Auteur : Georges comte de Sainte-Croix de la Roncière / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la docume...

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