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VICTOR

HUGHES

beaux-arts mais encore plus par les grands principes de vertu, de science et de religion, où l'intérêt de confraternité devient celui du genre humain tout entier, où toutes les nations peuvent puiser des connaissances solides et où les sujets de tous les royaumes peuvent apprendre à se chérir mutuellement, sans renoncer à leur patrie. « Sans déroger aux divers devoirs que la différence des Etats exige, on créera un peuple nouveau qui, composé de plusieurs nations, les cimentera toutes, en quelque sorte, par le bien de la vertu et de la science. 1 » Généreuse pensée, admirable conception de la fraternité des peuples, émises un demisiècle avant la Révolution et que, de nos jours, le « pèlerin de la paix », Aristide Briand, a repris pour n'en constater, hélas, que la fragilité. Avant 1789, les loges ont compté dans leur sein tous les hommes remarquables qui formaient l'élite de l'époque : des hommes de guerre comme le général Comte de TurpinCrissé, le marquis d'Archambal, maréchal de camp, le célèbre marin Paul Jones; des avocats comme Romain de Sèze, qui défendit Louis XVI devant la Convention et mourut 1. Discours publié à Francfort-sur-le-Mein, en 1742 et peu connu.

Grandes figures coloniales I : Victor Hughes, le conventionnel  

Auteur : Georges comte de Sainte-Croix de la Roncière / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la docume...

Grandes figures coloniales I : Victor Hughes, le conventionnel  

Auteur : Georges comte de Sainte-Croix de la Roncière / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la docume...

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