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LA

GUADELOUPE

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On comprend le désespoir de Rochambeau, mais que pouvait faire la Métropole absorbée par d'autres préoccupations et qui avail avant tout à défendre ses frontières? Après un repos de trois ou quatre jours à la Martinique, les Anglais firent voile, le 8 avril, pour la Guadeloupe. Une partie de l'escadre se dirigea sur Basse-Terre et l'autre sur la Grande-Terre. Cette dernière s'accapare, le 9 avril, des Saintes. Après avoir laissé, mouillées dans la rade, deux frégates, elle continue pour la Grande-Terre et débarque au Gosier le 12. Le lendemain, les Anglais commandés par k général Dundas enlèvent d'assaut le fort « Fleur d'Epée », dont la garnison est impitoyablement passée au fil de l'épée.Les petites garnisons du fort Saint-Louis, situé au-dessous du fort « Fleur d'Epée », et de la batterie de l'Ilet à Cochons, terrifiés, se rendent immédiaiement. Les Anglais son1 maîtres de la Pointe-à-Pitre et de toute la Grande Terre. Le 15 avril, Dundas opère un nouveau débarquement de 800 hommes d'infanterie et 100 cavaliers à la Grande Anse des TroisRivières et marche sur Basse-Terre, par terre, tandis que la division navale va 1e rejoindre devant ce port. Les faibles batteries élevées entre les Trois-Rivières et le Palmiste tirent quelques coups de canons mais sont

Grandes figures coloniales I : Victor Hughes, le conventionnel  

Auteur : Georges comte de Sainte-Croix de la Roncière / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la docume...

Grandes figures coloniales I : Victor Hughes, le conventionnel  

Auteur : Georges comte de Sainte-Croix de la Roncière / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la docume...

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