Page 74

68

VICTOR

HUGHES

crimes, ordonne l'arrestation et la mise en jugement des coupables. L'Assemblée extraordinaire les couvre de sa protection. Les pouvoirs du Gouverneur sont devenus à peu près nuls. La terreur va régner dans l'île.

La nouvelle de la mort de Louis XVI, sur l'échafaud, le 21 janvier 1793, en parvenant à la Guadeloupe, déclencha le régime de terreur prévu. Ce fut le signal des tueries en masse. L'impunité étant assurée, les crimes se succèdent. Les planteurs accusés de vouloir livrer l'île aux Anglais sont impitoyablement exécutés, sans jugement, par des bandes armées qui parcourent les campagnes. L'Assemblée extraordinaire glorifie les assassins et les félicitent d'avoir délivré le pays du danger. Contre cet état d'anarchie, Collot ne peut rien. Il n'a même plus le droit de contester les décisions de l'Assemblée qui s'est constituée en Tribunal révolutionnaire et dont les jugements sont sans appel. La terreur règne comme en France. On reproche au Gouverneur sa modération, on l'insulte publiquement. Lorsque lui parvient l'acte constitutionnel qui répartissait le pouvoir en Corps législatif, Conseil exécutif

Grandes figures coloniales I : Victor Hughes, le conventionnel  

Auteur : Georges comte de Sainte-Croix de la Roncière / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la docume...

Grandes figures coloniales I : Victor Hughes, le conventionnel  

Auteur : Georges comte de Sainte-Croix de la Roncière / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la docume...

Profile for scduag
Advertisement