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LA GUADELOUPE

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à cette scission, l'Assemblée coloniale de la Guadeloupe fait défense aux caboteurs qui approvisionnaient cette dépendance d'y aborder, pensant ainsi réduire les dissidents par la famine. Les « patriotes », réfugiés à la Dominique se groupent et élisent trois députés pour représenter au sein de la Convention « les seuls vrais français des îles. » Ce sont Dupuch, Lion et Guillerin, ce dernier remplacé plus tard par Pautrizel. Ils siégèrent sur les bancs des Montagnards et eurent pour chefs Robespierre, Danton, Marat, Collot d'Herbois, Saint-Just, Couthon et Tallien.

Dès sa proclamation, la République s'était empressée d'envoyer aux îles un représentant chargé de les convertir au nouveau régime : le lieutenant de vaisseau Lacrosse. Arrivé sur rade de Saint-Pierre, à la Martinique, le 1er décembre 1792, il envoie à terre deux commissaires pour prendre des informations. Ceux-ci rapportèrent que la population refusait de reconnaître la République, que le gouverneur était prêt à recevoir son représentant à coups de canons et que, seule, Marie-Galante ne participait pas dans la révolte. Lacrosse ne s'attendait pas à

Grandes figures coloniales I : Victor Hughes, le conventionnel  

Auteur : Georges comte de Sainte-Croix de la Roncière / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la docume...

Grandes figures coloniales I : Victor Hughes, le conventionnel  

Auteur : Georges comte de Sainte-Croix de la Roncière / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la docume...

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