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LA

GUADELOUPE

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couleur, que des motifs qui leur ont mérité la liberté. L'Assemblée arrête en outre que : « les deux arrêtés ci-dessus seront imprimés au nombre de deux cents exemplaires pour être de suite envoyés dans les différents quartiers de la colonie. » Ont signé au registre : Clairefontaine, président; Blin et Petit, secrétaires. Le récit de ces événements est porté en France par le lieutenant de vaisseau Pierre Duval qui commandait la corvette La Perdrix. Ne voulant pas obéir aux instructions de son chef, le lieutenant général Fitz Moris, qui lui avait signifié de prendre la cocarde et d'avoir à arborer le pavillon blanc, il était parti de Pointe-à-Pitre le 2 octobre 1792, le pavillon tricolore flottant au mât d'artimon et l'équipage chantant les refrains révolutionnaires de l'époque. Les forts n'avaient pas osé tirer sur lui et, le 4 novembre, il mouillait à Rochefort. Le 6 novembre, Duval était à Paris et le 9 novembre, sur la demande du président Hérault de Séchelles, il prenait la parole à la Convention et faisait la déclaration suivante : « J'ai vu déployer à la Guadeloupe l'étendard de la révolte. Etant sûr de mon équipage, j'ai quitté la Pointe-à-Pitre malgré les

Grandes figures coloniales I : Victor Hughes, le conventionnel  

Auteur : Georges comte de Sainte-Croix de la Roncière / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la docume...

Grandes figures coloniales I : Victor Hughes, le conventionnel  

Auteur : Georges comte de Sainte-Croix de la Roncière / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la docume...

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