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LA

GUADELOUPE

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décida de la recevoir à coups de canons. La même décision fut prise à la Martinique. Cette division aborda tout d'abord à la Martinique. Comme décidé, elle fut reçue par les batteries des forts dominant la rade de Fort-de-France. Etonnés de cette attaque, les commissaires décidèrent d'aller à BasseTerre, Guadeloupe. Le général Collot cherche à y attérir mais son vaisseau, le Saint-Nicolas, reçoit de nombreux boulets tirés du fort Saint-Charles et l'expédition retourne simplement en France. Un calme relatif avait succédé à ces événements lorsque le matin du 10 juillet 1792,une nouvelle arriva de Montserrat, l'île anglaise voisine, et éclata comme un coup de foudre. Louis XVI, aidé par les Autrichiens, aurait reconquis le pouvoir et châtié les agitateurs. Les royalistes manifestent publiquement leur joie. La frégate Calypso, mouillée sur rade à Basse-Terre, arbore le pavillon blanc qu'elle salue de vingt et un coups de canons. Le baron de Clugny étant mort son successeur, le vicomte d'Arrot, n'arrive pas à maîtriser le mouvement qui répond d'ailleurs à ses goûts aristocratiques. Le drapeau tricolore est brûlé solennellement au Lamentin et 1. Les restes sont inhumés dans une nef latérale de l'Eglise du Mont-Carmel.

Grandes figures coloniales I : Victor Hughes, le conventionnel  

Auteur : Georges comte de Sainte-Croix de la Roncière / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la docume...

Grandes figures coloniales I : Victor Hughes, le conventionnel  

Auteur : Georges comte de Sainte-Croix de la Roncière / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la docume...

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