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GUADELOUPE

Donné à la Basse-Terre, ce quatre septembre 1790. Signé :

CLUGNY.

Au bout du compte, la municipalité était sortie victorieuse de l'opposition. Elle en profite pour demander au gouverneur de mettre dorénavant à sa disposition le régiment de la Guadeloupe. Celui-ci refuse et et par prudence fait consigner tous les soldats dans les forts. Afin d'éviter un conflit qu'il sent imminent, il décide le licenciement des chasseurs de la Garde nationale. Deux frégates, la Didon et la Calypso, sont appelées par lui à Basse-Terre et avec le concours des soldats du régiment de la Guadeloupe, qui lui sont restés fidèles, il désarme les dissidents et fait embarquer pour la France les récalcitrants. Deux partis étaient; en présence. L'un composé des blancs propriétaires, soutenant le gouvernement qui représentait l'ordre e1 la tranquillité; l'autre, composé par les gens de couleur libres, aidés des noirs, qui cherchait la liberté dans l'agitation et le renversement des choses existantes. Ces derniers voulaient jouir des droits de citoyen réservés jusqu'ici aux blancs. Les députés envoyés à la Constituante avaient obtenu le 15 mai 1791, sur le rapport de M. Delâtre, que « les gens de cou-

Grandes figures coloniales I : Victor Hughes, le conventionnel  

Auteur : Georges comte de Sainte-Croix de la Roncière / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la docume...

Grandes figures coloniales I : Victor Hughes, le conventionnel  

Auteur : Georges comte de Sainte-Croix de la Roncière / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la docume...

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