Page 52

46

VICTOR

HUGHES

garde sévère, laissée à sa porte, maintint sa captivité pendant dix-sept jours. Un matin, les soldats le conduisirent de force sur la Savane, au pied d'un tamarin auquel était attachée une corde destinée à pendre les aristocrates et ils le forcèrent à creuser une partie de la fosse destinée à enterrer les cadavres. A la fin, effrayée des conséquences qui pouvaient résulter d'un pareil acte, la municipalité fit des démarches et, sur la promesse du Gouverneur, qui désirait avant tout ramener le calme, d'accorder une amnistie générale, il fut libéré. Aussitôt, il prend un arrêté par lequel est considéré comme crime capital, passible de la peine de mort, tout attentat à la personne du gouverneur, assurant de sa clémence les auteurs du mouvement, mais exigeant qu'ils soient dénoncés. Les citoyens Amic et Pautrizel, connus comme les coupables, au lieu d'être désignés sont protégés par la population qui, en guise de protestation, nomme le dernier maire de Basse-Terre. C'est le triomphe des « patriotes ». La nouvelle municipalité, avec Pautrizel en tête, se déclare ouvertement contre l'Assemblée coloniale qui cesse de siéger. Elle constitue, afin d'assurer sa protection, une garde nationale qui prend le nom de « Chasseurs de la Garde nationale » et considère

Grandes figures coloniales I : Victor Hughes, le conventionnel  

Auteur : Georges comte de Sainte-Croix de la Roncière / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la docume...

Grandes figures coloniales I : Victor Hughes, le conventionnel  

Auteur : Georges comte de Sainte-Croix de la Roncière / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la docume...

Profile for scduag
Advertisement