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LA

GUADELOUPE

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et son collègue de Curt. Suivant l'exemple du club de Massiac, les mulâtres de SaintDomingue, présents à Paris, constituèrent un club, sous le nom de « Les colons américains », et par l'organe de leur président, de Joly, réclamèrent le droit de nommer trois députés supplémentaires pour leur île, mais l'Assemblée se contenta de décréter le droit de séance pour les hommes de couleur.

Le 8 mars 1790, l'Assemblée constituante avait décrétée l'autonomie presque absolue pour chaque colonie. Le baron de Clugny qui gouvernait la Guadeloupe et qui avait toutes les sympathies de la population, convoqua à Basse-Terre l'Assemblée coloniale afin d'aviser aux moyens les plus sûrs d'assurer l'exécution de ce décret mais comme il ne disait rien concernant les droits à accorder aux esclaves, l'Assemblée crut devoir ajourner la session en attendant des inst ructions précises. Les « patriotes » répandirent le bruit que le gouverneur était contre le peuple, qu'il Refusait la liberté que la Convention leur avait décrétée. Une foule marche sur le gouvernement en criant à la trahison, vociférant des menaces de mort. L'hôtel du gouverneur est envahi et celui-ci fait prisonnier. Une

Grandes figures coloniales I : Victor Hughes, le conventionnel  

Auteur : Georges comte de Sainte-Croix de la Roncière / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la docume...

Grandes figures coloniales I : Victor Hughes, le conventionnel  

Auteur : Georges comte de Sainte-Croix de la Roncière / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la docume...

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