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VICTOR

HUGHES

Hughes, un frémissement inconnu jusquelà fait tressaillir son corps. Le fauve tient sa proie. 11 l'écoute en silence puis, brusquement, l'enlève, la jette dans son lit, et, à la manière de Schneider à Strasbourg, la possède de force. Puis, brutalement, sans honte, il lui dit : « Madame, votre amie a la vie sauve. »

Un an plus tard, le 16 mars 1797, à BasseTerre, il épousait en justes noces, Louise Jacquin, la fille d'un avocat au parlement, née à Saint-Pierre de la Martinique, à qui il reconnaissait, par contrat de mariage, la coquette somme de 600.000 livres, « placées pour moitié chez les Anglo-Américains et l'autre moitié en France. » Hughes était un homme de précaution. Voici, in extenso, l'acte de mariage : LIBERTÉ-ÉGALITÉ

Aujourd'hui, vingt-sixième jour du mois de Ventôse, une heure du matin, quatrième année républicaine, par-devant moi, Paul Eugène Patriat, maire en fonctions de la commune de la Basse-Terre, Guadeloupe, autorisé par délibération du conseil général de la Commune en date du vingt-neuf Ger-

Grandes figures coloniales I : Victor Hughes, le conventionnel  

Auteur : Georges comte de Sainte-Croix de la Roncière / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la docume...

Grandes figures coloniales I : Victor Hughes, le conventionnel  

Auteur : Georges comte de Sainte-Croix de la Roncière / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la docume...

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