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LES

CORSAIRES

DE

LA

GUADELOUPE

259

Les Corsaires avaient pour drapeau un pavillon noir, bordé d'argent, et portant au centre des fémurs blancs croisés au-dessous d'une tête de mort. A la fin du combat, au moment de l'abordage, on arborait au mat d'artimon le pavillon rouge qui était le pavillon sans quartier. Les Corsaires chantaient en chœur en allant à l'abordage. La plus populaire des chansons était le Ça ira, composée à Paris en 1790 sur un air de contre danse alors en vogue et dont le refrain a été emprunté à l'expression favorite de Franklin : Ça ira. A Valmy, les soldats la chantait. On en avait fait un pas accéléré pour musique militaire. Elle alterna ensuite avec la Marseillaise et la Carmagnole. Ah! ça ira, ça ira, ça ira! Le peuple en ce jour sans cesse répète : Ah ! ça ira (ter) Malgré les mutins, tout réussira! Nos ennemis, confus, en restent là; Et nous allons chanter Alleluia! Ah! ça ira (ter) Quand Boileau, jadis, du clergé parla, Comme un prophète il a prédit cela : En chantant ma chansonnette, Avec plaisir on dira : Ah! ça ira (ter)

Grandes figures coloniales I : Victor Hughes, le conventionnel  

Auteur : Georges comte de Sainte-Croix de la Roncière / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la docume...

Grandes figures coloniales I : Victor Hughes, le conventionnel  

Auteur : Georges comte de Sainte-Croix de la Roncière / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la docume...

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