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VICTOR HUGHES

l'Espoir, capitaine Perendeaux; le Mars, capitaine Pétréa. Le plus petit de tous était La Flibustière, qui n'avait que 30 fusils, mais ce ne fut pas le moins audacieux, ainsi que nous le verrons tout à l'heure. Chaque corsaire s'armait à sa façon. Des fusils étaient coupés à 10 et 12 pouces de la culasse pour en faire des pistolets d'abordage, des fourreaux de baïonnette étaient coupés par le milieu pour en faire des gaines de poignard et des banderolles de giberne pour en faire des ceintures de sabre. Ces sabres étaient courts, la lame droite et large, et nommés « langue de bœuf ». En bandouilière, ils portaient une calebasse ronde contenant la poudre et un petit sac à balles. Il y a encore quarante ans, on voyait au fort Fleur d'Epée, tout un stock de ces armes hétéroclites. La Martinique eut quelques corsaires. Citons en passant le Grand Décidé, la Jeune Adèle, la Bécune et le Vengeur. Ce dernier, dans une même campagne, prit successiv ment trois navires de commerce anglais. Les prises faites par les Corsaires, de 1795 à 1810, ont été considérables : 700 navires et le produit net 50 millions de livres. Nous donnons ci-contre un état détaillé qui existe au Dépôt des Archives de la Marine.

Grandes figures coloniales I : Victor Hughes, le conventionnel  

Auteur : Georges comte de Sainte-Croix de la Roncière / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la docume...

Grandes figures coloniales I : Victor Hughes, le conventionnel  

Auteur : Georges comte de Sainte-Croix de la Roncière / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la docume...

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